NAIGEON — NAILLAC
1833^ une Napolitaine priant la Vierge pour son enfant ; — en 1836 et à Tex position universelle de 1855, une Berceuse napolitaine; ^ en 1845, V Adoration des Mages ^ tableau oommandé par le gouvernement; — en 1857, les Vendanges à Amaifi (Italie). Il a peint, en outre, un grand nombre de portraits qni ont paru à divers salons. M. Naigeon a succédé à son père, vers 1828, dans les fonctions de conservateur du Musée du Luxembourg. Il a reçu la croix d'Honneur en 1843. En 1861 il pasoa avec les mêmes fonctions au musée égyptien. G. de F.
Annuaire aatittique des artlsta français^ — Livret» des expositions.
NAiLLâG {Philibert de), grand maître de Saint- Jean -de- Jérusalem, né vers 1340, mort en 1421. Il descendait d'une ancienne maison de Berry. 11 succéda en 1396 dans la dignité de grand maître à Ferdinand d'Heredia. Il était de la langue de France et grand prieur d'Aquitaine. Il venait d'être nommé, lorsque l'invasion de la Hongrie par Bajazet et les instances de Sigismond l'engagèrent à entrer dans la ligue des princes chrétiens confédérés poar secourir le roi hongrois contre le Turc. Sigîsmond, appréciant la haute valeur des chevaliers de Rhodes, déclara qu'il voulait combattre à leur tète, les logea dans son quartier et retint près de lui le grand maître. Ce dernier se trouva donc an siège de Nicopolis, et fut un de ceux qui se distinguèrent dans la bataille qui se livra sous les murs de cette ville (1396) entre les musulmans et les chrétiens. L'impétuosité orgueilleuse des seigneurs ligués les poussa jusqu'au centre des janissaires qui en se refermant sur eux les écrasèrent. Les chevaliers de Rhodes, qui formaient comme une garde au roi de Hongrie, ne vinrent qu'après. Malgré leur bravoure, écrasés par le nombre, il leur fallut battre en retraite. Épuisé de fatigue, ayant vu tomber autour de lui ses plus braves chevaliers, Naîllac se disposait à mourir les armes à la main, lorsque le hasard lui fit rencontrer sur la rive une nacelle abandonnée dans laquelle il se jeta avec Sigtsmond, qui fuyait également. Ils gagnèrent ensemble la flotte chrétienne réunie à l'ambouchure du Danube, et arrivèrent à nie de Rhodes. Bajazet mit le siège devant Constanlinople. L'empereur Manuel était venu implorer l'aide de la France. En son absence l'impératrice, dans l'appréhension de la prise de sa capitale, envoya en dépôt \el joyaux de la couronne au grand maître. Heureusement l'invasion deî'Anatolie parTameHan força Bajazet à tourner ses forces vers l'Asie Mineure et à nbandonner le siège de Constanlinople. I>ès qu'il en eut avis, Nailîac s'empressa de renvoyer le dépôt à Pimpératrice. Grâce à cette diversion, qui permit à la chrétienté de respirer, Naillac essaya d'agrandir les possessions de l'ordre. Théodore Porphyrogénète , despote de Morée, duc de Sparte et frère de l'empereur Manuel, effrayé des progrès des Turcs, ofTrlt à l'ordre de lui vendre
son despotatde Sparte ef de Corinthe. Le marché fut conclu et le prix d'acquisition livré par le grand maître. Mais le clergé grec, redoutant l'empire des Latins, souleva le peuple, qui refusa de se soumettre à ses nouveaux possesseurs. Théodore, forcé de rendre l'argent qu'il avait reçu, prit avec l'ordre un arrangement moyennant lequel il abandonnait à la religion le comté du Soleil et la baronie de Zeitoun , «n s'engageant à livrer en outre 46,500 ducats. Cependant la lutte engagée entre les Turcs et les Tartares se continuait. Taroerlan arriva en face de Smyme, que possédaient alors les chevaliers de Rhodes, et la voyant défendue par cette redoutat>le roiKce, demanda seulement le droit d'y arborer ses enseignes afin d'en éloigner Bajazet,qni s'en approchait de son côté. L'hospitalier de l'ordre, qui commandait en l'absence du grand maître, refusa. Le Tartare assiégea la ville, et finit par s'en rendre maître, en 1401, après une héroïque défense des chrétiens. La défoite de Bajazet et la retraite de Tamerlan rendirent quelque repo^ à l'onire. Philibert en profita pour conrir à la tête d'une flottille les rivages de la Carie, chassant den places fortes les garnisons que TAsiatique y avait laissées. Il s'empara entre autres d'un château fort situé à la pointe de la presqu'île sous les ruines de l'ancienne Halicamasse , le garait de nouvelles fortifications et le nomma le cliàteau de Sabit- Pierre. En 1406, le grand maître reçut la visite du maréchal Boodcaut, gouverneur de Gênes pour Charles VI, à qni les Génois s'étaient donnés, il y avait alors dix ans. Le nsaréchai, que Philibert de Naillac avait déjà rencontré sur le champ de bataille de Nicopolis, venait, à la tête d'une grande flotte, attaquer le roi de Chypre, qui tentait d'enlever Famagouste aux Génois. Naillac se fit médiateur entre les deux pasties, et parvint à les concilier. Le roi de Chypre renonça à son entreprise, et s'engagea à payer aux Génois pour frais de guerre une indemnité de 70,000 ducats , somme que Tordre lui prêta et en nantissement de laquelle il dé>K>sa entre les mains du grand maître sa couronne et ses bijoux. Ce dernier accompagna ensuite Boucicaut dans ses excursions sur les côtes de Syrie et de Palestine, mais sans aucun succès. Les approches de la mauvaise saison les forcèrent de se séparer. Vers le même temps le soodan d'Egypte envoya un ambassadeur à Rhodes pour conclure une trêve pendant laquelle il y aurait liberté de commerce entre ses surjets et les chrétiens. Ep 1409 le grand maître fut envoyé par le pape Alexandre V pour engager les rois de France et d'Angleterre à se croiser contre le Turc. L'hostilité des deux nations rendit cette démarche infructueuse. Ce fut pendant ce séjour en Europe que Philibert assista au ooncile de Pise, assiéra* blé pour mettre un terme au scbisnoe qu'occasionnait dans l'Église la compétition de Benoit XIII et de Grégoire XI 1. 11 y joua le rôle conciliateur que sa prudence et son rang émi-
tu NAILLAC —
fieot loi donnaient droit de tenir. Les cardinaux iui confièrent la garde et les clefs du conclave. Il figura aussi dans le concile de Constance , où Jeao Hoss fut condamné (1414). En i41 2 on retrouve Philibert de Naillac devant Bourges, que Charles VI assiégeait, et qui tenait pour les Armagnacs sons l'oncle du roi Jean de Berry. Le siège traînant en longueur et une descente de TAngUis étant imminente, il fiit question de traiter, et le grand maître fut charg<^ d'aller avec le maréchal de Savoye négocier avec le duc de fierry. On parvint à s'entendre, et le siège fut levé. Philibert de Mail lac fut présent, la même aaoée, aux remontrances que les bourgeois et l'oBiversilé de Paris adressèrent à Charles VI. U fut nn des seigneurs chargés d'obtenir du roi la oépressioo des abus qui écrasaient le peuple. De retour à Rhodes, en 1541, Il apaisa les dissensions qui troublaient l'ordre depuis longtemps, eo convoqoaDt dans cette lie un chapitre général, dont il adressa les actes au pape, qui les confirma. U mourut quelques mois après, considéré comme uo des grands maîtres qui ont jeté sur l'ordre le pios d'édat. Boyer (de Bourges).
Votot, sut. de» ebevallersde MatU. - BolMat. ^itt, dit ekevalierê de Saint-Jean<^'Jeru»alem, — MorérI, Lift hist. — [>c Hammer, Hitt. de l'Empirt Ottoman. - Mottiirrlet, Ckroniquê de France.
HâlMA ( Mustapha-Effendi ) , historien tore, né vers 1660, à Haleb, mort en 1715, à Patres. Nommé en 1702 historiographe de l'empire, il a écrit l'histoire de sa nation, depuis Fan 1591 jusqu'à l'an 1659. Cet ouvrage n'est qn'ane compilation d'ouvrages historiques plus anciens. Naïma a surtout profité de Hadji Khalfa et de son premier continuateur. 11 est cependant plus impartial et plus exempt de préjugés, et ne se fait pas faute de flageller quelques sultans ottomans. L'ouvrage de Naima a été imprimé à Constantinople, en 1734, 2 vol. in- fol. A o5ié d'une traduction française très- abrégée, faite par Cardonne, nous avons une traduction anglaise de l'ouvrage entier, par Charles Fraser, MHS le titre : Annals oj ihe Turkisth Empire, 1 vol. in-4'' ; Londres, 1832 et 1836. Ch. R.
Bsomer, dans let Annales de Fienne ( en altemaad ). -ZcQkar. BMiat. Orientaliu
MAIS (Lb ). Vojf, Lena» et TiLLUionT.
SàiReHi {AnioîUo-Fauêto), savant maroûte, né vers 1635, à Ban , dans le mont Liban, mort le 3 novembre 1707, à Rome. Neveu, par ta mère, d'Abraliam Ecchellensis, il vint de bonne beore à Parme, y fit ses études, et, après un Tojage en Syrie pour s'y procurer les ouvrages reûufs à ses coreligionnaires, il devint profes- Mor de langue syriaque an collège de la Sapicnee (1666); il occupa cette chaire jusqu'en 1694. On a de lui : Officia sanciorum juxla Titum tccltslx Maronitarum; Rome, 1656, 1666, in- fol. ; — De êûluberrima poiione cahuè «ucafè nuncupata discursus; Rome, 1671, Îi»-I2; trad. en italien par Fred. Vegilin (Rome, 1671} et par Paul Bosca (Milan, 1673}, et en
5AKWASKA
français; >- Disteriatio dé origine ^ nomine ac religione Maronitarum ; Rome, 1 679, in-8^ > travail que les reclierches savantes d'Assemani ont fait oublier; •— Euoplia ftdei catbolicm Romanx histortco-dogmaticx ; Rome, 1694, in-6®; on y troove un grand nombre de faits curieux sur l'histoire civile et religieuse de l'Orient. P.
Da PlD, jéttteurs eeclét. du dix-teptUme «iécte. — Agrleola, B^l. eecies^ I.
KAITTNCX ( Hendrik ou Herman), peintregraveur hollandais, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. Quelques auteurs le font naître à Utrecht. « On croit généralement qo^il imita B. Breemberg, dit M. Ch. Le Blanc ; cependant nous avons vu un tableau de lui, signé, dont le faire et la couleur rappelaient phit6t J. Ruysdaël. L'adresse de Clément de Jonghe, que portent les premières épreuves des estampes de Nalvyncx, permet de supposer qu'il vivait a Amsterdam, k l'époque où Rembrandt gravait le portrait du célèbre éditeur, c'est-à-dire en 1651. » Nous citerons de lui deux suites de belles eauxfortes d'après ses propres dessins : Z^j Pay^ sages en hauteur (S pi.) et Les Paysages en largeur (8 pi.)- K.
nafler. y eues Mlgem, Kansttfr^Lezikon. .— Ch. Ijc BUdc. Manuel de V Amateur d'estampes,
nAKovLà EL TvKK(Jffouallem), en français Nicolas ^ historien arabe, né en 1763, à Dairel-Kamar (Syrie), où U est mort, en 1828. Sa famille était originaire de Constant inople et de la religion grecque. Mis par son père au service de l'émir Beschir, chef des Druses, qui l'envoya en 1800 en Egypte, il s'élablit à Damiette, et y séjourna pendant trois ans pour observer les événements. Outre une Ode composée en arabe en l'honneur de Bonaparte et traduite par J.- J. Marcel dans Vffistoire de Vexpédition d^Égypte (1839, ln-8°), on a de lui : une relation historique de l'occupation française, traduite par M. Cardin à la suite du Journal d'Abdurrahman Gabarti (Paris, 1838, in 8°) ; et par M. Desgranges aîné sous ce titre : Histoire de l'expédition des Français en Egypte (avec le texte arabe); Paris, 1840,in-8^ Voici le jugement qu'a porté sur ce travail le savant orientaliste : » Nakoula cl Turk , à qui la langue française était inconnue, n'a pu consulter aucun document officiel et nous transmettre avec une exactitude rigoureuse les faits dont il n'a pas été le témoin. Il ne faut pas non plus s'attendre à trouver chez lui la critique qui accompagne ordinairement dans nos annales le récit des faits historiques... On pourra toutefois remarquer quelques réflexions judicieuses, de la clialeur dans le récit des combats et des portraits tracés avec art. » K.
Desgranges ala«, dans l'jdvertissement qui précède ta traduction.
HAKWASKA (Anne), romancière polonaise, née en 1779, morte en 185(, à Varsovie. Elle épousa le sénateur Nakwaski, et écrivit en polonais plusieurs romans, qui ont en beaucoup
NAKWASKA — NAIDINI
de succès, entre autres : Malvine, 1816; trad. en français par fauteur; Paris, 1831 ; — Trois nouvelles; Varsovie, 1821; — Aniela; — La Jetihesse de Kopernik, trad. en françai» et en allemand ; — Le Spectre noir ; — Tableaux de la sodélé de Varsovie ; — Othon et Berthe ;
— Récits d^un vieux menuisier; — Souvenirs d'un voyage fait en 1844; etc. O.
IMerer, Erçdnsnjigen, i
NALDi ( Naldo), philologue italien, né à Florence, vers 1420, mort dans la même ?ille, vers 1470. Sa vie serait inconnue si elle n'avait laissé quelques traces dans les écrits de Marsiie Ficin et d'Ange Politien. Ces illustres rénovateurs des lettres anciennes parlent de Naldi avec éloge et amitié. Il fut au nombre des érudits protégés par Laurent de Médicis. On a de lui : une Vie de Giannozto Manetti, publiée par Burmann : Thésaurus antiquitatum italicarum, I. IX, et par Muratori : Scriplores rerum ilalicarum, t. XX, 529-608 ; -^ des vers latins élégants, dans les Carmina illuslrium poetarum ilalorunifi, VI;
— un poëme en quatre chants sur la bibliothèque de Mathias Corvin à Bude, inséré dans les Meletemata Thorunensia de Jaenick, et dans la tîoiit. Hungarix novx geograph. historica, t. III. Z.
Dizionario istorieo, édit. de Baisano. » Bandini, CaiaUigui eodicum latin, DM. Laurent., vol. II, p. til.
NALDi (Antonio), théologien italien , né à Faenza, mort en 1645, à Rome. Il était de famille noble et avait embrassé la vie religieuse chez les Théatins ; il se distingua par son savoir et par sa piété. On a de lui : Quœstiones practiae in foro interiori usu/raquentes ;^\o^e, 1610, 1624, 16'i6, in-4*'; — Resoluliones practiae casuum conscientix, in quibtis prœcipue de justilia contractus livelli vulgo nuncupati, et de cambiis agitur; Brescia, 1621, ia-4" ; — Adnotationes ad varia juris pontificii loca ; Rome, 1632, infol. ; Lyon, 1671, in-fol.; et dans le Corpus juris canonici ( Lyon, 1661, 2 tom. in-4o) ; —Summa (heologla:moralis;Brema, 1623; Bologne, 1625. P.
. MUtarellI, De LUteratura FoP'ntina, p. lU.'
NALDI ( Malteo ), en latin Aaldius , savant médecin, né à Sienne, mort en 1682, à Rome, dans un âge avancé. Il se rendit célèbre par toute rildiie non-seulement par ses talents comme praticien, mais par la connaissance approfondie qu'il avait des langues grecque, latine, chaUléenne, hébraïque et arabe. Il professait à Pise lorsqu'il devint premier médecin du pape Alexanilre VII ( 1G56) ; ces fonctions ne Tempéchèrcnt pas d'enseigner son art à Rome etd'y encourager Tétude des belles lettres-. On a de lui : Sapieniis vitale fUum, quod phïlosophiex ac mcdicx facullatis ambages publiée ingressuruSf heroicis numeris sibt conglomeravit ; Sienne, 167.3, 10-4**; le goût que dans sa jeunesse il avait eu pour la poésie lui fit écrire cet ouvrage en vers latins; — Pampliilia, seu
mundi universi amici/ia; Sienne, 1647, in-4''; — Regole per la cura del contagio; Rome, 1666, in-4'*;— Adnotationes in ap/torismos Hippocratis; Rome, 16C7, in-4' ; — Rei medicx prodromif prsecipuorum physiologim problematum tract.; Rome, 1682, in-fol. P.
G. Mariai, DeçHÀrchlatripontiflct, I.
NALDiNi ( Battista), peintre de l'école florentine, né à Florence, en 1537, vivait encore eai 1590. Après avoir appris le dessin sous le Pontormo, il passa à l'école d'Angiolo Bronzino, et alla ensuite étudier à Rome quelque temps. De retour à Florence, il fut employé pendant plusieurs années aux travaux du Palais-Vieux par Vasari, qui sut mettre à profit sa merveilleuse facilité d'exécution. Ses nombreux ouvrages, tant à l'huile qu'à fresque, sont justement estin^és pour le coloris, la pureté du dessin, l'énergie de la touche, l'entente de la perspective et de la composition. Sa prédilection marquée pour les étoffes changeantes est un des caractères qui le font de prime-abord reconnaître. Ses principales fresques sont : à Rome, dans Téglise Saint-Marcel, Le Christ portant la Croix et Le Christ au tombeau; à Florence, an palais Borghèse, La Pitié; à Saint- Marc, la Résurrection de Lazare et la Vision d'Ézéchiel; à Santa- Croce, plusieurs peintures accompagnant le tombeau de Michel-Ange. Parmi ses tableaux nous signalerons : à Rome, à la Trinité-du-Mont, plusieurs sujets tirés de la vie de saint Jean- Baptiste et de saint Jean évàngéliste; à Saint-Marcel , des sujets de la Passion ; aux Quatre-Saints-€k)uronnés, une IS'ativUé; et à Saint- Jean-des- Florentins, la Prédication de saint Jean dans le désert; — à Florence, à Santa-Croce, Saint François recevant les stigmates ; à la Badia, la Descente du Saint-Esprit et Le Christ portant la Croix; à Saint- Marc, la Vocation de saint Mathieu; à Sainte- Marie-Noavelle, la Déposition de la Croix, La Purification et La i\ativité ; à Saint-Nicolas, la Présentation de la Vierge au temple ; au palais Corsîni, Cléopdtre, Le Crucifiement et les têtes du Dante et de Pétrarque; à la galerie publique Les deux Portes des songes ; — à Bologne, La Madone entourée de saints; — à Pistoja , le Martyre de sainte Catherine ; — à Volterre, dans la cathédrale, la Présentation de la Vierge au temple, sans doute dernier ouvrage de Naldini , ayant été point en 1590; et à Saint-François, La Conception ; — enfin, au Musée de Dresde, L'Epiphanie et VAdoration des bergers, « La manière d'enseigner de Naldini, dit Lanzi, fut celle de la plupart des maîtres de cette époque, c'est-à-dire de faire dessiner dans l'école d'après les modèles en plâtre de Michel-Ange et de donner leurs propres peintures à copier lorsqu'elles étaient âciievées; car lorsqu'ils travaillaient, ils étaient comme les abeilles, qui ne peuvent souffrir d'être vues et sont toujours prêtes à piquer ceux qui les
NALDINI — NALIAN
ob5>erTent. » C'est ce qui fait qne les élèves de
^aldini pèchent par la roideur et qu*il eo est
peu qui aient atteint cette fraîcheur de coloris
et cette hardiesse de pinceau qui le distinguent.
Les pios connus sont Domenico Cresti, dit le
P3>signano, Cosimo Gamberucci , Francesco
Currado, Valerio Marucelli, et Cosimo Daddi.
Vauri, Ftte^— OrlandI, ^bbeeedario. — Unzl, Storla ftttoriea. — Ticozzi, IHiionario. — Baldlnuccl, JVoti- M. — Ptotolo), Borna, — Kantoni, Cuida di Flrenze.
HALDiNi {Paolù)t sculpteur de Técole romaine, né à Rome, (lorissait au milieu du dixseptième siècle. Élève d'Andréa Sacchi et de Carlo Maratta, il peignit dans sa jeunesse quelques tabieaox ; mais il abandonna le pinceau pour s*adonner exclusivement à la sculpture. Bien qu'il ne fût pas élève du Bernin, il fut chaiig^ par lui de l'exécution de deux des auges du pont Saint* Ange , celui qui porte la couronne d'épines, et celui qui tient la tunique du Christ et les dés , et ces figures semblent appartenir k ta même école que les autres. Parmi ses autres ouvrages à Rome, on remarque le buste d'Annibal Carrache, qu'il exécuta pour le CapiCoie aux frais du Maratta; et deux enfants décorant l'oratoire deSanto-Venanzio. Naldini fut en 16Si admis à l'académie de Saint- Luc E. B~n.
Hlttirlol, Storia delT Aecademia di S.-iMea. — Pascoll, yUf tfe* pittori, ieuttori edarchUetti vuidemL — Cicopan. Storia délia teuUura,
SA LÈCHE ( Jacques - Gilbert Banot de), général français, né A Felletin ( Marche ), le 3 avril I7à6, mort dans la même ville, le 20 avril 1820. Fiij d'nn député du tiers état aux états«généraux de 1789, il fut successivement capitainede grenadiers (22 septembre 1791), chef d'escadron (1 0 octobre suivant), colonel du 20* régiment de chasseurs à cheval après s'être distingué au ^ége de ThionTÎUe (septembre 1792) et général de brigade (2 février 1793). 11 se trouva à la bataille de Fieurus, et prit part à la prise de Coblentz et au siège de la forteresse d'Ehrenbreitsteio. De nombreuses blessures le forcèrent de reolrer en France en 1796 et d'accepter les fonctioo.^ d'inspecteur de la 13* légion de gendarmerie. Mis à la réforme après avoir donné un vote o^tif pour le consulat à vie, le général de Nalècbe ne reprit du service que le 8 août 1809, ^t ainsi resté six ans en disgrâce. Le 10 fé- Trif>r 1810, il fut nommé gouverneur de Bréda, pois commandant supérieur de toutes les Iles de b Zélande, qu'il reçut en 1814 l'ordre de céder aax troupes hollandaises. Le département de la Creuse le nomma député à la diambre des ^i Jours, en 1815; mais peu après il rentra déSnitirement dans ses foyers.
« Son petit-fils (Louis Baudv de), littérateur, Béà Aubosson (Creuse), le 2S juillet 1828, avocat au cAiseii d'État et à la cour de cassation le % février 1859, a publié : La Moldo-Valac^ie; Paris, 1856, in- 8»; •* Poésies complètes
('tf chancelier Michel de VJfospitalf première
traduction annotée et précédée d'un nouvel Essai sur r Esprit de VHospital; Paris, 1857, In^**; — Les Maçons de la Creuse; Paris, 1859, in-8*'. H. F— T.
RtntHgnementt particuliers.
NALiAïc (Jacques), patriarche arménien de Constantinople, né vers 1695, à Zimara , village de la petite Arménie, près de l'Euphrate, mort à Constantinople, le 18 juillet 1764. Voué de bonne heure à la carrière ecclésiastique, il étudia avec un succès extraordinaire sous la direction de Jean IX, surnommé Golod, patriarche arménien de Constantinople, et ne tarda pas à obtenir le grade de vartabied (1). L'évêché d'Ancyre en Galatie lui fut confié en 1735, et sa conduite lui mérita l'honneur de succéder, en 1741, à son maître sur le siège patriarcal. Comme la plupart de ses prédécesseurs, il devint dans les premières années la victime des haines et des jalousies particulières qui divisaient les Arméniens de Constantinople. Un vartabied de Siiistrie, appelé Brokhoon, acheta, en 1749, du grand vizir la place de patriarche. Le plus grand nombre des Arméniens refusa de reconnaître cet intrus, que le gouvernement turc fui obligé d'exiler; mais, pour se donner l'air de ne point céder à la force , il ordonna Téleclion d'un nou* veau palriarche. Minas, abbé de Saint-Garabicd, dans la grande Arménie, obtint la majorité, et fut élu. Nalian reçut en même temps un ordre d'exil, et dut se retirer à Brousse. Prei^que aussitôt après son arrivée en cette ville, les Arméniens de Jérusalem. le choisiront pour succéder au patriarche Grégoire lU, qui venait de mourir; mais Georges Ghaphantsi, qui avait remplacé Minas à Constantinople, lui céda ce dernier siège en 1752. Nalian, à la grande joie des Arméniens, revint en cette ville, et gouverna dès lors son église avec tant de sagesse qu'il y maintint la tranquillité. Ses connaissances et sa modestie lui assurèrent l'estime des sultans Othman 111 et Mustapha III. Mohammed Raghib- Pacha , qui fut grand vizir de ces deux souverains, avait une grande affection pour ce prélat, qui joui<(sait d'une haute considération auprès des principaux membres du divan , des amliassadcurs des puissances chrétiennes et même du pape Clément xni , avec lequel il était entré en correspondance. En avril 1764, Nalian abdiqua de son plein gré le patriarcal, et envoya par l'intermédiaire du grand vizir sa démission au sultan. Mustapha, qui savait combien de pareils dian* geroents suscitaient d'intrigues ou sein du clergé arménien , ne voulut accepter cette démission qu'après avoir envoyé des gens affîdés à Nalian et aux administrateurs des églises arméniennes, et s'être bien assurés de l'intention de l'un et des dispositions sincères des autres. Convaincu de la vérité, ce prince agréa pour patriarche Gréci) C'est on «rade ecclëfltaxtiqne qtA donne à celai à qut it est conféra le droit de porter dans l'église une ■oric de croate, un peu dlflérente de celle de l'evéqoe.
NALIAN — NAMDR
goîre IV, que lai présenta Nalîan, qui mourut deux mois après. Également versé dans la connaissance des lettres grecques et latines, parlant la plupart des langues orientales, Nalian fut l'un des auteurs qui surent le mieux accorder les maximes des livres saints avec la philosophie païenne, et en tirer toujours des principes de morale univers^elle. Il laissa vingt-huitouvrages; mais tous n*ont pas été imprimés. Les principaux sont : Kandsaran ou le Trésor ; Constantinople, 1758, in-4''. Ce livre lui a assigné un rang distingué parmi les littérateurs de sa nation ; il y passe en revue ce que la morale a de plus instructif, la physique de plus curieux, l'histoire et la géographie de son pays de plus intéressant; — VArme spirituelle, ouvrage mêlé de vers et de prose turque et arménienne. Il y sombat les vices et les erreurs des infidèles et des impies; — Le Fondement de la foi; Constantinople, în-4* ; — Commentaire sur un te* cueil de prières inlitulé : Le Litre deNareg, .regardé comme un chef-d'œuvre d'éloquence et composé par Grégoire de Naregatzy, an dixième siècle; — La Doctrine chrétienne ^ à l'usage des Arméniens; Constantinople, 1757, in*l!i; -~ Des septs Sacrements de V Église , resté manuscrit; — Recueil d*un grand nombre de lettres familières et instructives ; — un Rectieil de chansons et d^anecdotes, écrites en turc et en arménien; — différents Livres de prières, Nalian faisait beaucoup d'aumônes; U créa un fonds du produit de tous ses ouvrages et en légua la rente aux malades et aux indigents
de son patriarcat. H. Fisquet.
Giov. de Scrpos, Com^endio ttorieo di metnorie eronofoç, coneementi la religione e la moràie délia na^ zione armena.iuddUa deiV imperio ottomano; Veiiczia, 17M, S vol. ln-8».
NÂLSON ( John ), historien anglais , né vers 1638, mort le 24 mars 168?, à Ely. Il fut docteur de l'université de Cambridge et recteur d'une paroisse de Ttle d'Ely. 11 a publié : The Countermine; Londres, 1677, in^8^ : contre les principes politiques des presbytériens ; — The common interest of king and people^ shewing the original antiquity and excellency of monarchy ; Londres, 1678, in-S"; — — An impartial collection of tne great affairs of State from 1639 1o the murder of king Charles /; Londres, 1682-1683, 2 toL in-fol., recueil précieux pour l'abondance des renseignements, et qui, quoi qu'en dise le titre, s'arrête an mois de janvier 1642. Kalson l'entreprit pour combattre Rushworth ( voy. ce nom), qui avait écrit en faveur du parlement et de Cromwell; aussi déclare-t-il dans Tintroduction « que cet auteur a déguisé la vérité, essayant de défendre les calomnies inventées^ dans- les derniei-s temps aussi bien que les actions barbares quiy forent commises; son but évident était de décrier la conduite de la cour et d'exalter la cause du parlement ». On lui doit encore : A true copy of the journal of the hiyh court of
justice for the Mal of Charles l^asit um read in the house of commons; Londres, 1684, in fol. ; — History of thecruxade; MA., 1685, in-fol., trad. du français du P. Maimboarg. P. L. Chalroer», General bioçr. 'BietUtnar^.
l HAMUR {Jean*Pie)f bibliographe luxembourgeois , né à Luxembourg, le 27 septembre 1804, lit ses études à l'université de Louvain, dont il fut nommé bibliothécaire. En 1829, son mémoire intitulé : Narratio de vita et merilii Rudolphi Àgricolx, obtint une mention honorable an concours ouvert par l'université de Groningue. Devenu en 1830 bibliothécaire de l'université à laquelle il était atfaclié , Q obtrot l'année suivante le grade de docteur en philo* Sophie es lettres. Après la suppression de l'université de Louvain, il fut successivement bibliothécaire adjoint de celle de Liège, et en 1838 conservateur adjoint de la bibUathèque loyale de Bruxelles, place qu'il a occupée jusqu'en 1852. Il a publié : Manuel du bibliothécaire^ etc.; Bruxelles, 1834, in-S"; — Bibliographie paléographico-diploniatico-bibliologique générale ^ ou répertoire systématique indiquant : l" tous les ouvrages relatifs à la paléographie, à la diplomatique, à V histoire de V imprimerie et de la librairie, à la bibliographie, aux bio-bibliographies -et à V histoire des bibliothèque!; 2® la notice des recueils périodiques,litiéraires et critiques des différents pays,e^,; Liège, 1 838, 2 vol. in-S" ; — Bibliogrttphieacadémique belge, ou répertoire systématique et analy» tique des mémoireè, dissertations, observa' lions, essais et mémoires des prix publiés jusqu'à ce jour par V ancienne et la nouvelle académie de Bruxelles ; Précédé d'un Précis historique de F Académie, etc.; Liège, 1838, in'8"; 2" édit, sous le titre d* Histoire et bibliographie analytique de V Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique; Bruxelles, 1852, in-8^; — ^bliographie des ouvrages publiés sous le nom d'Ana ; Bruxelles , 1 839 , in- 1 2 ; — Projet d*un nouveau système bibliographique des connaissances humaines; Bruxelles, 1839, in-8« ; ^ Histoire des bibliothèques publiques de Belgique; Bruxelles, 1840-1842, 3 vol. in- 8**. M. Félix Nève a donné un Appendice au t. II de cet ouvrage; Bruxelles, 1851, in-S^, inséré d'abord au toro. VIII du Bulletin du bibliophile belge. M. Naraur a fourni des articles à divers recueils périodiques be^j^es.
* Son frère (Antoine), né a Luxembourg, iz 12 mars 1812, et bibliotliécaire de TAthénce de cette ville, a publié : De Lacrymatoriis , sive de lagenulis lacrymarum propinquomm colligendis apud Romanos aplatis; Luxembourg, 1855, in-8o , thèse de docteur en philosophie; — Catalogue de la bibliothèque de V Athénée royal grand-ducal de Luxembourg^ précédé d^une I^'otice historique sur cet et a-
NAMUR — WATSA-SAHIB
blissemeni; Luxemboarg, 1855, in-So; —Notice sur la famille de Uarbonnter et la sei- ^eurie de Cobréville; Anvers, 1852, in-S** ; — Notice sur le frère Abraham de V abbaye fOrval^ et les tableaux qui lui sont attribués; 2* édit., Luxembourg, 1860, in-12. Secrétaire et membre fondateur de la Société pour la Recherche et la Conservation des monaroents historiques dans le grand -duché de Luxemboorg, M. Namur a donné de nombreux tralaui de numismatique et d'archéologie aux pablieafions de cette société, et en outre au Bulletin du bibliophile belge ^ à la Revue numismatique de Belgique, aux Annales de r Académie d'archéologie de Belgique, et aux Bfdletins de VAcad. royale de Belgique, E. R.
Dacmwitfs particulUrt,
l RAMÂ-SÂHiB, ou le Petit Seigneur, chef des rebelles dans Tiode anglaise , dont le véritable nom est Dhondoopunt Nanajee , né vers 1620, dans le district de Poonah. Fils de RamchonJur-PuDt, subadar ( capitaine ) au service de Bajee-Rao, dernier pe5^a A ( vice«Toi ) de Poonah, il grandit dans la maison de ce prince, mort en 1852, sans enfants. Ce dernier, qui depuis loni^enips s'était déclaré son protecteur, ravait-il adopté ? C'est ce qui n'a jamais été proové. On sait seulement que, grâce au peshwah, Il avait reçn une éducation relativement soignée , et avait même appris assez d'anglais noiHealement pour causer avec les employés de la Compagnie des Indes, mais pour lire au besoin lears lettres et y répondre en bons termes. D'après les prescriptions de la loi hindoue, la mort dapeshwah laissait sa veuve en possession de tous les biens de la communauté. Nana-Sahtb demenra auprès d'elle dans la situation subordonnée et légèrement équivoque d'un enfant étranger, traité comme membre de la limikle , j mais sans titre légal, sans droits reconnus. Son | «nbition ne pouvait se contenter de si peu. Il | iabriqua on testament qui lut attribuait toutes • tes richesses mobilières de son patron défunt* 1 La veuve du peshwah contesta la validité de ce | docament; des juges, peut-être corrompus, lui doBoèrent tort; elle s'enfuit alors à Benarès, décidée à déférer au gouvernement anglais la sentence qui la dépouillait. Nana-Sahib la suivit, la circonvint, et par mille artifices fit appel aux sentiments presque maternels qu'elle loi avait autrefois témoignés, et parvint , diploniate déjà consommé, à lui persuader de rentrer i fiithoor, lieu de sa résidence ordinaire. Elle y resta depuis, déchue de ses droits par Pabandon Udle qu'elle en faisait ainsi. Nana-Sahib ne ^'«(t tint lias à ce coup de maître. Riche désor- Riais, il voulut être puissant et réclama non plus seulement les trésors de l'ancien peshwah, mais son titre et son rang, presque royal, qull revendiquait cette fois non plus en qualité de iégjataire, mais comme enfant adoplif. Le eooverneraent anglais n'eut point à
vérifier si l'adoption était réelle et si toutes les formes légales qu'elle exigeait avaient été remplies. Lord Dalhousie , gouverneur général des Indes orientales, venait d'établir en principe qne l'adoption en matière pareille ne conférait plus de droits héréditaires. Cette fin de non recevoir mit à néant les prétentions de Nana-Sahib , qni avait déjà fait partir pour l'Angleterre un agent appelé AzimooUah-Kban , chargé d'y plaider sa cause. Ce fut par lui qu'il apprit que les autorités anglaises étaient irrévocablement décidées à lui refuser ce qu'H regardait comme son droit légitime. Delà naquirent sa rancune et sa haine.
A la nouvelle de l'insurrection de Meerot (t4 mai 1857), fi entra en négociations suivies avec le collecteur do revenn , M. Hillersdon , et lui proposa son aide pour le cas où les cipayes viendraient à se soulever. En vertu de plans concertés entre eux, le prétendu rajah de Bitlioor devait organiser un corps de qninse cents ntf/ee^s ou volontaires, à l'aide desquels, aux premiers symptômes de révolte, on espérait ménager aux cipayes une surprise sanglante. En attendant, il avait offert de placer autour de de la trésorerie deux cents Mahrattes , pris dan» ses gardes du corps ordinaires , et de défendre les caisses publiques envers et contre tous. Peutêtre se Rkt on méfié d'rnie oCfre qui avait bien son côté suspect; mais les cipayes avaient déjà manifesté la pins vive indignation quand ils avaient pu supposer qu'on voulait leur retirer la garde du trésor. D'ailleurs, on savait que l'opulent rajah n'avait pas placé moins de 500,000 livres sterling (12,500,000 francs) dans les fonds publics anglo-indiens ; seulement on ignorait que peu à peu et par d'insensibles retraits^ il avait réduit à des proportions relativement insignifiantes cette créance, qui en quelque sorte cautionnait son dévouement. On accepta donc imprudemment son offre. Logé à côté du collecteur, qii^il appelait son ami, Nana-Sahib, ftvec ses deux cents Mahrattes, ne perdait point de voe le trésor o(i se trouvaient plus de quatre millions en argent, et pouvait tout à son aise communiquer avec les cipayes. Le générai sir Hugh Wheeler avait cependant pleine confiance en loi.
La révolte éclata dans la nuit du 5 au 6 juin, et les insurgés do 2* régiment de cavalerie des cipayes, de concert avec les Mahrattes de Nana- Sahib, firent anssitdt main-basse sur l'or et l'argent des caisses publiques. Chargés de butin, ils prenaient, dès le 5 au soir, la route de Delhi. Leur première halte fut Kullumpore, où Nana- Sahib vint les rejoindre. On n'a jamais su au juste quelle part ses Mahrattes lui avaient faite dans le partage du trésor; mais il est à supposer qu'elle fut considérable. On n'a jamais su non plus de quels arguments il se servit pour décider les cipayes à le reconnaître pour chef; ce qui est certain, c'est que son éloquence, stimulée par ses pi-ojets d'ambition , car il ne rêvait pat
loi