ROSE
(XIX^ dynastie. Musée du Louvre.)
vres précédentes, témoin cette statue agenouillée de l’Art saïte (XXVI® dynastie) (fig. 7). Les ressemblances avec l’ancienne statue du musée de Giseh sont frappantes. Le pei*-
sonnage est de proportions plus élancées, le faire en est beaucoup plus habile et plus soigné, mais l’aspect d’ensemble est le même et le rapprochement de ces deux œuvres, placées aux deux extrémités de l’évolution de l’art égyptien et séparées par tant de siècles, est particulièrement instructif.
Ce n’est pas que, sur un grand nombre d’autres œuvres, cette trace des plans de l’ébauche ne tende à disparaître. Et, sur les meilleurs, il n’en reste que peu de chose. Mais on peut affirmer, et c’est spécial à l’art égyptien, que sur le plus grand nombre des statues, y compris les plus justement renommées, il est possible de relever en un point quelconque, si ce n’est sur la face, tout au moins sur le torse, les bras ou les jambes, plus ou moins accentué, quelque signe révélateur de la technique qui vient d’être indiquée.
Il y a là — et c’est la raison de ce qui précède — un élément qui, dans
Fig. 7. — axATUE en GRÉS d’un prêtre NOMMÉ Nekht-hor-hed.
(XXVh dynastie. Musée du Louvre.)
LE NU DANS L’ART
l’étude que nous entreprenons, mérite d’entrer en ligne de compte. Nous y trouverons, ainsi qu’on le verra, la raison d’être de certaines formes singulières que l’anatomie seule ne suffit point à expliquer.
Notre travail sera divisé en deux parties. Dans la première, nous étudierons les œuvres de l’art égyptien — sans avoir la prétention de les décrire toutes — en suivant la classification généralement admise par les historiens. Dans la seconde, nous réunirons, en un tableau d’ensemble, les traits si caractéristiques de la figure égyptienne.
Fig. 8. Ket.
(D'après Wilkiksor, Manners and Customs of the ancient egtiptians, III. PI. LV. Les références concernant cel ouvrage se rapportent à l’édition de I87S en trois volumes.)