‹ Nouvelle bibliothèque d'un homme de goût, entièrement refondue, corrigée et augmentée, contenant des jugemens tirés des journaux les plus connus et des critiques les plus estimés, sur les meilleurs ouvrages qui ont paru dans tous les genres, tant en France que chez l'étranger jusqu'à ce jour:Chapitre 182 sur 240 · JACQUES DALL^AWAY · texte numérisé non relu

JACQUES DALL^AWAY

On doit à cet auteur^ Constantinople an* eienne et moderne, et Description des côtes et îles de l'Archipel et de la Troade ^ ou-

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vrage traduit de Tanglaîs par M. Tabbë Mo^ r^Uet, Paris, 1799, a vol. iii-8^.

Dallawaj* a pins observé les choses que les personnes , les arts que les lois , les beautés du pays que ses intérêts ; mais il abonde en descriptions intéressantes : les antiquités qui se rencontrent à. chaque instant sous %&^ pas, lui rappellent de grands événemens historiques ; sous sa plume , toutes les ruines se relèvent , se repeuplent de leurs anciens habitans ; on croit revoir les. raonumens éievés par les empereurs Bpmains, et Rome ^ppa* roit encore dans les beaux lieux que n a pu goûter la barbarie m^usulmane* On sait gré à M. Morellet de s'être occupé de cette traduction : il a cherché , autant qu'il Ta pu , à réunir dans le même chapitre et sur le même sujet, des détails épars dans Tou^ vrage , et il y a réussi ^n partie.

Le jugement des savans les plus distingués de l'Europe a.,, depuis long-temps , prononcé sur l'ouvrage de M. le Chevalier , intitulé : Voyage dans la Troade ^ ou Tcfbl^au delà plame de Trqye datjt^ son élal aciueL II pa* rut d'abojrd dans \t» Mémoires de la Société

d'Edimbourg :

d'un homme de GOUT. 36l

d'£diiiibo9rg : Tauteur en publia une seconde édition à Paris , en 1799 ' ^^^^ ^^ formoit qu on volome in-8^. La troisième édition , revue , corrigée et considérablement aug« mentée, fut pnbliée en 1802 : elle présente trois volumes au lieu d'un seul. Ce Yoyage mérite d'être dans les mains de fous les ama* leurs de la belle antiquité. L'auteur parcourut la plaine de Troye avec son Homère àf la main y et. y trouva bientôt ce qu'il désiroit. Les preuves par lesquelles M. le Chevalier fbrtiQe sa découverte y sont ingénieuses ; ton érudition est bien digérée et ne Ëitigue point le lecteur; toujours Hoimère le seconde k souhait : aussi , dit*il ,' quand les anciens ei les modernes ne m'auroient pas guidé dans la recherche de ces montunens , Homère* m^en ^ auroit dit assez pour me les faire connoître. Le Voyage du même aifteur dans la Pro^ pontide et le Pont-Euxin , Paris, 1800 , s^voh in-8^., réveille aussi de grands- souvenirs^ et a obtenu un succès mérité.

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