EMPRUNTÉE A UNE SCÈNE DE FESTIN DANS LA TOMBE DE
Rekhmara a Goub-
NAH.
(Nouvel Empire.) (D’aprèsViREY, La tombe de Rekhmara. Mémoires de la Mission archéologique de France au Caire.)
la nécropole de Thèbes (XVI IF dynastie), l’une d’elles est dessinée vue de dos avec les deux fesses bien indiquées (lig. 140.)
ATTITUDES ET MOUVEMENTS
l’artiste égyptien n’a pas voulu représenter l’écartement latéral ou simplement figurer l’action.
Il y aurait lieu de distinguer les cas dans lesquels la jambe qui est en arrière est verticale, continuant ainsi la ligne droite du torse, et ceux dans lesquels les deux membres sont obliques à la manière des branches d’un compas. Dans ce dernier cas, on peut croire à une représentation de la marche, pendant que le premier cas pourrait être considéré comme une attitude de station les pieds écartés latéralement, ou même comme une figuration fort incomplète de la station hanchée.
A propos de ce dernier mode de station, dont Pline attribue à Polycléte l’introduction dans les arts, j’appelle l’attention sur certaines figures qui rompent avec la monotonie de la station droite, telle que nous l’avons vue jusqu’ici L’homme s’incline tout d’une pièce en avant, appuyé sur un long bâton dont il tient une extrémité à la hauteur de l’aisselle. Des deux membres inférieurs, l’un reste étendu, l’autre situé en avant est fléchi, le talon soulevé et la pointe du pied s’appuyant sur le sol.
Cette attitude est donnée aux bergers, aux gardiens des troupeaux, aux surveillants, aux conducteurs de travaux, etc. Fort naturelle chez une personne qui se repose, elle s’accompagne, dans la nature, d’une forme de station hanchée, le poids du corps se trouvant réparti entre la jambe étendue et le bâton; la jambe fléchie, ne supportant plus rien, se repose complètement. Ne peut-on supposer alors que l’art égyptien, autant que le lui permettait l’inexorable formule qui l’emprisonnait, ait voulu ainsi traduire la station hanchée. Et cette attitude se trouve reproduite non seulement dans les mastabas de l’Ancien Empire, mais dans les tombeaux du Premier et du Deuxième Empire thébain.
Un fait curieux est que nous retrouvons cette formule dans l’art grec, à la période archaïque et jusque dans la frise du Parthénon.
Un torse féminin, dont il a été parlé plus haut (fig. 132) et que l’on attribue à la X VHP dynastie, semble montrer, autant que nous permet d’en juger la photographie publiée par M. Capart, une esquisse fort nette de la station hanchée. En effet, la hanche gauche est saillante, pendant que celle de droite s’efface et la cuisse gauche se porte légèrement en avant. La restauration de la partie inférieure de ce curieux morceau accentue le mouvement.
11 est vrai que si notre interprétation était exacte, ce serait là un fait
IXTEIU^RETATIOX DE LA STATtOX HAXCIIÉE.
Fig. 233.
Fig. 228. — Pêcheurs.
(Maslaba de Giseli. IV<= dynastie.) (D’après Lhpsius., Benkmûler. III. PL IX.)
Fig, 22S). — Un surveillant.
(Tombe de Giseh. U'c dynastie.) (D'après Lf.psius, Denkmdler, vol. I. PL XII.)
Fig. 230. — Un marchand.
(Tombe de Ménofré. Sakkarah.)
D'après Champoi.i.ios, Monuments de l'Égypte et de la Nubie, t. IV. PL CCCCV.)
Fig. 231. — Personnages dont l’un s’appuie sur un b.âton.
(Sakkarah. JT’e dynastie.)
(D’après Lepsius, Dcnknialer . vol. III. PL IX.) Fig. 232. — Surveillant des travaux.
(Tombeau S, Sauiet el Meilin.)
(D’après Lepsius, Denkmdler. II. PL CV.) Fig. 233.
(Tombeau de Hirkhouf. VD dynastie.) (D'après Maspero, Histoire des peuples de l'Orient classique, t. I, p. 433.)
Interprétation de la station hanchée (Siidej.
Fig. 234. — ün Seigneur.
(Tombeau de Pépi'onkh.)
(D'après Aylward Jl. Blackman.)
Fig. 235. — Gardien de bestiaux. • (Tombe d'Eïnai (Iméri) à Giseh.) (D'après Champoli.ion, Monuments de TÉgyple et de la Nubie, IV. PL CCCCXI.)
Fig. 236. — Le dieu a tête d’épervier