NATALIS — NATOIRE
le Juste (1645). On lui doit encore, outre un grand nombre de gravures d'après Titien, "Bubens, Poussin, Sébastien Bourdon, Philippe de Cliampaigne, le frontispice des Cinq Ordres d'architecture de Palladio de la traduction de Le Muet (1645), et les portraits de Vabbé Guillaume NatalïSf du comte Fréd. de Mérode, de la comtesse Ernestine de Nassau, de Vempereur Léopold /«^« etc. En 1648, il Tut nommé graveur de l'électeur de Cologne et inspecteur des poids et mesures. Michel de MaroUes, dans ses Divers Graveurs^ a consacré on quatrain à Natatis :
De MIebel NatâiU , comme de u Chartrente ,
On aime le bnrin poor son trait gracieux;
Set antiques si doux , qnl plaisent tant aux yeax.
Sont d*un air élevé, d*nne main généreuse. R. H— y.
^bbeeedario de K ariette. — Le Blanc, Manuel de Totnatettr d'estampes. — BecdeUévre-Hamal , Biogr. Héçeùtse, II.
NATAL1S. Voy. NAT4LB.
NATHAN BBNWÉCHIRL, savant rabbin, mort à Rome, en 1 106. Il était disciple de Moïse Darschan , et devint président de la synagogue de Rome. Il est Tauteur d'un lexique des deux Talrauds, qui porte le titre d^Aruch, ce qui lui a valu le nom de Baal Àruch. Cet ouvrage, qui a beaucoup servi à Munster et à Buxtorf, a été imprimé pour la première fois en 1480 (voy. Rossi, Annales hebraicx typographicx); il a paru ensuite à Pe^aro, 1517, in -fol.; Venise, 1531, in-4'', et 1553, in-fol. ; BAIe, 1599, infol.; Amsterdam, 1655, in-fol.; la meilleure édition fut donnée par Phil. d'Aquin, Paris, 1629, infol. • O.
Buxtorf, BMiotheea rabbinica. " Wol/, BUa. hebraiea.
NATHAN (Isaac), surnommé Mardechai, savant rabbin , vivait au quinzième siècle. Sur rexemple des chrétiens, il composa, le premier parmi les juifs, une concordance des mots du texte hébreu de la Bible; ce livre, intitulé Méer Neliv ( Lumière du sentier ), parut à Venise, 1524 et 1564, in-fol. ; BAIe, 1581 ; Ropne, 1620, avec des additions de Calasio; l'édition la plus estimée est celle de Buxtorf, Râle, 1632. Nathan a laissé en manuscrit : Mivtzar Hzchak (Fortification d'Isaac), ouvrage dirigé contre le christianisme ainsi que son Tocachad Malhé
(Réfutation d'un séducteur). O.
Wolfp BiblMheca hebraiea. - Rossi, BiblMAeca giudaiea anticristian'a.
NATIVITÉ (Jeanne Le Rotem, sœnr de la), visionnaire française, née à La Chapelle-Janson, près de Fougères ( Bretagne), le 24 janvier 1732, morte à Fougères, le 15 août 1798. Reçue sœnr converse dans le couvent des Urbanistes de Foui;ères, oh à l'Age de dix-huit ans elle avait été admise comme domestique , cette fille, dont l'éducation était complètement nulle, crut avoir des apparitions et des révélations célestes. Ses confesseurs successifs, auxquels elle en fit part, cherchèrent à calmer son imagination troublée ; mais un d'entre eux, moins éclairé ou plus cré-
dule, confirma la sœar dans ses pieuses rèTeries. L'abbé Genêt se fit dicter par elle ce qu'elle prétendait avoir vu ou entendu , et à la mort de cet ecclésiastique, arrivée en 1817, lesmanoscriU qu'il possédait furent vendus à un librairp,qo les publia sous le titre de : Vie et Bévéladom de la sœur de la Nativité ( 1817, 3 vd. in- il). On y trouve de nombreuses et extraordiiuires révélations, par lesquelles elle prédit beioc/«p de choses sur l'Église et la fin du monde, ainsi qu'un Recueil d'autorités en faveur deoei mêmes révélations. L'ahbé Tresvaux s'est bien gardé de placer le nom de Jeanne Le Rojer daas sa Galerie des saints et antres personnes pieuses de la Bretagne, faisant suite au tnviil de dom Lobioeao sur ce sujet. On fit une dm- Telle édition de l'ouvrage de sœar de li Katifib', en 1819 (4 vol. in-8« et in-12). Le4*Tolttœf supplémentaire a été dicté par la sceur à de religieuses qui avaient méri lé sa confiance ; oomne les autres, il renferme des détails qui poumiot être soumis à une critique sévère. VAmdtU religion et du roi donna une analyse et a extrait de cet ouvrage, ayant soin de preroir ses lecteurs « que Ton ne doit pas croire M» les révélations de la soeur comme impiialeBMflt véritables », précaution qui nous parait fort inutile. H. F.
Âmi de la netigion. U tS et 1». - Feller. Dkt. Urt.
NATOIRB ( Charles-Joseph), p«olr««lp*veur français, né à ^Imes, le 3 mars 1700, mort à Castel-Gandoifo (États Romains), le 29 août 1777. Florent Natoire, son père, après avoir étadié la peinture et l'archilecture, viot se fi^ff^ Nîmes ; il y occupait la charge de ooosoleo ï^^' En 1717 il envoya son fils à Paris, et lepJjÇ» dans l'atelier de Louis Galloclie, pui.« daas cdoi de François Lemoyne. En 1721 Cliartf» Notoire , ayant remporté le premier prix df pe»; ture de l'Académie , partit pour Rome en qw» de pensionnaire du roi. Son tableau de «acours , représentant Manué offrant un lacrt fice au Seigneur pour en obtenir un <^ (j* fut SamJion ) , est le premier et le pia* «"^ de la curieuse collection dite des pri\ deRwj conservée à l'École des beaux-arto. E» l'jf; Natoire obtint à Rome le premier prix de i a cadémie de Saint Luc. De retour en Fraj»?. il se fil connaître en prenant part aux exj»^ tions de la place Dauphine. 1l8'««î"»'*»**J'î^ grande réputation en décorant des apl»"^*^ dans une manière qui se rapproche **?"?"; u celle de Boucher. En 1734, il peigne <»»"» chambre de la reine au château de \er^j' La Jeunesse et la Vertu présentant a princesses à la France. Le 31 ocU^l^.^^ même année il fut élu membre de i^?^ royale de peinture (l)>et nommé 9^^^ le 2 juillet 1735. En 1736, la manufacture «^
(1) Son tableau de récepUon i ''^"ifîïtBÎ'f* Fulealn des armes pour Énée, faU 9»^ ^ * tloa da Louvre.