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NEAPOLI —
I)our l'Italie, et devint un des bons élèves de Léonard de Vinci. Ses œuvres sont rares, même dans sa patrie. On trouve une preuve de son mérite à Valence, où il peignit avec Peblo Aregio les portes an grande roatlre autel de la cathé> rlrale. Elles représentent six sujets, tirés de la Vie de la Vierge. « On en admire, ditQuilIiet, la correcti<yi de dessin , le grandiose des compositions , la noblesse et l'expression des figures. » Ces portes Turf nt payées à Neapoli 3,000 ducats d'or ( environ 35,ô80 fr. ), somme fort importante à l'époque. A. de L.
QallUet, Dictionnaire du peintres eMpagfwls. XÉARQCTB (Niopxoç), célèbre navigateur grec, on des lieutenants et amis d'Alexandre, vivait dans la seconde moitié du quatrième siècle avant J.-C. Il était originaire de Crète et établi à Araphipolis , près des frontières de la Macédoine. Etienne de Byzance le fait naître dans ce pays, à Lété; mais c'est probablement une erreur. Il semble que Néarque occupa jeune une place distinguée à la cour de Philippe. 11 s'attacha au parti d'Alexandre, et fut banni avec Ptolémée, Harpalus et d'autres amis particuliers du jeune prince. Les exilés revinrent à la cour après la mort de Philippe, et furent traités avec beaucoup de faveur par Alexandre. Néarque suivit le roi de Macédoine dans l'expédition contre les Perses, et après la conquête de l'Asie Mineure il reçut le gouvernement de la Lycie et des provinces voisines situées au sud du Tauras. Il occupa cette place pendant cinq ans. En 329 il conduisit à Alexandre des renforts de Grecs mercenaires, rejoignit ce prince k Zaviaspa, dans la Bactriane, et l'accompagna dans l'expîédition de l'Inde. Alexandre Ini confia le commandement de la Aotte construite sur THydaspe. Tant que la flotte descendit l'Hydaspe et T Indus, Néarque, placé à proximité du roi, n'agit que par ses ordres; mais quand l'armée macédonienne eut atteint le delta de l'Indus, Alexandre se décida à envoyer 8a flotte dans le golfe Persique. Dans l'état dis connaissances maritimes des anciens, l'entreprise était effrayante. Il s'agissait de longer, sur une mer que les vaisseaux grecs n'avaient jamais parcourue, et sur une étendue qu'il était impossible de prévoir, des rivages inconnus. Cependant Néarque, avec une noble confiance, déclara qu'il conduirait ses vaisseaux jusqu'aux rivages de la Perse, pourvu que la mer fût navigable et l'entreprise exécutable pour un mortel. Il tint parole, et le succès de cette difficile entreprise fut dû à son courage et à sa fermeté. Néarque ne mit pas à la voile immédiatement après le départ de l'armée de terre. Il attendit la cessation des vents étésiens ou de la mousson sudouest; mais dans llntervalle les Indiens, n'étant plas contenus par l'armée, harassèrent la flotte et hâtèrent son départ. Néarqoe quitta sa station, située au snd de Pattala, à neuf milles environ de l'emlwuGhure de l'Indus, vers la fm de septenohre (la date du 21 septembre n'est pas cer- ■