I?., XLIII
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la loi nous le représente coomc l'auteur des traces et des vertus, c'est en Caire malgré lui le médiateur de notre vanité, le média* leur de DOtre ;t\.uice, le médiateur de notre concupiscence et de notre sensualité. Car si vous en jugiez autrement , reprend saint Augustin, auriez-vous l'assurance d'interposer le nom du Rédempteur, pour demander ce qui détruit l'ouvrage de la rédemption ; et, rempli de vos projets ambitieux, oseriez-vous prendre pour intercesseur auprès de Dieu, celui même qui se réduit dans la plus profonde humiliation pour vous enseigner l'humilité ?
Heureux encore que Dieu, pour votre salut, devienne inflexible à votre prière. C'est dans cette rigueur apparente que vous devez reconnaître sa miséricorde; et où en seriez vous si c'était un Dieu plus indulgent et selon votre gré? Ce qui a perdu les Pompée et les César, ajoutait ce fameux satirique dont je n'ai pas fait difficulté d'emprunter ici les pensées, et qui semble n'avoir parlé que pour nous-mêmes; ce qui a renversé et ce qui renverse tous les jours des familles entières, ne sont-ce pas des souhaits trop vastes et sans bornes, des souhaits criminels, accomplis par des divinités d'autantplus mortellement et plus malignement ennemies, qu'elles étaient plus condescendantes et plus faciles: Magna numijiibus vota exaudita malignis ? Et moi je dis, pour consacrer ces paroles : Quelle a été la source de la réprobation de tant de Chrétiens? N'est-ce pas d'avoir obtenu du ciel ce que le ciel ne leur accordait et ce qu'il ne pouvait leur accorder que dans l'excès de sa colère? Et d'où vient encore )a perte de tant de mondains qui se damnent au milieu de l'opulence et dans la mollesse, si ce n'est pas de ces prétendues faveurs de Dieu, qui les exauce selon les désirs insensés de leurs cœurs , plutôt que selon les desseins de son aimable Providence? Vous demandez à Dieu ce qui flatte votre passion ; et si Dieu vous le donne , lui qui prévoit ce qui vous pervertira, ce qui vous corrompra , ce qui vous entraînera dans l'abîme, peut-il exercer sur vous un jugement plus rigoureux et une vengeance plus terrible? N'en demeurons pas là.
Si l'on ne demande pas toujours à Dieu des choses préjudiciables et dans des vues directement contraires au salut, au moins lui demande-t-on des biens purement temporels et inutiles au salut. Je ne veux pas dire que les biens temporels ne soient pas des dons de Dieu , ni qu'ils soient absolument contraires au salut; mais quand le sont- ils, et pourquoi Dieu les refuse-t-il alors ? Quand nous ne les demandons, ni selon l'ordre qu'il a établi, ni par rapport à la fin qu'il a marquée.
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Car, premièrement, on ne lui demande que les grâces temporelles qui toutes se terminent aux besoins de cette vie; et à peine penset-on aux spirituelles, à quoi le salut est attaché : les avantages de la fortune, la prospérité, le repos, voilà ce que nous désirons et ce que nous recherchons et ce que désirent, ce que|recherchent aussi bien que nous les infidèles : Hœc enim omnia gentes ùiquirunt * . Ce sont des biens, je l'avoue: mais ce sont des biens périssables, des biens d'un ordre inférieur à l'homme, et surtout à l'homme chrétien, des biens dangereux et sujets à se convertir en de vrais maux. Pour les biens solides et incorruptibles , c'est-à-dire la pureté des mœurs, la bonne conscience, l'humilité, la foi, l'amour du prochain, tout ce qui sert à sanctifier l'ameet qui en fait la perfection, disons-le, et confondonsnous en le disant, c'est à quoi nous sommes peu sensibles, et ce qui rarement nous attire aux pieds des autels. Qui de vous a jamais eu recours à Dieu pour devenir plus modéré dans ses passions et plus réglé dans sa conduite? On visite les tombeaux des martyrs; mais pourquoi? pour être guéri d'une maladie, et non point pour être délivré d'une tentation. On invoque les saints; mais pourquoi? pour être plus heureux et plus opulent, et non point pour être plus humble et plus ennemi des plaisirs. Ah! mes frères, s'écriait Salvien, si nous sommes affligés de calamités publiques , si nous sommes menacés d'une famine ou d'une contagion, s'il règne une mortalité parmi nous, nous courons en foule au temple du Dieu vivant; tout retentit de nos gémissemens et de nos prières: mais s'agit-t-il d'un libertinage qui déshonore le Christianisme et qui désole l'Eglise, on nous voit tranquilles et sans inquiétude; et, au lieu d'engager le ciel à faire cesser de scandaleuses impiétés, nous vivons en paix et dans la plus affreuse indolence. Ainsi nous prions comme ce malheureux Antiochus, dont la prière intéressée ne put trouver grâce devant Dieu : Orabat scelestus Dominum a quo non erat misericordiam consecuturus^. Il priait : Orabat, et l'on ne peut douter qu'il ne priât avec toute l'ardeur possible; mais il priait en mondain: Orabat scelestus ; car il ne demandait à Dieu ni l'esprit de pénitence, ni le don de piété, ni le respect des choses saintes qu'il avait profanées, mais une santé qu'il préférait à tout le reste, et dont il était idolâtre: Orabat scelestus Dominum ; et c'est pour cela que le sein de la miséricorde lui était fermé: A quo non erat misericordiam consecuturus. Voilà comment nous prions; mais en vain, puisque le Fils de Dieu n'a jamais prétendu se faire garant
1 Matth., vi. — 8 Mach., ix.
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de telles prières. Pourquoi? Consultons l'Evangile, il va nous lapprendre.
Le Fils de Dieu dit à ses disciples: si vous demandez quelque rhose àmon Père , et que ce soit en mon nom que -\ ous le demandiez, il vous l'accordera:^/ quid petieritis patremin nomine mco ,
dàbit vobis *. Mais remarquez, c'est la réflexion de saint Augustin, remarquez, bien cette parole : Si quid, par où Jésus-Christ nous fait entendre que ce que nous demandons en son nom doit être quelque chose, et quelque chose digne delui, parce qu'autrement il ne lui conviendrait pas de s'employer pour nous. Or, tous les biens de la terre, séparés du salut éternel, ne sont rien devant Dieu. Les demander donc précisément à Dieu, c'est ne rien demander; et quoique la promesse du Sauveur du monde soit générale ou semble l'être, ils n'y sont point par eux-mêmes compris : Pour vous en convaincre, écoutez ce qu'il ajoute à ses apôtres: Usque modo non petlstis quidquam in nomine meo -. Jusques à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Mais comment est-ce, répond saint Augustin , que le Fils de Dieu leur pouvait tenir ce langage, puisqu'il est évident que les Apôtres lui avaient déjà demandé plusieurs grâces: saint Pierre, de demeurer sur le Thabor; les enfans de Zébédée, d'être élevés aux deux premières places de son royaume? Ah! répond ce saint docteur, il est vrai qu'ils lui avaient demandé ces sortes de grâces ; mais parce que ces grâces n'étaient que des avantages humains, et que dans l'idée du Sauveur tous les avantages humains ne méritaient nulle estime, il croyait avoir droit de compter pour rien tout ce qu'ils lui avaient demandé : Usque modo non petistis quidquam. En effet, demeurer avec lui sur le Thabor, ce n'était qu'une douceur sensible, que saint Pierre eût voulu goûter; occuper les premières places de son royaume, ce n'était dans l'intention des deux disciples qu'un vain honneur dont se repaissait leur ambition, parce qu'ils ne le concevaient pas tel qu'il est; mais le zèle des âmes, mais la constance dans les persécutions, mais le renoncement à eux-mêmes , c'étaient les grâces essentielles dont ils avaient besoin, et qui devaient les soutenir, les animer, les perfectionner dans leur ministère apostolique, et c'est ce qu'ils n'avaient jamais demandé à leur maître: Usque modo non petistis quidquam. Or, à combien de Chrétiens ne pourrais-je pas faire aujourd'hui la même plainte; et à combien même de ceux qui inécoutent, n'aurais-je pas lieu de dire par la même raison :
'Joan.,xvi. — ' Ibid.
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Mondain, vous n'avez rien demandé jusqu'à présent à votre Dieu, parce que vous ne lui avez encore jamais demandé le détachement et le mépris du monde: pécheur, vous ne lui avez rien demandé, parce que, dans l'état de votre péché, vous ne lui avez encore jamais demandé votre conversion , jamais un cœur contrit et humilié, jamais la grâce de vous surmonter vous-mêmes et de renoncer à vos habitudes: c'étaient là néanmoins les grâces, mais les grâces par excellence que vous deviez désirer et rechercher.
Déplus, quand le Sauveur du monde nous assure dans l'Evangile que tout ce que nous demanderons en son nom nous sera donné , il entend que nous demanderons selon la règle qu'il nous a luimême prescrite. Car, comme remarque Tertullien, c'est lui-même qui, réglant la prière et l'animant de son esprit, lui a communiqué le pouvoir spécial et le privilège qu'elle a de monter au plus haut des cieux et de toucher le cœur de Dieu , en lui exposant les misères des hommes : Ab ipso enim ordinata, et de ipsius spiritu animât a jam tune oratio, suo quasi prwilegio ascendit in cœlum, commendans patri quœ Filius do cuit . Or, quelle est cette règle divine selon laquelle le Fils de Dieu nous a ordonné de prier? La voici : Cherchez, nous dit-il, avant toutes choses le royaume de Dieu et sa justice, et rien ne vous manquera. Demandez au Père céleste la sanctification de son nom, l'avènement de son règne, l'accomplissement de sa volonté, sans lui demander d'abord ce pain matériel qui vous doit servir d'aliment, et alors je vous seconderai. Mais si vous renversez cet ordre; si, par un attachement au monde, indigne de votre profession, vous demandez le pain matériel avant le royaume de Dieu, ne vous appuyez plus sur mes mérites, tout infinis qu'ils sont, puisque votre prière, toute' fervente qu'elle peut être, n'est plus selon le plan que j'ai tracé: Quœrite primum regnum Dei et justitiam ejus *.
Ce n'est donc pas, Chrétiens, qu'on ne puisse absolument demander à Dieu les biens temporels ; l'Eglise les demande ellemême pour nous: mais demandons-les comme l'Eglise; demandons-les après avoir demandé d'abord et sur toute chose les biens spirituels; demandons la bénédiction de Jacob et non point celle d'Esaù. Belle figure, que l'exemple de ces deux frères! Ecoutez l'application que j'en fais à mon sujet, et prenez garde: ils eurent tous deux dans leur partage la rosée du ciel, et tous deux ils eurent pareillement la graisse de la terre. En quoi furent-ils différens, et
1 Matth-, vi.
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quelle marque l'Ecriture donne-t-elle de l'élection de Jacob et de Il i t*[)iol>;H i. n (I Ejau ? Ali ! Chrétiens, c'est tMK <l.«us la bénédiction dl Jacob, la rosée du ciel fut exprimée avant la graisse de la terre : Dé ronecœliet depùiguedtné tente tit bmedicii* tua *}au lien que, dans la bénédiction d'Esau, il est parié de la -raisse de la terre avant la rosée du ciel: Det tibi de pinguedine terrœ et de rore culi. Voilà ce qui se passe encore parmi nous, et ce qui discerne les prières chrétiennes de celles qui ne le sont pas. Un juste, un homme du monde prient dans le temple et au même autel; mais l'un prie en juste, et l'autre en mondain. Comment cela ? Est-ce que l'un ne demande à Dieu que les biens delà grâce, et l'autre que les biens de la terre? Non ; car il se peut faire que le juste, avec les biens de la grâce, demande encore quelquefois les biens de la fortune, comme le mondain , et que le mondain, avec les biens de la fortune, demande aussi les biens de la grâce, comme le juste. Mais le mondain, conduit par l'esprit c\u monde, place les biens de la fortune devant les biens de la grâce: De pinguedine terrœ , et de rore cœli; et le juste, conduit par l'esprit de Dieu, donne la préférence aux biens de la grâce sur les biens de la fortune: De rore cœli et de pinguedine terrœ. Il dit à Dieu: Seigneur, sanctifiezmoi; rendez-moi chaste, charitable, miséricordieux, patient: De rore cœli; et puis, donnez-moi des biens de la terre, ce qui peut m être utile pour mon salut: Et de pinguedine terrœ. Mais l'homme du monde dit: Seigneur, faites-moi riche, grand, puissant: De pinguedine terrœ; et ne me refusez pas aussi les grâces nécessaires pour bien vivre dans le monde: Et de rore cœli; prière de réprouvé. Quand nous prions de la sorte, faut-il s étonner si Dieu ne nous écoute pas ?
Allons à la source, et pour connaître plus à fond sur quoi l'importante vérité que je vous prêche est établie, comprenez ce principe de saint Cyprien , que nos prières n'ont de vertu qu'autant qu'elles sont unies aux prières de Jésus-Christ. Car il n'y a que Jésus-Christ de qui l'on puisse dire, avec saint Paul , qu'il a été exaucé parle respect dû à sa personne: E.rauditus est pro sua reventia* . Quand Dieu nous exauce , ce n'est point en vue, ni de ce que nous sommes, ni de ce que nous méritons, puisque par nousmêmes nous ne sommes rien, et que par nous-mêmes nous ne méritons rien; mais il nous exauce en vue de son Fils, et parce que son Fils a prié pour nous avant que nous fussions en état de
1 Gen., xxvii. — ' Hebr., v.
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prier pour nous-mêmes. Cela supposé, comment Dieu pourrait-il agréer des prières où, par préférence au salut, nous lui demandons des biens temporels , puisqu'elles n'ont alors nulle conformité, nulle, liaison avec les prières de cet Homme-Dieu qui s'est fait notre médiateur? Qu'a-t-il demandé pour nous ? vous le savez: que nous soyons unis par le lien de la charité: Rogo, pater, ut sint unum *j que sans ostentation, sans déguisement, nous soyons saints en esprit et en vérité. Pater, sanctifica eos in veritate -; que, vivant au milieu du monde selon notre vocation et notre état, nous soyonsfassez attentifs sur nous-mêmes , et assez heureux pour nous préserver de son iniquité : [Non rogo ut tollas eos de mundo, sed ut serves eos a malo 3. Mais que faisons-nous ? nous demandons à Dieu des richesses , des honneurs , une vaine réputation, une vie commode ; et, sans les demander après le salut et par rapport au salut, nous ne les demandons , ces richesses , que pour être dans l'abondance ; ces honneurs que pour être dans l'éclat ; cette réputation , que pour être connus et distingués ; cette vie commode, que pour en jouir, c'est-à-dire que nous demandons ce que Jésus-Christ n'a jamais demandé pour nous. Et pourquoi ne l'a-t-il jamais demandé? appliquez-vous à ceci: parce qu'il n'a pu prier, ajoute saint Cyprien , que confor mément à la fin pour laquelle il était envoyé. Or, il était envoyé en qualité de Sauveur, et la mission qu'il avait reçue ne regardait que le salut de l'homme. C'est donc uniquement pour le salut de l'homme qu'il a dû travailler, qu'il a dû souffrir, qu'il a dû mériter; et, par une conséquence nécessaire, c'est uniquement pour le salut de l'homme et pour tout ce qui se rapporte au salut de l'homme qu'il a dû prier.
De là, Chrétiens, vous demandez, mais vous n'obtenez rien, parce que vous ne demandez pas avec Jésus-Christ; et que vous pourriez dire si vos prières , indépendamment de cette union , étaient efficaces, que vous avez reçu des biens sans en être redevables à ce Dieu sauveur: ce qui, dans les maximes de la religion que nous professons, est un blasphème. Et voilà sur quoi s'appuie saint Augustin , quand il prouve si solidement que l'espérance chrétienne n'a point pour objet les biens de cette vie. Non, disait ce saint docteur, ne vous y trompez pas, et que personne de vous ne se promette une félicité temporelle , parce qu'il a l'honneur d'appartenir à Jésus-Christ: Nemo sibi promittat jelicitatem hujus mundi, quia Christianus est. Ce n'est point pour cela que Jésus
1 Joan., xvii. — 2 Ibid. — * Ibid.
I >l) nouvelle Bini.ioiiii'.QCB
Christ nous a choisis, ni à cette condition qu'il nous a appel
II peut, sans manquer à aa parole, nous laisser dans la pauvreté, dans l'abaissement, dans la souffrance, il s'estengagéà présenter lui-même vos prières devant le trône de Dieu; mais il a suppo
que vous prieriez en Chrétiens, et pour le ciel, où il a placé votre héritage. Excellente raison dont se servait encore le innne P< contre les railleries des païens. Vous nous reprochez , leur répondait-il, que malgré nos prières nous vivons dans la disette et dans 1 abandon de toutes choses; mais, pour nous justifier pleinement de ce reproche aussi bien que notre Dieu , il suffit de vous dire que quand nous le prions , ce n'est point précisément pour les biens de la terre , mais pour les biens de l'éternité. Si donc nous sommes pauvres en ce monde, non seulement cet état pauvre où nous vivons n'est point une preuve de l'inutilité de nos prières, mais c'est une assurance que le fruit nous en est réservé ailleurs et dans une vie immortelle.
Telle était la réponse de saint Augustin, qu'il concluait par la pensée la plus touchante. Car c'est en cela , poursuivait-il , que nous devons admirer la libéralité de notre Dieu. Il ne borne pas ses faveurs à des biens temporels, parce que ce sont des biens au dessous de nous, parce que ce sont des biens incapables de nous satisfaire, parce que ce sont des biens trop peu proportionnés, et à la noblesse de notre être, et à la valeur de nos prières. Il ne veut pas nous traiter comme les idolâtres, dont il récompense dans cette vie les vertus morales par un bonheur apparent. Mais il veut être lui-même tout notre bonheur, lui même toute notre récompense. Ah! mes frères, ne prenons donc pas le change dans le choix des biens que nous demandons. Tenons-nous-en à la parole de notre Dieu , qui nous a promis de se donnera nous; et pour l'engager à s'y tenir lui-même , ne lui demandons que luimême. Il y en a plusieurs qui espèrent en Dieu ; mais qui, sans nul égard à Dieu, espèrent tout autre chose que Dieu: Mufti de Deo sperant, sed non Deum. Gardons-nous défaire une séparation si désavantageuse pour nous, et comme nous n'espérons rien que de Dieu, n'espérons rien aussi que Dieu, ou que par rapport à Dieu: A Deo alia pet tint prœ ter Deum; tu ipsum Deum pute. (Le