‹ Nouvelle anatomie artistique du corps humainChapitre 21 sur 81 · PI. LXXXXIII · texte numérisé non relu

PI. LXXXXIII

(Tel-el-Amarna. XVllh dynastie.) (D'après Puisse d’Avennes.)

(Tel-el-Amarna. Tombeau d'Ai.) (D'après CiAYET, Itinéraire. ..J fig-. 41.)

LE NU DANS L’ART

imitation plus sincère de la nature, témoin ce bas-relief qui montre un artiste peignant une statue (fig. 122). Cette composition, fort remarquable, montre, en outre de la figuration réaliste et fort exacte d’une femme obèse, un des rares exemples où l’on voit une recherche de la perspective dans le dessin du corps humain et un naturel remarquable dans l’attitude de celui qui contemple l’œuvre de l’artiste.

La prospérité de la nouvelle ville ne se maintint pas longtemps. Bientôt

Fig. 123. ■— Porteur. Statuette e.v bois. fAÎV/E di/nastie. IHhliol.liègue nationale.) (Pliot. A. Giraiidon.)

abandonnée par les descendants d’Aménophis IV, elle fut ruinée par la re~ vanche des prêtres d’Amon.

L’art qu’elle vit lleurir s’éteignit avec elle. Il méritait d’être signalé à cause de son étrange conception de la figure humaine, et il apparaît, au milieu de l’uniformité de la longue série des œuvres d’art égyptiennes, comme un épisode passager alliant les traits contradictoires d’un réalisme grossier et d’un idéal de grâce délicate fondée sur une plus juste interprétation de la nature.

DEUXIÈME EMPIRE THÉBAIN

Dans les œuvres de petite dimension, le Second Empire thébain déploya une fantaisie et une liberté qui allèrent jusqu’à rompre avec la roideur traditionnelle, témoin ce petit porteur de la Bibliotbèque nationale dont l’écbine se plie si bien aux nécessités de son action (fig. 123).

Quant à la forme féminine, nous l’j voyons reproduite suivant la formule

Fig. 124. — Stèle. oO. La triade Osiris, Isis ET Horus.

(XVIlb dynastie. Musée du Louvre.)

générale adoptée dès l’Ancien Empire, mais avec une grande variété puisée dans la nature dès qu’il ne s’agit plus d’êtres divins.

Dans des dimensions restreintes, la stèle 50 du musée du Louvre (fig. 124). d’un travail soigné, est un bel exemple où se trouvent réunis les deux types masculin et féminin du nu, tels que les comprirent les artistes du Second j Empire tbébain pour représenter les dieux.

1 La partie supérieure de ce monument contient, dans une niebe, la triade

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triade d’Osiris, Isis et Horus. La formule connue y est appliquée sans

exagération, avec discernement et avec goût.

Le type féminin y est caractérisé par les seins ronds et peu volumineux, l’étroitesse du bassin dont la saillie est distincte du relief volumineux des cuisses. 11 est

Fig. 12.t. — Triade en or, Isis, Horus ei' Osiris.

(XJII^ dynastie. Musée du Louvre.)

Fig. 126. — Statuettes féminines en bois. (Musée britannique.)

(Phot. IF,-.!. Matuell. Oxford.)

Fig. 127. — Statuette en BOIS DE LA dame Naï.

(.XV 111’' dynastie Musée du Louvre.)

représenté également par l’Isis de la triade osirienne en or (flg. 125) et par toute une série de déesses en bronze et de jeunes femmes en bois. Mais si l’artiste s’attaque à de simples mortelles, sa fantaisie ne connait pour ainsi dire pas de bornes.

Parfois, le développement du bassin s’accroît en même temps que le volume des cuisses, les jambes demeurant assez minces (fig. 126).

Fig. 128. — La dame Toui.

(Deuxième Empire thébain. Musée du Louvre.) (Phot. A. Giraudon.)

Fig. 129. — La heine Karomama.

Statuette en bronze damasquinée.

(Thèbes. XXIP dynastie. Musée du Louvre.) (Phot. A. Giraudon.)

Fig. 130. — jeune fille.

(XVIIP dynastie. Musée de Turin.)

(Phot. Anderson.)

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Ailleurs, le bassin, la hanche et la cuisse sont englobés dans une même courbe harmonieuse (fig. 126).

La dame Naï (fig. 127) présente un beau développement du bassin et des cuisses, un peu plus discret sur la dame Toui (fig. 128) qui, sur le profil, montre une saillie fessière bien marquée.

La reine Karomama, plus fine et plus élégante, a des caractères identiques (fig. 129).

La petite jeune fille du musée de Turin (fig. 130), avec sa poitrine plate.

Fig. 131. -- Petite

STATUETTE FÉMININE EN BOIS, DONT LA PARTIE POSTÉRIEURE REFLÉTÉE DANS UNE GLACE MONTRE, DANS LE MODELÉ DE LA RÉGION DES REINS, LES DEUX FOSSETTES I, ATÉRALES LOM¬ BAIRES.

(XVin<^ dynastie. Musée du Louvre.)

Fig. 132. — Torse de femme

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