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ET UNE PRÊTRESSE

iD'après une stèle funéraire du Musée du Caire, Maspero, l'Égypte, PI. IV.)

Fig. 20b. — Ptolémée X et la reine.

(Temple d'Edfou.)

(D’après Lepsius, Denkmâler. vol. IV,

PI. CXXXXl )

Fig. 206. — Ptolémée IV.

(Thèhes .)

(D'après Lepsius, Denkmâler. 1\'. PI. XV.)

Fil., 207. — Stèle de Pinahsi, prêtre DE Ma.

(Abydos, Nouvel Empire.)

(D'après Perrot et Chipiez. Histoire de l'Ar antique.)

ï’ig. 208. — Augustus.

(Philæ.)

(D'après Lepsils, Denkmâler . IV. PI. LXXI.)

LE NU DANS L’ART

Mais les proportions relatives des diverses parties du corps de la figure égyptienne offrent plus d’intérêt, car elles sont un des caractères les plus constants de cet art et se retrouvent à toutes les époques.

On peut les résumer de la façon suivante ; exagération de la longueur du membre supérieur par rapport à celle du torse; variabilité de la longueur du membre inférieur dans sa totalité, tantôt en plus, tantôt en moins, par rapport à celle du torse; constance de la longueur exagérée de la jambe par rapport à la suisse, à l’exception toutefois des figures féminines sur lesquelles les deux segments du membre inférieur sont égaux.

11 serait aisé de citer un grand nombre d’exemples de ces proportions relatives empruntés à toutes les périodes de 1 art. Les figures 197 à 208 en montrent quelques-uns.

g) FORME PATHOLOGIQUE

La forme décrite jusqu’ici peut être considérée comme la forme saine et normale, mais l’esprit réaliste des artistes égyptiens ne devait pas manquer d’être attiré par les étrangetés que la maladie, dans ses manifestations variées, imprime au corps humain.

C’est d’abord de simples indispositions, notées avec humour, conséquences d’un festin trop plantureux, et l’artiste, dans une scène de;banquet, nous montre, en manière de repoussoir, une matrone qui se soulage avec gravité (fig. 209 et 210).

Ailleurs, c’est les affections générales qui sollicitent sa verve, misère physiologique, maigreur extrême ou, au contraire, surcharge de graisse, excès d’embonpoint, et nous voyons, aux tombeaux de Meîr, des processions de gras et de maigres. Les types de gras nous montrent l’empâtement général des membres, avec les plis conventionnels du torse, ou bien le gonllement est limité à l’abdomen (fig. 211 et 212), trait d’autant plus caractéristique que l’idéal égyptien a sacrifié la région hypogastrique.

Une figurine de terre cuite de négresse, de la XVllU dynastie, reproduit un type gras très finement et très habilement reproduit (fig. 213).

Les maigres de Méîr (fig. 214) sont librement traités, les membres* réduits à l’état de squelette et les côtes apparentes. Ce dernier trait est d’autant plus à noter que jamais, dans le nu égyptien, le dessin des côtes n’ap-

Li:S FORMES

paraît, contrairement à ce qui a lieu, ainsi que nous le verrons dans l’art assyrien.

Fiii 2U9. — D,\ns un festin.

' 'il'èbes.)

(D'après ^V^LKl-^■so-^^ The mann. and Cust, t. I. PI. 393 )

Fil.. 21 ü. — Une servante secourant

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