SOS
chronologie des empires de Hinive, de Babflone et d'fictetene. - Hoeffer, La Phénkie, Ut êeUr^tonit et VAu^rie.
NACGyiAKTi (Giacùmo\ en latin Naclun- ^Ms, théologien italien, né à Florence, moit le 24 avril lâG9. Religieux dominicaia, il professa la théologie à Rome, et fcit créé, en 1644, évéque de Cbioggia, dans l'État de Venise. Il assista en cette qualité au concile de Trente, et s'y distin- ^a autant par son savetf que par sa soumis- «ion à rétracter quelques «pinions assez libres qu'il avait avancées. Nous dtei^ms de lui : Scripiurxsacrm meduUa;\eat^, iô61, nt4*; — Enarramnts m BpUtolam i^uH ad Sphesios, in maximum potUiJkatum^ elc; Venise, i»70, 2 vol. in-S*; — DigresHones et Tractatwneu i Venise, 1657, 2 vol. in-foL P.
UibeUl, Italia smera. ^ Éetwrd, §ertpu ord, Brœdieat., 1. — GhIUnl. Théâtre d^HuornitUdetteraU.
NACBBT iUui$- Isidore)^ pharmacien français, né à Laon, en 17&5> mort en 1832. Fils d*un médecin, il vint k Paris fitire set études scientifiques. Après de bons exArnens, Il fut nommé prévôt du Collège de Pharmacie. Il s'établit alors dans la capitale, et joignit k son officine d'apothicaire une fabrique de produits pharmaceutiques. Nachet fut ua des plumiers praticiens appelés à professer ior^ de la création de l'École de PtMrmacie; il remplit ses fonctions durant trente années. Il a fourni des articles au IHcttùnnaire des sciences médicales ^ au Journal général de médecine; 9lvl Journal de pharmacie ;6L&laAsêé quelques traités sur le beurre ^ou chlorure) à'antimaine; sur l^émétique; snr 4es étkers; sur le kermès minéral, ou poudre des CAartreux ( oxysulfure d'amlimoine hydraté) ; sur le soi^fre doré d'anli" moine, etc. L— c — n.
P.-F. Mérat, Journal de pharmacie, t. xvm, p. us.
1IAGHMA1I {Moise BEN-), Célèbre rabblu espagnol, né à Girone, en 1194, mort à Jérusalem, vers k fin du treizième siècle. Il étudia d'abord la médecine, et pratiqua son art avec beauconp de succès; il s'appliqua ensuite à approfondir le Talmud , et devint très-versé dans la science de la cabale. Aussi fut-il appelé en 1263 par le roi Jacques d'Aragon k di cuter evec les dominicains Paul Christiani et fiaimond Martin sur la question de la venue du Messie; dans les actes de cette dispute, rédigés par lui et insérés, mais très-Aïutivement, dans les Tela içnea Sa^ tanœ^ il s'attribue une victoire complète sur ses adversaires; Fr. Bosquet, évéque de Lodève, dans une lettre mise en tête du Pugio fidei, assure que Nachroan fut réduit au silence. Plus tard Nachman se retira à Jérusalem, où il construisit une synagogue. On a de lui : Riur hal altora, seu Expositio legis; Maples, 1490, in fol.; Venise, 1545, in-fol.; Cracovie, 1587, in-fol. ; — Lex hominis ; Constantinople, 1519; Venise, 1598, in-4*'; — Ànimadversiones in MaimonidêB Jad Càadxka; CkinsSantlnopfe, 1510, Ui-4*» ; — Commentarius in Jotmm; Ve-
im
mse,4dl8, iii-4*; — ResponsalegaHa;yesàse, I523y ni-4o; — l^hereth Kakkodesch, Epis- (ola sanetitatis ; Rome, 1546,Cracovie, 1594, in-12; — FonsJacobi; Vunôc, 1547;— Mil' moth Jehova, Bella Domini, à la saite des Opéra d*Alphès; Veaise, 1553, en IkYear duquel œt onrrage est écrit; — Sepher Jeiira; JHaatoue, 1562, iii-8*; — tilium secretorum; Venise, 1590, m-4*; — Novell» expositiones tu Bava Bathra; Venise, 1623, ^1-4**; — Schaar hagemulf Porta retritmtionis ; Cra- «OTÎe, 1 648 ; on dte aussi une édition de I^aplcs, 1500, et une autre de Venise, 1601 ; — plusieurs autres écrits reli^eux et philosophiques, dont quelques-uns sont restés inédits. O.
SerplIiDs, Bitiiieke Seriètmten, t. TU. - WolCT, SPblMMeea Ikeàraica, — ftosal , MUUHheca Judaica.
KJkCMTGXLL (Ottomar), en latin Zt»dMiti5, humaniste «neniand, né à Strasbourg, Tcrs 1487, mort vers 1535. Après avoir étudié les beFicslettres et la jurisprudence à Paris, à LouTain, h Padoue et k Vienne^ 11 visita une grande partie des États de TEurope, notamment la Hongrie et l'italiey ainii que plusieurs contrées de TAsie. Dans llntervalle il entra dans les ordres; de retour en Allemagne, il prêcha dans divers endroits, entre autres à Ai^bourg. où il se lia avec le Cuneax Gefler de Kaisersberg. En 1514 Q revint dans M ville natale; pendant plusieurs années il y donna des leçons de grec, langue <^\Ci[ fut q>pelé, en li»}}, à enseigner au couvent de Saint- Clric h Angriiourg. Les sermons qu'il prononça dans cette ville contre les doctrines de Lnther bû firent, en 1528, Interdire hi diaire; Tannée suivante il se fixa à Frihourg en Brisgau, où il continua à prêcher contre la réforme. Nachigall, reoommé auprès de ses contemporains pour ses connaissances étendues et Tariées, était d'une hqmeor très-satirique ; Érasme et Hutten notamment ftirent fobjet de ses plaisanteries mordantes. On a de lui : Carmen heroieum çrxcuM quo J. Geileri Kaisersbergii otfilztm décantai; Strasbourg, 1510^ in-4**; — InsUtU' liones masic«;'StrasbouEg, 151 5 et 1538, in*4<»; Aagdwarg, 1542, in-4*'; — Progymnatmata p'xcM Uiteratîirx; SlraslMurg, 1517 et 1523, Q1.40- — Grunnitu BopMsia, slve Pelagus hunatue miserUe, quo doeetur uMus natura nd virtutem et felieitatem propitu accédai, hominis an bruit antmaniût; StraslionTg» 1522, in- 8** (uoy. Schelhom, AnuBniiaies UUC' rarùB^ L X)^ -» Svangelica Historia, e çrxco versai Angsbouiqg, 1523, in-4*. Sachtgall a dooné Ini-raènie une traduction allemande de <xtle ooneordanee des Évangiles, due à Tatien , Aogsbouiig, 1624, in- 8°; l'année suivante il pubKa au allemand une autre concordance, arrangée par )ni-mème4 — Jnei et salet ; Auggbourg, tâ24, in- 8*, Francfort, 1602, in^" : recueil de <^tes» dont plusieurs assez licencieux. Nachti^ a aussi publié des éditions 4t Martial, de Loden, d*Anln Gelle, de plusieurs dialogues
JSACHMAN — NADAL no
de Plutarque, etc. ; enfin, il a donné une traduction allemande des Psaumes de David; Augsboniig, 1524, in-4*'. O.
Sebelhorn, UmrnnitateM UtUrwrim, t VI, p. «SB. «•
NloeroD, Mémoires, t. XXX II. — Bracker, MUcelloMM^ — Rolenotind, Supplément S JOcber.
NADAL {AugusUn), littérateur français, né en 1664, à Poitiers, où il est mort, le 7 août 1740. Son père était un marchand passementier. Après avoir terminé ses études. Il vint à Pari^ et obtint remploi de précepteur dans la maison du marquis d^tampes, capitame des gardes de Monsieur, frère du roi. Quelques pièces de vers et la tragédie de Saûl, qui eut du succès, suffirent pour le faire admettre, en 1706, dasâ TAcadémie des inscriptions et belles-lettres. Il n'avait guère avancé sa fortune lorsqu'il rencontra dans le duc d'Aumont un véritable Mécène, qui lui donna, en 1708, la place que remplissait auprès de lui le poète La Fosse, celle de secrétaire de la province du Boulonnois. En 1712, il a4>oomipagna ce seigneur, nommé ambassadeur auprès de la reine Anne pour la paix d'Utrecht, et, en récompense de ses services, il fut pourvu, en 1716, de l'abbaye de Doudeauville en Boulonnois. Un peu après la mort de son protecteur, 0 retourna à Poitiers. L'Académie de musique, qm s^était établie dans cette Tille sous les auspices de Le Nain, intendant de la province, lui donna lien d'écrire plusieurs morceaux pour être chantés dans les fttes ; s'il eût eu phis d'égard à conserver sa réputation qu'à sacrifier à son goi^t, il aurait supprimé presque tout ce qu'il a fait à cette époque. H fut inhumé dans réglise de Saint-Cjbart, et c'est d'après son ^taphe que nous avons indiqué aon âge, qu'A avait toujours eu la faiblesse de cacher. L'abbé Nadal est un poète médiocre et nn prosateur ampoulé. On trouve dans ses tragédies de rares •beautés, que déparent de nombreux défauts et une versification souvent lâche et embarrassée. Ses écrits de morale et de critique donnent mie idée plus avantageuse de son esprit el de son savoir, sinon de son bon goOt On « de hri : Saûl, ^ro^éifle (jouée IcSS fêvrier f 705 ) ; Paris, 1705, 1731, in-tl : la setfle de tes pièces qui soit restée pendant qaélque temps au théâtre ; — Le Nouveau Mercure {jam, 1708 ^ mars 1709, janvier à mai 1711 ) ; Trévoux, 1708-1711, 8 vol. in- 12; le ptan de œ journal, entrepris avec Pîganlol de La Force, était le même que celui du Mercure galant : historiettes, dissertations, pièces fugitives en vers et en prose , nouvelles du mois, etc. ; — Bérode, tragédie (15 février 1709); Paris, 1709, itt-12 : on s'efforça d'j voir contre la cour des allusions safiriques, qui étaient bien loin de la pensée de l'auteur; — Antiochus,mi les Machabées, tra^ gédie (16 décembre 022); Paris, 1723, in-12; » Mariamne, tragédie ( 15 lévrier 1725) ; Paris, 1725, in-12; — Observations critiques sur la tragédie cTHérode et Mariarane<ie M. de V^
NADAL — NADASTI
(Voltaire); Paris, 1725, in-8"; il en attaque l^ordoDnance, les caractères et mêine les vers, où il prétend trouver du plagiat; dans une Lettre sur ta tragédie de Zaïre (s. d., in-8°), il prétend que Voltaire n'entendait ni le théâtre ni la versification ; — Histoire des Vestales, suivie d'un Traité du luxe des dames romaines; Paris, 1725, in- 12, et dans les Mém. deVAcad. des Inscr, (t. IV, 1723). « L'auteur y fit connaître son caractère, dit Dreux du Radier, et ce vernis galant et déplacé qu'on trouye dans presque tous ses écrits ; le style en est travaillé et poli, mais on reconnaît à chaque ligne un goût aiïecté, un air précienXy beaucoup de néologismes et d'opposition avec la justesse et la simplicité d*une expression noble et naturelle » ;
— Osqrphis ou Moyse, tragédie; s. I. n. d. (Paris, 1728), in-12; cette pièce, extrêmement faible, fut arrêtée en 1727, comme on allait la représenter; — Arlequin au Parnasse, com. critique de Zaïre; Paris, 1733, in-8'', jouée en 1732, à la Comédie-Italienne; — Le Paradis terrestre f imité de Milton, divertissement spirituel en un acte; Paris, 1736, in-4*. Tous les ouvrages ci-dessus ont été réunis par l'auteur dans les Œuvres méiées (Paris, 1738, 3 vol. in-12), qui contiennent de plus plusieurs lettres ; Esther, divertissement spirituel ; des fragments du poème de Radegonde; des dissertations sur les tragédies de Racine ; etc. L'abbé Nadal a été l'éditeur des Œuvres posthumes du chevalier de Méré (Pms. 1700, in-8®), qu'il avait choisi pour modèle. Une note manuscrite deLenglet lui attribue le Voyage de Zulma dans le pays des fées, écrit par deux dames de condition (Amst., 1734, in-12); mais il est douteux que ce livre soit sorti de sa plume. P. L— y.
Titon da TlUet, Fameuse françoU. p. 7B1, édit. la-foL
— Parfalct frères , Hist. du Théâtre françoU. — Dreux do KaûlWt Hltt. itUér. du /^l^oat. — Quérard, La France littér,
n ADJkNTi ( Jean ), historien hongrois, mort vers la fin du dix-septième siècle. Noble d'origine, il voyagea en Hollande pour étendre ses connaissances, et fut nommé, en 1666, professeur de philosophie et d'hébreu en Transylvanie ; les troubles qui agitèrent ce pays l'obligèrent bientôt de se retirer en Hongrie, où il mourut. Il a laissé • Florus Hungaricus; Amsterdam, 1663, in-12 : c'est un abrégé de l'histoire de Hongrie, pour lequel il a mis à profit plus de six cents auteurs; — quelques autres ouvrages, notamoficnt une traduction d'un traité de Mizauld sor
la culture des jardins. K.
Horanjl, Memoria Hvngarorum, II, 666.
NADAsi {Jean)f historien hongrois, né à Tymau, en 1614, mort à Vienue (Autriche), le 3 mars 1679.~Ëntré à dix-neuf ans dans la Compagnie de Jésus, il professa successivement à Gratz la rhétorique, la philosophie, la théologie morale et la controverse. Ses supérieurs l'appelèrent à Rome en 1649, et le chargèrent pendant quelques années de la rédaction des lettres sur
l'état des missions. Goswin Nickel et Jean -Paul Oliva, son successeur dans legénéralat de l'onire, le choisirent pour assistant, et lui confièrent l'expédition de la correspondance latine pour les provinces de Germanie. De retour en Allemagne» Nadasi devint directeur spirituel du collège de Vienne, et l'impératrice Éléonore, douairière de l'empereur, Ferdinand III, le choisit pour son confesseur. On a de Nadasi un grand nombre d^ouvrages, tant ascétiques qu'historiques. Ceux qui méritent surtout d'être cités sont: An mis hebdomadarum cœlestium; Prague, 1663, in-é**; — Pharetra spiritus, en hongrois ; Presbouiig, 1649, in-S** ; — Annuœ litterx Societatis Jesu annorum 1650 et quatuor sequentium; Dillingen, 1658, in-S*"; — Annus cœlestis; Ck>logne, 1667, in-4^; Bologne, 1673, in-12; — Annus dierum iUustrium Societatis Jesu, seu mortes illustres; Rome, 1657, in-8*»; — Annus dierum memorabilium Societatis Jesu ; Anvers, 1665, in-4'; — Reges HungarisCya sancto Stephano usque ad Ferdinandum tertium; Presbourg, 1637, iu-fol.; — Vita sancti Emerici; Presbourg, 1644, in- fol. Nadasi a continué et publié deux ouvrages importants de son confrère Ph. Alegambe: Mortes illustres et gesta eorum de Societate ah anno 1647 usque ad annum 1655 (Rome, 1657, in-fol.), et Heroes et Viciimse charitatis Societatis Jesu (Rome, 1658, in-4*). H. F.
SottweU, Bibl. script. Soc. Jesu.
K ADA ST I (T/^omas, comte oe), général hongrois, vivait dans la première moitié du seizième siècle. Il était palatin de Hongrie, lorsque Soliman vint en 1529 faire invasion en ce pays avec deux cent raille hommes. 11 se jeta dans Bude, décidé à défendre cette place à outrance ; mais les habitants, aussi bien que les troupes, ouvrirent les portes à l'ennemi Soliman punit cette lâcheté, en faisant massacrer la gar^nison, en traitant Nadasti avec les plus grauds égards, et en lui rendant la liberté sans rançon. Plus tard, Nadasti prit part, avec distinction, aux guerres entreprises par Charles-Quint ; c'est sous lui que le ducd'Albe se forma au métier des armes.
Son fils François N41>asti, né en 1554, mort en 1603, se fit remarquer par ses talents militaires dans les campagnes de la fin du seizième siècle contre les Turcs. O.
Isthvanfl, Hlstoria Hungarorum. — CzvitUDger,//unçaria lUerata,
NADASTI (François, comte ce), homTr)(^ d'État hongrois, petit-fils du précédent, décapité en 1671. Il occupa divers emplois élevés dans l'administration de son pays, et demanda en 1666 la charge de palatin, qui venait de devenir vacante. Mais l'empereur Léopold , qui voulait la supprimer, la lui refusa. Nadasti dè> lors, qui par ses études sur l'ancienne constitution hongroise était plus que tout autre à même de reconnaître combien le gouvernement impérial violait les lois du pays, se rapprocha
fis
de plosiears magnais , décidés à combattre les
mesares oppressives de Léopold. Arrêté en
IS'^o, il se vit accusé faosseroeot d'avoir voula
^tteoter à la yie de Tempereor, et (bt condamné
à mort après nne procédure des plus iniques.
Il fut exécuté le 30 avril 1671 ; ses biens furent
confisqués , et ses enfants obligés à prendre
le nom de KretU%berg et à porter autour de
leur COQ an cordon ronge, rappelant le supplice
de leur père ; cet arrêt barbare fut plus tard
révoqué, et aujourd'hui la famille Nadasti oo-
eope les plus hautes positions dans l'empire
d'Aotrfttie. On a.de Nadasti : Mausoleum re-
gni Hungarix; Norembeiig, 1664, in-fol., avec
{nvnres : cette histoire des souverains de
Hongrie, écrite en style lapidaire, a été plusieurs
fois réimprimée ; une traduction hongroise en
fat donnée en 1771, à Bude, in•4^ par Horanyi ;
— Cynosura juristarum; 1668 : recueil par
ordre alpiiabétiqne des lois de Hongrie; une
nouvelle édition augmentée parut à Leutsch,
1700, in-8*. Nadasti a aussi donné une édition
revue et amplifiée du livre de Rêva : De Mo-
Twtrchiaet corona regni fftin^arta?; Francfort,
1659, in-fol. 0.
DeterifiOo proceituum in fr, Nadatti, Pet, a Zrint tt Fr. Françepani (Vienne, 1871, in-fol.). •- Wagner, rUa Ijtopoldi. — Malblb, GeschUhte der MafttÊrm.
RADAUD (Joseph), savant ecclésiastique fraoçats, né le 13 mars 1712, à Limoges, où 11 est mort, le 5 octobre 1775 (1). Sa famille, (fooique pauvre, était une des plus anciennes et des plus reeoromandables do Limousin. Devenu prêtre (1736 ), il consacra a la l'histoire de cette prtirince les loisirs que lui laissèrent un vicariat peu laborieux, pois l'administration de deoi petites paroisses de campagne, situées à des points opposés du diocèse. Il dépouilla mt- Dotièusement les archives de tontes les cornmooes de la généralité de Limoges et la Bibliothèque royale de Paris. Comme Ta fait obserrer Tablié Legros, Nadaod, pour avoir trop hi 00 trop écrit , n'a fait imprimer que trois taUes chronologiques, qui ne sont pas irréprochables , concernant les évêques de Limoges ( 1770 ) , les papes et les cardinaux limousins (1774), et les seigneurs et souverains du LinMmsIn ( 1775 ). Il a beaucoup travaillé au Dictionnaire des Gaules et de la France de rabbé d'Expilly et à la Bibliothèque histo- Tique de la France ( t. ÏV et V ) du P. Leiong. Lès manuscrits qu'il a laissés sont la propriété des prêtres de Saint-Sulpice, qui dirigent le grand séminaire de Limoges ; en voici les titres : PouiUé du diocèse de limoges, 2 vol. gr. in-fol. ; — Nobiliaire du Limousin, 2 vol. in-fol.; — Mémoires pour servir à l'histoire dit diocèse de Limoges, 6 vol. in-fol.; — Mémoires pour V histoire de Vabbaye de Grand-»
(t) l'es registres déposés à la nalrle de Limoges attestent qn' Ifadaod est mort à cette date; c'eat par erreur VeFetter tndiqae celle de ilW.
NADASTI — JVADAULT 114
mont , in-fol. ; — Recherches historiques , in-fol. ; — Histoire du Limousin, in-fol. ; — Notes sur les hommes illustres du Limousin^ in-fol. Tous ces manuscrits s'arrêtent avant Tannée 1770. J.-B.-L. Roy Pierrefittb.
Bibl hiti. dé la France, IV et V. <- Calendriers linumsins, ITTOnSi. — Feuille hebdomad. de la généra^ lité de Umoget, 10 oclobre •iTis. — yénnalet de lu Hante- Fienne, iSil, n» 90. - Vltrac et Lpgros. Diet, hitL du Umousin. — MIgne, Diet. des manuscrits, art. LoiOOES. — Annuaire de la Société de FHist. de France, 18ST. — Bultet. de la Soc. arcàéol. du timoutin, III. M. — Notes communiqvées.
^iffADAUD (Gustave), poëte et compositeur français, né à Roubaix (Nord), le 20 février 1820. Knvoyé à l'âge de quatorze ans au collège Rollin, à Paris, il revint à Roubaix pour y suivre la carrière commerciale. Plus tard» il établit une maison de ^commerce à Paris, pour les tissus de Roubaix. Cependant un goût très^vif pour la poésie lyrique se manifesta en lui ; des chansons dont il composait et les paroles et la musique obtenaient dans les salons le plus grand succès. Il aliandonna le commerce en 1849, pour se livrer à ses études lyriques, produisant des cou. piets plein de rerve, de naturel, et de gatté; tels sont : V Ivresse, Le Docteur Grégoire, Bonhomme. Le Quartier latin, VInsomnie, Le Voyage aérien. Le Télégraphe, La Pluie, eti5. Une de ses chansons. Pandore, ou les deux gendarmes, lui attira quelques poursuites. M.Nadaud a donné, en 1860, un recueil de Chansonnettes, in- 12. G. DE F.
Doeuments partieiillen.
NAOAULT {Jean ), magistrat français, né le 25 octobre 1701, à Montt>ard, mort le 19 novembre 1779. D'une ancienne famille de robe do Limousin, qui, vers 1660, était venue s'établir en Bourgogne, il fit ses études à Dijon, où il fiit reçu avocat, devint maire perpétuel de Montbard et acheta plus tard la charge d'avocat général à la chambre àe» comptes de Bourgogne. 11 avait dans les sciences physiques et mathématiques des connaissances étendues, qui le firent nommer membre de l'Académie de Dijon et correspondant de l'Académie des Sciences ; il résigna en 1751 ce dernier titfe. Nadault était lié avec BofTon, son compatriote, et l'encouragea dans ses premiers travaux. En société av(«c Daubenton, il a traduit un volume de» Acta naturœ curiosorum ( 3I(*m. de PAcad, de Dijon, t. Il ), et il a rédigé seul un Mémoire sur le set de chaux (Recueil des savants étrangers, t. Il, 1755 ). On a aussi de lui une Histoire ( ms. } de Montbard, à la Bibliothèque impériale.
Son fils, benjamin- Edme, mort le 17 février 1804, fut conseiller commissaire aux requêtes du palais à Dijon et conseiller au parlement de cette ville. En 1789, il rentra dans la vie privée, et se consacra exclusivement à la peinture. Il avait épousé une sœur puînée de Buflbn, Catherine Leclerc, femme d'un esprit supérieur et d'un cœur excellent, à laquelle son frère nvaît voué une estime et une tendresse {uirticulièrei^;
liô
NADAULT — NADIR — CHAH
née en 1746, à Miintbard, elle y mourut, le 21 juin ls32. P. li.
Jtiogr. univ, st portaL <(«i Contemp*
iogénieui' français, Béeo 1804, à xMontbard. Petitfils de Benjamin- Ëdme Nadauit, il entra en 1S23 à l'École polytechniqoe. Classé dans leser^ce des poiAs et chaussées, fl fut mis en 1842 à la tête 4» la division des usines ( mioistifere des traTaun publics ). Depuis quelques années il est ingéiûenr en chef de première classe et proressenr dliydraulique agricole à Técole impériale des poots et chaussées. En 1860, H a obtenu rautorisafion d'ijouter à son nom celui de son aieule, Cathenne Lecierc de Buflbn. 11 a publié : Considàratioiu sur les communications intérieures ; Paris, 1829, 1834, in-4°; — Des Usines sur les cours d'eau; développements sur les loti et règle* ments qui régissent cette matière; Paris, 1840-1841, 2 Tol. ^-8*"; ^ Des Canaux d'arrosage de V Italie septentrionale dans leur rapport avec ceux du midi de la France; traité des irrigations envisagées sous les divers points de vue de la production agricole^ de la science hydratUique et de la législation; Paris, 1843-1844, 3 toL Jn-8« et atlas in-fol. ; — Cours d*agriculture et dhgdrauligue agricole; Parts, 1853-1866, 4 toL m-8*; — Correspondance inédite de Bujfon ; Paris, 1860, 2 ToL in-8^.
JJttér. françaUe eantemp.
KiDiR-GHAH {Tfiamasp Kouli-KÂan Vély- Jffecsnen ), souforain de toute la Perse, né à Dérikasse, près de Mechd, dans le Kliocasan, le 11 novembre 1686, mort ie 20 inin 1747,4 Féthabad. U s'appeiait d'abord SAdk-KouU, et était ils d'Imam Komli Poochang, descendant d'^iia ancienne famiUede la tribu AÛare des Gordgely, alors déckne, qui avait «a la possession béi«éditaire du district de KbélaL On raconte qu'il 9^(M d'abocd sa vie à finre des luibits et des manteaux de peaux de mouton. Emneoé prisonnier de guerre, à l'Age de dix-sept ans, par tes Oiubeks, il ne kw dobappa ^pie quatre ans après, tandis que sa mère mount en captivité ches les Tartares. NAdir KooUentra au service de Babonl-beg, commandant d'Ai>ivard et petit cbef de la tribn des Kirklou, -qui lui donna sa fille. Après la mort de Baboul, Nadir lui succéda dans son gouvernement; mais après nvoir assassiné son beau - frère, il s'enfuit, et se mit à la tèle d'une bande de Tolenrs. Étant devenu, |ier son «ournge et sa capacité, ^nvemeor du Khorasan, il mit tant d'insolence dans ses rapports avec le gouvernement, qu'il fut dégradé et même puni de la bastonnade. Il se lendit alors anprès de Khalilehe- Beg, qui commandait la forteresae de Kbélat. Mais cel^i<i, effrayé de la violence et de l'anibHion de son neveu, l'obligea de s'éloigner. NAdir Konli reprit de oouTeau l'état de bandit, et parvint à grouper autour de lui de nombreux partisans. Il aetroava bientâtà la tèle de trois mille bommes
avec lesquels il leva des contributions sur le» babitants du Kltorasan. Ayant sMr|)ris son oncle, il regorgea, et fit du fort de Kbélat le ceutrc de ses opérations. Il servit ensuite pendant quelque temps sons Mélik-Matamoud Séistany, maître de Meobd etd'ime partie du Kborasan. Après avoir vaioemeot tenté de l'assassiner, il le quitta, pwMt l'attaquer bienlét dans Mecbd même. En 1726, il reçut des offres pour •enbrer au service de Ctiab Thamasp U, roi légitime, de la dynastie des Sofia, et pour aider ce prince àcbaaser les Afghans, usurpateurs de la plus grande partie de U Perse. Il accepta ces offres afisc joie, «t dans une entrevue à Kfaabouehan, sur la fran- Hère ém Kharizme, en septembre 1726, il obtint le pardon de tons ses méfeits. U s'empara de Mechd, après on siège assez court, et força Mélib M^mond à prendre l'habit de moine. Pendant le siège, NAdir Xouli avait fait assassiner Feth AK-Kban, quadrisueul ém «hah aetnellemcBlt régnant, et commandant en chef des troupes de Tbamaap IL Aprts avoir usurpé le commandement des forces royales, il fit venir tes propres troupes, ainsi que sa famille à Mechd, ne il ordonna la construction d'une nouvelle conpnle ajoutée à la grande mosquée, qu'il fit splendidement dorer. U conclut ensuite une alliance avec Saw-Bey, seigneur de Gardjistan,-qui lui donna sa fille et lui laissa sa principanté. Ces aoles de sonveraineCé irritèrent vivement Chah Thainasp IL Mais NAdir, pour apaiser sonaonverabi, lui fit restituer des trésors enlevés par des brigands, et prit le nom de rAcmsjp KouU-ti^n <ou ichaa esclave de XhamMp). Il se défit ensuite de Méillr Mahmond, réUUit, en 1728, la tranquillité daas le Dipir^io^ «t le Masanderan, «t denaanda A la Attssie U restitution du Ghiian, -provioce littorale de la mer Caspienne. En avril 17SS^ il défit les Algbans-Abdaliia, auxquels il enleva la viHe et le territoire de Héiat. Puis, avec U rapidiléde Isn foudre, il tomba sur Aschraff, nsui^ pateur de la Per^^., delà dynastie des Afg^iana- GlftUdjî, remporta sur loi trois victonres conaécutlves, le 29 se|»tembre, 4e U octobre et le 13 nnveaabre 1729, près de Damegan, SeMékbar et Mouricha-Koureb. Ces victoires lai ouvrirent les portes d'Ispahan, où il ordonna un épouvantable massacre de tous les Afghans ; pois il y fit conronner roi de toute la Perse son roaltra. Chah Thamasp H. Pour abattre complètement AscfaMrfr, NAdir le pnureuivit A outrance près dce rninesde Pers^lis, et le refoula à Candabar,oàil le fit assassiner. En récompense de ces services* K Adir reçut de Tbana^ Il le goo veiwement des quêiM provinces de Khorasan, Masanderan, Séifilaa et Kerman, avec la maib de la aaenr de son souverain pour son fib.alnéilica Kontt, et avec le droit de frapper monnaie en son nom. Apiés avoir laissé ces <}uatre provinces à son ftère ibralM, Nadir Kouli, qui prit dès lors le nom de Vvty Neamen^ se mit en campagne contre les Bakhliaris dans le Loaristan. Au printemps de