‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 64 sur 110 · NÉARQUE · texte numérisé non relu

NÉARQUE

(aine) 326. Après s'être dégagé du delta de l'Indus, sa première station dans l'océan indien fut Krokela, qu'Arrien représente comme une Ile sablonneuse. Cet endroit paraît correspondre au moderne Curacki ou Crotchez-Bay, où Ton trouve une Ile sablonneuse qui e>t à sec à la marée basse. A Krokela Arrien place le commencement dn territoire des Arabii, nation indienne qui s'étendait jusqu'à la rivière Arabis. Néarque resta un jour dans cette Ile , s*avança ensuite vers l'ouest, et traversa un canal resserré entre le cap Cirus ( cap Monze) à droite et une lie basse à gauche. Après s'être tiré de ce passage et avoir doublé le cap, il arriva dans un havre protégé contre la mer par une lie appelée Bibacta (Churna ou Chilucy). Il donna à ce port le nom d'Alexandre, et résolut d'y séjourner jusqu'à ce que la saison fût devenue plus favorable pour son voyage. Parti de l'Indus dans les derniers jours de septembre, il avait plus d'un mois à attendre avant que la mousson sud-ouest eût fait place à la mousson nord-est. Il quitta le port Alexandre au l>uut de vingt quatre jours ( probablement le 23 octobre) ; mais comme la mousson n'était pas complètement changée, il avança d'abord très-lentement. La flotte jeta successivement l'ancre à Domés, Savanga, Sakala et Morontabara ou Morontobarbara, localités qu'il est impossible d'identifier avec des endroits modernes, et arriva à l'embouchure du fleuve Arabis (Sonméanné), qui sépare le pays des Arabii de celui des Orites. Il compta douze milleë et demi d'Arabis à Pagala et dix-neuf milles de Palaga à Kabana, rivage dései;t. Entre ces deux dernières stations il perdit deux galères et un bateau de transport dans une tempête. De Kabanà il s'avança, pendant vingt milles jusqu'à Kokala^où il débarqua ses hommes et forma un camp sur le rivage. Il y resta dix jours occupé de réparer ses vaisseaux. Dans l'intervalle il entra en communication avec Leonnat, qui avait été laissé en arrière avec la mission de soumettre le;^ Orites. Ce général fournit à Néarque des vivres et des soldats pour remplacer les hommes de ses équipagnes qui ne paraissaient pas propres à une plus longue navigation. Depuis cette époque jusqu'à son arrivée sur la côte de Karmanie, Néarque resta sans nouTelles de l'armée de terre. Il n'eut qu'à compter sur lui-même et sur ses propres ressources pour surmonter les difficultés' d'une navigation inconnue et les embarras que lui créaient le manque de vivres et le mécontentement de ses équipages. Il déploya dans raccomplissement de sa tâche une grande fermeté. Le courage avec lèqoel il aiïronta le danger, alors nouveau, d'une rencontre avec les ba* ieines et les mystérieux périls des lies, que l'on disaitenchantées, le placent au-dessus de son pays et de son temps. Nous continuerons à noter avec soin les stations de ce voyage, si important pour l'histoire de la géographie.

De Kokala Néarque s'avança jusqu'à U rivière

Tomeros. dette dfstanee de trente et un milles était la plas longue qn*it eût encore franchie en on jour. L'accroissement dans ta rapidité de sa marche tenait au ehangement de la mousson. A TomerBS, où il refàcha pendant sK jours pour réparer ses vaisseaux, ft eut à repousser une attaque des indigènes, race sauvage, qui avait les ongiles longs et tranchants comme des griffes. I>è Tomerus èMalana (Ras Malin), on compta dix-neuf milles. (Test à Malana qu'Arrien place la limite des Orites et le commencement de la Gédrosre. Tonte la c6te, depuis Malana jusqu'au cap Jask, sur une étendue de quatre cent cinquante milles en droite Figne, était habitée par les Ictrthyopliages (mangeurs de poissons), qui se nourrissaient presque uniquement de poissons. Avec du poisson séché et pulvérisé ils faisaient irae sorte de pain, et ils nourrissaient de poisson sec même le rare bétail qu'ils possédaient. Les détails qu'Arrien donne sur cette population et <l»*il emprunte au récit de Néarque sont confirmés par les voyageurs modernes. Une relation, citée par Vincent, nous apprend que « les habitants de cette ré^çion on* peu de ports, peu de céréales ou de bétail ; leur pays est une plaine basse et stérile Leur principale ressource est la pèche; Ils prennent beaucoup de poissons et quelques-uns d'une grandeur énorme; ils les salent en partie pour leur usage, en partie pour l'exportation ; ils mangent le poisson sec et en donnent à leurs chevaux et à leur bétail. De Mahuia, la flotte fit trentesept milles jusqu'à Bagfsara. Le jour suivant elledonbla unrap qui s'avançait considérablement dans ta mer (probablement le cap Arubah), et toucha successivement à Kolta et Kalama ( Kalyba ) , où les Grecs trouvèrent des dates veite^. £n face de Kalama était une fie appelée Kamine, qui parait être la même que la moderne Aslitota on Snngadnp Isfaod. De Kalama la flotte fit douze mïTIes jusqu'à Karbis ; et de là, après avoir doublé un promontoire qui s'avançaft de neuf milles dans ht mer ( probablement le moderne cap Passenoe), elle atteignit le port de Mosama. Dans ce village de pèctienrs Méarque trouva un pilote qui connafssatt ta côte de la mer indienne Jusqu'au goKe Persiqne et qui se chargea de con* attire la flotte. Néarque dès lors frHnctiit chaque jour une plus grande distance. Ses stations successives ferent : Balomus, Bama, Dendrobosa (pent-ètre le Dendrobflla de Ploléinée), Kophos ( Koppah ), Kyfsa, une petfte ville «ù les Grecs <lbtinrent un peu de bfé, dont ils avaient grand besoin , Bayera, Kanasts. A partir de ce dernier endroit, F^arque lo.%gea pendant vingt-quatre heures une cdte iVéserte, sans oser toncher terre, de peur que ses hommes, pressés par la faim, ne désertassent à llntérienr. Dans les stations sui- ▼antes Kanate (Tanka), Troi et Dagasfra, les Grecs eurent encore beaucmip à souffrir de la disette ; enfla ils aMelgnireiit Badfs, viHe située à l'ouest du cap Jask , qui sépare le pays des Ichthyophages de la Karmante. De Badîâ une

JMÉARQDE

navigation de dnquante milles les conduisit sur une cête ouverte , en vue du cap Blaketa (Ras Mussendon), où Méarque place le commenceùeil de ta mer Erythrée. De Badis jusqu'à leur prochaine station Ifeoptaoa ( près de KAnona), les Grecs firent quarante-quatre milles. Le joar «aivant, à six milles de Ifeoptaoa, Us afIdprreQt (19 décembre 326 ) remboiichaiv da flbuve Aaa* mis ( Ibrahim ) , dans la fertile ré^oo d'HaruO' zeia, qui a laissé son nom à l*Ue d'Ormu. Là, après quatre-vingCs jours de navigalioD, Nésqoe rencontra an soldat grec qui s'était égaré, et qui lui apprit que Farmée d'Alexandre était à <iaq marches environ. Il résolol anssitdt de se rahm auprès dn roi, et après avoir pris toutes les ne> sures de précaution pour la sOreCéde sa flotte, il partit avec le soldat grec Alexandre, prércBD par le satrape de la province de Tarrlvée de II fk)tte et croyant à peine à cette nouvelte, reçot Iféarque avec les plus grandes démoostratioas d'amitié- Il versa des larmes, dit Arrîen, et s'écrhi quand Néarqoe lui eut appris que sa flotte était en sûreté : « Par le Jupiter grec et le Ubjm Anunon, je jure que je suis plus beorecx d'apprendre cette nouvelle que d*avoir sobgugpié toute l'Asie ; car f aurais considéré la perle de ma flotte comme balançant toute la gîeire qœ j'ai acquise. » Ne Youfant pas exposer Néarqoe anx dangers d'âne plus longue navigation, il déDiait le retenh* auprès de lui et confier à on aotie officier le commandement de la QeCte. Mais lléai^ que insista pour qu'il lui fflt pennis d'acheter son entreprise. D rejoignît sa flotte et remit à h voile au commencement de janvier 325. La sfr* coude partie de ta navigation n'ofRit pas autast d'incidents et de dangers que la première. U flotte remonta le long du rivage du golfe Persiqne jusqu'en face de nie de Katée (Kat^k, Guesse ou Kenn), là où est la limite de la Perse et de la Karroanîe. De Katée h Botte continua de voguer dans la direction do nord, et jeta successivement Tancre àllla, en face de 1% de Kaikandros {Inderabia), à Ochus. à .\portani {Shetoar?), dans une haie qui p«-altétre le moderne Nabend, à G^ana {Cnngoon}^ situé à remboudmre d'un torrent appelé Aréou et sar la rivière Sitacu.s , à Pouest do modieme Bofi Khann^ où elle s*arrftta vmgt et un \oion poor le réparer et se ravitailler avec une laiige profùns de blé qu'Alexandre lui envoya. Vers le premier février, Néarque fit voile de SRacos pour Hiératis (Khore) , et de là pour Mesembria, A jeta l'ancre à f embouchure du fltvve Patbrgos. Les stations suivantes furent Taoke, près de l'embouclinre du Granîs {KhUht)^ Rhof^esi (Bunder Reight), le Brizana, torrent d'hiver, te fleuve A rosis (appelé Oroatis par Strabon, Pfiae, Ptolémée ), qui suivant Arrien séparait la Pme de la Susiane. A l'Arosis il prit une prwsios d'eao pour cmq jours parce qu'on le prévint qœ la cdte de la Susiane, toute semer de bancs de sable, n'offrait pas de port. Cette dernière partie

56o NÈARQUE — KEBEL

de la narigatioB fat très-diffieile. Cependant la

flotte franchit sans A^ramagela ligne en bancs de nble et entra dans le fleuve Pasitigrèji (Karotm). Là IMarqoe tt sa jonctien V99t Alexandre, qHfamenaif Tannée de Peraépelm à Snse. Cette eipéditioB, commencée dans te defta de flndas, M tennioa, suivant le calent le pins proliaMe, le 24 février 33S. Dana les fftes brillantes par le»qoeSes Alexandre eélAm la eenqaéte de TAafe et son mariage avec Statira, Méarqna eirt un rôte dtstiogné. Atexandre toi décerna une onnrowie d*or, et k» «lonna en mariage la fille de RtaUnr et de Barsme, layeBeétaK cUe-mêma mariée an roL

Depuis celte époque Iléarqne jouît «le la confiance dn mi et vécnt dans son întimHé. Il fut désigné pour oommaiider la flotte qoe le roi destinait è la eonquéte de f Arabie, et il venait prédsémenl , de prendre congé de hii par nn grand boaqnet, lorsque Alexandre tomba subitement malade, et moumt. Néarqne. qoi «vnil en tant de part à sa confiance, semblait (ievnir obtenir une part considérable de son tiértlage; mais sa qualité d'Neliène loi nnvsit auprès des diefe maoédoniens, qni se contentèrent de te confirmer dans le gouvernement de la Lyde et 4e la Pamphy lie. Modeate et pan arabiCîenx, il a^aitaeba k la fortune d'Antigone. En ^7 il l'aeoempagna dans nne expédiCian contre Eomène, et interréda pour ce dernier, devenu la prisonnier d*Anligoiie. En 314 il lot un des généraux d'âge et d*expérience qa'Antigone chargea de veiller sur son fils Oémétrinn, mis pour la première fois b la tête d\ine armée. Ost la dernière fnia qn*il est question de Néarqne dans l'histoire.

Ifona savons par ptnsienrs aoteore anciens que Néarqne Inisan on récit de son voyage (Périple). Cette relation entanfoonf hnf perdoe ; mais il est certain quelle a servi de baie à la seconde partie des tnéiea d'Arrien, et qne ce dernier onvragn en représente la snb»lance. Dodwell a prétendu qne la relation dont Arrien aflnt usage B*était pns Tceuvre de Marque, mais d'un fonssnire. Ce paradowie, nnrabondamnient réfuté par \HKent, est lont b fint nbnmionné anjourd'hni. Les g<^ograpiies les pkM émtnents, d'Anvilie, C^osselin et Ritter, ont reconnu Texaetitnde générale des détails donnt^ par Néarque. Beanooop de eas détails, qui paraissaient ineroya* bies aux anciens, ont été oon#rmés par les recherches des voyagenrs modernes. Lors même que Néarqne se trompe, il est presque totijonrs possible de remonter b Torigme de son errenr et de .montrer que la mauvaise foi n'y est pour rien. OnésicrHe ( vof, ce nom ), qoi fit la rehition du même voyage» est beaucoup plus suspect

Quelques critiques ont pensé qo'outreson Périple Néarque avait cooqiosé onc bistore d'Alexandre : cette supposition ne paraît pas foMJée ; mai» il est prabubènque la rotation de Néarqne commençait à la caostmetion de la Halle sur I*Uydaspa et conleMit nn vécit de k campagae

d'Alexandre contre les MalHens et de la marche de Tarmée macédonienne à travers la Gédrosie. Le Périple de Iféarqtte cTaprts les Io<fîca d*Arrîen (Ifearehi Periplus ex Arriani fndicis, grxce et latine^ B. Vulcanis interprète, cum prxftxa tRssertatione ff. Dodwelli de Nearc/êi Peripto et brevibus notis /. ffudsont ) , a été nôéré dans les Geographi minores de J. Hndson, Oxford, 1698, in-«', t. !•'; il a été pnbKé avec une traduction anglaise par William Vmcent, Oxford, 1809, in-4*; par Schmieder {tntHca), avec nne pr^lbce, des dissertatîons et des notes, Halle, 1798, in-8*, el par Geier dans ses Alexandrl àktgni Historiarum scriptores, p. 198-150. L. J.

AiTten, /Hdfc». - Jmàarts, III, S; lT,r. M; tl, 1, B, ts^ IB; VH,4. ta. ~ Stnboa. ptsHm. — IIMw^ w. f^ita Jtextmdri, 10, 6»^ es, TSy 78. 7« ; Bummut, ta. - Quinte- Ciirce. IX,S8;X»l-tO. - Dlodore. XVIi, 104,1M; XIX.l, ts, 69. <— JiisTlA, XIH , k ~ DniTsen, c;aeMehtê JlexanéÊT, f. V79-MI ; MteOeMkmtu, v«t. t, p« 41. — vmoMt, Tàe y 01109» €^ /harcàM to the SmpkraUt, eolifetgd from the origituil journal preserwd 6y ArHen , rv. tn-40 (traduK de raiglaw par Biifecoq ; Parb, ffOO. hv^* •■ S vol. ta S"); Thtf HMmnt of the cmmnmte tmd nad^atum of tht jéndmlÊ m the IndUm Oeemn f ink^ 1 vol. ln-4«. - GosKeltD, Géovraphif desGree$, ->Salnte- Croli, Exttmm crUi^ttedes hutoriem d'Mexandi 9. — 7ke En§mh t,pSopef*ia{ AisprapSy U - Saltti, BMiùnar^ </ çruk and r^mmn btoçimpli^

KBBBiA (Cesore), dit Césars d'Orvietê, peintre de l'école romnine, né 4 Orvieto, vers 1636, mort vers 1614. Élève de GirolarooMuziano , il se fit, grAce b une extrême ladlité, nne telle réputation qoe Sixte V le chargea de la directioQ des travaox qu'il fil exécuter à Sainte- Marie-M^eure, à la bibtiotbèque laticane, aux palais du Quirtnal , du Yatican et de Saint-Jean-de-Latrào, Nebbia Ibumlt les dessins de presque toutes les Ratures et les scnlptuMS ; mais il fut utilement aecondé par Giovanni Guerra, de Modbne, qni» plus instruit^ hii suggérait souvent les aniets de ses oompositioiB. Ses tableaux d'antel sont fénérniement d'une bo^e couleur, et supérieurs à ses nombreuses fresques ; tels se présentent à Rome : le Conromnement de la Vierge, à Santo-Spirito ; l'iidarntion des Mages à la Chiesa-NnovA; une Sainte Suzanne, à Sabil-tibHrent; et surtout VAderaratioa des Magu à Saint-Françoia de Viierbe; et la Descente du Saànt-S^rU^ à la cathédrale de Pérouse. Appelé en LambardicAvec Fèderigp Znccari par le canlinal Frédéric Borroanén, Nebbia décora de fresques le collège fiorromao ée Pavie et la chapelle de l'Isola bella au \êc Ifaienr. La galerie de Flomce possède son portrait peint par lui-mérae; enfin. Il a fourni les dessins de deux des immenses pendentifs en mosaïque de la coupole de Sabil-Pierre de Bohm, des %ares colossales de saint Marcct de aaint

ntalthifn. K. R %

OrettW UKmùHe, - tagUoK. rtti. * Uazi, TSmmM, Orlandt. - PtototesU D^êeri^Uim di Roma, — Gambial,

hbbkl {Daniel), botaniste allemancr, né en 1664, à HeldelberK, où il est mort, le 15 mars

NEBEL — NECK

1733. Il étudia la médecine dans sa vine natale, et y reçut le diplôme de docteur; puis il parcourut la Suisse et la France, voyageant en observateur et s*attachant aux maîtres les plus en renom, dans l'intention d*étendre ses connaissances. A peine de retour à Heidelberg, il y fut nommé professeur extraordinaire (169i). Frappé de terreur à la rue des maux que souffrit cette ville quand le duc de Lorges s*en empara , en 1693, il s'enfuit à Marpurg, où il obtint aussitôt une cbaire de médecine. En 1708 il rentra dans Heidelberg, reprit sa place à l'université, et devint premier médecin de l'électeur Charles- Philippe. Il était membre de l'Académie des curieux delà nature, sous le nom d* Achille //. On remarque parmi ses nombreux écrits : De ^'ovis invenlis botanicis hujtu sxculi ; Marpurg, 1694, in-4''; — Character plantarum naturalis ; Francfort, 1700, in-12 ; — De Plantis verno tempore efflorescentibus ; Heidelberg, 1706, in-4«; — De Plantis vergente xstate e/fiorescentibus ; ibid., 1707, in-4°; — De Rare marino ; ibid., 1710, in-4"; — De LUhotomia; ibid., 1710, in-4**; — De Fœtus extractione ex utero; ibid., 1713, in-4^

Son fils, Guillaume- Bernard Nebel, né à Marpurg, professa la médecine à Heidelberg et fit partie de PAcadémie des curieux de la nature. Il a publié quelques écrits. K.

Éloy, Dict, Mst. de la médecine,

NEBBL {Ernest- LouiS'GuUlaume)^ médecin allemand, né à Giessen, en 1772, mort en 1843. n enseigna depuis 1798 la médecine à l'université de sa ville natale. On a de lui : De Morbis veterum obscuris; Giessen, 1794, in-8o; — Antiquitates morborum cutaneorum ; Giessen, 1795, în-4° ; — Medidnisches Vademecum fUr lus tige Aer%te und lustige Kranke ( Vademecum médical pour des médecins et des malades de joyeuse humeur); Francfort, 1795-1797, 3 vol., in-8»; — De Nosologia brutorum cum hominum morbis comparata; Giessen, ^98, in-8^; — Historia arlis veterinariœ usque ad «vum Caroli V ; GiesseOi 1806, in-4**. O.

Caltlaen, Lexikon.

NEBBIII17S { Charles-Frédéric) f économiste allemand, né le 29 septembre 1784, à Rhodt, près Landau , mort le 8 juin 1857. 11 étudia le droit à Tubingue, et fut d'abord avocat près le tribunal aulique de Rastadt. En 1807 il entra dans Tadministration des finances comme secrétaire, et y remplit ensuite les fonctions de conseiller et de référendaire. Ce fut lui qui, dit-on, rédigea la constitution octroyée par le grand-duc à ses États. Son esprit libéral le rendit de bonne heure très-populaire. De concert avec Bopckh, il s'efforça de réformer le système des impôts, et s'occupa activement d'établir l'union douanière dans le midi de l'Allemagne; l'adjonction du pays de Bade au Zollverein fut en grande partie son ouvrage. Après avoir présidé une des sections du conseil d'État, il entra conune direc-

teur au département de l'intérieur (1S3&), devint ministre à la mort de Winter (1838), !( donna en 1839 sa démission, à cause des Mteintes portées à la con«(titution. Élu membRiie la première chambre ( 1843 ), il fut mis eaiMl à la tète du conseil d'État, et conserva cette position éminente jusqu'à la révolution de 1848. Nebenlus est rangé parmi les premiers économistes de l'Allemagne ; il unit dans seiécriU U clarté du style à la profondeur des vues.— Sons citerons de lui : Betrachtungen uekr da Zustand Grossbritanniens In staatswirtk' schafiicher Hinsicht (Considérations sar la situation économique de la Grande - Breta(;iK); Carlsruhe, 1818; — Der cfffentlkhe CrtdH (Le Crédit public) ; ibid., 1820, 1829, iii-8' : le t. Icc seul a paru ; — Veber teehnueke ÎÂranstalten (Sur les Institutions pratiques dau leurs rapports avec Tensemble du système d'ioy tmction); ibid., 1833 ; — Der deiOsche ZoUverein, sein System und seine Zukwuftdit'^ sociation douanière allemande, son systèioeet son avenir) ; ibid., 1835 ; — Ueàer die Herciisetzung der Zinsen der af/entUchm Sckulden (De la Réduction de l'intéi^t de ta dette publique ); Stuttgard, 1837; — Ueber die Za:lU desHleutschen Zoîlvereins ( Sur les Droite protecteurs de l'Union douanière allemande ) ; Carlsruhe, 1842; — Baden in seiner Sieilt»! vv deutschen Frage ( Bade en face delà qiwi^

allemande); ibid., 1850. ^

Conc.-Leap.

KBBRissBifsis { Antoine)» V09, kmm.

KBBBfTS ( Neepoc), médecin grec, treisènie descendant d'Esculape, fils de Sostrate ïii et père de Gnosidicus et de Chrysus, vivait vers 600 avant J.-C. Son histoire/ consignée dansd^ documents sans authenticité, est en grande partie légendaire. U naquit à Cos, et deviot 1« ^^ célèbre médecin de son temps. Pendafitlesi^ de Crissa, en Phocide, les Amphictyoss >fwt consulté l'oracle de Delphes au sujet de la peste qui avait éclaté dans leur armée, reçurent poor réponse d'aller chercher à Gos un faoe et ^^ l'or; ils comprirent que l'oracle désignait Sebrus (ve6p6c, faon), et Chrysus (xp«^«, or), et les firent venir dans leur camp. Nebrus coDlribc* beaucoup à diminuer la résistance des z^w^ en conseillant aux Grecs d'empoisoooerlei'^ qui servait aux habitants de Crissa, et Clirj«^ monta le premier à l'assaut de la ville. Pso^'

aè#i

nias, d^ns son récit de la guerre de Cnssa^annbue à Solon le cruel conseil d'empoisonoef i'eaa-

J. Tzetzès,CA<l.. VII. ISS. - Eptstol, ûd '^^•^ sal. Orat. ad aram, d«n» In OSnvret^ à m\^: - FabrlrtiM,\WW. grœea, vol. XH, p. 680, td. veL - " sanUi, Ph»c,, 87.

NECHAO. Voy. Necos. .

KBCR ( Jan TAN ), peintre hollandais, nj « Naarden, en 1635. mort à Amsterdam,» 1'^** U était fils d'un médecin, et apprit la p^J»" sous les leçons de Jacob Bakker, dont il <8^

S69 ISECK —

talent, n dessinait snrtoat parraitement le nu. Houbraken eo vante aassi le coloris. Son chefd'œntre se voit dans Tégltse française d'Amsterdam. Il représente Siméon dans le temple tenant Venfani Jésus dans ses bras : on cite encore de loi des nymphes^ des baigneuses, etc., traitées avec an grand succès. . A. de L.

Honbraken. Kcmt. Schitders dés IfederUtndêehe, t. III, p. m. — PlIkJnfton, DietUmary of pointers. — De*' canpis Ija f'ée des peintm koUandais, U 11, p. itt.

HBCKAM {Alexandre), poète latin moderne, né à Hartfort, en Angleterre, vers ll&O, mort, dit-on, en 1227. On l'appelle aussi NeqtMm. Il fit ses premières études an monastère de Saint- Alban, comme il nous rapprend lui-même :

BIc loeot ctatis oottrc prtnordia novil,

ADDot fellcet tetlUdBqae dlet.

nie loras IngrnoU puerllet Imbult annot

Artlbas, et nottne laadli orlgo folL

Ces vers nous apprennent déjà qu'il faut accorder à Neckam une place d'honneur parmi les poètes du douzième siècle. Les moines de Saint- Albao avalent dans leur dépendance Técole de Bunstable. Neckam la gouverna quelque temps : puis, jaloux de paraître sur un plus grand tliéâtre, il traversa le détroit, et viut à Paris. Au douzième et même au treizième siècle, les maîtres de toutes les écoles étrangères on françaises devenaient en arrivant à Paris de simples écoliers. Neckam n'hésita pas à suivre l'usage. Il étudia, puis enseigna loi-même, aupied de la montagne, comme on disait alors, sur le Petit- Pont :

Vis aliqulslocas est dicta mlM notlor arbe Qaa raodiet pôntto parva ootumoa fai :

Hic aiies dldlel doealqae fldelller...

Ainsi nous devons le compter an nombre des réç^ents Parvipontains, comme les appelle Godefroid de Saint-Victor; et puisqu'il enseignait en Tannée 1180, il occupa sans doute la chaire du eélèbre Adam, surnommé par ses contemporains Adam du Petit-Pont. Il l'a certainement connu :

El nofitro ftilgent tenpore sidoa, Adam :

et il ajoute aussitôt, ce qui parait confirmer notre supposition :

loter LtimoA crodtavl corvus olores.

Après avoir professé les sept arts, et particulièrement la logique, Neckam étudia la théologie, le droit canonique, la médecine :

Inde Accessit fttudio lectlo ucra mco, Andivi canones, Hippocratem cum Galleno.

Ensuite, quittant Paris en Tannée 1186, il reprit le chemin de la terre natale, et réclama son école de Dunstalile. Elle lui fut rendue. Cependant, ayant bientôt élevé ses prétentions au gouvernement de TécoIedeSafait-Aiban, il se vit reponssé par Tabbé Guérin. A sa requête celuici répondit : * Si bonus es, venias ; si nequam , ^''quaquam. » Jeu d'esprit, qui est tout à fait dans le goût du douzième siècle. Pour se conioler de cette disgrftce, Neckam revêtit Tbabit

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