Tome IV
fait un grand éloge; les autres sont les Mémoires sur TEgypte ancienne et moderne , par d'Anville lui-même, Paris, 1766, in-4^ L'auteur y établit , d'après un calcul qu'on doit supposer exact, que la vallée fécondée par le débordement du Nil , étant seule susceptible de culture, l'Egypte ancienne, dont la fertilité suffisoit à la subsistance d'un nombre incroyable d'habitans , ne contenoit que deux mille cent lieues carrées de terre propre au labourage , étendue qui n est au plus que la douzième partie de celle de la /" ^ France avant la révolution de 178g.
On a publia à Parisien ^745, un voK in- 12, contenant la, Relation du Voyage fait en , Egypte ^par le siçui: Grangér, en l'année
1730 , où l'on voit ce qu'il y a de plus remarquable dans ce pays, particulièrement sur l'histoire naturelle. , Cette Relation eA autant un monument de la gloire passée de
I Egypte,, qu'eUe en est la description : l'auteur en don9e une idée diamétralement opposée à celle qu'on puise dans les anciens.
II y a dans son ouvrage plusieurs inscriptions grecques qui sont si défectueuses , do l'a veu
d'un homme de COUT. 387
de Tëditenr , qu'elles soiit entièrement défigurées. Le tome dixième des jugemens sur quelques ouvrages nouveaux , par Xabbé Desfontaines , renferme de judicieuses réflexions de rab{)é Bellaûger , sur la Relation dn Voyage de Granger,