‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 94 sur 110 · NEVILE — NEWCASTLE · texte numérisé non relu

NEVILE — NEWCASTLE

1668, in-4*. Il fat aossi Téditear d'one traduction anglaise des «soTres de Machiavel. K.

Vnod , jtthenm Oxom,, H. — Cbilinert, Cenerai biogr, Diet.

NEYiZAN (Jean), jartsconsiilte italien, né à Asli, mort en 1540. Il éindia à Padooe et à Turin la jarisprodence, qu'il enseigna ensuite à Turin. Ses médisances coqtre les femmes, dont il parsema son livre Sylva nuptiaUSy lui valurent, au dire de Fr. Bilion , de se voir forcé par les dames de Turin à faire k genoux amende honorable au beau sexe. On a de lui : Siflvm nup' tialis libri sex, in quibus materia matri' -iKonii, dotium, filiationis f adtUterii, suecessionum et monitorialiutn plenitsime discutitur, una cum remediU ad sedandas faetiones Guelphorum et Gibelinorum ; Hem tnodusjudieandi et exsequendi jussa pHficipum; Paris, 1521, in-8°; Lyon, 1596 et 1572; Venise, 1570, in-8«, et 1584, in-fol. ; Cologne, 1656, in-8*; dans les deux premiers livres de ce curieux ouvrage Tauteur énumère avec un grand apparat d*érudition les motifs qui peuvent éloigner du mariage ; dans les deux suivants il développe les raisons qui doivent engager à contracter ce lien. Ce livre, rempli d'anecdotes facétieuses et d'opinions singulières, fut mis à V index {voy, Freytag, Analeeta, p. 631, et Apparatui , t. III, p. 329; Goupé, Soirées littéraires, t. X(, p. 84 ) ; ^ Index scriplorumin utroquejure; Lyon, 1522 : ce premier ouvrage «le bibliographie juridique fut réimprimé plusieurs fois avec des additions successives de Gomez, de Fichard, de Ziletti et de Freymon ; — Consilia; Lyon, 1559 ; Francfort, 1563; Venise, 1573, in-fol.; — Swnmarium decre^ iorumducum Sabatidix ; Turin, 1586; Lyon, 1592, in-8*; — Additiones ad Rolandinum; Turin, in-4* ; — Qusestio de librorum mulHiudine resecanda ; Cologne, 1607, in-8* ; — Con* troversix feudales; Marbourg, 1615, in*4''. 0.

G. Panclrole, D« Claris leçtim interpretiàys. — Rosotti, Sfllabtts. - Baylc. Diet, - Ntceron , Mém., t, XXIV.

HBWBVRT (Guillaume de). Voy. Guillaume.

KEWCASTLE ( William Cayeadish, baron Ogle, vicomte Maksfield, comte, marquis et enfin duc oe), général anglais, né en 1592, mort le 25 décembre 1676» Il était fils de sir Charles Cavendish , frère puîné dir premier comte de Devonshire, et de Catherine, fille de Cuthbert lord Ogle. Une excellente éducation, jointe à beaucoup de politesse et d'agrément, le firent distinguer de bonne heure à la conr savante et élégante de Jacques I*'. Créé chevalier du Bain en 1610, il fut nommé pair du rdjraume avec le titre de baron Ogle et vicomte Mansfield. Charles 1*' ne lui fut pas moins favorable que Jacques T', et l'éleva aa titre de comte de Newcastle. Il le cho\|it, en 1638, pour gouverneur du jeune prince de Galles ( depuis Charles II ). L'année suivante les troubles d'Ecosse

éclatèrent. Charies l*',en se rendant en Ecosse, s'arrêta 11 Walbeck, résidence de Newcastle, et fut reçu avec la plus grande magnificence. Le comte de Nevrcastle trouva moyen de surpasser la fête qtfil avait donnée an roi dans une précédente visite et déploya un tel luxe que Clarendon en a fait mention dans son histoire, en ajoutant que personne depuis n'a osé imiter une si merveilleuse réception ( slupendous entertainment ). Ces fastueuses dépenses ne furent pas la seule marque de dévouement que Newcastle donna h Charies ^^ Il fournit au trésor royal 10,000 livres, et leva une troupe de deux cents cavaliers. Ces services excitèrent l'envie; les mécontents, qui étaient nombreux, même à la cour, blâmèrent le choix que l'on avait fait de lui pour gouverneur du prince de Galles« Newcastle se démit de sa charge , et n'en resta pas moins fidèle au roi. Dans la guerre civile qui éclata peu après, il ioua on rôle impoHant d'abord comme gouverneur de la ville de Newcastle et commandant des quatre comtés voisins, Northumberland, Cumberland, Westmoreland et Durham, puis comme général de toutes les forces levées au nord de la Trent. Son exploit le plus brillant fut la victoire qu'il remporta, le 30 juin 1643, sur Ferdinand lordFairfax à Adderton-Heath près de Bradford. Le roi l'en récompensa en relevant à la dignité de marquis. L'année suivante il fut assiégé dans York par l'armée parlementaire. Le prince Rupert, accourant à son secours, fit lever le siège; mais non content de cet avantage, il attaqua les parlementaires, malgré l'avis de Newcastle, à Marston-Moor, le 2 juillet 1644, et fut complètement défait. Le duc de Newcastle, regardant les afTaires du roi comme perdues, passa sur le continent. Après ira séjour de six mois à Hambourg, il se rendit à Amsterdam et de là à Paris, où il épousa, en secondes noces, Marguerite Lucas ( voy. ci -après ), sœur d'un de ses compagnons d'armes. Il n'avait pu rien emporter de l'énorme fortune qu'il possédait dans son pays, et il se trouva dans une sf grande détresse avec sa jeune femme qu*if fut réduit à mettre ses habits en gage. A Anvers, où il se retira ensuite, sa position fut à pefne meilleure; mais il ne perdit pas courage, et se consola par la culture des lettres de ses revers de fortune. Après la restauration il revint en Angleterre, fut nommé grand-juge (chief justice) des comtés au nord de la Trent, et créé en mars 1664 comte Ogle et duc de Newcastle. Il passa le reste de sa vie dans la retraite, s'occupant de littérature et réparant les brèches que la révolution avait faites à sa fortune. 11 avait été deux fois marié ; mais il n'eut des enfants que de sa première femme. Son corps est placé à cdté de celui de sa seconde femme dans un splendide monument à l'entrée de l'abbaye de Westminster. Ses titres passèrent à son fils Henri f comte de Ogle, qui mourut le . 26 juillet 1691. Avec Henri le titre de New-

NEWCASTLE

tô

castl« s'éteignit dans la famille Cavendisk. On a du duc de Newcastle : Xa Méthode nouvelle de dresser les chevaux; Anvers, 1658» in-fol., avec 42 planches : l'original était en anglais, et fut traduit en français sous les yeux de l'auteur |iar un habitant du pays wallon. Le texte anglais n'a jamais paru; mais une traduction anglaise du texte français a été publiée avec des additions; Londres, 1743, 2 toI. in-fol. ; — A new Method and exiraordinary invention to dress horses, and worh them according to nature; as also to perfect nature by the sublelety o/ art ; Londres, 1667, in-fol. ; ce livre n'est pas une traduction du précédent, et n'en forme pas le complément obligé; il développe le même sujet à un autre point de vue ; traduit en français, Londres, 1671 , Paris, 1677, in-4'', il a été longtemps regardé comme un traité classique en hippiatrique. Les autres ouvrages de NewcasUe sont cinq comédies, intitulées : The Exile ; — The CQuntry Captain ; Anvers, 1649; — Varjety, 1649, inrlî; — The humorous lovers, 1677, in-4''; — The trhtmphant widow^ 1677, in-4^; on ignore si la première de ces pièces a jamais été imprimée. Les poésies de NewcasUe sont dispersées parmi celles de la duchesse sa femme. L. J.

L^e <tf tke duke o/ NewcaUle^ par la dacheise de Neweastle. — r.Iarendon, Hittorv o/ the rébellion. — H. Walpole, Boitai and no6/« authortf t. 111, édK. de Park. «- Biographia BrUannica^ — Bioç. DramatkM,

KEWGASTLB (Marguerite Lucas , duchesse db), femme du précédent et connue par de volumineux ouvrages, naquit à Saint John près de Culcbester, dans le comté d'Ëssex, vers 1624, et mourut à Londres, en décembre 1673. Son père, sir Charles Lucas, mourut Torsqu'eUe était encore tout enfant ; elle fut élevée par les soins de sa mère, qui lui fit donner une bonne éducation. La jeune Marguerite apprit la danse, la mu* sique et le français ; mais elle n'apprit ni le grec ni te latin , et ses biographes ont regretté cette lacune dans son instruction. En 1643 elle se rendit à Oxford, où résidait alors Charles P**. Les affaires du roi d'Angleterre étaient dans un si triste état que paraître à sa cour était un acte de dévouement qui méritait récompense. La reine Henriette choisit Marguerite pour fille d'honneur, et l'emmena avec elle en France. A Paris Marguerite racontra le marquis de Newcastle, récemment arrivé d'Angleterre. Un mariage unit bientôt les deux nobles exilés, également chevaleresques, également passionnés pour les lettres et également pauvres. Le marquis et la marquise de NewcasUe se reudirent de Paris à Rotterdam, où ils passèrent six mois, et de là à Anvers, où ils s'établirent. La marquise alla en Angleterre, pour tAcher d'y recueillir quelques détins de la fortune de son mari, et grftce à la générosité de plusieurs membres des familles Cavendish et Lucas , elle rapporta une somme considérable, qui mit le marqnis et elle à Tabri do besoin pendant le reste de leur long exil. De retoor en Am-

gleterre après la restauration, elle s'occupa prscipalement à composer des lettres, des pièces» théâtre, des poèmes, des discours philoâofk ques, etc. Elle avait toujours près d'eileplitiin jeunes tilles qui lui servaient de aeerétsini, e ne se relisait pas, de peur de troubler ^ sa de ses conceptions. Il n'est pas étonnant qo'iis cette méthode elle ait composé beaucoup i^ vrages ti, que ces ouvrages aient peu de «ilnr On ne les recherche aiyourd'hui que oomaték curiosités bibliograpliiquea ; en voici les titres*. Ik World's 0/io; Londres, 16ô5, in-foL;- Mn Piclure, drawn by foncy's pencU io the bit. Dans ce volume on trouve plusieurs redis ittifs, des descriptions naturelles, eoroiqoa, tn^ ques et tragi-comiques, |>oétiques, ronuumqoe. et historiques, en prose et en vers, qatàq» uns tout en vers, quelques autres tout et pn» quelques-uns mêlés, en partie en prose et la:tie en ?ers. 11 y a aussi quelques traités deo» raie, des dialogues, et à la fin nne histoire i^ ritable; Londres, 1656, in-fol. A la fia de c^ ouvrage on trouve un curieux récit àtltw^ sauce, de l'éducation et de la viede todiidie». — Orations of divers sorts , aecommodatté^ divers places ; Londres, 1 662, in-fol. ;—Plsp' Londres, 1662 ;^ Philosophical andphynctà opinions; Londres, 1663, iu-fol.;— Obserpatio» upon expérimental philosopha ^ iowkiehûci' dedthe description o fa new World ;\M^i 1666, in-fol. Chalmers prétenct qoeianeâBri^ tow avait commencé une traduction latine de <(t ouvrage, mais qu'il y renonça, faute de poofoirir comprendre; — Philosophical letters/frmé^ reflections upon some opinions in Rd^ philosophy , maintained by several /fl«^ and learned authors of this âge, «?f^ by way of lett^rs; Londres, 1664, ifll^i , — Poems and phaneies ; Londres, 1643?' •^' in-fol; — CCXI sociable Mters; I.oodr6, 1664, in-fol. ; — The Life ofthe tkriee nm high, and puissant pHnce WiUif»^' dishe, duhê, marquiss and earl of JStx^ lie; Londres, 1667, in-fol. ; cette ^^^^r" duite en latin ; Londres, 1668, in-foL; --j'W never b^ore prinled; Londres, ^^^'^ parut un volume in- foL, contenant deiWtr»» poèmes en l'honneur de rincomptr«* JJJ cesse Marguerite, duchesse de NcwcssW; remarque que tout le monde s'était ^J^ combler la duchesse d'éloges depoi» » jw^ ma§nificus de Leyde et le red*»»" *?ïfll/ jusquàTomSIuidwelUet qu''* J *** "j! V tourner une tête déjà atteinte <*« ^"T^j crire (scribendi caccethes). '

moçrenMa britannieu, - H. WatpoIe^W^ ^^ Ht authnrt, édIL de Parle - Rlfllwl^^'*^ phia dramaiiea. ^

NBWCASTLB ( Thmos Pttfl** 'i^taorf HE), homme politique aM;lais, "**"*!: '^ le 17 novembre 1768. ^i« «" ***'^^^ qui, au dernier siècle, a été tonj"**

NEWCASTLE

Page 1