‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 54 sur 110 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

JNATOIRE — NATTER

Gobelios e\écuta, d'après ses dessins, trois sujets de tapisseries représentant Les Amours de Cleopâtre et dTAnloine, Plus tard, lorsqn'Oudry eut l'entreprise de la manufactare de BeauTais, il fit ÛUre, également sur ses dessins, une suite (le tapisseries représentant VHistoïre de don Quichotte. £n 1750, Natoirc fnt chargé de la décoration de la chapelle des Enfants-Trouvés. Les peintures, aujourd'hui détruites, dont il orna cet édifice, ont été gravées en seize planches parFessard. En 1751, Natoire, qui jouissait d'une très-grande réputation, fut nommé, en remplacement de De Troy, directeur de TAcadémie de France à Rome, et il arrivait dans cette ville pour recevoir le dernier soupir de son prédécessenr et exécuter ses dernières volontés. Le pins important des travaux qu'il exécuta depuis cette époque est la peinture de la voûte principale de l'église Saint-Louis-des-Français. Cet ouvrage lui valut d'être nommé chevalier de Saint- Michel.

En vieillissant, Natoire s'adonna aux pratiques d'une dévotion outrée. Étroitement lié avec les Jésuites, « il admettait dans son cercle, dit Bachaomont, tons les boute-feu de la sodété. » Poussé par un zèle excessif, il s'avisa, au mois d'août 1767, de cliasser de l'école un de ses pensionnaires, l'architecte Mouton, qui n'avait point accompli à PAques ses devoirs religieux. Mouton se défendit,, attaqua son directeur devant les tribunaux français, et, en 1770, obtint du ChAteletune sentence qui condamnait Natoire à lui payer vingt mille livres de dommages-intérêts (1). Blalgré le scandale causé par cette ridicule affaire , Natoire conserva la direction de l'Académie iusqu*ei^l774 ; à cette époque seulement il fut remplacé par Noél Halle. Mécontent et oublié, il alla finir ses jours dans une petite Tille des États romains, à Castel-Gaodolfo. Il a gravé à l'eau-forte neuf estampes qu'il est assez difficile de se procurer. Madeoaoiselle Natoire, qui vécut constamment auprès de son frère et l'accompagna en Italie, peignait an pastel.

Archive» d$ fart fronçai*. - F. Villot. Notice du tableaux du Loutre. - Méimlret imédits sur la viê et le» outragée des membret de eAead. ro§. de peinture. — Robert- DuinetDll, Ae Peintre graveur françait. — L. DoMleas, Lu jirtistu fronce^ à rétranger.

NATTA {Georges)^ jurisconsulte italien, vivait au quinzième siècle. Fils de Henri Natta , conseiller du marquis dé Montferrat , il enseigna le droit canon à Pavie et, depuis 1477, à Pise; plus tard il fut chargé parles marquis de Montferrat de plusieurs missions diplomatiques.

|t) La Blbtlottiêqae lnpérlale,potsède le manaieilt do Mémoire du Sr Mouton, élire de rjeadâmie Jrauçoitê urarekiteeture à Rome, contre le Sr Jfatoire, directeur de cette école, sur une coiUrainte exercée par ce directeur envert plusieurs élévei pour leur faire Jaire de» confeuUms et communion» et en rapporter du àil- 'ctf, net. Ce fflémoire ctt iuItI d'one réponse et donc répHqae (collecUon Joljr de Flearj, a«SIO§). V07. Jtr- ^hituderart/rançatt, VI II, «t.

On a de lui : De siatutis feminas excludenii'bus a successione exstantibus masculis ; Venise, 1564, in- fol., reproduit dans le Tract atus tractatuum, où se trouve aussi son ouvrage De pactis, qui parut ^parement à Cologne, 1693, in 8*. O.

Pudroltu, De elari» legum interpretibu». — Fabrocd, dans la ÂaceoUa Ceûogera, L XL.

NATTA ( ^arc-iln/otne), jurisconsulte italien, de la même famille que le précédent, %vivait dans la première moitié du seizième siècle. 11 étudia le droit à Pavie sous Ph. Dedus et Jason, devint sénateur à Casale et enseigna ensuite la jurisprudence à Pavie. 11 avait des connaissances très-variées, et écrivait le latin avec beaucoup de pureté et d'élégance. On a de lui : De Dei /ocu/tone; Venise, 1558 et 15<M), in-4"; — De Deo libri XV; Venise, 1560, in-fol.; — De eloquentia christianorum; Francfort, 1562; — De pulchro et de tinit^erst fabrica mundi; Venise, 1 567, in-fol . ; — Consilta seu responsa ; Venise, 1 572, in-fol. ; — Orationes academicx; Venise, 1560 et 1564, ln-4^; — De animx immortalitate; — De doctrina principum:

Francfort, 1603. O.

RoMtU , Sgllabus »cript. Pedemont.

HATTBR (Johann- Lorenz\ graveur allemand, né en 1705, à Biberach, mort le 27 octobre 1763, à Saint Pétersbourg. Après avoir passé / plusieurs années chez un orfèvre de Berne , il se rendit, vers 1730, en Italie pour se perfectionner dans son état. Cédant aux conseils du baron de Stosch, un des premiers antiquaires de Florence, il s'adonna à la gravure sur pierres fines, et alla suivre à Rome les leçons de l'Académie des beaux-arts. Dès qu'il eut acquis de la réputation, il se mit à courir le monde, rteidant tantôt à La Haye, tantôt à Londres. Dans cette dernière capitale, où il se maria, en 1740, il devint membre de la Société des Antiquaires et exécuta la plupart de ses plus beaux ouVhiges , entre antres une gravure sur diamant pouf lord Jolm Cavendish. A Copenhague et à Stockholm, il fut chargé de graver les sceaux du gouvernement et des médailles royales. Il occupait dans les Pays-Bas la place de graveur de médailles en chef lorsqu'il s'en démit pour exécuter à Londres la médaille du Couronnement de Georges III. Quoique ayant beaucoup à souffrir d'un polype au cœur, il se rendit, dans l'été de 1763, à Saint- Péterbbourg, et y mourut quelques mois plus tard. Sa précieuse collection de pierres gravées, d'empreintes, de médailles et de gravures fut acquise par le gouvernement russe. On a de lui : Traité de ta méthode antique de graver en pierres fines comparé avec la méthode moderne; Londres, 1754, in fol., fig.; il en avait fait une édition anglaise, dont il détruisit presque tous les exemplaires parce qu'on lui en avait marchandé le prix ; ~ Catalogue des pierres gravées tant en relief qu*en creux du comte de Bessborough; Londres, 1761, in -4°. Mariette

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