NAVAGERO - NAVARRE
Aobcry, HUtoirê des Cardinaux. — Dictionnaire 4et Cardinaux, - Mortrt. met. MU, -^ DgheUl, Halia Sacra.
HATAI LLBS (Philippe DB MONTàCLT DE BÉ-
KAC, dac DB ), maréchal de France, oé eo 1619, mort à Paris, le 5 février 1684. Issa d'une ancienne et noiîle famille, il fut admis dans les pages du cardinal de Richelieu, puis nommé enseigne au régiment de la marine; Colonel d*im régiment qui prit son nom ( 1641 ), il se signala dao^ les campagnes d'Italie et de Catalogne. Maréchal de camp en 1647, il réussit par ■sa fermeté à délivrer en 1648 la place de Casai- Maggiore, bloquée par le marquis de Carcena. A son retour en France» il se trouva mêlé aux troubles de la Fronde, et fut envoyé en Flandre avec le rang de lieutenant général (20 septembre 1650). En 1652 il commanda Tavant-garde de l'armée royale à Tattaque de la porte Saint-Antoine, et s*y comporta avec une brillante valeur. En 1653 il suivit Tu renne en Champagne, et fut chargé d'investir la place de Sainte-Menehould avec les généraux d*Huxelles et de Casteinau. A Tattaque des lignes d'Arras en 1654, Navailles commandait les premières troupes ; voyant ses soldats hésiter, il mit pied à terre et força les tnjants perdus à s*élancer vers Tangle qu'il avait dessem d'enlever. Son père étant mort en 1654, il hérita du titre de duc, qui avait été accordé à celui-ci. En 1658 il fut envoyé en ambassade en Italie, et la même année il succéda au duc de Modène dans le commandement des troupes françaises en ce pays, où il obtint encore de brillants succès. Navailles épousa M"' de Neuillant, qui fut dame d*honneur de la reine, femme de Louis XIV. Elle montra beaucoup de courage et de noblesse en mettant des obstacles aux tentatives du roi pour s'introduire auprès d'une des filles d'honneur placées sous sa surveillance. Louis XIV, d'abord fort irrité, reconnut bientôt son tort, et lui en témoigna son estime. Mais peu après le duc et la duchesse de Navailles furent victimes d'une intrigue odieuse. On les signala faussement comme les auteurs d'une lettre envoyée à la reine et' qui lui faisait connaître la pas^on de son mari poor M^ de la Vallière. M. et M""* de Navailles reçurent l'ordre de. vendre toutes leurs charges, de se retirer de la cour, et d'aller vivre dans leurs terres. Plus tard, le roi donna au duc le gouvernement du pays d'Aunis, de La Rochelle et du Brouage (12 septembre 1665)» dont te duc de Nevers avait joui jusqu'alors. Au printemps de 1669 il prit, sous le duc de Beaufort, le commandement des auxiliaires envoyés dans Ttle de Candie. A peine débarqué, il attaqua résolument les Turcs avec une poignée d'hommes; malgré les observatio;is du général vénitien Morosini, il renouvela des assauts inutiles et perdit tant de monde que voyant le découragement de ceux qui restaient, il résolut, quelles que fussent les instances des Vénitiens, de revenir en France. Son 1
départ ne laissa aux Vénitiens d'autre parti à prendre que celui de capituler; ce qu'ils finest le 6 septembre. En 1674 il prit part à l'iovasioa de la Franche-Comté, enleva Gray, facilita la prise de Dôle, et le 25 avril oommoDça, oonjoiitement avec le duc d'Enghten, le siège de B^ sançon, qui capitula le 15 mai el la ^îtaddk le 22. Navailles suivit ensnite Condé en Flandic, et assista, le 1 1 août 1674, k la bataille de Scnd, où il commanda l'aile gauche. Créé marécU de France, le 30 juillet 1675, il eut le commodément de l'armée dn Roussillon en 1676. Entre autres avantages qu'il remporta, il battit à Espouilles le marquis de Montenrey, qui perdit cinq mille hommes tués ou blessés et sq^t cents prisonniers (4 juillet 1677 ). Après lapui de Nimègue, Navailles fut nommé gonveraoïr, premier gentilhomme de ta chambre et surintendant des finances du duc de Chartres (depois le régent ), charges qu'il conserva josqu'a si mort. On a de lui des Mémoires reiatifs aui principaux événements depuis î^Sjtaqun 1683 (Paris, 1701, in-12) ; le 4^ livre est consacré à justifier son départ de Candie. A. Jadis.
SiéwuHres mititaire» de louis X/^, L III, p. 4TSw - BrtiMvle, autoria di Candia. - M-* de Moltetlik, Mémoiret. * SUmondl. UitL de$ FrançaU, XXiV d XXV. — De Coaroelles, Dict. kiat, des Cënermux Jinançais,
HAVAEBB (Pedro, comte k Navabio), capitaine espagnol, né dans la Biscaye, mort très- Agé, en 1528, à Naples. Sa famille élut obscure. D'abord matelot, il vint en Italie à la suite du cardinal d'Aragon, et s'enrôla dans les tendes génoises ; en 1487 il assista an si^ àt Seranessa, où fut tentée la première ^épreufe de la mine , épreuve qui ne réussit point et qai, i perfectionnée par lui dans la suite, derinl d'un usage si redoutable. Il servit contre les Maur&s et déploya dans cette campagne tant de ressources et de présence d'esprit, qu'il fut noouné gouverneur de Velez-Malaga , après la prise de cette ville. Sa réputation comme ingénieur le fit remarquer de Gonzalve de Cordoue, qui le désigna pour coopérer à la conquête du royaume de Naples. Navarre conduisit le siège du dAtcau de l'Œuf, regardé jusqu'alors comme imprenable, renversa les murailles au moyen dei mines qu'il fil jouer à propos, et entra par U brèche ( 1503 ). Le roi Ferdinand le récompensa de ce beau fait d'armes en lui donnant l*inTe:»tif ure du comté d'Àlveto, situé dans lltalie méridionale. Après avoir commandé une flocttlle destinée à protéger les côtes contre le« pirata barbaresque», il fut de nouveau employé es AtVique ( 1509 )^ ses premières opératioiiseareit de l'éclat : il enleva Oran, Bougie, TripoH t( d'autres places^; mais H écàoua devant 111e de Djerbi, où les grantles chaleurs et la cavatenc maure détruisirent une partie de son arw^ Ce capitaine ne fut guère plus heureux en Riiie* Non-seulement il fut obligé d'abandonner le siège de Bologne ( 1511 ), où l'humidité dater-
NAVARRE — NAVARRETE
raio ïïnii empêché TeCTet de ia mine, mais il fut fait prisonnier à la bataille de Ra^enne ( I5t2 ) et emmené en France. Soit par avarice, soit par nissentiment contre loi, le roi Ferdinand refnaa de le tirer de captivité en payant sa rançon. Indigné de tant d'ingratitude, Navarre lui ren- Toja les brevets qu'il tenait de lui et passa au service de François 1*' ( 1514 ). Il leva pour ce prince vingt enseignes de pied, composant une petite armée de six mille Basques i^ Gascons, '^ntra dans le Milanais, participa à la prise de NoYsre, de Vigevano et de Pavie, combattit à Marignan et s'empara du château de Milan. En 1Ô22 il amena des secours à Lautrec, et se distingua dans la malheureuse jourbée de la Bicoque. Il tenta de jeter on faible renfort dans Gènes; au moment où il débarqua, la ville fut prise d'assaut ; enveloppé de toutes parts, il se rendit, et subit une captivité de trois ans au cfaâ< teao de l'Œuf. Il en sortit par suite du traité de Madrid. Ayant levé de nouvelles troupes, il boivit Lautrec en Italie, fut pris pendant la dé« sastreuse retraite d'A versa, et fut conduit une seconde fois dans le cbAteau de l'Œuf. Le prince d'Orange, qui commandait à Naples, épaiigna k cet homme malheureux la honte du dernier supplice, et le laissa mourir en paix. Selon le récit de BrantOme, « il fust estouffé entre deux cotttes ou estranglé de corde par main de bourreau. Ce fust mal faict, lyoute le chroni* qoeur, non de sa mort, car il estoit tant vieux et cassé qu'il n'en ponvoit plus... Mais l*em« pereur en fut blasmé ; car il devoit luy ordonner une prison perpétuelle en laquelle eust peu escri re et laisser quelques beaux mémoires de son art et science par mode de passe temps... ainsy que j'ay ouy dire qu'il avoit la volonté et quelque commencement de le faire ». Un neveu de Gon- 7A\we de Cordoue, le duc de Sessa,'6t élever à Navarre un tombeau en marbre à côté de celui de Lautrec . dans l'église de Sainte-Mari^la- Neuve. P. L.
p. Giovlo, £fo0te vlrormn Mtleù virt¥iê MmtrtaM. — BrantOmp, Fie^ dei grande eapUatnei .
NAVARBB (^far^tn). Voy. Aspilgueta.
HAVARRBTTB {Jwm-Batista), controversiste espagnol, né k Ck>rdone, vers 1550, mort en 1612. Il entra en 1572 dans l'ordre des Franciscains et professa les humanités dans sa ville natale. On a de loi plusieurs ouvrages sur les écrits bibliques, parmi lesquels Commeniarium ad LamenCafiones Jeremis ; Cordoue, 1602- A. L.
ÊCbard, Scriptores ordinU Prmdieatontm, t. IL •* Ou Pin, Table des autewn eccléaiasUques du dix-tep' tUmt iUete^ col. 1186 * Rldianl ei Gtraad, MM. taeréê.
NâVARRBTB ( Domingo- Fernandez ), missionnaire espagnol, né à Penafiel, en 1610, niort à Santo- Domingo ( Haïti ), en décembre 1689. Il entra en 1630 ches' les Dominicains, professa la philosophie et la théologie avec succès : il était aussi bon prédicateur. En 1646, il partit pour les missions de la Chine ; il s'arrêta quelque temps en Amérique, où il répandit
la foi dans la Noovelle-Kspagne. En 1648 il passa aux Philippines, et durant neuf années résida à Manille, travaillant constamment à la conversion des indigènes. En 1657, il continua "^n apostolat à Macassar, d'où il se rendit en Chine (1659), avec la chaiige de préfet apostolique pour la province de Tché-Kiang. La grande querelle des Dominicains et des Jésuites ayant amené une certaine perturbation dans l'empire du Centre, l'exercice de i\ religion catholique y fut défendu. Le gouvernement chinois, indulgent pour toutes les sectes religieuses, se crut menacé par la doctrine que prêchaient les missionnaires européens. Leurs dissentiments lur dbnnèrent une apparence de raison, « Comment voulez-vous, disait le trilninal des rites, étal>lir la paix dans notre vaste empire, lorsque vous êtes en querelle parmi si peu que vous êtes.' » Navarrete, emprisonné à Canton, s'échappa, gagna Macao, et vint à Rome se plaindre de la tolérance des Jésuites, qui, plus curieux du nombre que de la sincérité de leurs prosélites, appropriaient les cérémonies païennes au culte catholique ( janvier 1673). La congrégation de la Rote loi donna raison. Antonio de Gouvea, jésuite portugais, attaqua sans succès cette décision dans son écrit intitulé Mesponsum ad Scripta duo R, P, Navarrttm { circa res Sinenses ). Mais lorsque le saint-siége voulut envoyer des vicaires pour faire cesser les abus et rétablir la concorde, il était trop tard ; déjà les missionnaires de tous ordres étaient expulsés du territoire chinois. Après un voyage à Paris , Navarette revint en Espagne. Chartes II le nomma à Tarchevéché de Santo-Domingo(1678). Dans son diocèse , il se réconcilia avec les Jésuites, pour lesquels il fit bAtir plusieurs établissements. Il a laiùé un grand nombre d'ouvrages, presque tous écrits en espagnol ; entre autres : Traiados historieos^ politicos, ethicos y religioios de ia monarchia de China; Madrid, 1676, io-fol. Cet ouvrage, dédié par Tauteur à don Juan d'Autriche , est devenu fort rare. Il devait être en trois vol.,mais il parait que l'InquisitioB supprima complètement les deux derniers. Le volume que nous connaissons est divisé en sept parties ; la sixième partie a été traduite en anglais par Churchill et en français par l'abbé Prévost ; — Explication des vérités de la reli' gion (en chinois) ; l'auteur s'y montre tolérant pour les cérémonies funèbres usitées dies les Chinois, mais ferme pour refuser le baptême à ceux qui n'abandonneraient pas entièrement le culte de leurs ancêtres ; — un Catéchisme chinois ; -- Traité des noms admirables de Dieu (en chinois) ;— Apologie des missionnaires (en chinois), etc. A. nn L.
Antonio, HMMhêea tcHpt. Hi$ptmim { nota), t Iff, p. SfS. - Cnrcblll, CoUectUM of vo^aget and trttveU ( Londres, 17W, In fol. ). — L'abbé Préfo«t, HitMre gtnérate des voyaget. — 6chard. BtblMh. serip. ordlnli Praedieatomm, t, ir, 1«>-7t8. - Touron. Hommêt ittiatret de Pordrê 4b Strtni'OawUnipie, t. V, p. es7. - Bl-
navarretï:
«turd et Glravd, BWHêUL M&eréê, — Dtet. Mit. de$ au- Uurt etcUstOMti^uatt etc. ( Lyo», 1767, k fol. in^lft).
SA ▼ ARRETE (AliMio)^ miatioBoaire espagDol, décapité au Japon, le 1*^ juin 1617/H fit profession chez les dominicaÎDS de Valladçlid, et fat destiné aux missions da Japon. II partit afec plusieurs de ses collègues en 1514, et ût de nombreux prosélites. Ses succès inquiétèrent le« prêtres japonais, qui le dénoncèrent an cobo ( chef de la reli^n ). Le procès de Navarrete fut instruit; il fnt prouvé que les* missionnaires cherchaient à exciter un changement dans i'^t^ et le premier de son ordre, Navairete, fnt condamné à avoir la tète tranchée. On a de loi : Episiola cui fr aires ordinis in Japonis, et quelques autres lettres aux missionnaires dominicains dans le Japon. A. os L.
Jnformatlones pro C4M<mi»atUme 9eu déclaratUmê martjfril servorum Oei F. Âlphon$i Jfavarrete^ etc. ( Rome. 1«18, tn-fol. ;. — Écbard , Seript. ord, Prmdh ■cat., t. lit p. MU.
NAV ARRETE ( Bal/a SOT )^ théologieu espagnol du dix-weptième siècle, fit profession cliez les dominicains de Saragpsse. Il enseigna les lettres et la tb<^ologfe dans divers collégiss de son ordre. Il est surtont connu par ses Contro* venue in D. Thùmœ ejwque sekoix de/ensionem; ValladoUd, l60S-lft09-t634, 3 vol. In- fol. : ouvrage reMé célèbre en Espagne. Le P. Navarrete a laissé d'autres euviages de théologie, mentionnés par Écbard. A. obL.
Kctiard. Seript. orA. Prmditatnrum, t 1 1, p. «te. — DUt. hist, des auteurs eeclésUutiques ( Lyon, 1787, 4 toL io-if ). -> Richard et Glr»nd, BièltotMqm iiterée,
NATARRBTB (D. Martin Fern/mtfes ne), historien, géographe célèbre, né à AbaloB, dans la province de Rioja, le 9 novembre f765, mert à Madrid, le 8 octobre 1844. Il appartenait k Tune (fes familles les plus ancteanes de la Ha» ▼arre, et dès TAge de trois ans son oncle maternel le flt entrer dans Tordre de Malte ; mais ce fut son père qui dirigea sa première éducatioR. En f774 on l'emmena à Calaliorra, et quatre ans plus tand il entra au collège de Bergara, ott il suivit régultèrement ses études. En se IK vrant avec ardeur aux mathématiques. Il ne né* girgea pas la littérature, et à Page Ae quatorse ans fl I emporta nu prix de poésie ;: le 13 août 1780 il reçut le brevet dte garde du pRvillon de la marine royale, et II <Iut se rendre au port de Ferrol, en Galice : H j fut bien aceuettli par D. Clprianu VlmercaB, qirf dirigeait alors l'école des gardes marines. Hsvarrete fit sa première campagne à bord du vaisseau de ligne le San-PablOf et en Janvier 1782 il escorta un convoi con<:idérat>le en desthiation pour TAmérique. Ses biographes ne disent pas s'il débarqua sur les rives de ce nonveau monde, dont il devait devenir un jour Thistorien ; mais il est certain que durant deux mois il mnUiplla les observations de lonieilnde, qui lui ont acquis nue réputation si méritée. Dans Texpédîtlon franco-espagnole, il se distingua à l'attaque infruotueuse de Gibraltar , et à la êuHe die cette campagne il
fat nommé Ifeotenant de frétée, le 7ù îuvier 1783. La paix conclue, il se rendit k Madrid, oè H fie Ka d'une étroite amitié avec JeveHasoi Iriarte et BMratm. En 1786 il partit pour Aigv. à bord de l'escadre commandée par l'anifil Mafarredo, qui sut conclure une paix aviolagense avec les puissances barbnresqHes • et ^ recueillit d'utiles observations nttutiquea le kng des cotes de l'Afrique. Navarrata, rlcbede ces loaveaux documents , fit avec tuceès gs eoun de mathématiques à la compagnie dea gardes narines, puis, nommé lieutenant de Taisseau , il esnmença ses pi4>licafions sur l'astronomie ri la physique. Rien n'arrêtait son tète ; mais brealN les soins qu'exigeait sa santé l'oMigèrent de « retirer dans sa famille. Ce repos Ait emploi dès 1789 à explorer les archives de Smwnas, de l'Escurial, de Sévit le, et de phiateRTR grsaé» menaslères; il comment par les vastes <lé* péls de Madrid. A la suite de eea perqaifltions littéraires, il fut admis dana le srisde l'Académie d'histoire. Ce fht dès celle époqne qu'il découvrit dans les arehivea du due de IV ftinlado, ces journaux manuscrilt 4e Obristopte Colomb qui ont jeté tani du kamlère aar l'hiS' toire nautique des quincième et dtvscplièflM siècles. Après de laborieuses rudierdies daas les archives de ta Castille et de fAndaloosie, Navarrete reprit la vie de soldat ; il ae trouvait devant Toulon, à fépeque d^ bomtoudemeat de la viHe par les Anglais. Bieolil après il M enveyé en missioD à Saim-lldefoMe; pour résider luprès de la cour avee le grade du eapitaîRe de hégate,elcettepérlaiAedesavie peutêtiuresu^ comme la plus active, car il lui Mivt Ruipfir à la fsis les ftMctIunt d'aMe da esmp seeréiairfi général de Teacadre et celles de dipleatste^ Après avoir repris la mer pour aller dwrcher llnAnte de Parme , il rentra k Madrid vers le milieu de 179S, et devrat en 1807 rapportear du tritiunai anpréme de rcmiravié. Lan de Tiavasion française, Navarrete cessa volontairemmt d*apparienir h radminfstratfun ; mais il eontîsaa de professer les mathématiques au collège roval de Santo-fsidro. Bientôt, accusé d'oppo$Jtion as nouvel ordre d'à choses, N dut se nïfhgier t Se* viiTe, puis à Cadix, et ff y resta jniqafen 1«U. Le retour de Ferdinand VU le ramena à Madrid. Pour ne plus être dfotraît de sea travaux Rtt^ ralrei, ff avait été jusqu'à demander sa refnite comme consertter de l'amirauté. L'académie espagnole fut la première à profiter de ses studieux loisirs. Ce fut alors qu'il composa, sur b demande de œ oorps savant , un tràilté coaifM d'orthologie ci d^ortliegraplie. Il éooaa au^ une vie de Cervantes, que nul biographe peutêtre n'a su égaler. Après œlte exeursioa dass le domaine 4e la littérature, oi^ 11 ntiontra ee fil y avait de grâce flexible et de fermeté dans mb style (l)y il se Irrra presque exdnsivenaDt aax
|t) f^iêa de Mi^mi CwMaa» jtanwfra mirtqmtH^
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i«cbercbe8 d'érndilioii. Dès lors commenta cette séiK de piiMicatioi» 9ur les mdcm vojf a- ^ eotripris par la péakisiile, dont le premier volume parut en IMJk
NavMTvIe eontimiait d*élre attaché à la plupart des commissions de la marine , de Tin»tnietioii pobKqoe et de TAcadémie. Il entretenait en même temps avec le baron de Zach Qoe correspondance si acHre et si intime que tes obBervitions do savant espagnol sont fréquemment unies à celles de l'astronome aHemaod. Directeur du dépôt hydrographique de Madrid, et membre du conseil de Tamiraolé, il reçvt en 1S40 la croix de oommaodour de la Légion ^'Honneur, et fut nommé, en 1842, associé étranger de rinstitnt de France. Attaqué d'nn catar<> rhe chronique, il mourut à Madrid,^ Tdge de quatre-^ngta ans, dans toute la plénitude de ses facultés.
Navarrete a laissé de nombreux manuscrits inédits, parmi lesquels on distingue aortonl une Histoire de la Navigation et des Seieneet maihématiqves ftii s'y rattachent, M. Eustaquio de Nararrete, le propre neven de D. Martin, rnort récemment et Ton des collaborateurs leS' plus assidus de la vaste collection des docoments inédits de l'histoire d*Espagne, pensaH qoe ce traFail^vraimeot gigantesque, pourrait être publié. La bibliggraphie complète des œuvres de Ifavarrete n'occuperait pas moins de phisienrs colonnes; etie a été donnée avec beaucoup d'exactitude dans le tome Vf des Docfimenlos meditifs , para la Aijforia ; nous y renmrqoons le seol ouv rage par lequel ce savant géographe soit connu en Franee porta In titre suivant : Coleeàon de f^ajeA y descuàrimèentos que hkneron par mar los espanoles desde fines del sigio XV, eon va* rios documentes eoncemientes a la kistoria de la marina castellana y de los establedmientos espanoles en Indias^ ordenada e illuslraday por, etc.: Madrid, 1836, lS29-t897, 6 vol. petit in-4*. Les t. VI et VII sont restés entre les mains de la famille de l'auteur, et sont prêts pour ta publication. « Cet admirable Kvrft, comme a dft fort bien M. D. de Mofras, comprend non- seulement les quatre eupéditions de Chrietopiie Colomb, les voyages de Magellan et de! Cano, qm le premier fit le foor du monde, ceux de LcMiyna , d'Amerfgo Vespuci, de Gritatva, etc.; mais il renferme, en notre, une série de pièces diplomatiques de la plus haute valeur. » Le prentier volume seulement a été traduit en français, sons ce titre : Eelationst des quatre voyages entrrpris par Christophe Colomb pour ia découverte du Nouveau Âfemde^ de 1492 fk 1604, suivies de diverse» lettres el péèce» inédttesy omvrage traduit de Vespagnoi, par MM, F.'T.-A. Chalumeau de Fer-
de uoimm f doeumÊUtoi in9dU9$, etc.; Madrid et toree» iooe, isas, i lol. iD«{l«. Cette btogravUe odre un tabkau de la lit tellure «»p»gQOle aux seluétne et dlx-sepUéme