‹ Nouvelle bibliotheque des predicateurs, ou, Dictionnaire apostolique (volume 3)Chapitre 28 sur 47 · fo \orviT.Lr. n.iu iotihouf · texte numérisé non relu

fo \orviT.Lr. n.iu iotihouf

Ainsi , dans l'ordre des destinées particulières, In Providence

sait tourner en moyens infaillibles tons les obstacles que. croit lui opposer la malice des hommes. Qui jamais l'eût prédit aux frères de Joseph que leurs noirs attentats le feraient triompher, et que son esclavage le conduirait à la couronne? qui jamais l'eût prédit au favori d'Assuérus, qu'il trouverait la mort sur le même gibet qu'il préparait à Mardochée ? Dieu, sans doute, aurait pu épargner toutes ces injustices. 11 aurait pu tout d'un coup élever Joseph , et tout d'un coup punir l'audacieux Aman; mais il n'eut point assez montré la force de son hras, ni assez confondu notre vaine prudence. C'est par de semblables leçons que Dieu nous instruit chaque jour; c'est par ces effets imprévus, toujours si loin de nos pensées, qu'il se plaît à tromper l'orgueil de nos conseils; c'est par ces grandes catastrophes de la vie humaine où l'on voit tantôt dominer ce qui paraissait le plus faible, et tantôt échouer ce qui est le plus habile, où tour à tour l'homme est conduit à la gloire par l'ignominie, et à l'ignominie par la gloire, qu'il nous force de reconnaître que c'est lui seul qui mortifie et qui vivifie, qui élève ou abaisse selon son bon plaisir, qu'il n'y a nul mortel sur la terre, si grand ou si prévoyant qu'il soit, qui puisse sonder le fond de sa destinée, et disposer ni des autres ni de lui-même; que toute vue humaine est toujours courte par quelque endroit ; et qu'enfin nos plus subtiles dispositions sont toujours maîtrisées par un conseil plus haut contre lequel toute précaution est un piège , et toute sagesse un écueil : Non vestro consilio sed Del uohmtate J.

Ainsi, dans l'ordre des sociétés, la Providence se sert des guerres et des malheurs publics pour exercer sur les nations ses redoutables jugemens. Quand nous lisons l'histoire des empires, nos yeux distraits n'y voient qu'un enchaînement d'aventures uniquement réglées par le sort des armes et par l'ascendant de la fortune; mais combien Dieu y paraît grand à qui sait démêler dans ces événemens son adorable Providence ! Qu'il est beau de voir comment, sans le savoir ni le vouloir, chaque conquérant lui prête sa main , chaque politique ses vues pour transporter, comme il lui plaît, la puissance d'un peuple à un autre, et se rendre l'arbitre de ]a prospérité ou de la désolation publique; comment elle se sert des armes de Cyrus pour écraser l'impie Babylone, des armes d'Alexandre pour punir l'orgueil des Perses, des armes de Nabuchodonosor pour caât:cr Jérusalem , et enfin de celles de Tite pour

1 Gen., xi.v, 8.

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Ja réduire en cendres; comment elle se sert du brigandage des barbares pour démembrer le plus grand des empires devenu le plus criminel; comment, par ce partage, elle rend plus rapide la propagation de son Evangiie; comment enfin, considéré sous ce point de vue, le monde entier change de face, et, d'un théâtre d'injustices, devient un lieu de règle et d'équité où le doigt de Dieu paraît seul ; où tout, venant de lui , retourne à lui ; où l'on ne voit aucun désordre qui ne serve à ses fins, aucun fléau dont il ne tire quelque avantage, et point d'iniquité qui ne concoure aux prodiges cachés de sa toute-puissance !

Ainsi, dans l'ordre de la religion, la Providence se sert victorieusement des infidèles pour faire triompher, quand il lui plaît, l'empire de la grâce; elle se sert des hérétiques pour l'éclaircissement de la saine doctrine ; des incrédules , pour le triomphe de la foi; des schismatiques, pour mieux prouver l'inaltérable unité de l'Eglise; des Juifs, pour être des témoins au Messie promis, et des garans aux anciens oracles; des persécuteurs, pour multiplier les palmes des martyrs; enfin des efforts réunis de l'Enfer et du monde , pour mieux montrer que l'ouvrage de Dieu est immortel et invincible comme lui.

Ainsi du haut des cieux, Dieu regarde les faibles mortels ; il les voit comme des enfans toujours occupés de mille projets frivoles , toujours timides ou hardis à l'excès, aussi faciles à tromper que difficiles à retenir, se trahissant par leurs propres mesures, d'autant plus faibles en raison qu'ils sont plus impétueux en désirs , et sans cesse faisant plus ou moins qu'ils ne pensent. Jl se rit de leurs vaines sollicitudes ; il en a pitié , il les laisse faire, et, à travers leurs folles entreprises, il avance vers son but, et d'une fin à une autre fin, il atteint tout avec autant de douceur que de force 1. Il distingue par là son glorieux empire de l'empire des hommes auquel on se soustrait ou par la fuite, ou par la force, ou par l'adresse, tandis que, sous le sien, on n'est jamais plus dans sa dépendance que lorsqu'on se montre plus rebelle. A quoi pensons-nous donc , Chrétiens, lorsque nous combattons la Providence ou que nous oublions son empire ? espérons-nous éluder par nos artifices ou suspendre par nos délais ses dispositions éternelles ? Ah ! n'oublions jamais que contre Dieu toute puissance devient faiblesse, comme avec lui toute faiblesse devient puissance ; songeons qu'en refusant de nous soumettre à ce premier mobile, nous ne faisons

Sop , vin, t.

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que nous priver de ses lumières, sans nous aider par notre propre résistance, et que tous nos complots pour nous soustraire à ^a domination seraient toujours les plus inutiles, quand ils ne seraient pas les plus criminels.

Mais s'il est des désordres que Dieu permet pour faire triompher sa puissance, il en est d'autres qu'il ménage pour faire briller sa sagesse, et de ce nombre sont les souffrances et les revers qu'il envoie à l'homme de bien. Ames justes et désolées que Dieu aime, mais qu'il lui plaît d'abandonner à toutes les misères de cette triste vie, venez, je vous raconterai le mystère de la Providence; je vous la montrerai veillant sur vous avec d'autant plus de soin , qu'elle semble plus vous oublier et dédaigner votre affection et vos services. Trop souvent vous vous êtes plaints! trop souvent dans le fort de l'orage, vous avez demandé à Dieu pourquoi il s'endormait, et vous laissait sans assistance : Quare obdormis, Domine ' ? Mais n'aurait-il pas pu vous répondre, comme autrefois à ses disciples 2 : Hommes de peu de foi, d'où viennent tant de défiances? ne sais-je pas ce que je dois, ne sais-je pas ce qu'il vous faut? Aveugles, laissez agir ma Providence; je peux bien vous traiter quelquefois en père rigide, jamais en père indifférent : croyez que si ma main vous blesse, elle sait aussi vous guérir, et que, quelque sensibles que soient les coups que vous porte mon bras , c'est ma sagesse qui le règle et mon amour qui le conduit. Oui, mes frères, à n'en juger que par les apparences , on ne voit d'abord dans les malheurs de la vertu qu'oubli et abandon d'une Providence inattenlive; mais qui sait pénétrer la sagesse de ses voies aperçoit aisément la cause de ce sommeil mystérieux. C'est alors qu'il la voit tantôt sondant le cœur des justes, et s'assurant de leur fidélité par de longues épreuves; tantôt les affligeant pour épurer leurs affections terrestres, et leur apprendre à s'attacher à Dieu, non par ce qu'il donne sur la terre , mais par ce qu'il renferme en lui de grand et d'adorable; quelquefois, leur envoyant ces épreuves pour les mettre à couvert des malheureux écueils de la prospérité, pour fortifier la trempe de leur ame, et les sauver par d'utiles revers des périls des richesses, et de la contagion des profanes plaisirs; plus souvent, pour les tenir unis à Dieu par un lien d'autant plus étroit que, ne trouvant plus autour d'eux que des objets de pleurs et d'amertumes, ils sont presque forcés de se tourner vers lui, comme vers l'unique bien et le centre immuable de la béatitude; toujours

* Ps. xliu, 23. — * Matth., fin, 26.

les éprouvant pour multiplier leurs mérites en augmentant leurs combats, et pour accroître leur récompense en multipliant leurs mérites. (M. de Boulogne.)

Nier la providence de Dieu, c'est nier son existence.

Nier la Providence de Dieu, après tant de preuves qui la rendent sensible à tous les yeux, c'est un délire égal à celui de l'insensé qui nie son existence. En effet, n'est-ce pas la même chose de désavouer son existence que de prétendre qu'il ne s'aperçoive pas de ce qui se fait sur la terre? Car enfin un Dieu aveugle n'est pas un Dieu. Or, quelle folie, ou plutôt quelle fureur, de reconnaître un Dieu créateur de toutes choses , et de contester sa Providence; de dire que l'univers est son ouvrage, et de soutenir qu'il ne s'intéresse nullement à ce qui le concerne , comme s'il ne l'avait tiré du néant que pour le laisser à l'abandon! La chose parle d'ellemême. Dieu n'aurait rien créé, s'il n'avait pensé à rien. Est-il dans le monde un homme assez stupide pour former et perfectionner un ouvrage, sans autre vue que de n'y plus penser par la suite? Le laboureur en cultivant une terre se propose de la conserver après l'avoir cultivée. Le vigneron ne plante la vigne que dans le dessein de l'entretenir après l'avoir plantée. Jette-t-on jamais les fondemens d'un édifice, a-t-on jamais bâti une maison, sans espérance d'y loger? Mais qu'est il besoin de recourir à l'homme? les plus petits des animaux, guidés par le seul instinct naturel, envisagent en quelque sorte l'avenir dans tout ce qu'ils font. Eh quoi! Dieu qui donne au moindre animal l'affection pour l'ouvrage qui lui est propre n'aurait-il que de l'indifférence pour ses propres créatures? serait-il donc le seul qui n'aimât point ce qu'il a produit? L'amour du bien que nous ressentons en nous-mêmes n'est il pas un écoulement de cet amour dont Dieu est la source? n'est-il pas le principe de toutes choses? Son Apôtre a dit que c'est de Dieu que dérive toute paternité, dans les cieux et sur la terre l. Eh! quel père sait l'être comme lui? quel père a jamais porté aussi loin la tendresse pour ses enfans? sacrifié pour eux, qui encore? un fils souverainement juste 7 un fils unique, un fils Dieu comme lui! Et pour qui? pour de misérables pécheurs souillés de crimes. A consulter la raison humaine, c'est aimer jusqu'à l'injustice que de ra-

1 Ephes., m, 15.

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chcler (l'indignes esclaves aux dépens de la vie d'un fils. Mais < est en cela même que la honte divin*; nie paraît au dessus de toute intelligence, et que son efficace est plus digne d'admiration, puisque je n'en puis justifier l'excès que par l'immensité de sa justice; de sorte que, pour juger humainement des choses , Dieu semble, en quelque façon , avoir été injuste en son amour pour nous. S il y a même dans l'opinion des hommes une générosité admirable à mourir pour la justice, quelle a donc été la générosité de celui qui a consenti à mourir pour l'iniquité.... Le hut qu'il s'est proposé en nous prodiguant tant de bienfaits a été d'exciter notre reconnaissance, et de nous faire comprendre ce qu'un indigne esclave doit à son maître qui a la générosité de verser son sang pour lui témoigner sa tendresse. Le sacrifice même de notre vie ne paierait pas cet excès d'amour; et pourtant que faisons-nous pour y répondre? Ce que nous faisons? Tout ce que nos pères, tout ce que les Païens eux-mêmes ne connurent jamais, et dont l'Apôtre ne permet pas que le nom même soit proféré en présence des Chrétiens.

S'il est vrai, disent les impies, que Dieu regarde avec attention les choses qui sont sur la terre, s'il prend soin de ses créatures, s'il les aime, s'il les protège, pourquoi permet-il que les Chrétiens soient les plus faibles et les plus malheureux de tous les peuples? Pourquoi permet-il qu'ils soient vaincus par leurs ennemis? Pourquoi souffre-t-il qu'ils supportent la tyrannie ?

Pour reprendre en deux mots ce que j'ai déjà dit plus au long, Dieu permet que nous souffrions tous ces maux , parce que nous avons mérité de les souffrir. Qu'on rappelle dans son esprit les crimes et les débauches des Romains, dont j'ai fait ailleurs le détail, et l'on conviendra que, quand on vit dans de si grands désordres, on est bien indigne de la protection de Dieu. Je puis donc demander à ceux qui se servent de leurs adversités, comme d'un argument qui combat la providence de Dieu , je puis leur demander s'ils méritent d'être plus heureux qu'ils ne le sont. Je dis , au contraire, que les hommes étant aussi irréguliers qu'ils le sont dans leur conduite , si Dieu permettait , malgré tout ce dérèglement , qu'ils fussent heureux, puissans, riches, rien ne déposerait tant contre la Providence que cette prospérité mal placée. Mais loin de nous rendre heureux, il nous traite avec sévérité, il nous livre en proie à nos ennemis, irrité qu'il est de nous voir dans un si grand libertinage de mœurs. En cela, il nous juge avec justice, puisqu'il ne nous fait souffrir que ce que nous méritons de souffrir. Nous n'en convenons pas; mais ce désaveu superbe ne sert

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qu'à nous rendre plus coupables. Vaine et ridicule arrogance des hommes, qui affectent de paraître innocens lorsqu'ils sont coupables, que faites-vous, que rendre leur crime plus énorme et plus manifeste? Ce principe donc supposé, que l'on se rend plus criminel quand on se déguise son crime par son orgueil, je dis qu'après nous être souillés par toutes sortes de prévaricaiions , c'est mettre le comble à nos iniquités que d'oser soutenir que nous sommes innocens.

Autre raisonnement de nos adversaires, le plus violemment prévenus contre la Providence. On ne peut nier, disent- ils, que nous ne valions mieux que les idolâtres qui nous font souffrir. Or, si Dieu permet que ceux qui sont moins criminels soient les esclaves de ceux qui sont plus coupables, que doit-on en conclure, si ce n'est que Dieu laisse aller les choses à l'aventure sur la terre? Je ne demande pas à ceux qui parlent de la sorte si nous valons mieux que les barbares, c'est un point que j'examinerai dans la suite. Je suppose maintenant comme un principe certain que nous devons être plus gens de bien qu'eux. Or, il n'est pas moins certain que la perfection qu'exige l'état d'un homme rend son péché moindre ou plus grand, et que la dignité de la personne augmente l'énormité de la faute. Il est, par exemple, incontestable que le vol est un péché par rapport à tous les hommes en général; mais si un homme constitué en dignité tombe dans ce péché, sa faute est bien plus criminelle que ne serait celle d'un particulier en semblable cas. Il en est de même de la fornication , qui, étant généralement parlant un péché, est un plus grand péché dans'un clerc. Tirons de là une conséquence naturelle : donc qu'étant Chrétiens et Catholiques , comme nous le sommes , la même action est un plus grand péché dans nous que dans les Barbares. La sainteté de la profession décide du péché; et plus on a reçu de grâces, plus on a péché avec énormité. La pureté de notre religion est un témoin qui nous accuse. Elle démontre que celui qui pèche contre la chasteté, après avoir promis de vivre chastement, que celui qui s'enivre après s'être engagé à la tempérance, sont plus coupables que ceux qui ne sont point liés par une loi qui prescrit ces vertus. Un philosophe libertin est un monstre, parce que, outre ce que les vices ont de difforme en eux, le nom de sage que porte un philosophe augmente et fait éclater cette difformité. J'applique ce raisonnement aux Chrétiens. Nous faisons tous profession du Christianisme, qui est la plus noble de toutes les philosophies; cependant nous oublions ce nom saint, et nous violons la Loi sainte

qu'il nous impose : nous sommes donc plus met lians que les Barbares. (Salv Bff.)

Péroraison.

Providence suprême, dans laquelle nous vivons, nous sommes et nous agissons, inépuisable source de bienfaits et de grâces, pardonnez à mon zèle d'avoir plutôt justifié vos miraculeuses ténèbres que célébré les bénédictions immortelles dont vous comblez, dit le Prophète ', tout être qui respire; mais tel est l'esprit dominant de ce siècle, que vous avez presque toujours besoin d'apologie, et que tous vos secrets sont devenus pour lui, non des titres pour vous adorer, mais des droits pour vous contredire. Qu'ils sont à plaindre cependant ces arides censeurs , qui n'ont ici tant de raison que parce qu'ils manquent de reconnaissance et d'amour! Hélas! que font-ils autre chose que disputer contre leur intérêt et s'armer contre leur bonheur? Eh! que serait donc l'homme, ô mon Dieu , si, jeté sans dessein et sans but dans l'abîme de la nature, il n'avait, parmi tant de malheurs et de vicissitudes, d'autre consolation que la nécessité, et d'autre maître que le hasard? Oui, vous ne m'avez fait ignorant, faible, sujet aux vices et aux misères, que pour mapprendre à m'appuyer sur votre force, et à m'éclairer de votre sagesse. Ah! je ne parlerai donc plus de hasard, ou si mon ignorance emploie ce nom pour désigner le cours inaperçu de vos opérations, toujours elle sera gravée dans mon cœur, cette vérité consolante, qu'où la sagesse est infinie et la puissance sans bornes , il n'y a plus de place pour le hasard, ni d'empire pour la fortune. O joie ! ô repos de mon ame ! il est donc vrai que le monde n'est pas orphelin; je sais à qui je crois, je sais en qui j'espère. Avec quel abandon je me jette, ô mon Dieu, dans le sein de votre Providence! qu'il m'est doux de penser que ma sûreté ne dépend que de vous; que tout mon être vous appartient; que c'est un père juste et bon qui a fixé mon sort, et qu'enfin ce qu'on appelle la nature n'est que l'art de votre sagesse, et le destin que les décisions souveraines de votre volonté! Apprenez -moi à la connaître cette volonté sainte,à m'y conformer, à m'y résigner; qu'elle soit désormais ma règle et ma science; environnez-m'en comme d'un bouclier, ainsi que parle le Prophète -, afin qu'après avoir été pendant la vie l'unique objet de ma soumission , elle devienne en mon dernier moment le garant assuré de ma béatitude. Ainsi soit-il. ( M. db Boulogne. )

* Ps. cxnv, 16. -- e Ps. v, 13.

DES PREDICATEURS.

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