‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 85 sur 110 · NERVA · texte numérisé non relu

NERVA

biles DMSOiierit, priflcipatam ac libertatem). Ses ' preméères mesuresi forent la cesaatiendes pbtirguites coMmaioées sous Domitien et te rappel des tbaioHg. ^Après ees 'lois < d'urgence, Nerva poorrat à iVaTenir en renouvelant avec plus de sévfrïté'tes lois de Titos ooMre les délateurs. Les instnimettts de ia tyrannie de 'Domitîen- ne forent pas épargnés/ et «o d'eux, le philosophe Sura,!lat mis à mort; «mais en général il séfit pliitét contre 4es esciaves et les anranehis qui lavaieot dénoncé' tcnirs maîtres xpie contre les sénateurs «niii^vS'étaioAt (iéshonorés- en dénonçant . leups> c<^àlègiiesj La majorité du sénat, qui' tout en déteÂtaot iai tyrannie f-'avait subie avec une mfatigablef servilité, lai s«t mauvais gré de-sar mo- «idération; 46s parents des victimes «n 'furent encore plus» méoentents, Pline raconte à ce sujet onetaneoéote curieuse. Nerva avait reoni à sa tabloATeonn petit nombre d'amis, Yfjento, < délateur fMneux sous Domitien, et Junws MaU- .ricns, !frère>'d'ArQlenus RusDcus, une des plus illustres victimes de la tyrannie. Ye^ento était ifrfaoé >le pins 'près de l'empereur. Pendant te diner on parla de Oatnllus MessaKmis , mort à

• eetle époque^-etqui^snivant Perpressionde Pline, .Avait été ■ eÉtro t les mains de DowiAiien comme

un trait fne l'empereur lançait contre les plus 'hoMiètes gens (a Domitiano>non secus-ae tela, in optimum quemque conAorqnébatur }. Tous les oonvive^étaientd'accorà sur sa peèfératesse sanguinaire. « Que penseZ'^votts qu'il lui arrivât s^ •viTadt encore »? dit'NeFKi. «'Il souperait avec

• nous,' répondit Mauricns. » On'aimpîkté la conduite de Nerva à sa faiblesse ;îl serait plus juste de l^ttribuer «à -aa politique. U savait que Domiitien:aTait été regretté par tes soldats et craignait

qu'une Ténctkm trop forte contre les instruments de sa tyvannie n'excitât une révolte parmi les prétoriens. Les séditions' qui éèlatèrent peu après r prou vèreat que ses prévisions étaient fondées.

Sons son règne les événements extérieurs •flirentpeonnporlantsou du moins ils sortt restés inceanos.' On a un peu plus de détails sar Jes aCIaires intérienres. Son adnitnistralion , dottoe, équitable, ne fut point marquée par ^e l^randea réformes. Parmi ses règlements iesr pi us bienfiriaantson cite la loi q«i défendait de faire des eunu^ea; roàis'Domilifn avait d^à^reddu une liai iparaHle, rtont aussi rigourenae et non moins inutile. Il essaya de remétier'à la pauvreté deibeanoonp de citoyens en leur distribuant desiterras «cquiaes 4 ses frais; la république et le» enifereurs»«vaient plus ^*une têts essayé de e&ayêlème avec 'fort peu d'avantage. 1 1 conlimia f ees d istribÉtians • d'^i^geét > >et' de M aux «citoyens pauvres, qui étaient devenues "vn mal nécessaire et qui ne soulageant .merocD- Lanéinent la misère que pour l'entretenir' et Vétendre.» Ce <fo'il faut louer dans Nerva et ce qiil 1; distingue honorÂl)}ement de la plupart de ses {Médéce8seurs,'£*est sonéCMmAieet son désin-

téressement personne! ; il montra la première île ees qualités en diminuant lesdépeosfs i^ibliques; il donna plusieurs preuves de la seconde, me entre- autres qui mérite d'êtrerapportée. IJn d- (oyen d'Athènes, le père d'Hérode Atticus, avait trouvé dans sa maison un trésor immcsse. Sous les autres empereurs l*Étal eûtrereoâiqgé la moitié do trésor et peut-être INût pris tout entier. 'Atticus se hâta de prévenir Nerva, qui loi répondit d'user de son trésor comme il lai plairait. 'Atticus ne fut pas encore rassuré, et dans une seconde lettre il représenta à l'empereiir quMl ne savait comment user d'on trésor trop considérable pour un particulier « Alors abasexen, répondit Nerva, car il est à vous. » Le8Te^ tus de Nerva , son administration éconoiM et honnête obtenaient l'estime générale, mais n'empêchaient pas les mécontentemeâts de qoelq» particuliers , et même de classes entières. D'abord ce que l'on pourrait appeler le parti séaitorial se plaignait que les créatures de Doroi&B ne fussent pas rigoureusement poursuiTtes. DioQ Cassius juge sévèrement cet esprit de réaction. « Cne infinité de personnes, dit-il, avaient été condamnées sur des accusations calomoiettses, entre autres un certain philosophe noiDSié Seras (ou Sura). Comme la licenwdes dénoDciâtions troublait entièrement la tranquillité publiqae, le consul Fronton dit fort judicieoscinenl que à c'était un mal d'avoir un empereur sous M rien ne fût permis à personne, c'était un ma beaucoup plus grand d'en avoir un soos lflq«»j tout fût permis à tout le monde. Et ce tut aqai porta Nerva à imposer silence aux dénoociateurs. • n défendît expressément d'accuser quelquiia d'avoir pratiqué les cérémonies de la rdi|!M ludaîque (peut-être faut.il entendre par là te cérémonies du christianisme naissant), ou davoir négligé le culte des dieux. On ne sait a àa mécontentement du parti sénatorial se raltaobe la conspiration de Calpumius Cras.'^us, descajdantdes Crassus de la rép oblique. Nerva, artfO du complot, ttt asseoir les coiyurésprèsdfi|w» un spectacle de .gladialeurs^et .tau" "•*^. poignards' eo leur demandant devofr ^^^ bien pointus. C'éUit les prévenir âidirrtteiwï que leur complot était déDouvcrt et <F^^^ redoutait pas. Il se «MtenUde relégoer^«* avec aa feoune à :Tacente ; le sénat tew"*^ sa douceur; mais. Nerva à son *'^"*'**^.f2[ juré de ne latre mourir aucun sénateur, m^ parole. Dans la seconde innée de ^Jj^ fut Qonanl pcair la» troisième fois, 'et prttf^. collègue L. Verginius Riiftis, illuttrot^r»'** avait deux (fois i^tfusé l'empire.

Tandis que le sénat reprochait à ^^ ^ indulgence>pein' les.nnis de .Bow<>*» **A. tonensitui 'reprodiàîent de ne ipaa ^^^ meurtre de ce, prince. Ces ^oiAii^o'^^ bulenis.

TîERVA — NERVET

Bassin» detDcmitieo. L'empereur, «quoique affaibli par l'Âge et les infirmités, réflifcta^areoooiirage , . et * praeeiAaÉt aa^tète aax eoldâism<<dédara ^*i\ tmomnéi 'pltl6t '«qoe «ide * oéëer. '-Sa .réalstance fut «nantie. fjes^edMàta-Bea&iHireÉt ée ^Pctronius Seoiirtdos et'(deif*artheiiias,-ettes mas- -saerèreM. 0asperki9<paiis8a ' Hnsolenee jnsqu^à remefoierviauiiiioin'iie y^empereur, leii prétoriens de* ce q#iis^avai0BVfMt. 'Nerva se résigna' «à «ces "violesees pe«r ériter la guerre cÎTilev mais il .oonfrit qùltA^afiilplus^ia force *4]e '(;o«vemer «eai l'empire, > et qaotqu^l «et des proches parents, 41 cberoha< hors de sa famille Thomme le plus capable >de«rempiir cette tâcbe difficile. Il se rendit au Capitoie, et proclama que pour le bien deTeiopire, di^penpleetpour 4e sien » propre, il adfptait Marcus Ulpius ?ier¥a «Trajan, qui. commandait i'armée.de. basse Germanie. Aveoeette adoption coïncida la nouveUe d'une .vicloire . en Pannoaie. Nerm^ prit à cette occasion leinom de Germaaicus, «t le donna à Tr|^.<avec>Je titre de xsésar et.la puissaoce tiâUmiëeBDe. L<a<k>ption de Trajan rétablit la taaoqoiilitétàAome, et le reste du règne derfevva n'offrit 4>lus d'événement renar4oabie. '£n 98, fiïerwaet .Tsajan furent consuls; l'empereur onoacat subilemeat, dans le ' premier > mois de i'année à ï^t de soixante-treize aiis, sahnant Au relias Victor, à i'à(^ de BoixantoKittinzeans > dix > mois et dix jours d'tfprès Dion Cassius. Aurelius Victor fait coïncider une éclipse de soleil. avec le jour «de la mort de l'empereur ; mais l'éclipsé n^rriva- que le 21 mars.

Le corps de Nerra fut porté au bûcher sur' les -épaules 'des sénateurs comme l'avait été celui d'Auguste, et ses restes prirent place dans le sépulcre du ''fondateur de l'empire. Son successeur lui décerna les honneurs de l'apûtliéose. Tacite et PHae le louèrent, et la postérité a confirme leurs éloges en reconnaissant dans Nerva un prince excellent, qui prépara le règne de Trajan *et ouvrit le siècle 'des Antonins. L. J.

Dion Ctstlas, l. LXViil avec ici DOtrsde flHnB«riu. •» AuroUat Vielor,' Épitome. édit. de ArUeDin*. — tSotrope,,0f«}^ VIIJ, 1.— Pline, P<tiM9fr<ciM.«^dlt. de ScliaBfer « Tacite, jégricola. ( Les renselgneinenls aar Nerva sont peu nombreux, et se redulseni à de-eourtcs Udicatlont, TUlriDont les a rHevés avec solo ; tl a>aéine fatt tuavede la f^ie-A'^poUonint pan Witloatraieivutorite bien «ioutruse, mais non cnliérenient méprisable). » Tillrmont. Histoire dei empereun, t II. - Eckhel. /Joetrina Phtmorum ■— \»loa,- nb$ermttion»4vr'qiièiqms mé4aUleM.ée Pferoa; dàa»ierMeaitil.dê fiMeaéêmk» ée$ ImeriptUms^ t. XlV.

NBRVA {.Cocee'itu). Yoy, Cocceius.

'NBRTAL {Gérard ti), Voy. GéaàRO.

If EU VESA (Gftspero), peintre de lecôle vénitienne, né dans'le Frioul, vivait en 1540. Il fut élève du'Titiep, ce qui ne justifie pas le nom *dc Gaitpard Titien, sous' lequel l!a désigné Je rédacteur du catalogue du musée de Dresde. Ce musée j)oss(sie de lui une sorte de caricature: Vn pi intre faisant un portrait d'après nature. Nervesa a 'lon^tençips. travaillé. à Spileinbcrgo, dans la dél( galion d'Cdine, et àTrévise, où

il a laissé un tableau qui n'est pas in^^ne de l'école du grand maître vénitien. E. R—n.

Rldotfl, f ite degV itlitUri pittore * F^neti e deU^ .Wato;— Orlaadt, •Jibbeeèdario. - Lanzi , -ACorto pttfo-

rùa. — TUimui,<DiêioiMHo.'^.CaialçoM^duamméë'4€ Dresde.

NBRTET (/eon),. prélat français, aéen 1442, à.Évreux, mort le 2 novembre 1626. II apparie- .naît à l'ordre de Saint-Augustin. Louis/O(f, Ivi ayant trouvé de l'esprit, l'atlacha à aa pessome en qualité d'.aoroôniei: (1474;, elle choisit ensuite pour confesseur. Ses vertus et sa- rare pmdeooe lui attirèrent tMaucoop de considécatloo .à la cour, où il demeura .jusqu'à l'avènement i>de Charles VIII. 11 devint successivement. prieur de Sainte-Calherine-la-Couture à Paris, conseiller d'État, abbé de Juilly et évèque de Mégare in partibus. Il avait fait de bonnes éludes à l'université de Paris, et il cultivait les letties; il fut «n de&firetecleurs de rhelléniste Ghésédame. On k^nhomadanst le cloître de iwlly. P. L.

Dealofliatves , Jufntm. *tur te$ écrits sovtwcKr, Vlij^ 16S. — ArcboQ, H ist 4 eeeies.de taok^pelle des rois de Franeff 11,116. — Dum Toussaint du l*les!d$, Cataloçue des abbés de JutUg. — Gallia CkriUiana, IV, 787, et Vlil .'Itn.

']IB»¥BT {'§tichek)f médecin. et commenfatanr français, né à Évreux, le 1 1 novembre 1663, «ort dans la même' viHe, ' le 1 0 déceaibbre 1729. CoBome le précédent,! il appartenait à l'ane des ptes anciennes fiunilles bourgeoises de Normanj^. Élevé, chez les jésmtes,'dans sa v#fte natale, Use fit reoevoirdoeteur à Paris, devint* grand fihyaclenrwietexençaiainédecineiavec distinction, ii^étode ée& langues ^recqve et hébraïque remplissaitaea loisirs.' liée livm à une appréciation fartlcidièreiAD Nouveau TestauMlt, et releva vn giiandiiioml)red0CMite» dans tooles 4es versions françKaefteennaeS'fnM^Saiofs ; mdlhenreoaement lanratt l'emfidcha ide foi re ampriner^a traduction . ilia :Jaistéi«n grand moiAbce «le notes '«laonscritesimr leaéivrestanerés'èl^atre/fibrp/ied/ien « >nrr aotait de passages du .Nouveau Teslament, qui «nt-éfeé Insérées dans les >iÊém9&es ée'li^ 4érMture^tt.d**iùsUire duiP. Desnoiets (Paris, ;t72fr-1731. Il vol. in-t2), t. III, part. I'% .p.i 1 02 et 8olv..Qnolque e'éearlant de l'explication oonmane, le cononeniataur se rapproche dawntage dm teite et (bit sens ée fÉcriInre.

i^ervet -avait quatre finères qai ^ se sont tons distinguée parlai rériiditioo .* L'atnéi Guiilaume^ DéàÉvreux, led juin WiS^esInortidansift même viUcv cuM deSaint'^uilliDtet pn»inO««iF du diocèse, to î^' novembrei IMO J Uovait' Mises éloliles à B«risv'était)iic«B«é«nBorhonne,<sa^it'tÉ^- Men < le igrec,' F hébreu *et le* syriaqite. 'Il a ' laissé qoeiqaes «écrits . aor t-la ' théologie - et FÉcritnre aainte.

>beefcend//ean,-néii Évreiix^«Ie'?l 'aoàtl668y mort le 4 janvier 17^9,' fat l'ui» vte>9 f>lu9 célèbres avocats de sa province. Il avait Tait ses études à, Paris et .avait parUcialièrement apprtfbndi'ies dispositions si éf)inen<ies alors- de la coutume de Nonnandie ; aussi venait- on le consulter de toutes

NERVET — NESLE

parts; le due de Boaillon le plaça à la tète de son conseiU II a laissé beaucoup de Notes et de Mémoires sur les affaires bénéhciales, qu'il entendait très-bien; plusieurs factums sur des procès importants; un commentaire en forme de conférences ooutumières, etc., etc.

Le troisième, Jacques , né à Évreux, le 28 septembre 1669, mort curé de la Trinité près cette Tille, le 4 février 1756. Très- versé dans le grec et Vhébreu, il a critiqué beaucoup d^étymologies adoptées par Ménage et autres savants. 11 a laissé inachevé un Dictionnaire étymologique.

Le quatrième, Nicolas, né à Évreux, le 26 octobre 1 677, mort curé de Gauville près Évreux, le 20 janvier 1742. Il s'était particulièrement appliqué ao\ belles-lettres. Il a laissé des Mémoires de littérature achevés, mais non imprimés.

Journal des SavanU (table). •* Le Brassear, HiH. d'Évreux, p. I. — Richard et Giriod . BMMhiqtte sacrée. — Morérl , Le grand IHetionnaire historique.

NEIIVB1B(4. (1) DE), littérateur français, né ▼ers 1570; la date de sa mort est ignorée. On ne ^it s'il est originaire d'Angers ou de Poitiers ; ce fut dans cette dernière ville qu'il passa une partie de sa jeunesse et qu'il se lia d'amitié avecScévole de Sainte- Marthe. Après avoir été secrétaire de la chambre du roi Henri IV, il s'attacha, après la mort de ce prince, an service d'Henri de Condé. Il vivait encore en 1622. On a de lui : les Amours de Filandre et de Marizée; Lyon, 1603, in-ie;^ Les Amours diverses en sept histoires; Paris, 1605, in-12; — Les Amours d'Olympe et de Byrène; Lyon, 1605, in- 12, faits à l'imitation de TArioste; — Essais poétiques; Poitiers, 1605, in-16; outre 135 sonnets « pleins de fadeurs amoureuses » , dit Goujet , on y trouve des chansons , des stances , des épttres, des élégies, des ballets, des tombeaux ou épilaphes, etc. ; s'il faut en croire l'auteur, il aurait d'abord voulu anéantir ces œuvres de sa jeunesse, les jugeant « conçues d'une trop grande promptitude d'esprit », et propres à laisser de mauvaises impressions « tant pour la variété du sujet que pour l'ignorance du style » ;

— Les Poèmes spirituels; Paris, 1606, în-12;

— Les Aventures guerrièret et amoureuses de Léandxe; Paris, 1608, 2 part.; Lyon, 16t0, in-12; — Les Aventurée de Lidior; Lyon,

1610, in-12; -^ Le Songe de Lucidor^ou Regrets sur la mort de Théophile iPariê^ 1610, in-12 : sons le nom de Théophile ^ Nervèze a voulu désigner, non le poëte mort en 1627, mais le roi Henri IV ; — Discours funèbre sur le trépas de Henri IV; Paria, 1610, in-12; ^ Oraison funèbre du duc de Mayenne; Paris,

1611, in-12; Lyon, 1618, in-12, sous le titre iV Histoire de la vie, etc.; — Lettre écrite au prince de Condé; Paris, 1614, ln-8*. P.

(1) Goulet loi donne les prénont de Guillaume- Bernard. D'aolre» biographes pensent que rinltttle jé, dont il raisAit précéder son nom, doit «Ire celle i' Antoine.

Gonjet, Oibtioth. française, XIV. stl. — f?renx en Radier, lUeréations historigues, 1. « PbUipon, Diet, des poètes français.

Mas (Jan tau), peintre hollandais, né à Deift, en 1588, mort en 1650, dans la même vflle. Il fut un des meilleurs élèves de Michel Mirevelt, quil égala pour le portrait. Il voyagea plosiears années en France et en Italie. De retour dans st patrie, il y succomba bientôt à une aflection de poitrine. Suivant Descamps, « il se dMnguatt autant par son esprit et son caractère que par ses talents. Il dessinait correctement , ooloriait * bien et excellait pour faire ressembler. La Hollande admire encore ses ouvrages ». A. de L.

J.C Wejerman, De ScMlderkonst des ^edarianders, t. Il, p. MO. — Deftcampt, La f'ie dles pekntree hoUandais, etc. t. II, p. MS-tor.

MBSAWT ( Mohammed ben - Ahmed al Monschy, al), historien arabe, né à Nesa, dans le Khoraçan, au commencement do treizième siècle de notre ère, mort vers le milien du même siècle. Il fut d'abord gouverneur de sa ville natale, puis secrétaire du sultan kliariziiiieo Djelaleddin Mankbemy. Sous le titre Stirai el DJelaleddin Mankbemy^ Nesawy a eooopo&é une histoire de ce prince et de la destruction de son empire par le fameux Dginkhis-Kliaa. Dans cette histoire, dtée avec éloge par Saadi dans son Gulistan , il flétritj le conquérant moghol du nom de Fléau de*Vhumanité, Son ouvrage se trouve en manuscrit dans la Bibliothèque impériale de Paris. Ch. R.

Hadjl Kbaira, Lexieon Biblioçraphieuw^ — MoarsdfC* d'Ohsaou, Histoire des Mogkots, — HamiBer, Histoire de la littérature arabe.

1IB8BIT (Alexander), béraldiste anglais, né en 1672, à Edimbourg, mort en 1725, à Diriton. 11 délaissa l'étude du droit pour s'adonner à oeBe des antiquités, du blason et des géoéalog^. L'ouvrage qu'il a écrit sur ces matières n'a pas encore été dépassé en Angleterre {On heraldry; Edimbourg, 1722-1742, 2 vol. in-fol.). On a encore de loi : Heraldical essay on additkh nal figures and marks of cadeney; 1702, in-S*" i — An essay on the ancient and modem use of armories; Londres, 1718, in-4*; — A Vindication ofScottish antiquities, manuscrit K.

Chalmers, Général biograph. Dietlonarg.

NULB , nom d'une branche issue de IIP lustre maison de Clermont, et dont voici les personnages les plus remarquables :

Simon DE Neslb, mort en 1288. Fils aîné de Raoul de Clermoot et de Gertrude de Nesle oa Neelle, il épousa en 1242 Alix de Montfort, qui lui apporta en mariage le comté de Ponthieo. C'était un des chevaliers auxquels Louis IX a»fiait le plus volontiers le soin d'affaires importantes. Aussi lorsqu'il partit pour l'expédittoB de Tunis l'adjoignit-il à Matthieu, abbé de Saint- Denis . pour administrer le royaume en qaaiité de régent (1270). Simon figura encore dans une assemblée des tiarons et des prélats oanvoqo« e le 20 février 1284 à Paris : il y porta la pwoie

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au Dom des barons pour engager le roi Philippe m à accepter la couronne d'Aragon, que lui offrait le pape Marlin IV par Tentremise du cardinal Chollet. On trouve quelques lettres de lui dans le Spicilegium de Luc d'Acliery.

Raoul DE Neslb, connétable de France, fils aîné du précédent, morl le il juillet 1302, à Courtrai. Aprè« avoir pris part à la seconde croisade de saint Louis, il obtint en 1285 la charge de connétable à la mort de Hnrobert deBeaujeu. Dans la même année il servit en Aragon avec Jean de Harcourt, et livra, sous IfS murs de Gllone, au roi don Pedro, un combat acharné, dont Tisane ret^ta indécise (14 avril). En 1287 il fut chargé de repousser les Aragonais du Langued€ic; en même temps il fît restituer les biens usurpés sur les seigneurs ecclésiastiques et laïcs depuis la réunion du comté de Toulouse au domaine royal. La guerre ayant été déclarée aux Anglais, il Tut investi des plus grands pouvoirs dans la province on il commandait pour le roi (1293} , leva une armée, et prit possession de l'Aquitaine. Puis, secondé par le comte de Foix, il envahit la Guienne au mois de janvier 1295, s'empara de Podensac , de La Réole et de Saint- Sever, et livra à Charles de Valois, qui les fit pendre , tous les Gascons qui avaient concouru à la défense de ces places. Rappelé en 1297 à rarmée de Philippe IV, il rencontra les Flamands près de Comines, et les mit en pleine déroute. Il conserva lecommandement de la Flandre. Raoul se trouva k la fameuse bataille de Courtrai ( 11 juillet 1302 ), qui fut livrée contre son avis. Boberti d'Artois parut même le soupçonner d^intelligence avec les ennemis. « Est-ce que TOUS avez peur de ces lapins , lui dit-il en raillant, ou bien vous-même avez-vons de leur poil? -.*. Si vous venez où j*iraf, s'écria le connétable, indigné , vous viendrez bien avant. » Ne prenant alors conseil que de son désespoir, il commanda la charge avec impétuosité, et'mounit au plus fort de la mêlée, sans avoir voulu de quartier. Toute la fleur de la noblesse française périt avec lui. De ses deux femmes, Alix de Dreux et Isabelle de Hainaut, il ne laissa que des filles.

Gui /«>' DB Nealb, frère puîné du précédent, fut nommé maréchal de France avant 1296, accompagna son frère en Languedoc et en Flandre, et lut tué avec lui à Courtrai. Il devint chef de la branche des seigneurs de Nesle, d'Offemont et de Mello.

Gui // DE Neslb, petit-fils du précédent, mort le 13 aoOt 1352, à Moron, fut élevé, le 22 août 1348, à la dignité de maréchal de France, à la place de Robert de Saint-Venant. Nommé en 1349 capitaine général de la Saiutonge, il fut battu et pris par les Anglais dans cette province (1351). Le 22 mai 1352, il passa en Bretagne en qualité de gouverneur, et livra aux Anglais près du château de Moron un combat funeste , où iJ perdit la vie avec cent quarante chevaliers.

Gui /// DB Nesle , petit-fils du précédent f

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