SAMUEL HEARNE
On avoit cru assez généralement, et trèslong'temps , que la Compagnie de la Baie de Hudson étoit ennemie des découvertes et qu'elle n ambitionnoit nullement d'étendre son commerce : pour prouver la fausseté de cette opinion, on pourroit citer les sommes immenses que cette Compagnie a dépensées à différentes époques , et sans succès , pour établir des pêcheries ; mais il suffit de lire l'extrait du troisième Vqyage de Cook , im-
43a BIBLIOTHÈQUE
prime à la tête du Voyage de Samuel Heame , du fort du Prince de Galles dans la Baie de Hudsoh , à TOcéan du nord , entrepris par ordre de la Compagnie de la Baie de Hudson, dans les années 1769, 1770, 1771^ et 1772 , et exécuté parterre pour la découverte d'un passage ^u nord - ouest , traduit de l'anglais par M. Lallemant, Paris , 1797 , un vol. in-4*^. , ou 2 vol. in-S"^. G est à Tinfortuné Lapeyrouse qu'on doit la publication de ce Voyage ^ puisqu'on en a trouvé le manuscrit parmi les papiers du gouvernement du fort du Prince de Galles , lorsque Lapeyrouse se rendit maître des établissemens anglais dans la Baie de Hudson.
lE COMMODORE BILLINGS.
Le Voyage fait par ordre de Timpératrice Catherine II , dans le nord de la Russie Asiatique , etc. , depuis 1786 jusqu'en 1794 , par le Commodore Billings, rédigé par M. Saner , secrétaire interprète de l'expédition , et traduit de l'anglais par M. Castera , Paris , 1 802 , 2 vol. in-8^. , fait suite aux découveirtes de MuUer et de Coxe. *
Il prouve le zèle que les Russes ont — '^ à étendre leurs recherches et leurs relati<
D'unHOMMEDE GOUT. 4-53 vers la pointe du nord^st de TAsîe et la pointe du nordK>nest de l'Amérique.
LE CAPITAINE BROUGTON.
A la tête du Voyage de Découvertes dans la partie septentrionale de TOcéan Pacifique , traduit de Fanglais du capitaine Brougton , par J.-B. E^** ( Eyriès) , Paris, 1807, ^ volîn-S**. , est ùné introduction qui roule sur l'utilité des voyages de découvertes , et dans laquelle l'auteur en faisant , sous ce rapport^ un éloge de sa nation , qui ne sera pas contesté, rend néanmoins justice à plusieurs navigateurs Français , et particulièrement à Lapeyrouse.
Le navigateur Anglais s*est plus avancé vers le Nord que Lapeyrouse ; en outre, il a examiné de plus près les. côtes septentrion liales et orientales du Japon* Plujiieurs da Bes observations sont importantes et nouvelles , de même que les notices qu'il donne sur le sol de l'île d'Insu , ordinairement appelée Jesso ^ sur ses habitans , ses productions , sur le gouvernement du Japon ^ etc.
ToMÈ tV. 55
4^4 SIBLIOTHÈQUK
5 X. VOYAGES EN AMÉRIQUK