‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 108 sur 110 · NI£X>LAS · texte numérisé non relu

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obtenues. Puit il adressa nn ultunafoin, par le» quel il deoiaDdait qae le divan s^eogageàt à maintenir intacts et à perpétuité les iiomimités dont jouissait l'Église orientale dans tout l'Empire Ottoman. C'était, en d'autres tehnes, accorder à l'empereur de Russie le protectorat de toutes les populations qui professaient la religion grecque, et qui deviendraient sujettes de Teropereor de Russie. Ces propositions furent repoossées par le divan. Le prince Mentchikoff , selon sa menace, déclara que toute relation était rompue entre l'empereur de Russie et la Porte Ottomane, et il quitta Constantinople. Les cabinets de Paris et de Londres, voyant que cette mixture allait amener la guerre , promirent au dîvan Tappui des deux puissances.

L'empereur Nicolas ne voulut pas désavouer son ambassadeur ni subir doeilement le refus du divan. Une note fut adressée pour inviter le gouyemement ottoman à souscrire, sans réserve aucune, aux propositions du prince ftfentcbikoiT, sinon l'empereur se verrait obligé de faire occuper par ses troupes les principautés danubiennes, et de les y maintenir jusqu'à ce que la Porte Ottomane fU droit à ses demandes. La réponse fut négative, et le 3 juillet 1853 l'armée russe entra en Moldavie.

Les alliés de la Porte Ottomane engagèrent le 4ivan à ne point commencer la guerre et à confier ses intérêts aux deux puissances, qui espéraient encore réussir par voie de négociation.

Gette modération acheva de persuader à l'empereur Nicolas qu'on ne loi ferait pas la goerre et qu'il était maître de soumettre la Turquie à ses volontés. Les représentants de l'Autriche et de la Prusse, réunis à Vienne, proposèrent d'abord un projet, qui, sans confirmer les relus du divan , ne satisfaisait pas les exigences de la Russie. Cette transaction fut d'abord consentie par la Franceet l'Angleterre : on espéra que la guerre pourrait être évitée; mais le divan répondit que les modifications apportées aux injonctions de la Russie étaient vaines et insuffisantes. De son oMé le cabinet de Pétersbourg persistait dans les conditions que le prince Ment* chifcofT avait signifiées au divan. En conséquence Tarmée ottomane reçut Tordre de se porter en avant. A la fin d'octobre la goerre était commencée; c'était malgré les conseils de ses serviteurs les plus dévoués que l'empereur se refusait à toute transaction. Il n'avait pas cru que la Turquie osât lui déclarer la guerre. Après une entrevue ayee l'empereur d'Autriche, il consentR à quelques modifications ; mais les cabinets de Paris et de Londres se refudèrent à ces arrangements. Il était trop tard ; les deux puissanees étaient engagées avec la Porte Ottonmoe.

En occupant les principautés, l'empereur Nicolas D'avant pas cm commencer une guerre. Dans sa pensée cette invasion ne devait être qu'une menace ; et quand les armées se rencontrèrent, les Turcs se. trouvaient plus en force

que les Ruuea. Mais dès le oommcBœawBtden hostilités l'escadre insse sortie de Sébaj^topol surprit une division de la flotteturqne^ qui n'était nullement préparée à cette attaque et l'écrasa do feu de ses batteries; car les bâtiments turcs n'e^ talent pas armés en goerre. Cette agression détermina l'entrée des escadres fran^se et anglaise dans la mer Noire. Ces deux pms^ sauces déclarèrent la guerre k la Russie. C'était le plus grave mécompte de l'empereur Nicolas; il n'avait jamais prévu que la France et fAngleterre pourraient s'allier contre lui. Six mois après, l'Autriche stipulait une coopératk» «r^ mée avec la Turquie, pour l'affrancbisacmeflt des principautés occupées par l'armée rosse.

Aussit^ que la guerre fut déclarée, une année française de cinquante mille hommes arait débarqué à Gallipoli; puis elle s'était établie à Varna, avant de passer en Crimée pour Sébastopol. Ses opérations étaient comfaii avec une armée anglaise de vingt -cinq mille hommes. Le& Autrichiens occupaient les prûcipautés et l'armée turque non-seulement résistait aux troupes rosses, mais obtenait de glorieux succès.

Cette guerre, qu'avait suscitée Torgocilleux aveuglement de l'empereur Nicolas , ne hn donna pas un jour de satisfaction ni d^espémee. Il n'avait rien prévu ; son armée n'était pas prête; les grandes distances qo'elle avait à parcourir, le désçrdre et l'improlHté de l'administration militaire augmentaient tes chances de succès des armées alliées, composées de troupes d'élite conmiandées par d'habiles généraux et de voilants officiers. L'empereur Nicolas n'avaitpas en la pensée de prendre le commaodement de son armée, on de s'établir à une moindre distancedu théâtre de la guerre. Cependant il envoyait parfois des ordres qu'il était difficile et dangereux d'exé> enter. Après le débarquement des Françaiset des Anglais en Crimée , après la bataille de l'Alna, la résistance de Sébastopol lui rendit quelque espoir. Il avait envoyé deux de ses fils à l'armée; sachant d'avance l'attaque d'Inkerman, il comptait sur le succès. Pendant plusieurs heures on put croire que l'armée anglaise serait écrasée par l'immense supériorité du nombre. La l»taiile semblait gagnée, lorsqu'une division française, commandée par le général Bosquet, vint au secours des Anglais : cette journée, oi^ les Russes se tenaient pour assurés de la victoire, fut complète et terrible défaite.

La déplorable nouvelle de la bataille du 5 vembre 1854 arriva â l'empereur lorsqu'il était déjà depuis plusieurs mois en mauvais état de santé. Il avait senti s'aggraver de jour en jour le mal qui' le minait; mais il ne cessait pas un seul instant de s'occuper du soin de son arnDée, de la renforcer et de ne la laisser manquer ni de munitions ni de vivres. Les tristes nouvelles qu'il recevait, et surtout le fatal mécompte d'inkerman l'afDigèrent sensiblement, mais ne

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raccablaient pas. Il ne montrait aucune inquiétude. Seulement il répétait les paroles qu'il disait assez sourent, même en pleine santé : « On ne Tît pas vieux dans ma famiHe. »

Au moisde janvier 1855, il ftit prisdeeetteaffeo tîon des voies aériennes qu'on appelle la grippe. Un jour où il se trouvait mieux, il voulut aller inspecter des troupes qui devaient partir pour la Crimée. Ses médecins s'y opposèrent. — « Vous n*y feriez pas attention, leur dit-il, si je n'étais qu'un soldat malade. » — « Sire, lai répondit-on, nous ne laisserions pas sortir de liiôpital un simple soldat.» — « C'est bien, répliqua Tempereur, vous faites votre devoir; je vais Taire le mien. » ~ Le mal s'aggrava ; on constata qu*un côté du poumon était engagé. Le 1 1 février il se mit au lit : il ne devait pas s'en relever ; mais il continua à s'occuper des affaires. Le 17 les médecins aver* tirent le grand-duc héritier que le danger était imminent. 11 le dit à sa mère, qui crut de son devoir d'en prévenir le malatle. — « Mon ami, dit> elle, vous n'avez {las pn communier avec nous, pourquoi ne le feriez -nous pas aujourd'hui ?» — Il répondit qu'il ne voulait pas communier au lit et qu'il ne pouvait pas se lever. — « Suisse donc si mal ? » ajouta-t-il. Toutefois il s'acquitta de ce devoir. — « Quand je vous vis pour la première fois, dit*il à l'impératrice, mon cœur me dit : « Voici ton ange gardien, et cette propliétie est accomplie. » — Puis ils récitèrent ensemble des prières. — « N'avez- vons pas, lui dit-elle, pardonné à vos ennemis.' — « Oui, répondit-il, mais pas à tous. » Elle savait à que! point il était exaspéré contre l'emperenr d'Autriche , qu'il avait si efficacement secouru lors de la révolte de Hongrie, et qui venait de s'allier contre lui avec la France et l'Angleterre. — Elle insista. « Dieu veut qu'on pardonne à tons. » — « £h bien, soit, répondit-il, je lui pardonne. » - A deux heures du matin le médecin en qui il avait le plus de confiance se décida à lui apprendre toute la vérité. Il lui dit : « Ne voadrie^rvous pas voir votre confesseur ? Il viendrait prier pour votre rétablissement. » — « Est<e que je vais mourir?» dit l'empereur, sans se troubler. — » Oui, » lui dit le médecin en fondant en larmes. — m Et vous avez le courage de me signifier ainsi mon arrètde mort ?» — « J'obéis, répoadit le médecin, à l'ordre que vous m'en avez donné avant votre maladie. » ^ L'empereur lui tendit la main , et lui dit : Merci. » — L'expression de son visage ne changes pas. Son pouls ne varia point; il se sounettaif docilement à la volonté de Dieu. Il fit appeler ses enfants, mais voulut épargner cette doulenr à l'impératrice ; elle vint , soutenue par un religieux courage, elle lui prit la main; il reçut les sacrements , récita les prières des agonisants , ajoutant — : « Je prie Dieu qu'il m'accueille dans son sein »; pais il ordonna que le télégraphe transmit aux grandes villes de l'empire ces simples mots : « L'empereur se meurt ». Il r^ ses obsèques ,

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ordonnaat qu'elles (tassent oélébpées sans anoau faste, pour éviter à son peuple rnie dépense snperflue. Puis il donna sa bénédiction à ses enfants et petits-enfants. — «Sers bien la Russie, » dit-il au grand-dvc héritier. Une dépèche arriva de Crimée. — R Mes fils sont-ils bien portants, dit-il ; tout le reste ne m'importe pins; je ne pense qu'a Dieu. » Il fit appeler le comte Orlof et le ministre de sa maison, les remercia de leurs services; puis chargea le prince héritier de rennercier en son nom ses autres ministres, sa vaillante armée et surtout les défenseurs de Sébastopol. Enfin , il fit entrer les grenadiers du palais, vieux soldats qu'il connaissait tous, et les bénS. Puis se toomant vers son médecin, il lui dit avec un sourire : « Me dennerez-vons bienUVt mon congé? Sera^% bientôt fini? » Cependant il avait encore toute sa comianssance et la force de parler. Ce fut au grand-doc héritier qu'il adressa ses dernières paroles. — « Mon désir était de me réserver tout ce qu'il y a de pénible et de difficile dans les devoirs de souverain , pour te laisser un empire tranquille, florissant, bien ordonné. La Providence en a ordonné autrement. Maintenant je vais prier pour la Russie et pour vous. Après la Russie , c'est vous que j'ai aimé le plus au monde. » Btentôt il lui fui impossible de parier et son regard semMait s'éteindre. Il n'avait pas quitté les mains de l'impératrice et de sou fils, et les serrait dans les siennes. Cette pression cessa ; it était mort. Cette relation de sa mort et le testament que l'empereur Nicolus ft laissés tout peut-être mieux que l'histoire de sa vie eonnattre ce que son &me avait de grandeur, de noblesse, de respect et de zèle pour Taecomplissement de ce qoll regardait comme un devoir. Xp-^i.

Hitt. intime de la Ruttie, SchntUler. — Jntatalre de la hevue des Deux Mondm. — Les derniers Momenit de fempereur IfieoUu,

NICOLAS (Sir NicholaS'Harris)^ antiquaire anglais, né le 10 mars 1799, en Cornooailles, mort le 3 août 1848, dans les«nvironsde Boulogne-sur-Mer. 11 entra fort jeune dans la marine, prit part à la capture de plusieun b&timents français dans la Méditerranée , et quitta le service en 1815 avec le grade de lieutenant. Après s'être marié, il étudia le droit, et fut admis en 18<25 au barreau; mais il se borna presque entièrement à plaider les procès nobiliaires devant la chambre des lords. En 1831 il fut créé chevalier de Tordre de Hanovre. Doué d'une aetivité extraordinaire, il a réimprimé ou mis au jour pour la première fois un grand nombre d'ouvrages, en les faisant suivre de notices his* torique», d'observations et d'éclaircIsBementsqoi y ajonteni une valeur nouvelle ; tels sont : * The poeticalrhaptodff and other poems, 6y Firam ei$ Davison ; The literary rernaim af ladf Jane Grep ; Jtmrnal of the embauy of Thomas Beckington io France in 1442; Thesiêçe q/ Carlaverôck ; The hittarif of the baiUe of

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Agincourt; The privy pur se expenses of Henry VIII from 1529/0 1552; CAronic/eo/ Londonfrom 1089 /o 1483; Memoirs of lady Famhaw; Controversy beiween sir Robert Grosvenor and sir Richard Scrope in the courts of chivalry (2 vol. in-8"). On a de lui : Life of William Davison , secretary of State; Londres, 1823; — Notitia historica; ibid.y 1824, in-S** : ouvrage refondu pour le Cabinet Cyclopmdia de Lardaer, sous le titre The chronology of history^ containing tables, calculations and statements indispensable for ascei'taining the dates ofhistorical evenis and o/ public and private documents (i835); plusieurs fois réimprimé; — les Vies de Geo/frey Chaucer, lord Surrey^ sir Thomas Wyatt, CollinSf Cowper^ Thomson, Burns et H.'K. White, insérées dans différents recueils; celle de Chaucer passe pour un excellent morceau. Sir N. Nicolas a encore publié The des» patehes and letters of admirai lord Nelson (1844, 7 vol. in-8o), et il avait commencé une History o/the british nat;y,,dont il n'a paru que deux volumes. Il était membre de la Société des Antiquaires, avec laquelle il a eu de longs et fréquents démêlés. P. L.

Cyctop. of ençlish liter,, éditée par Ch. Knight.

* HIGOLÂS ( Jean-Jacques^Auguste ), écrivain français, né à Bordeaux, le 6 janvier 1807. Avocat à la cour royale, il fut nommé, le i*' septembre 1841, juge de paix du 4* arrondissement de Bordeaux. Après 1848, il devint chef de division au ministère des cultes, sonsM.deFalIoux. Conservé dans ces fonctions après la chute de ce ministre, M. Nicolas devint, le 15 février 1854, inspecteur général des bibliothèques de France, et après avoir refusé la place de juge de paix il accepta celle de juge au tribunal de première instance de la Seine. On a de lui : Du Tour des enjants trouvés; Bordeaux, 1847, in-18; — Études philosophiques sur te christianisme; Bordeaux, 1842-1 b45, 4 vol. in*8o : souvent reimprimées, notamment en 1861 ; — />u Protestant tisme et de toutes les hérésies dans leur rapport avec le socialisme; Paris, 1852 et 1853, 2 vol. in-12; — La Vierge Marie et le Plan divin , nouvelles Études philosophiques sur le Christianisme; Paris, 1852, 1853 et 1861, 4 vol. in-8<» et in-18. H. F.

Documents particuliers.

* NICOLAS (AficAe/), écrivain protestant français^ né le 22 mai 1810, à Ntmes. Après tvoir fait ses éludes à Genève et à Strasbourg, il les compléta en visitant, de 1833 à 1834, les université allemandes de Halle , de Berlin et de Heidelberg. Nommé pasteur suffragant à Bordeaux en juin 1834 et pasteur en titre à Metz en 1835, il passa à Montaubau , oik depuis 1838 il occupe la chaire de philosophie à la faculté de théologie protestante. Profondément versé dans les langues orientales et les matières ecclésiastiques , il est regardé à juste titre comme un des

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écrivains les plus instruits et les plus laborieux; de l'Église réformée. On a de lui : Instruction chrétienne à Vusage des catéchumènes ; Metz, 1838, in-18; — Réponse à la Lettre de Vabbé Lacordairesur le saint-iiége ; ibid., 1 838» in- 8" ;

— De la Destination du savant et de V homme de lettres 'yPsiiis, 1838, in-8^ trad.derallemand de Fichte;— De l'Éclectisme; Paris, 1840, in- 8^ ; réfutation des attaques de Pierre Leroux; — - Quelques Considérations sur le panthéisme; Paris, 1842, in-8°; trad. en anglais;

— Jean' Bon Saint- André, sa vie et ses écrits ;Paim, 1848, in- 12 : cette notice renferme deux écrits de ce conventionnel, entre autres le récit de sa r^iptivité sur les bords de la mer Noire; — Introduction à Vétude de Vhistoire de la philosophie; Paris, 1849-1850, 2 vol. in-8«; — Considérations générales sur Vidée et le développement historique de la^ philosophie chrétienne; Paris, 1851, in-9*, trad. de Tallemand de H. Ritter; — Notice sur la vie et les écrits de Laureiit Angliviel de La Beaumelle; Paris, 1852, in-8° : elle a été l'objet d'une critique assez vive de la part de M. Nisard dans VAthenxum du 8 octobre 1853 ; — Histoire littéraire de Nimes; Ntmes, 1854, 3 vol. in-12 ; — ffistoire des artistes nés dans le département du Gard; Nimes, 1859, in-12;

— Des doctrines religieuses des Juifs pendant les deux siècles antérieurs à Père chrétienne; Paris, 1860, in- 8**. M. Michel Nicolas a fondé, de concert avec MM. Michelant et Emile B^gm, L'Austrasie, revue de la Moselle, dans laquelle il a inséré plusieurs articles , et il a travaillé à diverses publications périodiques, tels que L'Évangéliste, Le libre Examen, La Revue théologique de Montauban, La Revue de théologie de Strasbourg, Le Courrier du Gard, Le Bulletin de la Société du Protestantisme français, La Liberté de penser, La Revue germanique, etc. Il est un des collaborateurs de la Nouvelle Biographie générale. P. L^t.

Docum. particuliers.

NICOLAS. Voy. Clahengbs, Cusa, Dcbraîà, Este, Eymeric, Falgucci, Ferneham, Gonesse, Heems, Klaus, Leomiceno, Lorraine, Lira, Na- ROULA et Tralage.

NicoiAT ( Nicolas de ) , voyageur français, sieur d'Arfeullle et de Bel-Air, né en 1517, à La Grave d'Oisans (Dauphiné), mort à Paris, le 25 juin 1583. Il suivit d'abord la carrière militaire, et assista en 1542 au siège de Perpignan. Il passa ensuite au service de diverses puissances, et durant seize années parcourut l'Allemagne, le Danemark, la Suède, la Prusse, l'Angleterre, l'Ecosse et l'Espagne. De retour en France, Henri II l'attacha à sa personne comme valet de chambre et géographe ordinaire. En mai 1551, il suivit Gabriel d'Aramon dans son ambassade à Constantinople, visita Alger, Tripoli, une partie de l'archipel grec et revint par l'Italie. Il était commissaire d'ar-

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