‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 91 sur 110 · NEUFCHATEL · texte numérisé non relu

NEUFCHATEL

tôt la guerre 'recommença. En i21% Rodolphe, faisant chaque jour de nouveau! progrès, ruine le château de Tiefrenstein , et porte l'incendie jasque dans les raut)ourgs de Baie : cepf'ndani Henri se jette avec impétuosité sur Tennemi , «'empare de Seckingcnet rase la place. En même temps le comte de Fribourg, appuyé par Ro- ^Iphe, se porte xur Neunburg, et s'y établit, mais non sans peine : les habitants lui refusent riiommage, et s'agitent, espérant de Tévéque de Bàle un prompt secours. Ce secours arrivé, la tNitaille s'engage. L'atroce cornte de FriiMurg DHitiie ou écorcheses prisonniers. Cependant Rodolphe revient sous les murs de BAle, dévaste la vallée de Munster, et met enfin le siège devant la Tille épiscopale. Henri, ne pouvant prolonger la lutte, signe une trêve, le 12 septembre 1273. On ne trouve pas facilement ^ans la vie de Henri de Meofchâtei quelques actes propres à un évéque.. Absolument dépourvu de toate science ecclésiastique , ignorant même ou méprisant ses devoirs épiscopdttx, il fut vaillant guerrier et habile capitaine. B. H.

jlnnaiet Coimartemei, apad nrsntfnm, paiiilm. — HerrgoU. r.enealitg. Hatub., l. Il, paKsim. — BatUêa Sacroy p. tS7. — Moninn. de Vllist. de Cane, ivêché de JBSie, reeueilllii par M. Trouillat, t II, paaalm.

NBUFCBÂTEL (Jean oe), cardinal français, né à Neufcbâtef, vers 133ô, mort à Avignon, le 4 octobre 1398. D'une des plus considérables maisons du comté de Bourgogne, et fils de Thibaut, baron de ^eufchâtel, et de Jeanne de Clià- Ions, il devint, à quinze ans, chanoine d'Autun , puis prieur de Saint-Pierre d'Abbeville et de Notre-Dame de Bar- le- Duc. Ordonné prêtre à Besançon, il fut, mais inutilement, postulé pour archevêque de cette ville, et fut sacré en 1371évêquede Nevers, d'où il passa en octobre 1372 sur le siège de TouK L'empereur Charies IV lui donna en 1377 des lettres patentes qui l'investissaient du pouvoir temporel et le reconnaisaaient prince de l'empire Robert de Genève, son parent, devenu pape sous le nom de Clément VII, le prit, en 1378, pour l'un de ses camériers, et le créa, le 23 octobre 1383, cardinal du titre des Quatre Saints Couronnés Jean 86 démit l'année suivante de son évêché, dont il reprit Tadminis! ration, le 29 mai 1385. 11 devint, en décembre 1392, évêque d'Ostie et de Vdletri, et, deux ans aprèa, concourut à l'élection de Pierre de Lune, autrement Benoit XllI, qu'il couronna à Avignon, en octobre 1394. Jean suivit longtemps son obédience; mais affligé du schisme qui déchirait l'Église, il mit tout en œuvre pour en amener la (in , et ne cessa de solliciter Pierre de Lunede se démettre; toutefois, il mourut sans avoir pu triompher de l'obstination de Pierre. Le jour de sa mort, un incendie consuma son palais, et ses cendres, recueillies par ses amis, furent déposées dans la chartreuse de Villeneuve-les-Avignon. H. F.

GaUktehriUiana. l XII et XIII — Kubcry, Histoire dcë cardinaux. '" Frarwe ponu/le€U$ {iO\x* preaae).

NBUFGRÂTBL ( Charles de), prélat français, mort à Ponl'Aiidemer, le 2a juillet 1498. Fib de Jean de Neufchàtel , et parent du cardinal Jean ( voy. l'art, précédent ) , Cliarles remplit d'abord les fonctions de grand diantre dam la cathédrale de Besançon. Quentin Menait gouTernait alors cette église ( t^otr ce oom ). Quand celui-ci mourut, l'âge de Charles ne permettait pas aux chanoines de lui conférer par voie d'élection' le titre vacant; ils poavaieil simplement le postuler. C'est ce qu'ils firent Charles avait pour compétiteur le célèbre cardinal d'Arras. Jean Jouffroy. Cepeodant le cr^ dit de sa Tamille l'emporta sur la puissance do cardinal : après avoir été postulé par les cbanoines de Besançon , il fut nommé par le pape. La ville de Besançon avait elle-même àoufaaité cette nomination, le caractère facile et biaivei liant de Charles loi faisant espérer que son administration serait pacifique. Il ne trompa pas cette espérance, et voulut même, eo l'année 1471, elTacer la dernière trace des dîaoords qui avaient troublé le gouvernement de sot prédécesseur; il consentit alors à la destractisi du chftteau de Bri^dtles, nouvellement réédifié, et les citoyens s'engagèrent par reconnaissance è lui payer 600 florins d'or. Cependant, lestnmultes civils apaisés, la ville et ïé%liiedêH^ .sançon furent désolées par la guerre étrangère. Ap^s la mort de Charles le Téméraire, les Français, unis aux Lorrains, envahissent la Franche- Comté, et y font de grands ravages. Charles de Neufdi&lel résiste d*abord aux forces ennemies; mais Louis XI est un prince bien habile, qui sait à la fois intimider et corroroprar Le duc Maximilien apprenant que Charia de Neufchâtel est passé du côté de la France, le déclare déclin de ses fonctions et l'oblige même à quitter son palais archiépiscopal. Ctiaries se retire alors près du roi Louis, qui lui uàffit une pension de 4,000 livres. Quelques-aas disent une pension de 400 livres; mais iU se trompent; Louis XI était plus gén^^ux à l'égard des gens dont il voulait s'assurer lafidélilé. On a d'ailleurs conservé quelques qnittaneei de Charies de Neufchâtel. Il était à la oenr de France en l'année 1480, lorsque boùiit évêque de Bayeux,inoorat. Le roi le nomma siP^ le-cliamp administrateur de cette église (6 mars). Il ne pouvait, en effet, instituer évêque un arclievêque confirmé : il pouvait simplement , par une sorte dUneardinatio», le préposer au gouvernement d'un évêcbé va* cant. Ainsi, les chanoines de Besançon, privée de leur archevêque survivant, ne sor-ijèrfnt pas à' lui donner un successeur : ils n*avaieiit p» ce droit. Charles reçut même pendant qoeiqM temps les revenus de son archevêciié, qui joinft à sa penaion (1) et à son traitement d'admini^' trateur devaient le faire un des plus ricliespré

11) Uae de se» qmtuncet porle^ ea effet, b dite (fe usi.

JSEUFCHATEL —

hts du royaume. Mais cela eut un terme. L'empereur Frédéric UI, le 30 août 1485, écrivit aux chanoines de Besançon qu'il n« convenait pas d'envoyer plus longtemps à un archevêque rebelle, et persévérant dans sa rébellion, les fruitsd'imeéglise qu'il ne régissait pas. Charles se réconcilia plus tard avec Frédéric, puis se brouilla avec son successeur, Maximiliea. Quand la mort vint le surprendre, il se rendait à Bayeux, après avoir assisté au couronnement de Louis XH. Son corps fut transporté à Bayeux, son cœur à Besançon. B. H.

Gaitia Christ. v«ti$s, t. I. - Dunod, Histoire de VEgUê» de Beutnçon, 1. 1. -fabftc RIoliard, Hial. des dioc. ds Heumçon et dé SM'Aaude.

BBUVciiÀTBL ( Prince ©e). Voy. Berteibr.

9IBITPFORGB {Jean-François de), architecte français, né le 1" avril 17 J 4, à Ck)mblaia, près de Liège, mort le 19 décembre 1791. àParis. Issu d'une famille brabançonne connn<^è8 le quinzième siècle, il vint vers 1738, à Paris, où l'appelait le désir de perfectionner ses études d'architecture. En 1755, il se consacra exclusivement à la partie théorique de son art, et s'occupa dès lori de composer, de publier ou de compléter le grand ouvrage intitulé : Recueil éUnientaire d* architecture (Paris, I7S6-1776, 8 voI).in-fol. « Ce qu'on y remarque de plus intéressant, selon le Journal de Trévoux, c'est le bon style, la composition sage, l'invention subordonnée aux règles, l'éloigneinenldu frivole, du bicarré et du singulier. » Cependant, malgré les approbations de l'Académie d'Ajcliitecture et du marquis de Marigny, malgré un débit assez étendu, cette cojlection est loin d'avoir conservé quelque valeur; on la trouve difficilement complète, parce qu'elle paraissait par cahiers et d'une façon peu régulière. La plupart des planches sontduesan burin de l'auteur. — Un des petitsfils de Neufforge a été professeur d'humanités auj^ collèges de Saint-Louis et de Charlemagne; il a fourni quelques articles à \a Biographie univerxelle ( supplém. ). P*

JUémoireM de Treooux. — Aroiée UUéralre. — I4«- ^er. Aev0j ailoem. KûnsUer'^Lexikon.

NEUPGBRMAIN ( iA)uis DE ), poéfc français, Tivait dans la première moitié du 'dix-septième £iècle. On ne connaît presque rien des particularités de la vie de cet écrivain ; on ignore même le lieu de sa naissance et à quelle famille il appartenait. 11 vivait encore en 1652, et devait itre arrivé à un assez grand ^e , pnisqu'à cette époqtie Ménage lui donne le sobriquet de vieux badin. Il était gentilliomm»', et servait en quelque sorte de iouet au duc d'Orléans, au cardinal de R'chelteu et aux beaux esprits de ce temps. Il se qualifiait lui-même de « poëte hétéroclite de monseigneur le firère unique de Sa Majesté, •« et tirait sérieusement yantté de ce litre bizarre. « Sa méthode favorite, dit Bayte. éfait de faire des vers qui finissaient par les syllabes do nom de ceux qu'il louait. C'était une gène qui iui fai- Mît débiter mille impertinences et un galimatias

NEUGEBAUER 798

si ridicule qu'il ne faut pas s'étonner qu'on ac divertit à lui proposer des noms qui lui donnassent un peu d'exercice. >• D'après le même auteur, on se servait quelquefois de Neufgermaia pour entremêler des traits satiriques parmi des louanges; mats cette conjecture parait mal foadée. Pour donner une idée des extravagiances de ce poète, nous citerons quelques passages de la pièce adressée à Godeau. et dans laquelle, suivant son habitude, les syllabes du nom finissent les vers :

La belle et gentille Nor^o, Trouvée naguère au bord d'eau Piitnant. piiisunt un escarpo.

Dont elle fil f^\ bon cbaudaov Qu'il n'en reaia point à Godwik

Deda ns non lict en ma gogo, EnconrUnee d'un ridleatt, Beniuant la Rigue ou RI90, CInntolt on air eu 90, en d'eau, Bd bivenr de Moïkitour Godeau.

Venus luy donna «on mapo , Atlas luy offrit non fartfcotf, Diane. Tulol et Rs^o, Et le beau fbébuA, ce blonifeov.

Donna ses cbtveux à Godêtut,

On cannait de Meufgermaia un recneil intitulé : iHtéaées extraordinaires et irrégulières CoH' eepiwns (Paris, 1630-1637, 2 vol. in-4'*), et composé de sonnets, stances , ballades et autres petites pièces. P. L— v.

Btajle, OieC. crtt. — Go«Jet, BiAt. frmnçoiiê, XVI.

NBiJP¥ii^B {Jean— F tarent- Joseph, chevalier De), littérateur français, né en 1707, à Sangaste. près Calais, mort vers 1770. H embrassa la carrière des armes , fit quelques campagnes . et devint capitaine d'une compagnie de bas officiers invalida en garnison à Lorient. 11 ajoutait h son nom celui de Moniador. On a de lui diverses productions légères en vers et en pr4>se : voici les titres de quelques-unes : La Fa^mille infortunée, ou tes mémoires de la marquise de La Feuille' Belu; Londres (Paris),

1737, 1742, in 12; — Une Muse milit aire;

17 38. in- 3°; — la Pudeur, histoire morale; Paris, 1739. m- 12; — VAlmanach nocturne, par la marquise de N. A.,- Paris, 1739-1742, in-12; — V Astronomie nouvetle du Parnasse, ou ^apothéose des écrivains vivants; Paris, 1740, in-12; il existe une critique de cet écrit ( L'Astrologue dans un puits, 1740 ), par La Chesnaye- Desbois ; — Les Confessions de la baronne de ***, par leC.D ; Amsterdam ( Paris), 1743, 2 part, in-12; — Lettres amusantes, et critiques sur les romans en général; Paris, 1743. in-12; — La petile-nièce d' Eschyle, histoire afhéniennne;Par\B^ 1761, in-8*. P*

Lettres de M** do Cbàtelet, p. las-iu. — DeieMirta» Us Siècles lUtêr., V.

NBiTFViLLE. Voy. Lk Neufvillb , Nedville

etViLLKROl.

NBrGEBAVBR (Salomon ), historien allemand du commencement du dix-septième siècle. On n*a aucun détail sur sa vie ; mais ses ouvrat ges, très-rares, prouvent qu*il a dû résider ea

NEUGEBAUER

Pologne et en Russie ; le premier est spécialement curieax en ce qu'il y affirme, à Finstar de la plupart des voyageurs de celte époque, que le faux Démétrius n'était pas aussi faux qu'on l'a depuis prétendu. Voici la description bibliographique de ses ouvrages que la Bibliotlièque impériale de Saint-Pétersbourg est peut-être •enJcà posséder : Moscovia; Gedani, 1612, in-4° ; ibid., 1CI3; et Danlzig, ïtn \ -- Historias re- Tum Polonicarum, libri quinque; Francfort, 1611, in-4° ; — Historia rerum PolonUarum concinnata, et ad Sigismundum tertium^ Paloniœ Sueciœque regem, usque deducta libris decem; Hanovre, 1618, in-4". P*" A. G— k.

AdelQDg, Uebertteht der ReUenden in Rustland bit

XfBUHAvs ( Henri ), savant allemand, vivait à Dantzig, où il était né , au commencement du dix-septième siècle. Il se fit recevoir maître esarts et docteur en médecine. On a de lui : Pia et utilissima admonitio de fratribus RosX' CrucM; Dantzig, 1618 et 1622, in-8* ; traduit en français, Paris, 1624, in-8o, et à la suite de V Instruction à la France de G. Naudé : dans cet écrit Tauteur dénonçait les Rose-croix comme une association qui, sous Tapparence de chercher la pierre philosophale, cherchait à étendre son influence dans un tnit caché, et selon toute probabilité dangereux pour la société; il s'attira plusieurs vives réponses de la part des adeptes. O.

Slruve et Jagter. Bibtioth. hitt, literariaf, ch. IX. NBUBAUSS ( Edon VON ), en latin NeuhusiuSy humaniste hollandais, né le 21 octobre 1581, à Steinfurt, en Westphalie, mort le 7 mars 1638, à Leeuwarden. Orphelin de bonne heure, il fut élevé par les soins de son oncle Othon Casmann, et accepta en 1607 le rectorat du col* lége de Leeuwarden. Il refusa en 1619 de quitter cette ville pour un emploi semblable que lui offraient les États de Groningue. On a de lui : Prineeps Agapetianus, in metricis numeris; Francfort, 1603, in-l2; — In/antialmperii Romani sub regibus ; Amsterdam, 1620, In -16 ; — Atones Nassovii ; ibid., 1620, poème héroï' que en l'honneur de Guillaume-Louis de Nassau ; — Theatrum ingenii humani, sive De cognoscendis hominis indole et secretis animi motibus; ibid., 1633-I664> 2 part, in- 16; — Fatidica sacra; ibid., 1635-1648, 3 part, in-16; — Tiiga scotasticarum ar/tum ; Leeuwarden, 1636,^-8"*; — Gymnasium eloqueniixt; Amsterdam, 1641, in-16; réimprimé avec des additions en 1664; — Nova grammatica, rédigée pour leséooles de la Friseavec W. Revius et Pierre Mo».

Son fils, Régnier ton Neuhauss, né en 1618, à Leeuwarden, mort vers 1680, voyagea en France, et fut recteur des collèges de Harlingue et d'Alkmaer. Il a publié: Poematum juveniliumlibriJf; Amsierdàm, 1644-1669, 2 vol. in-16 : on y trouve de Taisance et de la clarté ;

— NEUKOMM m

— Manuale philologicum ; Ibid., 1636, bii,

— Oraliones, cum fasckulo poematum H epistolarum; Franeker, 1642, in-lG; - Syiopsis etymologica^ sioe de originibus lingut latinx; Amsterdam, 1652, in-16; — £/)ute. larumfamiliarium centurixlV novx;M^ 1653, 1678,4n'16; — Examen philologieum, ibid., 1654 , in 16; — Thalia Àlcmariana, $n Poematum posteriorum liber; ibid., I678, 2 vol. in-16. K.

Paqnot, jlfem., vu.

RBUHOF (Théodore de). Voy. Théodore.

RBOKiBCH ( Benjamin ) , liltératear all^ mand, né en 1665, au village deReiscke ea Silésie; mort en 1729. Il exerça pendant quelqws années la profession d'avocat à Breslau , deriot ensuite précepteur auprès de plusieurs jeoae^ gentilhonynes, fut nommé en 1703 proresseor à l'Académie des Nobles à Berlin et plas tard sous-gouvemeur du prince d'Anspach. Onâife lui : Galante Briefe und Gedichte (Lettres et Poésies galantes) ; Cobourg, 1695, m-»; - Satyren und poetische Briefe (Satires et Épi très poétiques), à la suite des WellHcke Gedichte àe Hanken (Dresde, i727);ct àpirt, Francfort, 1757, in 8" ; — Auserlesene fiedickte ( Poésies choisies) ; Ratisbonne, i"44, ifl-«*. avec une vie de Fauteur par GottsrJied. Nmkirch a aussi traduit en vers allemands le Ulémaque de Fénelon ; Onolzbdch , 1727-1739, 3 parties, tn-fol., avec gravures. 0.

JOrden.4, Uxtkon. — Vocie, Jluumack Jvfckiseher GetehrUn,

NBUBOMM (Sigismond ) , composlteoral^ mand, né à Salzbourg, Je 10 juillet 177S,inûrt à Paris, le 3 avril 1858. Fils d'un professeur d« TÉcote normale de Salzbourg, il était l'aioé^^ nombreuse famille. Avant l'âge de sept aos,ii commença l'étude de la musique , soos la direction de Weissaner, organiste disUngu^» ^ ^^ des progrès tellement rapides que son toi^rt le chargea bientôt de le remplacer dans queiqyes; unes de ses fonctions. Son talent précoce loi valut d*ètre nommé, à peine âgé de seize m^ organiste titulaire à Tuniversilé, où il fùsfAta même temps ses études classiques. A la ntéoe époque, Michel Haydn lui donaa des leçofli d'harmonie et de contrepoint et lui ood^'* ^' vent le soin de le seconder comme w^ii^^^ de la cour. Lorsqu'il eut atteint sa dix-buiti^ année, il fut attaché à l'Opéra eo qoalil^' de répétiteur des chœurs.* Il prit alors la résolution de se livrer entièrement à la colture de l'art qu'il affectionnait , et après avoir l«nniK

ses cours de philosophie et de nal^àM^^: à l'université, il partit au mois de mars l'9' pour Vienne, où Joseph Haydn, sur la ««»* mandation de son frère, l'admit au nombre <if ses élèves. Neukomm gagna bientôt l'affecj* de l'illustre maître, qui le traitait comme un tii-S et sous la dh^tion duquel il travailia pen»» sept années, recueillant chaque jour Icfru»»*

ses précieux conseils et employant le temps qui loi restait k donner des leçons de piano et de cbant. Au mois de mai 1804» il s'éloigna de Vienne pour se rendre à Saint-Pétersbourg, où il fut nommé directeur de la musique du théâtre impérial. Cette position lui fournit l'occasion d'écrire poar le couronnement de l'empereur un opéra intitulé Alexander am /nef us ; mais au bout d'un an d'exercice, il fut obligé de renoncer à son emploi, par suite d'une grave maladie que lui avait occasionnée la nouvelle imprévue de la mort de .<on père. Peu à [jeu cependant sa santé se rétablit; il put reprendre le cours de ses travaux, et se fit remarquer par des compositions de divers genres, qui furent exécutées soit à Saint-Pétersbourg, soit à Moscou, où il faisait de fréquentes excursions. L'académie de musique de Stockholm et la Société Philharmonique de Saint-Pétersbourg le reçurent au nombre de leurs membres. En 1808, Neukomm quitta la Russie, alla faire un court séjour à Salzbourg, visita ensuite la Prusse, et se rendit à Vienne, où il arriva au commencement de l'année suivante, peu de temps avant la mort de Haydn. Après la campagne de 1809 et la conclusion de la paix, il vint à Paris. Son talent d*artiste, son esprit cultivé lui créèrent bientôt des relations aussi agréables qu'utiles. La princesse de Vaudemont le prit sous sa protection, et le présenta au prince de Talleyrand, auquel elle le recommanda chaleureusement- Dnssek était alors attaché comme pianiste à la maison «lu prince; mais sa santé s'altérait chaque jour <)avantage. A sa mort, arrivée au mois de mars 1812, Neukomm, qui l'avait remplacé dans ses fonction<(, loi succéda définitivement, et fut installé dans l'hôtel Talleyrand. Vivant au milieu de J'cMite de la société, exempt de toute préoccupation sur son sort, sa place lui laissait des loisirs, qu'il consacrait à composer. Parmi les nombreux morceaux de musique qu'il écrivit à cette i^poque, nous citerons on Te Deûm qui fut ensuite exécuté à l'église de Notre-Dame, à Toccasion de l'entrée solennelle de Inouïs XVIII à Paris. En 1814, il accompagna le prince de Talleyrand an congrès de Vienne, et le 21 janvier 1815* il fit exécuter par trois cents chanteurs à réglise Saint-Étienne de cette ville, et en présence des rois et princes réunis au congrès, un Requiemqu'W avait composé pour l'anniversaire de la mort de Louis XVI. Neukomm reçut <]c Louis XVIII la croix de chevalier de la Légion d'Honneur.

Après les Cent Jonrs, Neukomm revint à Paris avec le prince de Talleyrand; mais en 181611 accompagna le duc de Luxembourg, qui se rendait h Rio- Janeiro, en qualité d'ambassadeur extraordinaire. Admis à la cour de Joao VI, comblé de faveurs par la famille royale, il passa quatre années dans cette situation. La révolution du Brésil, en obligeant le roi à retourner en Portugal^ ramena aussi Neukomm à

MODT. BIOCR. OéRÉR. ^ T. XXXVII.

Page 1