‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 92 sur 110 · NEUKOMM · texte numérisé non relu

NEUKOMM

Paris, où il reprit sa place dans l'hôtel Talleyrand. Plus tard, en 1826, réalisant le projet qu'il avait formé depuis longtemps de faire un voyage en Italie, il visita snccessivement Milan, Florence, Bologne, Rome, Naples et Venise. Un goOt passionné pour les voyages s^était emparé de lui. En 1827 il parcourut la Belgique et la Hollande, et deux ans après l'Angleterre et rÉcosse. De retour à Paris au commencement de 1830, il suivit bientôt après le prince de Talleyrand dans son ambassade à Londres. Ses compositions, principalement ses oratorios, eurent à cette époque beaucoup de succès en Angleterre, où elles furent exécutées sous sa direction dans plusieurs grandes solennités musicales. Au mois de septembre 1832 , il alla diriger à Berlin l'exécution de son oratorio des Dix Commandements de Dieu^ connu en Angleterre sous le titre du Mont Sinaï, et revint passer l'hiver à Londres. Après avoir écrit pour le festival de Birmingham un nouvel oratorio, intitulé David, il entreprit un second voyage en Italie, et fit ensuite une excursion à Alger et dans les possessions françaises de l'Afrique. Paris et Londres le revirent pendant les années 1835 et 1836. Il allait s'embarquer pour l'Amérique du Nord , mais une maladie douloureuse le retint en Angleterre. Rendu à la santé, et quoique eût déjà atteint sa cinquante-huitième année, il reprit le cours de ses voyages, visitant à plusieurs reprises l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, la Belgique et l'Angleterre. Enfin, en 1857, après avoir fait une dernière excursion en Prusse, il revint à Paris, où il mourut, le 3 avril de l'année suivante , à l'âge de près de quatrevingts ans. Neukomm ne s'était pas marié.

Neukomm a joui d'une certaine renommée comme compositeur, surtout en Angleterre. Son style , clair et correct , rappelle la manière de Haydn. Il a été considéré comme un des meilleurs organistes de son temps. Malgré les distractions multipliées que lui occasionnaient ses voyages et ses relations sociales, il a produit une telle quantité de compositions en tons genres, qu'il est difficile de s^expliqner comment il a pu trouver le temps nécessaire pour se livrer à un pareil travail. Depuis l'âge de vingt-cinq ans , Neukomm tenait un catalogue de ses ouvrages; à l'époque de sa mort, ce catalogue oITrait plus de 2,000 numéros. En voici le résumé : Musique BELiGiEusE : scpt oratorios; — cinquante messes, dont vingt complètes; — quatre grands chouirs; — une foule de cantates d'église et d'autres morceaux détachés, à une ou plusieurs parties ; — un recueil d'antiennes et autres morceaux à plusieurs voix ; — une collection d'hymmes chorales, et The mominç and evening service (Service du matin et du soir ) ; ces deux derniers ouvrages ont été composés en Angleterre ; ^ un grand nombre de psaumes à un, deux, trois, quatre et cinq voix^ et à grand chœur; — plusieurs Stabat Mater^ des litanies, des can-

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tiques |K>ar le mois de Marie, etc., etc. — Musique ' DR «HATiQUB : D)x opéras ailemands; — troissoèoes détachées, en italteo. — Musique tocaledb gor- CERT ET DE CHAMBRE : Des chœorR, des trios, des duos, des cantates, et un grand nombre de chansons allemandes et anglaises , de romances françaises et de canzonettes italiennes. — Musique INSTRUMENTALE : Faiktatsies et Élégies^ à grand orchestre; — cinq ouvertures détachées ; — une symphonie à grs^d orchestre ; — quintettes, quatuors , etc., pour divers instruments, au nombre de vingt- trois; — vingt -dnq marches militaires et antres pièces d'harmonie; — duos , valses, etc., pour divers instruments ; — un concerto ponr le piano, et des sonates, caprices, variations et fantaisies pour le même instrument; — plus de soixante pièces d'orgue;—' des exercices d'harmonie et des solfèges. On a publié en France, en Allemagne et en Angleterre, un grand nombre de compositions de Nenliomm ; le reste est en manuscrit dans la collection qu'il a laissée de ces œuvres.

Dieudooné Dei^nb- Baron.

Pétifl, BioçraphU rniivertetle des Hfusieient. — Fsquiise bioçrapMiu» de SlgUwumd Neukvmut, par luimême, et publiée dau Icjoanui laJUaUrise; Paris, 18&9.

NBUMANN ( Gaspard), orientaliste allemand, né le 14 septembre 1648, à Breslau , mort dans cette ville, le 27 janvier 1715. Après avoir accompagné en qualité de chapelain le doc de Gotha en Suisse, en France et en Italie, il occupa depuis 1678 diverses fonctions ecclésiastiques dans sa ville natale, et il y fut nommé en 1697 proresseor de théologie aux deux gymnases; en 1706 il devint membre de l'Académie des Sciences de Berlin. On a de lui : Genesis Unguœ sanctx Veteris Testament i docens vulgo sic dictas radiées non esse vera Bf^ brxorum primitiva, sed voces ab alio guodam radicibus his prwre et simpliciore principio deductas ; Nuremberg, 1696, in-4*^; le système de l'auteur, bien qu'il n'ait pas été confirmé par les recherches philologiques postérieures, est curieux comme un des premiers exemples de la libre investigation dans l'étude de la langue hébraïque ; — Exodus Unguss sancta Veteris Testamenti , tentatus in iexico etyfnologieo hebrseo-biblico, pro iltustranda hypothesi, in Genesi linguse sanctss tradita, quod ita concinnatum , ut simul pateat esse lUteraturamhebraicam suo modo hieroglyphicam et vi significandi symboUeu prscdi' iam; Nuremberg, 1697, 1698, 1699 et 1700, in-4" ; ^ Biga dissertationum physico-sacrartim de gemmis Vrim et Tkummim et de €ibo Samariss obsessx, una cum rtisponsione ad quxstionem amici : IVum potus caffee dicti atiqua in sacris dentur vesligia ; Leipzig, 1709, in-4°;— Clavis domus Heber, reserans Januam ad significulionem hierogly phicam litteraiwse hebraicœ perspiciendam ; Breslau, 1712, I7i& 3 vol.; — De scieniiA liltera-

NEOMANN ^k

rum hieroglyphicarum; — Sem aller Gi^jf.: (Essence de tontes les prières) ; cet outnge,iB primé vingt -deux fois es AUemagoe, a été tndii dans presque toutes les laniçMS de rEorape; — Trutina religionum; Leipzig, 1716, inir; en tète se trouve une biographie de l'aati'oritr Casten. Nenmann a aussi publié une gnîdt partie de ses sermons et oraisoos fuopbw: Breslau, 1707, in-S" ; en6n, il a composé mtvn^ taine de cantiques réunis dans les Ubmht sehreibungen berûhmter Uederdichter ir Wetzel, t. H, où se tronvent aussi desdèuib snr sa vie. 0.

Take, LebfnIfeumamnstBmiiÊU, mi,lfi-r).-Euimann, Siiesii in ittOMRù. -> hatludu Bmunhtk, t XL VI, p. CT7. - Sculletiu, De hfmopœtt 5iteiitf,p.l>

XI BUM AMN ( Jean-Georges ) . théologien allemand, né en 1661, à Hertz piès de Mer&bour; mort en 1709. 11 devint en 1690 professeur d*poésie et bibliothécaire à l'université de WitteDberg, où il obtint en 1692 une chair<> de (biologie; il fut appelé plus tard à la àiffùiéàe^ vût de l'église du château. U était uo des principaux adversaires de Spener. Il a écrit plib ^ cent vingt dissertations sur des sujets théolûgiques, historiques et littéraires, réuaies en grande partie dans ses Primit'ui aissertatuh num; Wittemberg, 1700, 1707 et 1716, «-&'. et dans ses Programmata acarfemiffl.'^'ttemberg, 1707 et 1722, in-4'; il a aussi poblié le» biographies de plusieurs théologiens, tels qot liunnius, ffuttcTf Hunge f etc. ^'

SchOnbich, nta IVeymanni (I7!«, lo-S»l - ^^^

NBchrlcMen von der SektouKirehg m IfUMen-' Brdmann, Oiograpàien der PrôbOe sm IfiOmtrf.

HEITH aun ( Gaspard ) , chimiste sltaM*'né en I683,à Zullichau, mort en 1737. Fikdo pharmacien, il fut placé à la tète de U phansaoe de voyage du roi de Prusse , qui loi doooa «• suite les moyens d'augmenter ses «•""'•^l^ par des voyages en Allemagne, en Holl«i»« * en Angleterre. De retour à Berlin, il se to»w SUhl, qui le fit nommer pharmacien de la cj"» en 1723 il devmt professeur de chimie sa (w médico-chimrgical, et Tannée suivante issp^ teur des pharmacies du royaume. U était wai^ de l'Académie des Sciences de Beriin et de ucadémie impériale des Naturalistes. ^ »*^ un grand nombre de monographies sur drt^ substances organiques, réunies en l**^*^ sa VoUstândige medieinische Ck9»'*J^ mie médicale complète); Berlin, i7a9'J^»

4 vol. in-4«. '^

B\nching,HmndktuUL^mantab»eh,ni^'''\^

fer, UisL de la CAimie. - Zcdier. t'*"***''*'**^^

HBITMAIIN (Balthasarhêxdù^^'ll^ Dé à Eger, en 1687, mort en ^'^\^^v^i été pendant quelque temps tondeur de cwc^^ entra au service militaire. Ses w^iaisMBOP^ matliématiqiies le firent avancer au gra'^^ ^ lonel de rartillerie du cercle de ^''^^ s'occupa ensuite d'architecture, «t ail» "w^

principaux monoments de rAllemagne» des Pays- Bas, de la France et de ritalie; de retour en Allemagne, il y fut chargé de la construction de plus de soixante églises, chapelles, palais, etc.; ii fut un des premiers qui essayèrent de ramener en ce pays le goût à la simplicité et à la grandeur antiques et à faire abandonner rornementation surchargée et bizarre. Parmi les monuments exécutés sous sa direction , nous citerons : Véglise de Meresheim, les résû/ences de Bruchsal, de Wurtzbourg, de Werneck, le château de ScfiÔnborn près de Coblentz, etc. 0.

Nagler, KûnsUer-LÊXiàon.

NBUMANN {Georges- Frédéric), biographe allemand, né à Stolbcrg en Misnie, vivait au commencement du dix-huitième siècle. II occupa diverses fonctions ecclésiastiques, et publia : De firudilis et theotogis qui patriam suam nonntimquam obscuram nobilitarunt ; Leipzig, 1707-1708, 2 parties, in-4*;— De mythologix genlilium abusu in poesi christiana; Leipzig, 1709, in-4®; — Stolberga erudita; Leipzig, 1709; — De bibliotheca Balensi; Leipzig, 1710. O.

iM Aller, Cimttria litârata, t. II.

NBCMANN { Charles- Georges )f médecin allemand, né à Géra, en 1774, mort à Trêves, en 1850. 11 exerça la médecine successivement à Pirna, à Meissen et à Steltin, et devint en 1818 second directeur et professeur de clinique à Thôpital de la Charité à Berlin; en 1828 il se démit de cet emploi, et se fixa à Aix-Ia-C!iapetle. On a de lui : Von der Natur des Menschen (De la Nature de l'homme) ; Berlin, 1816-1818, 2 vol.;

— Die Krankheiten des Vorstellungsvermôgens (Les Maladies de Tentendement) ; Leipzig, 1822 ; — Specielle Pathologie und Thérapie; Berlin, 1882-1834 et 1837, 4 vol.; — Die Krankheiten des Gehirns (Les Maladies du cerveau); Ckiblentz, 1833; — Palhologische Vntersuchungen ( Recherches pathologiques ) ; Berlin, 1841; — Deutschlands Heilquellen (Les Eaux thermales de TAllemagne), 1845;

— Beitr&ge zur Natur-und Heilkunde ( Documents relatifs à Thistoire naturelle et à la médecine). Neumann est Tauteur de plusieurs pièces de poésie devenues populaires. O.

Plerer, Lexikon.

*lfBUMAli?r {François- Ernest) 9 physicien allemand, né le 11 septembre 1798, au village de Mellin dans VUkermark. Il reçut sa première instruction à Joachimsthal et à Berlin. Il était encore au collège lorsque la guerre éclata , en 1815, entre la France et les alliés. II assista comme volontaire à la bataille de Llgny, où il fut blessé d'une balle au visage. Rentré, en 1816, è l'un des collèges de Berlin, il put le quitter en 1817, et se livra dès lors à l'étude assidue (les mathématiques et des sciences naturelles. Kn 1826 il obtint à Berlin le doctorat èa sciences, et fit à cette occasion le premier connaître la loi fies zones qui a répandu un jour inespéré sur

NEUMAWN 806

Je chaos des faces cristallines. M. Neumann est depuis 1826 professeur de physique à Tuniversilé de Kœnigsberg, où ses cours attirent <le nombreux auditeurs de toutes les parties de l'Allemagne et de l'étranger. Il est membre ou associé des Académies de Berlin, de Vienne, de Saint-Pétersbourg, de Gœttingue, de Rome. En 1€59, le roi de Prusse lut conféra le titre de conseiller intime. Pendant sa longue carrière scientifique, M. Neumann s'est fait connaître par une série de mémoires estimés sur les systèmes des cristaux, sur la théorie de la lumière, la chale>ir, les courants d'induction, et d'autres sujets du même genre. Ces mémoires sont disséminés dans les principaux recueils périodiques d'Allemagne. On trouve ses travaux cristallograpbiques dans ses Beitraege zur Cristallonomie; Berlin, 1826; dans sa thèse De lege zonarum principio evolutionis systematum cristallinorum; Berlin, 1826, in-4o; et dans les Annales de Poggendorff, vol. IV, I82j; XXIV, 1832; XXVII, 1833; XXXI et XXXIII, 1834; XXXV, 1835; XLII, 1837. Les résultats de ses recherches sur la chaleur spécifique sont consignés dans le même journal, vol. XXIII, 1831, ainsi que dans sa brochure : De emendanda formula per quam colores corporum spécifia ex experimentis methodo mixtionis inslitutis computanlur; Kœnigf^berg, 1834, in-4*'. Dans la théorie de la lumière, M. Neumann s'est principalement occupé de la double réfraction dans les cristaux , de la réflexion et de la polarisation des rayons lumineux ; il a toujours soutenu , avec Mac Cullogh, et contrairement à l'opinion de Fresnel , que les molécules éthérées oscillent dans le plan de polarisation même ; et c'est cette dernière opinion qui commence aujourd'hui à prévaloir dans la science. Les mémoires de M Neumann qui ont trait à ces questions ont paru dans les Abhandlungen der Berliner Académie, en 1835 et 1841, et dans les Annales de Poggendorff, vol. XXV et XXVI, 1832; XL, 1837. La théorie des courants d'induction doit à M. Neumann la découverte d'une de ses lois fondamentales, qui consiste en ce que les forces en jeu dans un courant fermé dérivent d'un potentiel. ( Voir :Abhandl. der Berl. Acad,, 1845 et 1847.; Nous citerons encore de lui deux mémoires sur les applications auxquelles se prêtent les séries ordonnées suivant les fonctions que Ton api)elle les T de Laplace, dans le Journal de Grelle, vol. XXVI, 1843, et dans les Astronomische Nachrichten^ vol. XV, 1838; ainsi qu'une méthode nouvelle pour déterminer la résistance électrique, citée par M. Wild dans le Vierteljahnschrift der naturf. Cesellsch, von Zurich , vol. II. R. Raoau.

Doeum. partie.

{[NErMARX (Charles-Frédéric y, orientaliste allemand, né le 22 décembre 1798, près de Bamberg. D'une famille juive, il entra d'abord dans le commerce, qu'il abandonna pour aller

NEUiMANN - NEUSEU

étudier Thistoire à Heidelberg et à Munich ; il se convertit au protestantisme, et devint en 1822 professeur au gymnase de Spire. Destitué en 1S25 pour ses opinions libérales, il entreprit l'étude des langues orientales , notamment du chinois, et séjourna dans ce but à Paris et à Londres. En 1830 il se rendit en Chine, d'oîi il rapporta Tannée suivante une collection de dix mille volumes écrits en chinois ; il la céda an gouvernement bavarois et devint professeur à l'université de Munich ; il fut mis à la retraite en 1852, en raison de la part active qu'il avait prise aux mouvements politiques de 1848. dn ade lui : Rerum creticarum spécimen; (keiimsàe, 1820; — Ueber die Staatsverfassiing der Florentiner von Leonardus Arettnus (Sur l'ouvrage de Léonard Arétin au sujet de la constitution de Florence } ; Francfort , 1822*; — Historische Versuche (Essais historiques); Heidelberg, 1825; — Mémoires sur la vie et les ouvrages de David, philosophe arménien ; Paris. 1829; — Pilgerfahrten buddhistischer Prediger ans China und Indien ( Pèlerinages de prédicateurs bouddhistes chinois et indous); Leipzig, 1833; — Versuch einer GeschichCe der armenischen Liieratur (Essai d'une histoire de la littérature arménienne ) ; Leipzig, 1833 ; — Geschichle der Uebersiedelung von vierzigtausend Armeniern (Histoire de Témigration de quarante mille Arméniens); Leipzig, 1834; — Asiaiische Siudien (Études asiatiques); Leipzig, 1837 ; — Geschichle des englischchinesischen Kriegs (Histoire de la guerre anglo-chinoise); Leipzig, 1846 et 1855; — Die Vôlker des sûdlichen Rttsslands (Les Peuples delà Russie méridionale); Leipzig, 1847; — Beitrûge zur armenischen Liieratur (Documents relatifs à la littérature arménienne ) ; Leipzig, 1849; — Geschichle des englischen Reichs in Asien ( Histoire de l'empire anglais aux Indes); Leipzig, 1857, 2 vol. Neumann a traduit de l'arménien en anglais V Histoire de Vartan par Elisée et la Chronique du royaume arménien en Cilicie^ de Vartan ; il a traduit du chinois en anglais le Calhéchisme des Scha' mans , Londres, 1831, et V Histoire des pirates chinois , Londres ,183t. 0.

ConversatUnu -Lexilum.

"iiEiTMANN (Jeanne), romancière allemande contemporaine, épouse du bourgmestre d'Elbing Neumann, a écrit : Valérie; Dantzig, 1825; — Erzàhlungen (Récits); Leipzig, 1826; — 2;a comtesse de Horfeld ; ib., 1826 ; ^ Pulawsky et Kofinshy; \\Ad,;—Le Crime dévoilé ; ibid., 1827; — Ruse contre ruse; ibid., 1827; — Francesco et Roderigo; ibid., 1828; -^ Le double Serment ; ibid., 1830; — - SéraphïAe; ibid., 1830; — La Croix de la Jorél; ibid., 1830, 5 vol.; Conradin de Souabe; ibid., 1831 ; — Blanche de Castille; ibid., 1831 ; — La Charade; Berlin, 1831; — Erick^ roi de Suède; Dantzig y 1833, 2 vol.; — Jeanne de

Naples ; Leipzig, 1835 ; — Diane de Ctjif- Mars; ibid., 1836; — Jean- Casimir de Po* logne; Dantzig, 1839, 3 toI. ; — Jean lY àt Russie; Leipzig, 1840 ; — Camille, princesK de Bissignano ; Dantzig, 1 844, 3 vol. ; etc. 0. Plerer, Lexikon.

ifKURÉ (Michel). Voy. Meshe.

ICEUSBR (Adam) , Uiéologien socinien alj^ mand,né dans la Souabe, au'seizième siëcle,ei mort à Constanlinople, le 12 octobre 1576. Élevé dans le luthéranisme par ses parents, qui appartenaient à cette communion, il entra dans l'Église rérormée, après avoir terminé ses études, probal)i^ ment parce qu'il croyait y trouver une plot grande liberté de ])enser que dans l'Église lathérienne. Il s'établit alors dans le Palatioal, d il ne tarda pas à gagner la bienveillance de l'électeur, qui le nomma pasteur de l'église Saint- Pierre de Heidelberg, et qui avait même le projet de lui donner une chaire de professeur à Taniversité de cette ville. Mais ce prince ayant voulu en 1569 introduire dans ses États k discipline ecclésiastique de l'église de Genève, !ieuser résista fortement à cette entreprise, ooe pas tant peut-être parce qu'elle partait da pouvoir civil que parce que cette discipline, d'une excessive rigueur, aurait fait peser un despotisme e^ clésiastique intolérable sur les réformés da Palatinat. Cette hardie opposition lui fit perdre à la fois les bonnes gr&ces de Télectefir et ^ charge de pasteur. Il se tourna alors vers le socinianisme, qui d'ailleurs devait attirer on &«• prit aussi indépendant , et vers lequel il penchait, à ce qu'on assure, depuis longtemps. 11 forma naturellement le projet de répandre les principes sociniens autour de lui. Sylvants, pasteur à Lndembourg, s'associa à ce dessds, qui fut communiqué à Georges Blandrata, médecin du vaïvode de Transylvanie, et à quelque autres ministres qui professaient les optoioos sociniennes. On raconte que Neuser et SjlTâflos cherchèrent à s'assurer la protection du sulun Sélim,dans le cas où ils échoueraient, maisqojte tarent trahis par l'ambassadeur du vaïvode de Transylvanie, qu'ils avaient chargé de cette kgociation, et qui livra leurs lettres i réJecteur palatin. Quoi qu'il en soit de cette lii8toirc,i^eioe d'invraisemblance, ils furent arrêtés et ccurfoie à Amberg. Sylvanus fut décapité en 1572; iW ser réussit à s'échapper de sa prison, et après avoir erré quelque temps arriva à Conslaotuiople, où il se fit musulman. .

Cbmrae on pouvait s'y attendre, 1»,«*"T; de cet homme inquiet et aventureux "« P^fL épargnée. On l'a accusé de tous tes vices et enue autres d'ivrognerie. Il est juste à'tiom^ ceux qui l'ont peint sous ces n^»** f "^, reconnaissent cependant, par une *»"g""*'* jtradlction, qu'il n'y eut jamais rfen à repren^

dans sa conduite. Quelque? biograpn® «^?' ^ tribué sa mort à une maladie honteuse, m ^ ses débauches; d'antres, au contraire, ou

IVEUSER —

poussé cette impatatîoD. On peut croire que son plus grand déraut fut de ne pas saToir imposer nu frein à son imagination déréglée ef à la fougue de son caractère. On assure qu il aTait pris un grand ascendant sur la population du Palatinat , et quMI devait cette considération extraornaire aussi bien à son zèle religieux qu^à son éloquence.

Le Lexique biographique de Jôcher assure qu'il n'a laissé aucun ouvrage imprimé; la Biographie universelle prétend au contraire que ses écrits sont nombreux et qu'ils ont été recueillis par les sociniens. La Bibliothèque de* anti-triiiitaires, qui le nomme Neusner, n*en cite qu'un seul : Scopus Septimi Capitis ad Romanos (Ingolstadt), 15S3, in-8*». Sa lettre à Sélim, si toutefois elle est authentique, se trouve dans le recueil de Mieg : Monumenta pietatis et litteraturx; Francfort, 1702, in-4% r« part, p. 318; — le tome 111 des Mélanges tirés de la Bibliothèque de Wolfenbûttel renferme une autre lettre de Neuser, contenant l'apologie de sa conduite et datée de Constantinople, le mercredi avant Pâques de Tan 1574. M. Nicolas.

JOcher. Celehrteti'lAxikon.

hkuvillé db Plessis- BikRDocL (Ho^ancf de), prélat français, né en lô:io, mort à Rennes, le 5 février 1613. Il était abbé de Saint- Jacques de Montfort lorsque, en 1563, il fut nommé évéque de Saint-Pol de-Léon par la protection du duc d'Étampes, en remplacement de Roland de Chauvigné. Quoiqu'il ait aiisisté au concile de Tours ( 1583 ) et qu'il ait souscrit les édits de tolérance publiés en 1 588, Neuville ne s'en montra pas moins persécuteur violent des protestants ; il se vantait lui-même de n'avoir pas laissé un seul hérétique dans son diocèse. Il mourut après cinquante ans d'épiscopat : René de Rieux de Sourdéac, abbé du Relec, lui succéda. La Bibliothèque de Lyon possède, sous le n° 441, un fort beau Missale ecclesix galliae in-fol., écrit en magnîGqnes caractères gothiques et rehaussé de précieuses vignettes , qui paraît avoir été la propriété de Roland de Neuville. A. L.

Ogte, DM, Mst. et géographigne de Bretagne, 11, 86t.

XIBUT1LLB {Pierre-Claude Fret de), théologien français, né à Grand ville(l), le 5 septembre 1692, mort à Rennes, en août 1775. Sa famille semble originaire du canton de Bâle, et vint, on ne sait pour quelle cause , habiter la Bretagne. Neuville entra, le 12 septembre 1710, dans la Compagnie de Jésus, où il occupa des emplois honorables, surtout dans la comptabilité. Deux fois il fut provincial. Il était bon prédicateur. Lorsque son ordre fut menacé de dissolution ( 1763 ), il n'attendit pas la persécution, et se reretira à Rennes, oii il mourut. On a de lui : Sermons; Rouen, 1778, 2 voL în-12; — Observa-

11) La BioQraphie univeneUe {Wehêui) lui donm: pour prénoms Pierre-Charlei , le lait naître a Vitré et mourir en 177S. Non* avons solvl la Tenlon des hUloriographea de la Compagnie de Jéaot.

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