‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 45 sur 110 · NARBONNE-LARA · texte numérisé non relu

NARBONNE-LARA

pendant I*exfl lui paraissait amer et douloureux; il en souffrait intérieureraent, et soupirait après ties temps meilleurs. II disait « qu'à l'étranger il y avait beaucoup à apprendre, mais rien à faire, parce quMl ne fallait jamais servir que son pays n. L'établissement du consulat lui ouvrit enfin les portes de la France. Il pouvait y rentrer sans aucun sacrifice de dignité de caractère. Il éprouvait d'ailleurs une secrète sympathie pour le génie de l'homme extraordinaire qui, unissant la sagesse et la modération à l'habileté, dirigeait le gouvernement d'une main ferme et réparatrice. II ne cacha pas ces sentiments au milieu de ses amis. Rentré en France au milieu de 1800, il se borna à une seule démarche. Dans une lettre noble et simple an premier consul, il rappela quelques détails de sa vie, la dispersion de sa famille, la ruine entière de sa fortune» et demanda du service militaire ou dvil. Cette lettre demenra sans réponse, et plusieurs années s'écoulèrent dans la vie privée.

Narbonne avait em de son mariage deux filles. En 1806, l'aînée épousa un noble portugais, h comte de Braamcamp, qui fréquentait la maison de madame de Flahaut , devenue madame de Souza, et amie de vieille date de la famille Narbonne. Plus tard, la seconde fille fut mariée à M. de Rambuteau, chambellan du palais et sous te règne de Louis-Philippe préfet êe la Seine. Enfin, en 1809, le ministre de la guerre in* vita Narbonne à reprendre du service, et lui annonça bientôt que l'empereur lui rendait le titre de général. En cette qualité, il fut chargé d'une mission pour Vienne, pendant la campagne d'Essling et de Wagiiim, et devint gouverneur de Raah, avec instruction d'avoir l'œil et la main sur la Hongrie et la Bohême ; car la paix se négociait et n'était pas encore faite. De là il alla prendre possession du gouvernement deTrieste. U retrouva dans cette ville une mère chérie, qni n'avait cessé d*y résider, depuis que Mesdames de France, chassées de Rome, étaient venues s'y réfugier et y mourir. Déjà d'un âge avancé, madame de Narbonne avait voulu rester à Trieste, comme pour veiller sur le tombeau des deux princesses, et elle avait conservé dans toute leur ferveur ses sentiments pour l'ancienne famille des Bourbons et l'antipathie contre les grandeurs nouvelles élevées par la révolution. L^empereur le savait, et quand, la mission terminée, il revit Narbonne : « Ah çà, mon cher Narbonne, lui dit-il avec un demi -sourire, comment suis -je maintenant dans l'esprit de madame votre mère ? II n'est pas bon pour mon service que vous la voyiez trop souvent ; on m'assure qu'elle ne m'aime pas ; estce qu'elle ne m'aimera jamais ? — « Sire, lui répondit le comte en s'inclinanl, elle n'en est encore qu'à l'admiration. » Peu après la paix avec l'Autriche, il fut nommé ministre plénipotentiaire près du roi de Bavière. L'empereur | s'était souvenu que Narbonne avait été dans sa 1

jeunesse le camarade de garnison, à Strasbourg, et l'ami de ce prince, et il Jugea qn'il aurait eo lui un ministre plus persuasif que tout autre pour affermir le roi <lans les Intérêts de U France. Au bout de quelques mois , NarbooD? fut rappelé de Munich, par nn congé sans terme, et invité plus souvent à des entretiens intimes près de l'empereur, qui fut frappé de ses coqnaissances étendues, de la portée de son esprit, et de l'élégance exquise de son laii|;age et de ses manières. Après son mariage avec Marie- Louise, il voulut le faire grand maître delà maison de l'impératrice; mais celle-ci, ans qu'on ait su le vrai motif, refusa d'aoiéder A ce choix. L'empereur, pour terminer la difficulté, nomma Narbonne un de ses aides de camp, faveur singulière s'adressant à un homme de cinquante-cinq ans, débris d'une ancienne cour, mais qui témoignait combien il goûtait son esprit et son caractère (1). Ce fut en qualité d'aide de camp de l'empereur qu'il fit la campagne de Russie, et pendant la terrible retraite de Moâcoa il conserva , malgré Eon âge , une inaltéraUe fermeté. La gaieté de son courage, ses boo» mots, ses manières militaires lui gagnèrent les officiers et les soldats. Il eut le bonheur d'échapper aux dangers de tous genres de cette immense catastrophe, et il revint à Paris vers U fin de Janvier 18 1 3. Ses amis intimes forent frappés de l'impression profonde et douloureose qu'il en avait conservée, et même avec eux, il s'abstenait d'en retracer les détails et lesangoisses. Ses talents et sa haute sagacité devinrent bientôt nécessaires à l'empereur pour pénétrer k politique ambiguë de l'Autriche. U fut coTOjé à Vienne comme ambassadeur (mars m3).

« Jusqu'à l'ambassade de M. de Narbonne, a dit Napoléon dans sa captivité de Sainle-Héltee, nous avions été dupes de l'Autriche. En moini de quinze jours, M. de Narbonne eut tout pénétré ; et M. de Mettemich se trouva fort gteé de cette nomination. Toutefois, ce que peut U fatalité ! les succès même de M. de Narbonne m'ont perdu peut-être ; ses talents m'ont été

(1) Nenneval a consacré, dans aet Simtenin kUtanques, plotleun pages k Narbonne. U dit à ce nid: « L*esprit distingué et les manières polies de M. de Narbonne plaisaient beanoonp à l'empereor. Il Sait pu le nommer un de ses aides de camp. M. de Narboane Ja«tifla ce choix, et servit avec une ronsUnte fééBe Jaaqu'A sa mort, arrivée en iSlS, k Torgan. on U avait été envoyé en qualité de gouverneur. Je ne nierai 9» que l'empereur n'ait en du penchant pour les dmlcn représentants de l'élite de l'ancienne noblesse de conr. Ces formes polies sans fadenr. ces flatteries dellalr«, cette grSoe à dire de« riens élégants . nn esprit fia et souvent orné, les traditions de goAt et d'urbanité «olb apportaient dans sa cour, exerçaient sur son esprit lUie séduction qu'il s'eVorçalt de dissimuler. Il pensait qae . dans ses relations avec les cours de l'Burope, Irnr affllation avec la franc-maçonnerie aristocratique Itl serait d'une grande uUItté. C'était au des motlb de tf partialité pour M. de Talleyrand, qui était soa priodpsl Intermédiaire dans l'aecoroplistenient de Tœuvre de coaciliation qn'il avait entreprise. Il le regardait en nèmt temps comme solidaire des lUostratlons qvl ravalcot yrécédé. »

NARBONNE-LAIlA — NARCISSE

du moins bien plus nuisibles qa'uUles. L'Autriche se croyant devinée jeta le masque et précipita ses mesures. Avec moins de pénétration de notre part, elle eût mis plus de réserve, plus de lenteur. Elle eût prolongé encore ses indécisions naturelles, et durant ce temps , d'autres chances pouvaient s*élef er (1). » Peut-être Tempereur se faisait-il illusion sur les profondes animosités des souverains, sur leurs forces don-* blées par l'explosion des peuples, sur sa propre puissance et sa fortune si gravement compromises par les désastres de Russie. Quoiqu'il en soit, les événements se précipitèrent ; et malgré les succès de Lutzen et de Bautzen, les légions impériales reculèrent peu à peu vers le Rliin. Les négociations du congi^ de Prague, aux- <]ueUe5 Narl)onne fut employé, n'ayant abouti qu'à une déception, l'ambassadeur fut envoyé comme gouverneur dans la forte ville de Torgau, où Tempereur avait jeté une norobrense garnison, et qu'il jugeait un point important pour maintenir une des frontières de la Saxe. Narbonne y arriva malade et affaibli par les anxiétés <]e cette funeste campagne. Une fièvre contagieuse, résultat des amas de troupes et des désastres, ne tarda pas à se manifester. Les hôpitaux, la ville entière furent encombrés de malades. Narbonne, prodiguant partout ses soins ies plus empressés , fût atteint gravement du typhus, et y succomba en peu de jours ( 17 novembre 1813). Une autre version, qui a sa source dans la lettre du général appelé à le remplacer, et qui est imprimée liu Moniteur, attribue sa mort à une diute de cheval ; peut-être est-ce à dessein que cette cjiuse a été donnée. On vendit ses chevaux de guerre pour acquitter !es frais de ses funérailles. Narbonne ne laissait que son nom à sa noble famille, et des vœux pour ses filles et pour sa mère, qui lui survivait, âgée de soixante-seize ans. Il est digne de remarque que pendant les Cent Jours l'empereur se rappela son aide-de-camp préféré , et voulut assurer par ses bienfaits le repos de la vieillesse de M°" de Marbonne. Cette dame reçut également une pension de Louis XYIII, et mourut en

1821. J. Cbanvt.

VonUeur, I79t— 181S, — BiRooD, Hiitoirede France ious Napoléon. — Tbien, Empire, I8is. — VUlemaln, iwnenirt contemporcUm, 18S4, f* parUe. — > Meantrm\ . Souvenirt Matorique» iur Napoléon et Marie- Ijûulse.— hl^rmont, Âtémotret, 1887. —> Ségur^ld.,3 toI.

NARBOROVGH (Sir John), marin anglais, mort vers la On de 1688. Il appartenait à une ancienne famille du Norfolk. Lieutenant de vaisseau en 1664, il se conduisit avec tant de bravoure et rendit tant de services dans la guerre contre la Hollande qu'il fut promu, en 1666, au commandement de C Assurance, bâtiment léger. Lorsque la paix eut été signée, il fut choisi pour diriger un voyage de découvertes dans les

<t| Mémorial de Sainte- Hélène, Us-Cascs, t 111, page 95.

par M. le conte de

mers du sud (1669). H quitta Deplford sur la Tamise, le 26 novembre, avec deux bâtiments, le Sweepstakes et le Bachelor, perdit ce dernier de vue te long de la c61e des Patagons (14 février 1670), entra le 22 octobre dans le détroit de Magellan , et remonta ensuite vers le nord jusqu'à trois lieues de Yaldivia. Il tenta vainement d'établir des relations avec les Espagnols, et, n'ayant pu retirer de leurs mains son lieutenant, qu'ils avaient fait prisonnier contre le droit des gens, il dut pourvoir à sa propre sûreté et reprit, le 22 décembre, le chemin de l'Angleterre, où il arriva au mois de juin 1671. Le roi Charles II, qui avait fondé de grandes espérances sur cette expédition, se porta au-devant du navigateur jusqu'à Gravesend, et lui fit le plus cordial accueil. Dans la campagne de 1672, Narborough servit à bord du Prince comme second capitaine du duc d'York, qui avait pour lui une estime particulière. Il assista en cette qualité à la bataille de Solebay, gagnée par Ruyter, et il mit tant de diligence à réparer les avaries de son vaisseau qu'il put rentrer en ligne et protéger la retraite; sa conduite en cette circonstance fut l'objet d'une mention spéciale dans la relation qui fut rendue publique. En 1673, il fut nommé contre-amiral et reçut des lettres de noblesse Ses dernières expéditions furent consacrées à châtier les piraterie^ des deys de Tripoli et d'Alger : il força le premier à mettre en liberté tous les captifs anglais, à payer une indemnité de 80,000 dollars et à concéder à l'Angleterre plus de privilèges que n'en avaient encore obtenus les autres nations (1674) ; quant au second, il brûla ou coula à fond plusieurs de ses bâtiments et bombarda, quoique sans beaucoup d'effet, sa capitale (1677). Nommé commissaire de la marine en 1680, il occupa cet emploi jusqu'à sa mort. La relation du voyage de Narborough, i*édigée par lui-même et par Pecket, son lieutenant, a été publiée dans le recueil intitulé An account o/several late voyages anddiscoveries to the South and North ( Londres, 1694, in-8" ), et traduite en français à la suite du voyage de Coréal (Amsterdam, 1722, 3 vol. in-12). ««Son journal, dit Desbrosses, aussi instructif que peu amusant à lire, contient le détail le plus exact sur les positions géographiques de la côte des Patagons et de celle du détroit. Les navigateurs y trouveront les meilleurs renseignements sur la manière de reconnaître les parages de ces côtes , d'y entrer et d'y mouiller. » Narl)orough a donné son nom à une petite lie située au sud de Tarchipel de Chiioé. P. L— y.

Charnock , Biographia navalii. * KIng ( Philip Parker), dans le London geographicat Journal , t- 1. — Ch. de Brosaes , Hist. des navigat. aux Terret jéuUr,

NAKGissB (Narcissus) , affranchi de l'empereur Claude, mis à mort en l'an 54 après J.-C. Secrétaire {alf epistolis suivant une ancienne inscription ) de l'en.pereur, sur lequel il exerçait une influence sans bornes, il s'entendit avec

^'ARCISS£ — r«ARGfSSO

rimpéra(rtee Messaline pour dépoutiler ou tàxre mettre à mort quelques-uns des plus riches et des plus importants personnages de VÉtat Ce fut ainsi que C. Appiu\ SiUaus ^rit, parce que Narcisse prétendit quMl l'avait tu en rêve assassinant remperenr, La conspiration ayortée de Furitts Camillus ScriboniaiMts fournit à Narcisse et à Messaline un aniple prétexte dVxfcoFsioDS et de cruautés. L'affranchi de Claude ne fit f >a8 toujours un aussi mauvais usage de son ioAuence. Vespasien lui dut en 43 d'être nommé légat d*une légion de Germanie. Quand les soldats placés sous les ordres de A. Plautiuscn Bretagne se mutinèrent, Claude envoya Narcisse pour les ramener à l'obéissance. Les rebelles accueillirent J'afft'aBchi avec des cris d'indignaliett; mais ce qui semblait devoir faire «vortor sa «ùssion ia fit rénssir. Les «oldals, dégoûtés du noweau chef qu'on leur dennaît , revinrent à leur ancien fénéral A. PlauUus.

L'union de Messaline avec les affranchis cessa lorsqtie l'impératrioe eut fait périr Polybe, l'un d'eux. Se voyant mpenacés, ils résolurent de la perdre. £Ue leur en fouinit l'occasion par un eftlravanant mariage avec G. Silius, si .toutefois ee mariage ne fut pas une invention des alfraochts. Toute eette treisaotion, qui se termina par la m«rt de Messaline, est restée profondément obscure. Le dramatique récit de Tacite n'offre pas les caractères 'de l'authentiolté historique. Narcisse persuada à Teropereur que sa seute chance de salut étoit de le nommer chef de la paàe prétorienne. Pour osapécher qu'on ne l'influençftt dans un sens contraire, il monta à côté de lui dans la voiture -qui te ramenait à Rome. Il prit «nsttite sur lui-même d'ordonner te supplice de Mesaaline. Peu après, Claude songea à se remarier,et Narcisse soutint contre Agrippine tes prétentloBs de ^ia Petina. La première J'emporta, et dès Jors 4a fhveur du puissant affranchi déclina rapidement. Agripipine l'accusa de s'être approprié une parUe des limds destinés à la construction du lac i^ucin ; Narcisse, de son oêté, dénonça à Oteude les desseins ambitieux de Ja nouvelle in^ïératrice, et usa de tout ce qui lui restait d'influtncp en faveur de Britannious. La lutte se teianioa par te mort de Claude. Narcisse, qai, au moment décisif avait reçu l'ordre d'aller soigner sa goutte aux bains ckiaods de Campanie, fot mis à mort presque aussitôt après l'avènement de Néron. Il brûla avant de mourir toutes tes lettrefrde l*em|iereur Claude qni éteient en sa possession. U avait amassé une énorme fortune qui, suivant Dion Cassius, s'élevait à 400 millions de sesterces (environ 80 millions de fr. ). L. J.

Tadte, Jnnalet,XU »-«;Xn. J,rr, «S; TllI, i. - Snétoac. Claud„u, ST. - Di«n CtwftM, l.X^M, fi, M, i». 5». - Or«Ul. fPicHpt. làUmm Mleetm, toL I, .p, 177.

HABCissB (Saint), évêqne de Jérusalem, né vers l'an 98, mort le 39 <)ctobre de l'an 246. L'un des prêtres tes phM vertueux du clei^ de

Jérusalem, il était plus qu'octogénaire quand il fut élu pour succédera Oolichiem, vingtHicu\iè:..e évêque de odtte ville depuis les apêtres. Mal;ré son âge avancé, il gouverna son troupeau avKle xèle et la vigueur d'une jeunesse florissantf. Il présida en 197 te concile de Cé^rée en Pailc^aîoe, où l'on décida que te Pêqne serait célébrée k dimanche. Trois mauvais chrétiens l'arcnàèrest d'un crime atroce, et soutinrent teura calounieux mensonges par tes plus grands aennmts. Bien qne les fidèles n'^outassent aoonne foi à leurs parûtes, Narcisse profite de cette cirooefrtance pour suivre te désir qu'il avait dt^ longtemps d'aller vivre <att désert. Il qmtii Jérusalem vers 199, sans -qu'on ptt découvrir le lieu de sa retraite. La jaatioe ^vine ifi|ipi bientôt ses persécuteurs ; te premier meunitaTec sa famille dans l'incendie de sa maison; te 1^ rongea le second, et le troisième perdit cot»pteteroent la vue. Dtea lui ayant inspiré le de^sein demprendrele soin de son ég^se, Narcis*.* êortit en 207 de sa solitude, et en arrivent à Jt msalem, il trouva son siège ooonpé par anaatr/ évêque, appelé Oordius, qu'on avait éinpnds*.' «on ateenoe. Tous deux gouvemèrant, dH-cn, cette église, j«aq«'à ce que la mort de Gcréà ^ laissa de nouveau Narcassa neul possesieor ^ siège. L'extrênw Tieiltesse l'ayant enin renéu incapable des fonctions épiseopatea, il prit peti< «^coadjutenr Alexandre, é^éque de Pbvîade, qui vers 2 1 2, d 0 consentement du ctergé et des idëVes , consentit à se charger de te oaodoito de Tépli^ de Jérusalem. C'est te premier eoiemple 4'b!< évêque transféré d*bn siège à an antre , et donr.» pour coadjuteur à un évêque vivant quei^o'.) vrai dire Alexandre fêt plutôt te aucoesanr t.e Nareisse,qui n'avait phis que rhomiear de l'eptecopat II en faisait mention dans mt tettre adressée aux Antinaitesen oes termes : « Narcisse vous satee, lui qui a tenu id avant nei 1« plaec d*évéqiie,et -qui ai^nt défà ptan de cest aeiie ans« est maintenant uni avec moi pv les prières. Il vous prie, consme moi, d'être et mêmes sentimento. » Les légendaires attriteMi •n grand nombre de miracles à aamt Nardise, dont les martyrologes d'Adon et d'Usuard fixe^ te fête au 29 octobre. H. F.

TUIemont, Mimotre» McMf., t III. — Flearr» iV^eeclet , tiv. fV, ch. 4B. rt II*. V, eh. SS. - Baillei, F**» .Vamn, « oeMbre, t. IH.- Yo^KwM, irutvfr» ae >nr> Mirm, t. II.

NABCisso (Giouan-.4nrfr<»a), poète itafiff du commencement du seizième siècle, sorlequfl on ne possède pas de renseignements. Il ^f^ désigné lui-même comme l'antear d'one de oe« épopées dievalcresques qui faisaient alors le$ délices des tectenrs au delà des Alpes; H a mi> son nom à te fin du Utnroéi battaglia ekUmato Passamonte; Venise, 1506 et 1514. 0» ne connaît qu'on seul exempteire de te première édition , et un exemplaire de te seoon.de Ait adjugé en 1847 au prix de 153 fr. (venti* Libri ). Le Passamonie fut coottenépar un

NARCISSO — JNARDIN

dont FoituflAt est le béros {Libro ehiamaio Portunato, fi/gUU de Pastamonit et qual/ece tstnâeia de suo padre con ira Majfuncesi. ) Cette prcKttietion, pobiliée à Veoise «i ISes, obtint du public un Moneil favorable» constaté par cinq réiinfireasions(l519, 1549, tM3,l»97,et 1620); anjourdliui on est pins difficHe, et tes deux oo- Trastes de Narcisso ne vivent pins que dans le souvenir des bîMioplitles. O. B.

MeUi. BibUàçra^u dei romMUtt |^. lUet tnlf .

NARBI {Jacopo), homme d^Élat et historien itaKea , né à Florence, le 21 juiUet 1476, mort vers 1 S&S. Issu d\inê fomilte noMe et ancienne , il fut revêtu dès sa jeunesse de chargea honorables. Il était en 1501 un âe& prieurs (priori di liberfà). Il venait d^re nommé ambassadeur h Venise, lorsque, à la suite de Toccupation de Rome par les band^ du connétatile de Bourbon , Florence se soirfeva contre les Médicis. Tl prit une part active à cette révolution, et devint on des chel^ les plus courageux et les plus éclairés du parti républicain. Au$sit6t après Ja restauration des Médids, Nardi Tut exilé. II se retira à Venise, et consacra à la composition de divers ouvrages les dernières années de sa longue vie. On ignore la date précise de sa mort, mais on sait qn^t vivait encore en 1555. « Son ffistoire de Florence, dit Gingiiené, fut sans doute son ouvrage de prédilection ; mais , observe sensément Tiraboscbi , il est bien diflicile que, dans la position où il se trouvait, Técrivain se renfermât dans les t>omes de la modération qu'on e\Tge d*uu historien ; et Ton ne doft pas être étonné que V Histoire de N ardi , quoique fort estimée, porte en soi le caractère de tous les ouvrages de parti. Quelque noble et juste que fftt la cause qu*n défendait, puisqu'elle avait pour but la liberté de sa patrie, il a dû quelquefois se laisser emporter, en écrivant, au delà des bornes que loi prescrivaient la sagesse et la vérité. Il ne pouvait être impartial , désintéressé, puisque, presque! chaque ligne, il lui lallait r^racer des événements qui étalent dans sa Tîe nutant de grandes époques quHl ne poo- ▼ait se rappeler de sang^roid. i» Cette tiistoire s'étend depuis l'entrée de Chartes Vltl à Fln>renoe, en 1494, jusqu'à la chute déMttvede la république de Plorenoe en 1531 ; «Ile fnt imprimée fuur la première fois à Lyon^^lSB^, in*4*, et réimprimée à Florence, 1564, hi-4«; ces àtan éditions sont inconvplèles; «ne meiK lettre étliCion,par Agenore <}eni,faiit ffwHe de la Bibli9teem NaziovHile poMiée ftfc Le Menrnier à Florence , et forme mus tetHre de : Slorie j/io- Toktiftt, 2 vol. Jn-12. Après les Histoiret A»i^nlineSf le meillenr ouvrage de Nardi est «on exoeUente traduction italienne de Xlte Live : Le ^•che di T, lAvio pmdavano traéolte netiu Ungua toseana da metsêr Jmcopo Nardi,

^adinofiorentino; Venise y 1540, hk-M. On •' encore de Naidi une traduction italienne ^ discours Pro Marcelio de Cicéron; Venise,

1536, m-8o; ~- une Vie d'Antoine Giacomini Teùaktuecé Holetpéni; Florence, 1597, in-4*;

— des poésies satiriques dans le recueil des Canti eana$eiuleschi < voy. Machiavel ) et une comédie l'Amtctsia, œuvre de sa jeunesse. 2.

C. Nwdl, f'Ua diJacê^ ffurdi, danx le recueil dn Càioccfa,l. XIV, p. tOS. — VarcM, Stwie flor^ntUte, * Apost Zeno, Ifote al t'ontaninl, t, I, p. S84. — Tlrabotcbl, Storia deita tetteratura itatianot \. V, p. It, p. sso.

- Gtoguéné, HfM. de la Uti, tttiMnna. L Vift, p. t7t.

MAAOi (Giovanni), Uttérateor et médecm italien, né vers 1600, à Blontepulciano (Toscane). 11 exerça la médecine à Florence, et laissa plusieurs ouvrages scientifiques, entre autres : Laciis phfsica anaitfsis; Florenoe, 1634, in-4*; — De Igné êuèterraneo; ibid., 1641, in-4^{ — De Rore; ifaid., 1642, in-4*^; ^ Noctium çtenia- Umm phffsiearum annus primns; Bologne , 1656, in-4*. lia aussi donné en 1G47, à Florence, une édition du poçme de Lnerèce De Rerum /ta- /«ro, avec des noies etdeséclairctsàemenis.

On écrivain du même nom, Nardi ( Baldas- «are), originaire d'Arezzo, s'est dij^tiuji^ué parmi les théologiens qui ont entrepris de réfuter Marcantonio de Dominis et de défendre le. principe de la suprématie romaine; son ouvrage a pour titre : Expunctiones loeomm falsorvm de papatu romano ( Paris, 1616, 1618, in-4<>). On a aussi de lui des poésies en latin et en italien. P.

Ttnboschl, Storia délia Uiter. ital.. Mil.

NAEDiN (r^oTims), négociateur français, né vers 1540, à Besançon, où il est mort, en août 1616. D'une bonne famille, qui a produit plusieurs hommes de mérite , il remplit dans sa ville natale les premiers emplois de la magistrature. Il fut chargé de dilTérenles missions en Italie et représenta Besançon à la diète de Ratisbonne; grâce à l'appui que lui prêta Henri IV, il parvint à faire respecter Tindépendance de ses concitoyens et à leur assurer la jouissance des privilégesqui subsistèrentjusqn^en 1664.Ce fut lui qui encouragea Chassignet, son cousin, à mettre au jour ses poésies. On a de lui : L Union du royawne de Portugal à la couronne de Coâ^ tille; Besançon, 1596, 1601, et Arras, 1600, in-S** , trad. de Titàlien de Girolaroo Conestaggio et réimprimé avec des changements à Paris, 1680,2 vol. in- 12. P. L.

pQ\noa,fHit.d€HenHtf^i — Uorérl, Crmtd Diet,

Hkn'ont (Jean-Prédérie) , pasteur protestant, de la même famille que le précédent, né le 29 août 1687,àMontbéfiard, mort le 7 décembre 1728, à Blamoot (Franche -Comté). Son père était vice -surintendant des égHses de la principaaté de Montfoéliard. On le destinait à ta magistrature : un certain penchant au mysticisme Pentraina vers le sacerdoce. Après avoû: terminé ses études à Tubingue, il accepta Remploi de précepteur dans une famille allemande, fut pourvu en 1714 du diaconat de l'église d^éricourt, et l'édiangea en 1718 contre cefuî de Biamont. Cette dernière église fet supprimée

NARDIN — NARES

après sa mort. Nardîn s'était rallié aux doctrines des piétistes, ce qui lui attira quelques persécutions. Il yécut dans le célibat. Aux qualités du eœur, il joignait les talents de l'esprit. « 11 est ?rai, dit son biographe, qu*ii ne faisait pas, non plus que saint Paul, grand cas de la science ni de réioquence humaine ; mais, sans être savant, il était assez ?ersé dans la science ecclésiastique. Dans ses sermons, il tirait moins parti de son savoir que des sentiments de son coeur; il étudiait plus dans la prière que dans les livres. » Ces sermons jouissent encore d'une certaine réputation parmi les protestants : imprimés d'abord à BÂle ( Le Prédicateur évangélique^ 1735, in -4*"), ils ont eu une quatrième édition à Paris (1821,4 vol. in-8*). On a encore de Nardindes Psaume» et Cantiques spirituels (Halle, 1740, 1753, in-12), trad. en partie de Tallemand ot publiés par Choffin. P. L.

Duvernoy, f^te deJ.-Fréd. Nardin^h U tôle desservions ( édit. de 1154^ et i part, avec dei addit ( Halle, 1759, lu-8«, et Strasbourg. 1847, In-is ).

NAEDiNi (Pietro)f violoniste italien, né en 1725, à Livoume, mort en 1796, à Florence, il fut rélève le plus distingué de Tartini et resta son ami fidèle; pendant longtemps il vécut chez lui , et dans plus d'une circonstance il lui prodigua les soins d'une tendresse toute filiale. Attaché en 1769 à la chapelle du duc de Wurtemberg, il retourna en 1769 dans sa ville natale , où il composa presque tous ses ouvrages, et devint en 1770 premier violoniste du grandduc de Toscane. C'est plus particulièrement à cette époque qu'il acquit sa brillante réputation comme exécutant. Il était surtout remarquable dans l'adagio. « Des personnes qui l'ont connu, disent Choron et Fayote, nous ont assuré que lorsqu'on l'écoutait sans le voir, la magie de son archet était telle qu'on croyait entendre une voix plutôt qu'un instrument. Le style de ses sonates est soutenu, les idées en sont claires, Tes motifs bien traités elles sentiments expressife et naturels, mais analogues an caractère sérieux de l'auteur. Il néglige la difficulté , mais il la crée sans le vouloir, parce qu'il est dans la nature du grand maître de ne rien faire de facile. Toute sa musique est asservie à l'art de l'archet, qu'il possédait dans la dernière perfection. La multiplicité des agréments, des accidents, des passages chromatiques, des trilles, des accords, des arpèges, en rendant cette musique très-expressive et très- harmonieuse, la rend en même temps très-difficile. » Joseph H , dans son voyage en Italie, fit présent à Mardini d'une tabatière d'or d'un travail précieux. On cite parmi les compositions de c^t artiste : Six Concertos pour violon (op. 1 ) ; six Sotos pour violon (op. 2et b);six Trios pour flûte; six Quatuors pourviolon (Florence, 1782) ; cl six Duos pour violon. p. L.

Ctioroo et Fayole, Dict. hist. des Musiciens.

NABBG OU NAREGATSi ( Grégoire), écTi-

vain ascétique arménien, né en 9Sl, à Aidevatsi, dans le Vasbouragan, mort dans le coovent de Narc^^, le 27 février 1003. 11 lut plue jeune dans ce monastère, dont un de ses parents était abbé, et il y resta jusqo^à sa mort U jouit de la réputation d'un saint parmi «s compatriotes. Grégoire Naregatsi a laissé : Recueil de pièces de théologie mystique, n^ sont souvent trop obscures à force d*élévatioD Les meilleures éditions en sont celles de Coi$tantinople, 1774, in-12, et Venise, 1789, in-12;

— Homélies; — Hymnes; — commentairts sur le Cantique des Cantiques. Ch. R.

ladjldjl, jirehioioçiê arwténien»e. — SooUas Saai^ Çuaddro delta teUeratura armeniatM.

Vknma (James), compositeur anglais, né a 1715, à Stanwell, dans le Middiesex» mort le 10 février 1783, à Londres. Il étudia la mnsifie sous la direction de Gates et de Pepuscfa, et ftit appelé en 1734 à York pour y tenir Torgoede la cathédrale. Par l'entremise du chuoiDe Fontayne, il obtint en 1756 la buocessiot de Green pour les doubles fonctions d'org^ni^ ^ de compositeur du roi. Vers le mène temps 3 reçut le diplôme de docteur à roniverstté de Cambridge. De 1757 à 1780, il oocnpa U place de chef des chœurs, et forma de nombreux élèrfs, dont le plus connu est le docteur Arnold. Ses principaux écrits sont : Lessons for thekerpsi'chord (trois séries); Londres, 1748-1758, 3 part. in-4"; — A treatise of singiJig; — A regular introduction to playing on theharpsichord or organ ; — The royal pastoral, a dramatic ode, avec ouverture et choeurs; — Catches, canons and glees ; — XX antlum, for 1, 2, 3,4 and bvoices; 1778, in-4»;-5/x easy anthems, with a /avourite moming and evening service , 1788, in-4Savec portrait;

— plusieurs services religieux, insérés dans l> Collection of cathedral music ( 1770, t. III ;, d'Arnold. P. L

Cbalmers , General btograph. Dictionarif.

NARES (Ëobert), littérateur anglais, fiUd<j précédent, mort le 23 mars 1829, à Saiot-Blar; (Reading). U fît «es études à l'école de Weàt minster et à l'université d'Oxford, où en ITTS il fut admis hiu degré de maître es arts. Aprè$ avoir embrassé les ordres, il devint reetesr d'une paroisse du Lincoinshire, prédicateur à U société de âncoln's-Inn, puis bibliothécaire adjoint au British Muséum. Pourvu en 1799 de l'archidiaconat de Stafford, il joignit à cette dignité celfe de chanoine de Udifield et de puteur.de l'église d'AU Hallows, à Londres. Ooi de lui : An essay on the démon or divination of Socrates; Londres, 1782, in-80; — i?/^ m£nts of ortheopy t conlaining a distinct View of the whole analogy of the Englisk language; iWd., 1784, in-8«»; — À connecttd chronological view of the prophecies rtlatïng to the Christian church, in XII iffmons) ilHd., 1805 ; — A Ghssary or collée-

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