DE PROFIL
(Musée du Louvre.)
(Phot. A. Giraudon.)
Fig. 114. — Aménophis IV.
Buste en pierre calcaire.
(Musée du Louvre.)
(Phot. ,4. Giraudon.)
reconnaît facilement le même type, avec la mâchoire inférieure saillante et le nez relevé, des bas- reliefs de Tell-el-Amarna.
Les pectoraux, chargés de graisse, retombent sur un abdomen volumineux, sillonné à sa partie supérieure de deux gros plis transverses. Le cou est maigre, avec un relief mince de la partie inférieure des muscles sterno-mastoïdiens .
LE NU DANS L’ART
HO
Un buste en pierre calcaire du Louvre montre le même pharaon plus jeune (flg. 114). Il est traité, ainsi que plusieurs autres de la même école, avec une habileté qui, sans s’éloigner du type convenu, a su réaliser une œuvre qui ne manque ni de charme ni de distinction.
L’école de Tell-el-Amaima, qui a donné à la figure égyptienne l’allure
Fig. H5. — Tète de la statuette figure 113.
grotesque dont il vient d’être parlé, a modelé les têtes de façon non moins singulière. Sur un cou très grêle, la tête allongée, aplatie d’avant en arrière, s'avance, le menton exagérément saillant.
Ces formes sont accentuées, jusqu’à l’invraisemblance, sur certaines œuvres, par exemple un buste en plâtre du musée de Berlin et un basrelief du même musée (1).
(1) PI. 83 et 155. La sculpture égyplienne, par H. Feichheimeis, traduction Marchand.
DliüXIÉME EMPIRE THÉBAIN
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Par contre, d’autres œuvres, comme le buste en pierre calcaire du Louvre, déjà cité, et surtout la tête de la reine Nefertété (fig. 116), ainsi que celle d’une petite princesse du musée de Berlin (fig. 142), se distinguent par la modération des formes et des finesses de modelé très remarquables, évidemment prises sur nature.
Toutes ces têtes, les plus caricaturales comme les plus régulières, se rattachent au même type, caractérisé par le front plus ou moins fuyant, le
Fig. 116. — Tétr ue l.v iîei.ve Nefeutéïé, face et profil (grè.-i lirun).
(Musée de Berlin.)
(D’après 11. FrcHiiKiMEit, ta Scutphne égyptienne.)
menton rond et saillant, les paupières supérieures lourdes, le nez rond du bout et large à sa base, les lèvres fortes, épaisses, bien ourlées, sans prognatisme.
Mais c’est sur les bas-reliefs (fig. 117) que Taccent caricatural du portrait du pharaon se donne libre cours et ne connaît pour ainsi dire pas de limites. Les mêmes traits, images de la laideur, furent donnés à la femme et à ses enfants. De plus, lui-même est doté des attributs féminins, avec des seins modérés il est vrai, mais un ventre et surtout des cuisses dépassant en volume ce qu’on peut imaginer. Sous cette énorme cuisse, qui doit surtout son volume à l’exagération de sa courbure antérieure, la jambe mince se
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rapproche du type habituel et le genou est en hyperextension (fig. 118, 119 et 120).
Fig. 117. — Bas-reliep de Tel-el-Amarna, xviu“ dynastie (calcaire).
Le roi Kiiounalen (Aménophis IV) faisant une offrande au disque solaire avec sa femme et une fille. {Musée du Caire, n<> 150.)
(Phot. Brugsck-Pacha.)
Mais, à côté de ces exagérations, la rupture avec d’anciennes traditions conduisit les artistes à une grande souplesse de ligne (fig. 121^ et à une
DEUXIÈME EMPIRE TI1É13AIN
SA FEMME ET SA FILLE ADORANT LE SOLEIL. (Tel-el-Amarna. )
(Dai'i-ès I.Fi’sius, Dm]<maler, v(il, III- PI. ex.)
Fig. UH. — La
FEMME d’AmÉNO- PHIS IV.
(Tcl-el-Amarna.) (D’après Lei-sius, Benkmaler, vol. III, PI. LXXXXIII I
Fig. 120. — Amé- NOPHIS IV.
(Tel-el-Amarna.) (D’après Lkpsius, vol.