‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 61 sur 110 · NAVARRO · texte numérisé non relu

NAVARRO

neuil et de la Roquette^ et accompagné de notes des traducteurs et de celles de MM, Abel Remusat, Adrien Ralbi, et du Baron Cuvier; Paris, 1828, 3 vol. in-8°, avec portraits, cartes et fac-similé. Le second ouvragede Navarrete, dans son ordre d'importance, a été utilisé par M. Michaud pour son histoire des croisades; il est modestement intitulé : Disertacion historica sobre la parte que tuvieron los Espanoles en las querras de ultramar o' de las cruiadas y como influfffron estas expediciones desde el siglo XI hasta el XV en la extension de eomercio maritimo y en los progressas del arte de Tttft'f^ar; Madrid, Sanclia^ 1816, ia-^*^. Ce beau travail a été publié primiiivemeai dans le t V des Memorias de la real Acadeinia de la historia On a bût imprimer deux ans après la mort de Navarrete un livre substantiel et plein de recherches tout à fait neuves, que l'on connaît malheureusement trop peu en France ; il est intitulé : Disertacion sobre la historia de la Nautica y de las Ciencias matimatieas que han contnbuido a sus progressas entre los Espanoles obra posluma , la publica la real Academia de la historia; Madrid, 1846, petit in-40. Ce livre, qui prend la science à son origine, conduit le lecteur jusqu'à l'époque qui fut illustrée par les Jorge Juan, les Ulloa et les Mendoza. Ferdinand Dsms.

àlcndovttt Narturr9te, Notices (Hoffraphiquet par D. de Mofras ; Parin, iSVS. — Docutnentot ineditos para la Mttaria. rte., t. V|. — Hiimboldr, /iiifoir» defa géofrmphU du wamoeem cùnUngnt: S «ok ta-8*. — BmUHki é» ia Société de (Àèographée, ^oy. U table dea inattièrea. — Mevue britannique,

na VABRO ( Juan-Simon ), peintre espagnol du dix-septième siècle, né et mort à Madrid. Ce peintre, peu correct comme compositeur et comme dessinateur, est remarquable coinroe coloriste. Il avait aussi un talent louable pour peindre les fleurs Ses meilleurs ouvrages sont à Madrid, dans le couvent des Carmes chaussés, une Nativité et une Epiphanie; et dans la galerie Soto, une Sainte Famille. A. ne L.

Qullllet. DietUmnaire de» peintres espagnols.

HA va RHO ( £tiîj-i4nfonio), peintre espagnol de Técole Sévillane, né vers 1635, mort en 1693. II fut l'un des fondateurs de facadémie de Se ville, où il professa avec talent et succès, n débuta (comme Morillo) par peindre des pavillons pour la marine et des bannières pour les communautés. Il fit vogue en ce genre. Heureusement , pour sa rf^putation , if a laissé de belles fresques dans tes principaux monuments de sa ville natale. A. oe L.

iju Âvfms ée la ComtUueion de te Jeaéemia ûf. Stvttle. — QaïUiet, IHeuwmmin eu peintres mpognote.

NAVARRO (Felipe)t peintre espagnol, né à Valence, vers 1680. Il était pur et sévère dans son dessin ; son pinceau, quoique réservé, ne manquait pas dVnergie; sa manière tient des écolearomaioe et vénitienne. On voit des talrfeanx de ce maître a Valence, daoa les égliaet da Sapin-

NAVARRO — NAVEZ

Kita, de Sant-Antonio , de Notre-Dame-do-Secoars, de San-Jaan-da-Marché» e'c. A. de L.

F'iage arUttico a oarios puebUu de Espatka ( Madrid, ia04). - Raphaël Meogs, Obras (Madrid, 1780J. — Quilllet, DM. des peintres espagnols.

N ATARRO ( AgusHn ), |)eintre espagnol, né à Murde, en 1754, mort à Madrid, en juillet 1787. Il ent pour maîtres \en deux frères Alexandre et Antonio Gonzales Velasqoez. Kn 1778 il obtint le premier prix de peinture, et fit le Toyage de Rome. Il ne revint d'Italie qa*eo 1784, et dès Tannée suivante fut reçu membre de TAcadémie deSan-Femando, où il professa la l)er8pectiye jusqu'à sa mort, arrivée dans la force de son âge et de son talent. Don Navarro se distingua particulièrement par son excellente couleur. Ses principaux ouvrages se trouvent à Alraazarron et à Tolède. Son chef-d'œuvre est La Samaritaine qui se voit à Madrid. Ses paysages, très-recherchés, ornent les plus riches galeries de TEspagne. A. dbL.

Las Aetas de la jicademta de San- Fernando. -^ Cean Bermndrs , Diceionario hisiorico dé los mas UhU' très profesMores de lus bellas-artes en Espalia. — QulU llet, Dict. des peintres espagnols.

HAVE (Mathias de), en latin Ifavœus, théologien belge , né à Wamant en Hesbaye , vers 1Ô90, mort è Toumay, en 1660. Reçu docteur en théologie dans l'université de Douai, il devint en 1620 curé de la collégiale de Saint-Pierre de cette ville, quelques années après chanoine de l'église de Seclio, et enfin, le 13 juillet 1633 , chanoine de la cathédrale de Tournai, où il fut chargé de la censure des livres. Ses principaux ouvrages sont : Annotaiiones in summae theologia et sacrœ Scriptur» pracipuas difficultaies , item duo sermones de sanctis Piaio et Eleutherio, patronis Tornacensium ; Tournai, 1640, in-4*;

— PrxUbatio theologica in festa sanctorum; Tournai, 1635, in-4°, et Douai, in- 12;

— Encomium sancti Josephi, Virginis Deiparœ sponsi; Douai, 1627, in-12, nouvelle édition sous ce titre : Sponsus Virginis decoratus corona 'XX Xî gemmarwn sptendarilnu coruscante; Douai, 1636, in- 12 ; — Catecheiis, sive de sacramentorum institutione^ etc., eonciones XVI; Douai, 1633, in-12; — Orationes très de signi crucis et orationis ef/icacia et D. Thomœ Àquinatis laudibus; Douai, 1630, in-4o. 11 fut l'éditeur d'un ouvrage de Michel de N\vb, son oncle, intitulé : Chronicon apparitionum et gesiorum sajicti Michaelis archangeli (Douai, 1632, in-8* ). Ce dernier, né à Warnant en Hesbaye, en 1Ô39, mort à Tournai, le 20 novembre 1620, fut successivement chanoine et ofYictal d'Arras, archidiacre et vicaire général de Tournai. Son ouvrage, extrait en grande partie de Colvenerius et de Pantaléon, est rempli de sentiments et de détails d'érudition; mais il est écrit sans critique. H. F.

Paquot, Mémoires, t. XIII. - BeoddiiTK-Hamal, Bio^. (i^geolse, ~ Fdier, Dta. hUU

nk^iw, {Joseph de), en latin Kanmusy théologien belge, né à Yiesme, près de Liég^ en 1661, mort le 10 avril I70d, à Liège. Il fut |»o(es$etir de philosophie à Lonvain et au séminaire de Li^. Pourvu d'un canonicat dans la cathédrale de Saint-Paul, il se démit d'un bénéfioe dont «& faible santé ne lui permettait pas de remplir les fonctions avec exactitude. Ses liaisons avec Opstraèt, Arnauld, du Vaucel et Quesnd roootreot assez qu'il partageait leurs sentiments, et ce dernier lui ayant adressé une lettre quelques jours avant sa mort, il ordonna qu'on la mit dans aoo cercueil avec un Nouveau-Testament. On a de lui : Mémoire contenant les raisons pour ItS' quelles il est très-important de ne pas retirer le séminaire de lAége des mains des théologiens séculiers , et de n*en pas donner la conduite aux Pères jésuites. Ce mémoire, écrit en latin, oITre des détails aussi curieux que piquants ; il fut traduit en français par le P. Quesnel , mais il n'eut point l'elfet que de Naie es attendait : les jésuites prirent possession du séminaire, ce qui donna lieu à un autre écrit : Detu lettres d*un ecclésiastique de Liège (1699, in-4° et in-12); — Le fondement de la coaduite à la tfie et à la piété chrétiennes; liiége, 170Ô, in-12. H. F.

Supplément cm nécrolo^edePort-Rogal. - Iféeroioge des plus célèbres défenseurs de la vérité, !■• partie. — Feller, Dictionnaire h*stonq^e. — BccddièTTC-liaiBal, Biographie liégeoise,

* NAVEZ ( François-Joseph ) , peintre belge r né à Charleroi , le 15 novembre 1787. Il eut pour maître François, peintre de Bruxelles, el remporta en 1812 le grand prix de peinture historique au concours de Gand «nrce sujet : Vir* gife lisant C Enéide à Auguste. La pension qu'il reçut en même temps lui permit de Ymi à Paris, où il entra dans Tatelier de Da?td. Il s'attacha à ce maître, le suivit en Belgkpie dans son exil, et partagea ses travaux jusqu'en 1617, époque où 11 le quitta pour aller en Italie. De retour en Belgique, sa réputation s'accrut par des ouvrages d'une étude sévère,dont une pirtie a figuré aux expositions du Louvre, En 184» il devint membre de l'Académie royale de 6dgique, directeur et premier professeur de peinture à à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, professeur à l'École normale, ete. Ses principaux tableaux, dont plusieurs se trouvent dans les musées et dans les églises de la Belgique et de la Hollande, sont : Ai9r dans le désert (musée de Bruxelles);— Rf*contre dUsaac et de Rebecca (musée deU Haye ) ; '— Réiurrection du fils de la Stdomile (même musée); — Notre-Dame des affligés ; — Résurrection de Lazare; — .4«somption de la Vierge (église de Saiote-G«dule, à Bruxelles'; — Jésus^Christ déanh vrant ses plaies à saint Thomas; — Sninte Famille; — Mariage de la Vierge (éjçlîsedes Jésuites, à Amsterdam );— Le Prophète Samuel (musée de Hariem). Les tableaux suiTUit&

iVAVEZ —

ont été eoToyéâ aux expositions da Loavre : Athalie interrogeant Joas, 1834; — Le Sommeil de Jésus, 1835 (chapelle de la reine des Beiges à son palais de Lacken ) ; — La Vierge H V enfant Jésus, idem (hospice dn grand Béguinage, à Bruxelles); — Les Oies du frère Philippe, id.; — V Arrivée de Vert-Vert à .Nantes, id. ; — Za Vierge récitant sa prière devant sainte Anne et saint Joachim» 1836; — Prière à ta Madone, id.; — Jeune Jitle faisant Vaumâne à un ermite, id. ; — La Femme adultère, 1837. G. de F.

Documenté paHicutiêrs.

iCAYiKR (Pierre-Toussaint), méiiecin français, ne le 1*' novembre 1712, à Saint-Di/itr, mort le 16 juillet 1779, à Cbâlons-sur-Macne. BeçQ docteur en 1741, à runiversité de Reims, iialla exercer la médecine à Chaions-sur-Mame, et y fonda peu de temps après, avec Dupré d'Ornay et d'autres amis des lettres, une société savante (1753), qui fut érigée en Acadi^mie royale au mois d'août 1775. Il s'est fait connaître par la découverte de l'éther nitreux et des combinaisons du mercure avec le fer, regardées jusqu'alors comme impossibles. Ces travaux lui valurent le titre de correspondant dé l'Académie des sciences de Paris, et en 1779 Louis XVI lui accorda une pension. « Unissant , dit Chaudon, à une humanité à la fois éclairée et active le désintéressement le plus noble, Navier fut titile I sa province par le zèle avec lequel il soulagea les malades dans les campagnes , surtout dans les maladies épidémiques. » On a de lui : Lettre sur quelques observations de pratique et d*ancUomie: Chàlons, 1751, in-4o; ~ Lettre iur le péritoine; ibid., 1751, in-4o, suivie en 1752 d'une Réplique au médecjn Aubertsur le même sujet; ~ Dissertation sur plusieurs maladies populaires qui ont régné à Chdlons H dans une partie du royaume; Paris, 1753 , in-12; ~ Observations sur le ramollissement des OS; Paris, 1755, in-12; — Sur le cacao et le chocolat comme substances nourricières; Paris, 1772,in-l2; — D« thermis Borboniensibus apud Campanos; 1774, in-4''; — Réflexions sur les dangers des inhumation^ précipitées et sur les abus des inhumations dans les églises, suivies d'Observations sur les plantations des arbres dans les cimetières; Paris, 1775, ln-12; — Contrepoisons de Varsenie , du sublimé corrosif, du vert de gris et du plomb, suivis de trois dissertations sur le mercure, le fer et Véther; Paris, 1777, 2 vol. in-12 : cet ouvrage, fruit de trente années d*études, est encore estimé et a é:é traduit en allemand par Weigel (Greifswald, 1782, 2 vol. in-8^); « Sur V Usage du vin de Champagne mousseux contre les fièvres putrides; Paris, t778, in•8^ Ce n'est là que la plus petite partie des travaux scientifiques de, Navter; la plus considérable embrasse des observations d'utilité imprimées dans divers rc-

HOOT. BIOGR. €ÉMÉR. — T. IXXTH.

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cueils périodiques; nous citerons celles qui ont trait au baume de copahu ( Gazette de médecine, avril 1762); aux bons et aux maurats effets dn tabac {ibid., juill. 1762); aux accidents occasionnés par l'usage de la jusquiame noire (Journ. de méd., févr. 1756) ; et des mémoires présentés à l'Académie des sciences de Paris Sur VÉther nitreux (175... et 1771); Sur VEffet singulier de la tenture de pavots rouges sur le corps humain (1757); Sur les Moyens de dissoudre le mercure par Vacide végétal (1760) ; Sur VVnion du mercure à Vacide de vinaigre (1771); Sur les Moyens d'unir le mercure au fer et de le rendre soluble dans Veau sans le secours d^aucune espèce d'acide (1774). P. L.

Krseli , Franeê liitér. — Vicq d'Azyr, Èloçe lU P,- T. Navier, dans le Recueil de la Soc. ron, de méd., 1T79. — Cliiadon , Nom. Dict. «nip.

VkXiKU (Claude-Louis-Marie- Benri), ingénieur français, né le 15 février 1785, à Dijon, mort le 23 août 1836, à Paris. Il éUit fils de Claude' Bernard Navier, élu président dn département de la Côte-d'Or en 1790, puis député à l'Assemblée législative, et qui mourut en 1794, à Dijon. Orphelin à l'âge de neuf ans, il fut adopté par le célèbre ingénieur Gauthey, son grand-oncle, qui se chargea du soin de son éducation. Admis en 1802 à TÉcole polytechnique, il justifia, à celle des ponts et chaussées ( 1804)» les espérances qu'on avait conçues de son assiduité et de ses talents. A peine fut-il nommé ingénieur ( 1 808 ), qu'il s'occupa de rassembler pour être livrés à l'impression les nombreux écrits que Gauthey avait légués à ses héritiers naturels. Il fit marcher de front ses études scientifiques et la pratique de l'art qu'il exerçait : sons l'empire il dirigea la constroc; ion des ponts de Choisy, d'Asnières, d'Argenteuil et de la Cité sur la Seine, et sous la restauration il rendit d^importants services par ses missions en Angleterre, où il étudia l'état des routes, les chemins de fer et la législation qui les concerne. Un savant Mémoire sur tes ponts suspendus, qu'il rédigea à son retour,lui ouvrit les portes de l'Académie des sciences, qui l'élut en janvier 1824 en remplacement de Bréguet.Pen de temps aprè:« survint un fâcheux accident, qui causa beaucoup de chagrin à Navier. Il avait jeté sur ta Seine, en face de l'esplanade des Invalides, un pont formé d'une seule arche de 155 m. d'ouveriurr, dont l'effet monumental rehaussait encore l'ingénieux système de suspension; par suite de la rupture d'une conduit<*-matlresse des eaux de la ville, les fouilles non comblées et les reml)lais dé)à effectués furent inondés à un tel point que l'on conçut des craintes sérieuses pour la solidité de l'édifice; on ajourna les travaux de réparation, puis on y renonça, et le pont fut démoli en 1827. Suivant Prony, le remède était facile puisqu'il s'agissait seulement d'augmenter la résistance des contreforts; mais on éleva des

difficultés, et Navier vit ainsi s'ëvanoair l'espoir qu'il avait conço d'achever une si hardie entreprise. Attaché à rÉcoie des ponts et chaussées comme professeur suppléant depuis 1819 et comme titulaire depuis 1831, il fut chargea cette dernière date d*enseigner Tanalyse et la mécanique à l'École polytechnique. On a de loi : Projet pour Vétablissenient d'une gare à Choisy contenant ^exposé des travaux proposés ou entrepris jûsqu^à présent à Paris pour mettre les bateaux à Cabri des débdcles ; Paris,.! 8 II, in-4°, pi.; — Examen de ta tontmè perpétuelle d'amortissement Jondée par MM. Janson de Sailly, Gueroult de Fougère et Denuelle-Saini'Leu; Paris, 1819, in-8°; — Mémoire sur les ponts suspendus; Paris, Impr. roy., 1823, m-4* et atlas in-fol.;

— De VÉiabiissement d'un chemin de fer entre Paris et le Havre; Paris, 1826, in-8';

— De l'Entreprise du pont des Invalides; Paris, 1827, in-8*>; — Résumé des leçons données à VÉcolf des ponts et chaussées sur Vapplication de la mécanique à V établissement des constructions et des machines; Paris, 1. 1*', 1826, 1833; t. II, 1838, in-8«, pi. : cet ou* vrage estimé contient des leçons sur la résistance des matériaux, sur rétablissement des constructions en terre, en maçonnerie et en charpente, sur le mouvement et hi résistance des fluides, sur la conduite et la distribution des eaux, enfin snr l'établissement des machines; — De r Exécution des travaux publics et particU' lièremeut des concessions ; Paris, 1 832, in-8'' ; — Notice sur M. Bruyère, inspecteur gén, des ponts et chaussées; Paris, 1834, in-S""; — iVote sur la comparaison des avantages respect t/s de diverses lignes de chemins de fer et sur remploi des machines locomotives; Paris, 1835, in-i8; — Considérations sur les principes de la police du roulage et sur les travaux d'entretien des routes; Paris, 183S, in-8°, pi. : — Résumé des leçons d'analyse données à V École polytechnique , avec des notes de J.'C. Liouville; Paris, 1840, 2 vol in-8°. ^ Résumé des leçons de mécanique données à V École polytechnique ;?hm^ 1841, in 8*, pi.

Outre les ouvrages que nous venons de citer, Navier a inséré un grand nombre de mémoires dans différents recui^ils; ceux qu'il a communiqués à l'Académie des sciences méritent uue mention particulière, entre autres les suivants : Sur les Roues à élever Ceau (1818) ; Sur la Flexion des lamas élastiques (1819); Sur les Lois du mouvement des fluides (1826) ; Sur les Lois de Véquilibre et du mouvement descorps solides élastiques (1827) ; Sur l'Écoulement des fluides élastiques dans les vases et les tuyaux de conduite ( 1 830). Comme éditeur, Xavier a publié : Traité- de la construction des ponts ^ par Gauthey ; Paris, 1809- 1813, 2 vol. in-4®,avec des notes, une notice biographique et des additions considérables; —

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La Science deringénieurs, par BéIiâor;Puiâ, 1813, in-4*; — Mémoires sur les easaMsde navigation, par Gauthey; Paris, I8IS, iii-4';

— L'Architecture hydraulique, çu Bélidor; Paris, 1819, t.I*%iB-4'*;rouvng&def4ii(ûner 4 voK; la moitié de celui qui a para e&tpreMpe entièrement l'œuvre de L'éditear ; - Analyse il» équations déterminées ^ par Fonrier; Pim, 1831, in-4*. p. L

Prony, IfoUon fOogr. sur Ifavier; Parti, lOT, to4».- Qaérerd , Iju France UiUraire.

NATIBRBS (Charles db), poète fhmçais, Dé le 3 mai 1544. à Sedan, mort le 15 norembrt 1616, à Paris (1). D'une famiHe aoUe, nuit pen aisée, il termina à Paris son édBGitioa,eB* Innssa le méfier des annes et devint gentilhonne servant do prince et de ta prineesied'Onuige; il passa ensntte as service de Robert de U Marck, duc de Bouillon, qui le choisit poor éeuyer. A la mort de ce seigneur (1674), il on* tinua de vivre à Sedan, avec la qnaKté de co^ faine de la jeunesse. Ses loyatn urhn n'avaient point amélioré son sort; la poésie ne lut fut pas plus fructueuse. Gomme il était (f homeurfière et un peu sauvage, il tralsa dnsii solitude une existence précaire et miséraUe. Ea 1606 il se rendit à la cour, et y Ht hmast^sa roi d'un poème, intitulé La ITenrùiife/tlIiiieo lot même quelques fragments, et le roi, pins sensible à la louange qa*an charme àa vers, l'exhorta vivement à parfaire unesilMllemTR- Après un oourt voyage à Sedan, Ifavlirfs a^étabiit dans la même année à Paris,et^lVxemplrda héros qu'il avait choisi, il abjura le eaMsme Quelques ami» des lettres pourvoreit (Pabord ï scit premiers besoins ; un de ses eomfMtrietfs, Jean Morel, fit davantage, et le logea as collège de Rchns, dont il était principal. Ge fat là (|u1l expira, dans les bras de cet ami dévsaé. Daa^ 1» derniers temps de sa vie il était devenu astimatique et presque aveugle. U avait poar deviwees trois lettres répétées p.af.p.aL^ee qui ▼oolait dire : « Prom|)t à Pun, prêt k l'antre. • OsNIeajonrd'hni, Navières a eu pour panégymt^ ^ grands poètes du lemps, Roasard en tête. 11^ doué de beaucoup d'tonagiDalîon ; pour on aott- ' tenr de mosiqoe, il avait roràlle peadéHolf» et sa poésie est dore et pleine d'images vioM» et bizarres. Qoelqves traits çà et là nériteA* peu d'indulgenee, ce quatrain par eoMÈfl» :

Solon, en •slnaat deui earès riCTcs les n—*» « Non po» el«'r6a, ails curvH. ce €ll»e»l-iU,fco»l*"** * Solon Im nmlOÂ par d'tutre* termn eiaii* : I Adieu, curét. dlt-U, qui n'êtes dune pas elero.*

« Je ne puis me résoudre à donner de {Fao^ éloges à sa poésie, dit Colletct... Ce o'est ^ qu'il n'eût un grand génie de notre art et qae MO esprit ne fût en quelque sorte capable deprodac; tions héroïques; mais sa versification étuita mstlque et si barbare qn'il parolssoit biea qu'<^

f (1) CnC par erreur une U CroU M itolaeet An*" btogra plies oiu pf^l^adu ^u'il atatt clé vldlaie da ■■*' sacre de la Salnt'Bartbeicinj, ea unsu

se «wotoU do voismage de cette obMore fofffift des Aidenaes où il aToit prit ■aisAMoe. Il «taA teUein6iit«i^erstitieux dMsIe rnyMère de la rime, que pour la rendre toiiianra riche il appaoTrit souvent le aens de aes vers,i|iM snnt pour cela ordinaireaieDt dorfl, contraints, barbare* <ft sans grâce. » Oo ade ce poète : Cnmtique de te fiaix; Paria, 1 570, in-i'', avec aM^iqae ; — La Benom' mée^ p^me historktl en V chants i Paria, 1571, io-80 : il «'agit du mariage et da cooronnement <1e Charles IX ; — - tes Cantiques §ain te, nUs en vers français^ pariée $w chants mwveaux et partie mw ceux d'asêctau psaumes; Anvers, 1579, in-^, dédiés au prince d'Orange;

— Pour le tomiffOM de M^^ Charloite de La Marct^ duchesse de Bouillon; Sodan. tâlMT , tn-4« ; — Les douze Uetires du f^nr artifleiel, avec annotations; Sedan, lâfiS, in-4o; Langrès, 1597, in 4° loAme édition «vec na |iou- ▼eau titre ) ; les six premières Heures reuCennent 558 quatrains, tirés en grande partie des libres saints, et les six antres des liymnesct desfoèmes religieux. Selon Tabbé fionUiot. les nnnolaiCions du poète prouvent aa grande lecture; son but, d'ailleors très-lonable, était de fonner le cœur des jeunes gens en exerçant leur roéuioire; — Vers et âtusique au baptême du Dauphin et de Mesdames^ fils et filles de Henri IV; Faris, 1606, in-13;rauteur y joint « réchautillon » de sa Henriade et de sa traduction de Lo<'ain ;

— Vers pour le rappel des étudiants en Vu* niversité de Paris; Paris, 1606, in-8<>;— Mémorial de feu Henri de Bourbon , duc de MontpensUr ; Paris, !608, inlS ; — Mémorial de feu Ange y due de Jo^fêuse; Paris, 1608, in-8* ; ^ Poème fumèbre sur la mert du grandduc de Florence (Ferdinand); Paris, 14M, in-8»; — Vheureuse Entrée au ciel du feu rojr Henry le Grand; Paris, 1610, in-12; ^SmUe des quatrains voue^ à fefjigie rogale élevée sur le pont Henri (le Pont-Neuf); Paria, 1614, in-12. Quant à l'épopée de la Henriade, qui ne coBteaait pas nioins de 30,000 vers, elle est restée nanusciite, mais mutilée; sur seize chanla, il eu manque six entièremenl.

BouUloi; Bi0Mfrapkie ardefouiâe, II. - GnlllaaaM Col- It-tet, yiei des pcêtes français, m mnnu^ciit. — Haag (rèrfs, tAt Franreproteatante. — Oon)et, BMUrth. fran" çoiMê. ^ VlflUrtUdnc, Bàbtioth tt0étUpi4.

IIA¥ILX.B( Fr/uHroés-MurcLottix), éducateur

suisse, né à Genève, le il juillet 1784, mort le 22 mars 1846. FiUd'ua pruTeseeur de littérature grecque dans Tacadémie de Genève, et resté de bonne heure orphelin, il se destina à la carrière pastorale, et fut consacré au saint ministère en 1806. Élu en 1811 pasteur àChaney, la position de village frontière, daus un temps de guerre et dVpîdemie, le mit à même de rendre à ses paroissiens, par son dévouement et son xèle , des services <iont le souvenir ne s'est point eflacé. En 1818 îi fit la connaissance du P Girard , et s'unit dès lors dans une étroite communauté de vues et de

JVAVIÈRBS — NA^1LI£

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flentifnea«s , avec ce vénérable ami de Teufance. En 1819 il fit racquisition du domnbie de Ter» mer, à quoique distance de Genève, et y fondt ime imtlitution eà il put mettre en pratique ses idées sur Téducaition, qui connslaient à faire converger toutes les «éMes vers le développe* ment des facultés morales. Son pensionnat réalisa t'idéai de l'extensiende la famitle. En même tempfi il «'occnpatt de recherches métaphysiques, qui le mirent en rapport avec le philosoptie If aine df* liiran. Des travaux 4concidérables rar V Éducation pitbfique et sur la Charité iégaie étaient pour lui comme un délassement à ses éludes de haute philosofArie. Ces denx ouvrages forent hautement approuvés , le premier par la Société des mMiodps d'enseignement de Paris , le second par l'Académie française. Naville tîvait aussi dans un continuel échange d'idées et de sentiments avec les philanthropes et les éducateurs les plus distingués de la Suisse et de l'étranger, notamment avec le P. Girard, Zelweger (de Frogen ), Fabbé lamhmschini ( de Florence), etc. Il fit pendant quelque temps partie du conseil d'instmcfbn piJblique du canton de Genève, en même temps qu^l était un des memi)re8 les pins acttfs de la Société «fntifité pnbiîque. En 184), an congrès scientillqne de Stritôfoonrg^ il hjt un mémoire Srcr F Émulation, dont il désaf iprouvait fumage dans l'éducation , et on autre sur la Philosophie éclectique. Vers cette épo* que M. Maine de Biran fils lui confia les manuscrits inédits de son père, et Naville se mit avec nue ardeur infinie à la tAche modeste de simple éditeur. Mai» déjà il éprouvait une sérieuse diminution de forces. Après avoir remisa son fils atné la direction de la maison d'éducation quil avait fondée, il se restri^it an cain> merce d'une société d'élite et à la continuatkM de ses travaux de cabinet , lorsque la aeit vint le frapper, à l'Age de soixjnte et un nus. Ob a de Naville : Mémoires relatifs à CédmO' tion^ ifisérés 4ms le Journal de la morale chrétienne et la Revue enegcUpédi^uê , 1826; — 1^ ri^dvoa/éeii publique comsidérée dans ses rapports avec te développement dee facultés , la marche progressive de la dvilà' sation et les besoms actuels de la France, 1832, in-12; et 1833, iii-8''; ^ J>e la Chariié légale^ de ses ej/ets^ de ses causes, et spé» ciaUment des mtiisons de travail et de la proscription de la mendicité; 1636, % voL in;6''; — Mémoire en répense à la question suivante : Quels moyens poorrait-on employer dans l'enseignement public pour développer dans les élèves l'amour ile la patrie suisse P 1639» ln.g«; ^ Dueours sur la philosophie éclec^ tique, lu au coofcrèii scientifiqae de Strasbouif en 1842 et inséré dans les actes dndit oon> grès; — Guide de V acheteur de livres pour la jeunesse; 1842, in-12; — Mémoire expli^ eaUf du Tableau des Études dans l^étabH^sèment de Vernier; 184&, in>12; — plnaienn

NAVILLE — NAYLIES

articles sur la charité, sur réducation et sar la philosophie, insérés dans la Bibliothèque universelle de Genève, principalement depuis 1842; en première ligne on remarqne les fragments de Maine de Biian, puis trois articles sur les Fragments philosophiques du marquis G, de Cavour. Betamt (dé Genève).

Uio«laU, Notice sur la vie et les travaux de T.-M.'L, TfaciUe, dans U BibUotkéque univenelte (août et septembre 18i«). — PeUti dl Roreto, Il pastore NavUle di Cinevra, dans les jénnatt universaH di itatisiiea ( Milan, septembre I846). - Rapet, Jfotiee tur la vie et les travaux de J.-M.-L. NavUle, dans le Journal de la Société pour Femeionement élémentaire (février iWi).

9k\f^'Wt{Mohieddin Abou-Zakariah Yabiah^ al), historien et docteur arabe, né en 1233, à Nawas, bourg près de Damas, mort dans cette ville, en 1277. Il appartenait à la secte clia* £éite. Nawawi a écrit : Commentaire sur le Koran ; — Règles critiques pour Vhistoire, etc. Ces divers traités sont restés manuscrits. Le principal ouvrage de Nawawi est son DicHonnaire biographique musulman, intitulé : Kalib tehasib al amsah ( Livre de la concordance des noms). Il en a été publié d'abord la première section, avec la traduction latioe, sous le titre : Liber concinnitalis nominum, sive vitêe illustrium virorum, avec des notes, par H.'F. Wustenfeld; Gœttingue, 1832, iu-4». Cette première section ne contient, outre la préface, que la vie du prophète Mahomet. M. Wustenfeld a ensuite publié, en anglais, les six premières parties, sous le titre : The biographical Diction ar y ofillustrious men, chiefiy ai the beginning of Islamism; Gœttingue, 1841-1844, in•8^ Ch. R.

Solonlhl, Fie de Mohieddin NaxcawL — Freytag, Ckrestomathia €irabiea. — Bambert, jérabiea analeeta, — Rammer, Histoire de la lUtérature arabe { en alienand ).

NATLER l James) , fanatique anglais, né vers f 6 1 6, à Ardsiey, près Wakefield .assassiné en f 660, dans le comtf^ de Hnntingdon. Fils d^un agricultenr aisé, il reçut une assez bonne éducation, et s^ngagea en 1641 sous les drapeaux de Tarmée parlementaire; il y avait le rang de quartiermaître lorsqu*en 1649 il fut forcé de s*en séparer par faiblesse de santé. En 1651 il s'attacha, à l'instigation de Georges Fox , à la secte des qua- Iters. L*année soi vante, croyant obéir aux ordres de Dieu, il quitta sa famille et se mit à parcourir la province; doué d'une grande facilité d'élocution et d'une foi ardente i il convertit à ses doctrines des milliers de personnes. Accueilli avec respect à Londres, emprisonné ii Exeter, U entra en triomphateur à Bristol, où on lui décerna des honneurs extravagants. Tandis que Fox et d'autres quakers plus sages se retiraient de lui en le traitant de faux prophète, ses disciples lui rendaient une espèce de culte et l'appelaient tour à tour,dans leur mystique langage, • fils étemel de la justice, prince de la paix, le seul fils engendré de Dieu, le plus beau des dix nille ». Arrêté une seconde fois et envoyé de-

Tant le parlement, Nayler fut déclaré ooapible de blasphème et d'insigne impostnre , et condamné an pilori, an fouet, à être marqué aa front et à avoir la langue percée d'un fer rouge (1656). Cet acte de sévérité panit plutAt didé par l'intention de discréditer les quakers que justifié par la conduite même de Nayler. Après avoir subi un emprisonnement de plus de deux ans, il prêcha encore à Bristol et h Londres, et se repentit publiquement d'avoir été pour les coreligionnaires un ot^et de scandale. 11 allait rejoindre sa famille à Wakefield lorsqali fut attaqué en route par des voleurs et laissé pour mort an milieu d'un champ ; il succomba quelques jours après. Ses écrits ont été recueillis en 1716 (Londres, in-8" ). P. L— t.

Sewell, HiOanf of the çuakers.

SI ayIaIes {Jean Joseph-Guillaume), jurisconsulte français, né à Toulouse, le 20 janvier 1780, mort à Paris, le 4 octobre 1831. Reçu avocat en 1814, à Paris, il acquit en 1817 qm charge d'avocat au'conseil d'État et à la cour de cassation. Démissionnaire le 5 février 1826, il fut nommé secrétaire de la commission d*iodemnité des émigrés. On a de lui : Plaidoyer pour M, Didier Fualdès devant la Cour de Cassation; Paris, 1818, in>8<»; — Notittau Code des émigrés^ ou manuel pour rexéeution de la loi sur Vindemnité à accorder aux anciens propriétaires des biens-fonds confisqués et vendus au profit de VÉtat, en vertu des lois sur les émigrés; Paris, 1825, in-iS; — Jurisprudence administrative, concernant la loi sur Vindemnité à accorder aux anciens propriétaires; Paris, 1827 et saiv., 5 vol. in-i8. Il a édité le Code Louis XVIil, contenant les lois et ordonnances du royaume rendues depuis le mois d'avril 1814. H. F.

Documents particuliers.

iNkJiéïKs {Joseph- Jacques, vlcomie de), historien français, né à Toulouse, le 1 1 novembre 1786. Cousin du précédent, mais d'une bruwbe anoblie sons la restauratien , il s*enrAIa en 1S05 dans le 19*-' régiment de dragons, où il détint capitaine. Il entra en 1813 dans la jeune garde impériale, fut nommé en 18^6 adjudant major aux gardes du corps de Monsieur, et colonellieutenant- major aux gardes du corps du roi,le 25 janvier 1826. Créé baron, le 15 août 1819, il reçut plus tard des lettres patentes de vicomte. M. de Naylies, qui a pris part à toutes les campagnes du premier empire, avait été condamné à mort par Napoléon, le 30 mai 1815, comme royaliste, et a quitté le service après U révolution de 1830 II est chevalier de Saint-Lonis (février 1816) et commandeur delà Légion d'Honneur (8 juin 1825). On a de lui : MémoïrîS sur la guerre d^ Espagne pendant les années 1808, 1809, 1810 et IRll; Paris, 1817, et 1835. in 8''; — Relation fidèle du vopaçe du roi Charles X depuis son tiéjmrt de Saint- Cloud jusqu'à, son embarquement (anonyme);

KAYLIES

Paris, 1830, iii-8*, plusieurs éditions. On lui attribue avec beaucoup de Traisemblance : Mé^ moires posthumes touchant la vie et la mort de G.-F.^ duc de Rivière (Paris, 1829, io-8o). Son frère, Théodose^Marle^ est né à Toulouse, ic 18 mai 1788. Magistrat à la cour royale de Toulouse dès les premières années de la restauration, il cessa ses fonctions après 1830, et créa à Paris un cabinet littéraire et reli(peux où s'élaborèrent un grand nombre de brorhures légitimistes. Onsa de lui : Abrégé de la vie et des Vertus de saint Vincent de Paul^ suivi d'une Notice sur Vancien et le nouveau Saint- Lazare et sur le rétablissement des filles de la Charité; Paris, 1830, in-12. H. Fisqubt.

Document* partiaUters.

^SATRAL {JUagtoire-Jean)t biographe français, né le 24 octobre 1789, à Castres. Il a rempli dans sa ville natale les fonctions de juge de paix. On a de lui : Biographie castraise; Castres, 1833-1837, 4 yoI. in-S**; les t. Ih III sont consacrés aux notices biographiques; le t IV contient les chroniques et antiquités relati?es au pays castrats. , P. L — t.

Uttér. frunçalse eonUmp.

NAZAiRB ( Saint ), martyr du premier siècle de TAge de l'Église, mis à mort à Milan, resté célèbre en Bretagne, où pourtant il ne semble pas qu'il ait apporté la parole évangélique. Fils d'un o/ficier supérieur romain et païen , et d\ine mère chrétieoiae, que l'Église honore sous le nom de sainte Perpétue, il adopta la foi maternelle, renonça aux emplois de son père et se livra à la prédication. Il fut arrêté à Milan avec un jeune enfant, Dommé Celse (vulgairement Céols), et mis à mort on ne sait trop sous quel prétexte. Leurs corps, enterrés aux environ de Milan, furent retrouvés vers 395, par saint Ambroise, évéque de cette ville, et transportés dans la basilique des Apôtres que ce prélat avait fait construire. « Il s'est fait beaucoup de distrilNitions des reliques de saint Mazaire » , disept les pères Richard et Giraud , de sorte qu'on ne peut guère dire où sont les véritables. L^église célèbre la fête de saint Mazaire et de saint Celse le 28 juillet.

Tlllemont, Mém. eeeUiiast., t. II. - Balllrt, f^ies des salnU, t. II. — Mchard et Giraud, mbUotMque sacrée.

NAZAiftB (Nazaritts), rhéteur gallo-romain, vivait dans la première moitié du quatrième siècle. Le neuvième discours de la collection des Panégyriques anciens (Panegyrici veteres) porte le titre de Panégyrique de Sazaire à Constantin Augustin ( Nazarii Panegyricus Conttantino Augusto ) ; il fut prononcé à Rome au commencement de la cinquième année du pouvoir des césars Crispus et Constantin {!*' mars 321 ) ; il est consacré à l'éloge de l'empereur Constantin, qui est proposé à ses deux fils comme le modèle de toutes les vertus. La flatterie est un peu moins choquante à cause de l'absence du grand personnage qui en était l'objet. L*autear

— NAZZARI 554

nous est connu par deux passages de la traduction de la Chronique d'Eusèbe par saint Jérôme: l'un, à la date de 315, est ainsi conçu : « Nazaire* passa pour un rhéteur distingué » ( Nazariut insignis rhetor habetur ) ; l'autre, à la date de 337 : « La fille du rhéteur Mazaire est égale en éloquence à son père » {Nazarii rhetoris filia in eloquenfia palri conœqualur ). Ausone cite aussi comme illu.stre le rhéteur Nazaire, probablement le même que l'auteur du Panégyrique^ Le huitième discours de la collection des Panégyriques anciens ( Incerti panegyricus Constantino Augusto dictus ) , est généralement regardé comme l'ouvrage de Nazaire. Ce discours, prononcé è Trêves en 313, célèbre, dans le langage le plus enflé, la victoire de ConstantlB sur Maxence. ( Pour les détails bibliographiques sur les Panegyrici veteres, voy. Dbëpamios,

EUHEKIUS, MAMERTinUS ). Y.

Saint Jérôme, Chron. — Ausone, Prof. Burdiç., XIV. — Histoire Ittiéraire de la France, 1 1.

NAZZAfti ( Francesco ) , sayant ecclésiastique italien, né vers 1634, dans le Bergamasque, mort le 19 octobre 1714, à Rome. Il était encore jeune lorsqu'il fut pourvu d'une chaire de philosophie au collège de la Sapience à Rome. D'après les conseils de Michel- Ange Ricci, depuis cardinal, il entreprit en 1668 de fonder un Giomale d^ letterati en Italien , pour lequel le Journal des savants, qui paraissait depuis peu de temps à Paris, lui servit de modèle. Ses collaborateurs, Ricci, J. Lucio, Salvator et Francesco Serra, Tomraaso de Giuli, J. Pastrizi et Ciampini, convinrent de lui fournir chacun en particulier des extraits d'ouvrages en langue étrangère; quant h lui, il se chargea de l'analyse des Uvret français et de la révision de tous les articles qui lui seraient envoyés. Il fit paraître ce journal jusqu'au mois de mars 1675, chez limprimeur Tinassi ; mais forcé, par suite d'un différend avec ce dernier, de céder ses fonctions à Ciampini , il forma une société nouvelle, et publia, sous le même titre, une suite qui fut publiée chez Cerrara jusqu'à la fin de 1769. Après avoir été attaché comme secrétaire à Jean Lucio, savant dalmate, il accompagna en France, en 1668, te géomètre Auzout, et lui fîit, dit-on, fort utile dans l'obseryation des éclipses et des révolutions célestes. Par son testament il laissa ses biens et sa bibliothèque à l*église des Bergamasques , et fonda à Rome un collège pour les écoliers de sa province. Outre le journal qu'il a édité, et qui a été réimprimé à Bologne avec des additions^ on doit k Mazzari une version italienne de VExposition de la doctrine de l'Église catholique, par Bossuet (Rome, 1678, in-S"), et une édition des Lettere discorsive de Diomède Bor-

ghesl (Rome, 1701,in-4o). P.

Tlraboachl, Storia delta letUr. ital., VIII. -. Martel. Mém. sur divers genres de littérature, p. 91. — Moréri, Grand Dict. hiet.

If AZZARi ( Bartolommeo ), peintre et graveur de l'école vénitienne^ né à Bergame, en

&65 NAZZARI

1699, iBort à Mite, m 1756. Élève d'Ai^ Trefiuni à Venise, U se ^rfecttomia À Rome sou» la direelioa de Bcaedelto Lut» et de Fraii- «esco Ttevisafti. Après avoir parcouru l'itaUt et l'AilMiagno. il fiât se fhor à Vcniser où il eut uo grand crédit connus peintre de portraita. Il excdtait sortant daiM les tètes île vieillards et celles ée jeones gêna, qu'it faîMit pieinefr de vie et qu'il ^inâtait d'une manière toote originaèo: Le mnéo do Dfeade possède de lui tine têt» de vieillani ok 00 buste de vieille femme.

Il eot pour élève son fils ^ossario NàzaàU, qnî peii^it avec soecè» le* portrait à rhuile , a« pastel et en Buniatove, et gisava des oaia fartas eitfcnéeo. E. B— u.

TaiMl, ^iU éÊ' pfMbriaerfMBMdueM. -OriaiuU,^»beeeéario. — Unit, Moria pittoriea, - Ticozzt, Dizio^ mono. — Catalogue du mvsëê de Dnadê.

wtuki. (Daniel )f historien angbis , né le f4 décembre 1678, à Londres, mort te 4 avril^ 17^3, à Bath. Après avoir fFéquenté Técole des marcbands tailleur» et une académie dirigée par Thomas Rowe , il alla passer trois ana en Hollaade, oii il suivit les conrs de Gvaevins et de Burman. De retour à Londres ( 170a). il reçut les ordres, et devint en 1706 paatenr d'une congrégation dissidente, ^*U diri^sea jn«qn'en 1742.. Très*2élé dana raœompKssement des devoirs de 000 ministère, il trouva néanmoins le tempe d'éerire plusieurs ouvrages, qui font enoore autorité parmi les oommnnlons protestantes. Nom citerons de loi : Bistory if N£u>Englmnd^ Imin^ an impmriéal acooumt ûf tbe civil and êceleskutictU a/^airs qf the eountrp; Londre», 1720, in-*", avec carte; — À Narrch- Éi9s of the wietkod and iuceess e/ inoaUating the small»pax in New-Bngland; Uàâ.^ \ 722, in-8* ; — Hiitory of the puritain ; ftiid.^ 1732-1736, 4 vol. in-8*; 2f édit., augnentée par Toulmin, 1793-1797^ 5 vol. in-8^ Il j a «Ions cet ouvrage autant d'impartialité qu'on peut en attendre d un écrivain qjai s'était proposé d'eMlter h* caractère des non-conformistes am dépeniKle* adhérents de l'Église établie. Pnur en corriger les exagérations ^ U faut consulter les écrits auxquels il a donné lieu, entre autres ceux de Maddox , évèqae de Saint Asapb« et do docteor Zachary Grey ; ce dernier, suivant pas k pas rhi8torien de» poritaina, s'est livré à une enquête tort instructive, et qui n*a pas moins de 3 vol. in-8« ( An impartial examination;

Londres, t736-1739). P. L~t.

'Wilmn. Hifforjfof disseatinaChttrrhtt. — Protestant distentrrg matiaztnf, I.

^ SRAL ( John ), fftt^rafrar américafo , né en f794, à Poriland (État du Maine). Il s'adonne en même temps è IVfnde dn dro>t et de la KCfératiire anglaise. Après avoir été l\m de» pbis assidus mllalMrateors dn l>*rficr>, revue hebdo> madaire de Baltimore, tî pobffa en qœlqoes anni^es des poèmes et des romans , tels qnc iUep Cool (1617); The Bat fie of Niagara, wUk oiher f9emê (1616) ', Logan (U21);. Randoipà (1622» 1

IVRANDER

2 vol. ) ; Brraia (1622); et Seventg-six (162?*. En 1824 il paasft en Angleterre, et foem \ ôq Blackwood's Magasàne une «<*rie d'articks tu* les écrivaÎBS de son poys^ De retow à Portiaod (1627), il ioodn un jounul The Yankee, 4*«i.t^ existence épliémère, et pubttn de nouvcam rvnans : Racket Dyer (1616)i et Auiktrthp <1636). U a annoncé une Bistoire de la lUte* rature améneaine. K.

Cectep. ef mmerêeam lUteraturet IL NéAUià» (McatXmK)* peintre grec, vivait vm le milieu du troisième siède avant ^.-€. U M le pins célèbre peintre de son tempu; mai» oa se ciie de lui qu'un petit nombre d'oovragos. Pliie mentionne une Vénms et une ÊaiaUU tmêrt la Perses et les Égyptiens aux bords dn KiL Psor canctériser le lieu de la bataiUe, Héeteès peignit un àoe bavant an fleuve et an croc»liie le 9ieltaot. On raconte de Néalcèa^ comoie deplsfiienrs autres peintreo, que s'étant vainement efforcé d'imiter sw m taMeio Kécome d'an che^d, il jeta son éponge d'impatience , et que Tépooie ea tombant sur la peialure prodaisit par baard ce que l'art du peintre n'avait pn obtenir. Oi rapporte enoore de lui un fait curieux» et qnî panlt autheatique. Arotus, dans sa liaioecootm îes tyrans , résolut de détruire les portraits de tuas ceux qui avaient régné sur Sicyone. Aéaloès obtint grAee pour un tableau peint par Hâaotliius et Aratuft et représentant Aristratut, àboottr djtion de faire disparaître la igure principale et de ne laisser subsister que les accessoires une Victoire Mir un char. Néaloèseut pour disciples sa Wt Anamnndra et son broyeur de couleur» KriçHias, qni «levinrent des peintres célèbres. T.

PIlM. HUt. Nat.. XXXV, u. - PluUrqoe, 4t^„n-

NBAKBBit ( Michel ) , suivant philologue allemand, né à Sorau, en 1425, mort le 6 n^i lâSS. Il étudia à Witteroberg les belles-lettres e( la théologie sous Blélanchthoa et Jouas, devint précepteur dans la maison dg bourgmestre de Nordliaaaen , et reçut en 1S60 U direcâoii du collège d'Ilefeld, emploi qu'il remplit avec le plss grand succès pendant tout le reste de sa vie. H , a écrit b l'usage des collèges un asset piaà nombre d'ouvrages, qui, très-utiles à Tépoqnetie leur publication , n'ont presque plus de vskor aujourd'lMis ( t) ; aussi n'en ciAeroos noos que ki prioeipaMX : Brotemafa grxat kmguai Bile, l&S3v lâ6& et tM7^ in-y*; Wittembog. i&5e, 1Ô66, U96et 1674, ia-6P^ efts.;. — lÀague hebrm» eratêmata; Bàle, lâ66^ IMI et 1667, in-6''; — Gnomoioyfa graeo-hUiaa; B41e, 1657, in-6*; — GnotMo/o^icim frèreslaiiaum; Bàle, 1564, inr6"; — Opms aaream et scholastieum ; Leipzig, 1S77, in-4* irficocîl de petite poèmes et de sentences grecs; — Gnemologia laUna; Leipeig, 1661 et 1590» in-r;

ft) Su* le» nécttei de Heaodcr aa sujet Set prvicrés da etudri el«<urt(nw!i m alfrnraffne, vor- tfMKfWL^Pr^^ 9si9ù ermemrum litftwui um jmp Cemumkm a JVMa~ are, CrusU st MoâemarmQ ; CâcMca » MSI, ta-*'*

NEilNDEIl

— Bikkê vetui veierum ïatinorvm sapienttm; aœedunt versus proverbiales Uoidni ttsenUnfixgermaniest proverbiales; Leipzig, tm et I6S*, 10-8° i — Dere pœtiea Hrxcofum; VnobSmi, 15S1, ln-8*; — Orbis ierrse suedueta expliratio; Leipzig, 1582, lôS9, 1597, in-8*; — Loci communes philosophici frxei ; Lei^, 1 598, iii-8* ; - Theologia ehristiana, e seriptis Patrum grxcorum et laHm>ntm; — des éditioo» de Théocrîte et de Ly- <iDpbrM, «tc- ^*

ley«elltx, fit* M. IkmitAri tSonn, ITW, t»-*- ). - ▼oUbolirt, Utbiehrifl «v/ Nsmnétr tOottUngue^ ITH. ln.«o ). . Relohard , De vita M, Keandri ( r.Sfi, ia-tf*) — àdani, yn» phUotophontat. - Nlcerou, Mémoires, t. XXX. — GtMufeplé. DieL - ZeltfacK StolberçfitGàe autorie. — Sêx, Onomaitieon, t III. p. »« et 6U.

HBAiiDBR ( Michel) f médeciii allemand^ né m 1529, à Joadiinsthal, mort en 1581. Reçu en 1550 mattre es arts à Witteinberg, et en 1558 doctear en médecine à léoa, il obtint en 1560 me chaire de médecine dans ectie dernière rHIe, où il donnait depuis 1551 des leçons piïbliqaes de giwet de mathématiqoes. On a de lui : Synopsis mensvrarum et ponderum; Bâle, 1555, 10-4**; — Metkodorum in omni génère artium brevis ^^i^pioig ; Bâle, 1556, in- 8*; — De Chermis; léna, 1558, in-4»; — Pfiysice, seu sylloge phgsiea rerum eruditarum ad omnem vitam uiilium; Leipzig, 1585 et 159t, in-8«. Keander, grand partisan de l'astrologie, a laissé en manascrit denx recueils d'horoscopes de princes et de savants dn seizième siècle, fabri- <fDë8 par lui; l'un de ses manuscrits se trouve k la biblioihèquedugymnase d'Altona (voy . ffamburger vermisàhte Bibliotheky t. I ). O.

Beyer, Profn$am \0nenu*. — Zromer, f tt« pro/ettgrum âenensimm, — IHoeron, Kémoim. t, XXX.

KBAïf DUR ( Christophe ), savant allemand , se en 1 566, à Grossen , mort en 1641 . Il enseigna à ronhrersilé de Francfort snooessiveroeot te latin , la philosophie et la morale. On a de loi : UratUmes hgiese; Francfort, 1691, in-4»; — thrationum ftmebrkam décades quingue; FFaoefort, 1614, hi-8° {voy. Schwindel, Tkesaunis Mliothecarum ^ t. ni); — Historia bacchanaiiorum ; Francfort, 1660, in 12; — Ego ipse, seu 4fiuntiones se ipsum coneprnentes; Ibid., 1661, in-12; — De Injustiiix Iondibus^ dans V Amphitheatrum joco-serium de Domau; — beaucoup d'antres diseenrs. O.

WiRtea, MemortK pkiioumkermm. - leckn«n. JVMitCv aeaJsmiaÊ /ran^artltm,

KKAXDBR ( Jean), médecin allemand, né à Brème, en 1596, inort dans la seconde moitié dn seizième siècle Reçu decteur en philosophie et en médecine avant Vbfffd de vingt ana, il a publié : Tabacologia, seu labaci dexcriptio me' dico'pàarmaceulica; Brème, 1612, et 1627, in«4*; Leyde, 1626, in-4» ; €trecht, 1644, in^2; traduit en français , Lyon, 1628, in- 8**; — Antiquissimamedicinge natalitia , sectx , réstauratores et ad nostra tempora propagatores ^ cum vilis eorum et seriptis; Brème, 1628,

in-4* (sur les nombreux défauts de ce premier essai d'une histoire de la médecine, voy. Labbe, Bibliotheca bibliothecarum^ p. 122 ) ; — Sasso' /ro/oflfia; Brème, 1627, in-4*. O.

Kestoer, Lexikon.

NBAKDER { ChriitophC' Frédéric) f po^ allemand, né le 26 décembre 1724, à Eckan, en Courlande, mort le 21 juillet 1802^ à Grœnzhof. Ses études terminées, il fut chargé d'oae éducation particulière, puis nommé, en 1750, pasteur de Kabillen, petit village de la Courlande ; il s'attacha tellement à son pays qu'il lui sacrifia même, afin de ne pas le quitter, une chaire qu'on lui offrait à l'université de Halle. Transféré en 1755 à Graenzhof, il joignit à Tadministration de cette paroisse tes titres de doyen de Doblen (1775) et de surintendant des affiiifes ecclésiastiques en Courlande (1784). La réputation de Keander est justifiée par son recoeil de Chants sacrés^ qoe Ton regarde comme un véritable modèle d'élévation et de simplicité. Publiés pour la première fois en 1766 ( Geistliche Lieder); Riga , in-8'', ils ont en depois de finéqnentes réimpressions. K*

JUgem. deuteete Bmtotàek, XXVI. - Brmehtt^ks mm Neanden iAben; Berlka, ISM. — Bafta, flordicÈM jtrckio, 18«, t. !•».

NBAnDim (Jean'Augtute'Guillaume)^ célèbre théologien allemand, né de parents juifs, à Gœttingue, le 17 janvier 1789, mort à Berlin, le 14 juillet 1K50. Il passa la pins grande partie de sa jeunesse à Hambourg. Après avoir embrassé le christianisme, il commença en 1806 ses études académiques à Halle et les compléta ensuite à Gœttingue, sons le vénérable Planck. En 1811 il s'établit à Heiddberg, où il donna des leçons publiques. L'année suivante il fut • nommé professeur extraordinaire de tliéologie à l'université de cette ville, et en 1812 il fut ^ pelé à Berlin, où il a jusqu'à sa mort donné des leçons sur toutes les branches de la théologie, principalement sur l'histoire ecclésiastique. Neander n'était pas un esprit spéculatif : le sentiment religieux, associé d'ailleurs à une raison droite et à un sens moral profond, était ce qui le dis^ tiogoait essentiellement. Chez lui l'élément pieux dominait Télément philosopliique; aussi c'est surtout avec le cœur qu'il comprenait et qu'il expliquait le christianisme. Pecius est quod theologum /acit, telle était sa devise; et si ce n'est pas la manière sentimentale d'entendre les choses de la religion, il fkut cependant reconnaître qu'elle a bien sa part de vérllé et surtout d'ntinté pratique. Les reproches que M. Schwarz a dernièrement adressés à ce qu'A appeHe avec esprit l'école pectoraliste, atteignent cependant moins le digne professeur de Berîin qu'un cerum nombre de ses disciples, qui n'ont pas su appliquer aux connaissances (héologiqnes le principe de leur maître dans les limites con-

venables On a de Neander : DefidH gnoseosque chrii-

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