NAHUM
successivement k Vienne , à Paris et à Rome dans l'art de la sculpture, dont les éléments lui avaient été communiqués (>ar son père. Puis il se fixa à Cassel , et fat nommé d'abord professeur à l'académie des beaux-arts et » 1608 directeur de cet établissement. Ses œuvres les plus remarquables sont : la statue monU" mentale du landgrave Frédéric II, d'après un modèle fait par son père ; Vn Enjant pleurant la mort de son oiseau ; Vn Dieu fluvial ; le buste du roi Jér6me de Westpkalle^ des basreliefs dans le salon de marbre à WUhelmshôhe, etc.
HAHL ( Jean ^Auguste ) , peintre allemand* frère de Samuel, né en 1752, aux environs de Berne, mort en 1825, à Cassel. Il s'adonna à la peinture, fréquenta pendant deux ans l'atelier de Le Sueur à Paris, et alla ensuite passer sept ans à Rome. Plus tard il séjourna en Angleterre et en Allemagne ; après avoir ensuite habité Rome de nouveau pendant dix ans, il s'établit à Cassel, où il fut nommé professeur et en 1815 directeur de la classe de peinture à Tacadémie des beaux-arts. Parmi ses tableaux, dont Gœtbe parle avec beaucoup d'éloges , dans son Winchelmann, nous citerons : V Offrande de Vénus; Ariane à Naxos ; Narcisse ; Oiinike et Sophronie; Vénus enlevant %me épine du pied de V Amour; Castor et PoUux; un asseï grand nombre de paysages , etc. Nahl , qui a aussi gravé à reau4orte, a encore laissé beaucoup de très-beaux dessins à la sépia. En 1800 et 1801 il obtint les prix proposés pour la meilleure composition des sujets mis au concours dans les Propylées de Gœthe. O.
Nagler, KûnitlerLêrtkotu
NABVM, le septième des douze petits prophètes, né dans un village appelé Elcéséi, dont la position n'est point connue (1). Son nom Tient de l'hébreu nacam^ et signifie consolateur. 11 prophétisa contre le royaume d'Assyrie, spécialement contre Ninive, sa capitale, dont il prédit le siège et la destruction prochaine. On ne trouve nulle part à quelle époque Nahum fit cette prophétie; mais on peut le déduire avec une certaine vraisemblance de ce qui en fait l'objet. Les Assyriens y étant d'une part représentés comme les plus grands ennemis de» Israélites, et d'autre part les Assyriens du premier royaume d'Assyrie n^ayant jamais été les ennemis dlsrael, il faut que le prophète ait vécu et prophétisé pendant la durée du second royaume d'Assyrie; et comme il y est fait allusion (ch. 1, t. 12) à l'invasion du rui d'A8K>rie, Sennacbérib {ïsaie^ch. 37, T. 34S; iïots» ch. 19, T. 33), il s'ensuit an 'il a écrit dans les derniers temps du règne d'£zéchias, roi de Juda. La guerre contre Ntnive et
(r P.lcés(M on Elkescli. II y av.iit deux endroits de ce nom, Inn en A«»jrle. i trol» Menés de WInIve» «ù l'on inontrall le t'iinbeaii du prophète N^Uinni, Tautie en Galilée, qui du temps de saint JtiroAie était un pellt boQV en ntlneH. Ce dernier est saot doute le lieu de naliuiaoce du propMte; le premier ett d'une origine poatéileure.
h destmcfioa de cette Tille, qu'il prédit, ne sont donc pas celles qui eurent lieu sous Sardanapale et dont le» auteurs furent ArkMcès, roi des Mèdes, et Bélésys pi^fet de Babylone, de 977 867 arant JésHs-Ctirist, et qui mirent fin an premier royaume d'Assyiie, mais hien celles qui arrïTèp»t souft Chiniladunus par Cyaxare, roi des Sièdes, et par MatMpolassar, roi de Babylone, 625 aTant Jésu^-Clirist, événements qui firent pas^r le second royaume d'Assyrie aux GhaU déeos. Llûstoire ne nous a rien conservé relati- Tement aux circonstances de la vie ou de la mori de ce prophète; mais dans tous les temps, les Juifs et les chrétiens ont considéré sa proptiétie comme antheiitique et comme un écrit divin. On peut affirmer qu'il commença à prophétiser Tan 329 1 du monde, et 7 13 avant Jésus-Christ, lorsque les dix tribus avaient été emmenées captives, pour consoler le- peuple qui restait ainsi que celui qui gémissait sous le ]oug« La prophétie de Nabum , au style grand et animé, aux peintures nobles et variées, est en trois chapitres, qui laissent apercevoir en son auteur une imi^ination brillante d'où s'élancent des figores hardies et des traits pleins de feu. Ainsi que Ta démontré M. le docteur Hoefer, un passage de cette prophétie (ch. 2, v. 6) ofTre une certaine importance pour la topographie de Ni* Dire, qui en ces dernières années a été l'objet de tant de travaux. Du texte du prophète Naluim il faut conclure que Ninive devait être nécessairement située dans l'espace compris entre TEuphrate et le Tigre, et ce texte est bien difficile à concilier avec l'opinion de ceux qui placent raotîque Ninive en dehors de cet espace mésopotamique. La fêle du prophète Nahum est généralement noarquée au 1er jour de décembre das$ le ménologe des Grecs, dans le martyrologe romain et dans plusieurs autres. H. Fisquet.
ioséphe Jnti^, judaUm, Ub. X, cap. ix. — Snlnt Jértwe, Prmfatxo m Nahum. — J. F. d'Ailloli, Now, Commentaire sur tous le» livret des divines Écritures , t. Vil. - Balllet, F'ies des Saints, t. IV. « F. Horfer, l^emier Mémoire suries ruines de Ninioe; 1880, ln-8*.
XAMBOM ( Jacques - André ) , philosophe français, naquit en 1738, à Paris ou à Dijon, et nouret à Paris, le 2S février 1810. Il avait com- ■wncé par être dessinateur, sculpteur et peintre, d'après le témoignage de Diderot, qui dit dans un de ses écrit» (l) : « Vous savez que Naigeon a des&mé plusieurs années à l'Académie, modelé ^tei Lenioy ne peiui chez Vanloo, et passé, comme S«c«le, de râtelier des beaux-arts dans l'atelier de la philosophie. » De très-bonne heure il se lâavec Diderot, dont il devint le disciple, l'adrairateuret l'imitateur. « Il est, disait La Harpe, q«i ne l'aimait pas, le singe de Diderot, dont il fépète sans cesse les conversations , comme il ««pieson ton et se» manières... 11 joint à la gracié d'an savant la coiffure d'un petit- maître, et les précautions d'une mauvaise santé avec l'apte AverUtwi&CDl da dlalogae entre Diderot et Naigeon.
NAHUM — H AIGEON 1 84
parence de la force. C'est ce qoi a donné lieu au couplet suivant :
Je «ota uTtiit . )e m'en pique, Bt tout le inonde le sait ; Je Th de meUphysiique, De léguinei et de latt.
J'ai reçu de la nature Une figure à bonbon; Ajoutez -y ma frisure, Et je nuls monsieur Naigeon.
ATécole de Diderot, l'ancien apprenti de Lemoyne et de Vanloo sentit s^éveiller en lui le goût de la littérature et de la philosophie. Mais avant d'écrire et de publier des livres pour son propre compte Naigeon en publia pour le compte d*aulrui. Familier de la maison d'Holbach et de l'officine philosophique qui s'y tenait , il avait pour emploi de revoir les manuscrits du baron, d'en augmenter la dose d'athéisme, quand il ne la trouvait pas suffisante, puis de les faire recopier et imprimer. D'Holbach donnait à ses amis de trop bons soupers dans son hôtel pour ne pas redouter im peu le régime alimentaire de la Bastille. Aussi, le prudent baron ne voulait-il pas que son écriture fût livrée à aucun éditeur ; et ses manuscrits, quoique fort lisibles , étaient tous recopiés avant de passer à l'imprimerie. Le copiste de ces écrits, dont l'auteur n'osait pas s'avouer, n'était autre que le frère de Naigeon , alors contrôleur des vivres à Sedan. Le contrôleur venait cliaque année passer six mois de congé à Paris, et il y transcrivait les manuscrits du baron , qui de là passaient chez l'éditeur et chez l'imprimeur. C'est ainsi que furent préparées et disposées pour la publiciition la plupart des productions philosophiques du baron d'Holbach , et en particulier son Système de la nature^ qui parut sous le pseudonyme deyeii Mira' baud. Plus tard, ce sont ses propres œuvres que publie Naigeon. Agréé, comme disciple de d'HoIt)ach et de Diderot, dans la phalange ^e& philosophes et des encyclopédistes, il prend une part active, à côté de ses maîtres, à cette guerre sans relAclie, dirif^ée non -seulement contre les dogmes, les mystères et les rites de la religion révélée, mais encore contre les principes essentiels de la religion naturelle, tels que l'existence de Dieu, la Providence, les peines et les récompenses à venir, l'immatérialité et l'immortalité de l'âme, le libre arbitre. Voici, à titre de spé^ ciineiiy quelques pensées de Naigeon , extraitf>8 de son livre intitulé Théologie portative. Il définit Tàme «c une substance inconnue, qui agit d'une façon inconnue sur notre corps, que nous ne connaissions guère ». Il définit la spiritualité « une qualité occulte. Inventée par Platon, perfectionnée par Descartes , et changée en article de foi par les théologiens ». L'immortalité n'est pas mieux traitée : « 11 e-st essentiel pour l'Église qne notre âme soit immortelle : sans cela, nous pourrions bien n'avoir pas besoin des ministres de l'Église, ce qui forcerait le clergé de faire k)anqueroute. » Il parle dans le même
izs