NOUV. BIOGR. GÉRER. — T. XI
différences notables avec l'impression primitive; elle se distingue aussi par une orthographe nouvelle, dont Corneille rend compte dans un Avis au lecteur, écrit digne d'attention et qui a été négligé. L'édition que Thomas Corneille donna en 1692, chez Pierre Trabouillet, offre le texte tel qu'il était définitivement arrêté à la mort de l'auteur; et cette édition a été laissée de côté par les éditeurs modernes. Dans la réimpression qui fait partie de la collection des Classiques français, on a suivi l'édition de 1682, signalée par Thomas Corneille comme pleine de fautes. L'édition de Rouen, 1664, 6 vol. in-8°, indiquée (lorsqu'on l'indique, ce qui est rare) comme une reproduction des deux in-folio, en diffère en certains passages. Les bibliophiles recherchent avec avidité les éditions données en Hollande, avec les types des Eizevir, des diverses pièces de Corneille; elles parurent depuis 1644 jusqu'en 167 8, isolées ou réunies en recueils qu'il ne saurait être question de décrire ici. Un exemplaire en neuf volumes, formé des œuvres des deux frères , s'est élevé jusqu'à 750 fr. à la vente des livres de M. Bérard, en 1829. Parmi les nombreuses éditions mises au jour depuis la fin du dix-septième siècle, nous signalerons celle de Paris, 1706, 10 vol. in-12, fort correcte et publiée par Thomas Corneille ; Amsterdam, 1740, 11 vol. in-12, donnée d'après le texte de 1682 ; Paris, 1747, 12 vol. in-12, estimée; Paris, 1796, 10 vol. in-4% avec les commentaires de Voltaire, édition de luxe donnée par Didot l'ainé; Paris, an xi (1801), 12 vol. in-8°, avec les notes de Palissot; Paris, 1817 (Renouard), 12 vol. in-8% plus complète que les précédentes; Paris, 1824 (Lefèvre), 12 vol. in-8°, belle édition , soignée par M. Parelle : elle présente une partie des variantes que donnent les textes primitifs. Une nouvelle édition en 12 vol. in-8°, plus complète que laprécédente, s'imprime en ce moment chez MM. Firmin Didot. Les éditions publiées par Voltaire en 1764 et en 1774 donnent tantôt le texte de 1 682, tantôt celui de 1692, d'antres fois les deux mêlés ensemble; c'est ce texte ainsi remanié que les libraires ont reproduit de confiance pendant un demi-siècle jusqu'à 1824. Le Manuel du Libraire de M. J.-Ch. Brunet, la France littéraire de M. Quérard, fournissent de plus amples détails. L'édition des Chefs-d'œuvre de Corneille, Oxford, l746,in-8°, était jadis en faveur auprès des bibliophiles. Le Théâtre choisi de Corneille, imprimé chez Didot, en 1783, 2 vol. in-4°,est d'une belle exécution. En fait d'éditions de tragédies isolées, nous citerons seulement Eodogune , imprimée à Versailles, en 1760, dans les appartements de Mmc de Poropadour; et par suite d'un caprice de cette favorite, elle se plut à graver à l'eau-forte, d'après Boucher, la planche mise en tête de ce volume, dont il ne fut tiré que quelques exemplaires. Passons à la traduction de Y Imitation : le premier livre vit le jour à Rouen, en 1651 ; il rat réimprimé à Leyde, en 1653 (édition elzévirienne) ;
CORNEILLE
l'édition de l'ouvrage entier, Rouen, 1656, in-4°, est ornée de figures gravées par Fr. Chauveau. Quant aux réimpressions, assez nombreuses, venues depuis, il faut consulter : Barbier, Dissertation sur soixante traductions françaises de l'Imitation , 1811, p. 89; et quant an point de vue littéraire, recourir au livre de M. O. Leroy ! Corneille et Gerson dans r Imitation deJ.-C; Paris, 1841 , in-8'.
Le xèle avec lequel on fouille depuis quelques années les dépôts publics a fait connaître quelques petits écrits de Corneille jusque alors ignorés. On n'avait que six de ses lettres : M. C. Gort en a trouvé quatre autres dans un manuscrit de la bibliothèque Sainte-Geneviève, et les a publiées dans la Bibliothèque de V École des Chartes, 3e série, tom. III, p. 348. M. Prosper Feugère a découvert dans la même bibliothèque une traduction en vers latins des Hymnes de sainte Geneviève (Nouvelle Revue encyclopédique, 1. III). M. L. Lalanne a trouvé parmi les manuscrits de la bibliothèque de l'Institut un sonnet inédit de Corneille : il Ta fait paraître dans VAthen&um français, numéro du 26 mars 1853 , avec d'intéressantes observations.
Nous ne voulons pas indiquer les traductions de Corneille en langues étrangères, ni les écrits du temps relatifs à ses pièces ; nous nous bornons à dire qu'en Tan x on publia sept de ses tragédies retouchées par MM. Delisle et Audibert ; cette profanation littéraire , qui n'hésitait (tas à réduire les fforaces à deux actes, n'eut aucun succès. Le Cid donna lieu à une vive controverse, qui fit naître de nombreux écrits (voy. le Catalogue Soleinne, ôc partie, n° 423), et qui a été l'objet des travaux spéciaux de deux littérateurs, M. Paul de Musset (Revue de Paris , 4e série, t XXVII) et Ch. Loubens (Revue indépendante^. XYUI). G. B.
FouteneUt» Éloge de Corneille, dans l'Histoire detAcademi&JrançaUe par l'abbé D'Ollvet. — Nouvelle* dé la république de* lettres, Janvier IMS, p. tt. — Perrault, les Homme* illustré*. L I. — vigneal-Marrille, Melanges, 1. 1, p. 167. — Balllet, Jugements des savants. - Nicéron, Mémoires pour servir à F histoire des Aommas illustres, t. XV. - Les frères Parfatct, Histoire du théâtre français, t. V-XI. - J. Tascbereao, Histoire de la vie et des ouvrages de Corneille ; Paris, 18», In -8° ; 8e édit., 1886. - Sainte-Beuve, Portraits ttttèratres, 1 1; Port- Royal, 1 1. — Réquet, du Rôle politique de Corneille durant la Fronde ( Revue rétrospective, Ie série, t. VIII. - Llsle, Essai sur les théories dramatiques de Corneille,' 1861. — Gulzot, Corneille et son temps; Parla, 1881, in-8«. - Précis dés travaux de V Académie royale de Rouen; 1840, ptt7«.- Éloges parV lctorln Fabre, Auger et aetres. — Sar les «verses éditions de Corneille, voir le Cotai, de la bibliot. dramatique de M. de Soleinne, 1. 1, p. 146.
corneille (Thomas), poète français, naquit à Rouen, le 20 août 1625 , dix-neuf ans et deux mois après Pierre Corneille, son frère germain, et mourut en 1709. 11 fit ses études au collège des jésuites de Rouen. Étant encore en rhétorique, il composa en vers latins une pièce qui plut tellement à son professeur, qu'il la substitua à celle qu'il devait faire représenter par ses écoliers pour
la distribution dés prix. Il y eut entre, Pierre et Thomas une conformité bien remarquable : ili étudièrent an même collège, épousèrent le* dm sœurs, entre lesquelles se trouvait la môme différence d'âge qu'entre eux» Ils composèrent le ! mêmeiiombftdtarragosàtaïaitM^ | cèrent tous deux par des comédies, et prirent , l'un et l'antre leurs premiers sujet* dans le i théâtre espagnol. Leurs otnetèrea avaient tant I de «yrapau^, que 1« deux Amples vécureoteo- | semble dans la mène maison, n'ayant qu'une | même table, et qu'après viiia^diiq ans les dou ! frères n'avaient pas encore songé a taire la partage des biens de leurs femmes. Ce partage n'eut lien qu'à la mort de Pierre Corneille.
Le frère aîné avait plus de génie pour la conception, pins d'énergie dans l'expression} le jeune avait plus de facilité dans le travail, plus de correction dans le style. Leur réputation s'est faite et conservée dans la juste proportion que devait y mettre la différence de leurs qualités. Pierre a sur Thomas cette supériorité que le génie ne peut manquer ou d'obtenir de suite ou d'emporter à la longue sur l'esprit, quelle que soit la facilité on Ingraeequi raccompagne. Les seules pièces de Thomas Corneille qui soient restées au théâtre sont Ariane, le Comte d'Essex et le Festin de Pierre. Le 2 janvier 1685, Thomas Corneille remplaça son frèreà l'Académie française ; ce fut Racine qui répondit à son discours de réception. Voici comment l'auteur d'At halte termina lé sien . « Vous « auriez pu , mieux que moi, monsieur, lui ren- « dre (à Pierre Corneille) les justes honneur* « qu'il mérite, si vous n'eussiez peut-être appre- « hendé avec raison qu'en disant l'éloge d'un « frère avec qui vous avea d'ailleurs tant de coq- « formité, il ne semblât que voua fissiez votre r propre éloge. C'est cette conformité que non* « avons toujours eue en vue, lorsque, tout d'une « voix, nous tous avons appelé pour remplir «a « place, persuadés que nous sommes que nous « trouverons en vous non^teolement son nom, » son même esprit, son même enthousiasme, « maisencore sa même modestie» sa même verni, a et son même fêle pour l' Académie. •
L'espoir des académloiens ne fut pas trompé : à une extrême modestie, qui ne se démentit jamais, Thomas Corneille joignit le plus grand amour pour le travail, auquel il se livra d'autant plus entièrement qu'il mena lotuoUr» une vie tranquille et retirée. Aussi, iiidépeiadaminent de ses pièces de théâtre, fi a laissé de nombreux ouvrages. Le premier qu'il ait paraître après son admission fut une nouvelle édition des remarques de Vaugelas, aven des notes qui en facilitaient l'intelligence et expliquaient le» changements survenus dans la langue. Ce travail, aussi utile qu'épineux, fut suivi d'un autre, non moins aride et beaucoup plus long. Ce rat tin dictionnaire en deux volumes m-foUo, par forme de supplément à celui de l'Académie frtnçai»e, dans lequel il donna les terme» des arts et des scia*
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ces* Après avoir doublement acquitté sa dette nomma savant, l'auteur d'Ariane reprit le rôle de poêle, pour donner une traduction en vers des quinze livres des Métamorphosée d'Ovide* Il en avait <H§à publié les si» premiers livres plus de doute ans auparavant, et il compléta ainsi cet ouvrage, et le rendit encore plus intéressant par l'addition de certains passages propres à lier les sujets et par un commentaire agréable.
11 occupait depuis six ans le fauteuil académt* que, lorsqu'il eut la eatismctioti de le voir donner à son neveu et d'être , en qualité de chancelier, chargé de lui répendre. FonteneUe, dont il s'agit, était fils de Marthe Corneille, unique sœur de Pierre et de Thomas. Ainsi leur père, maître des eaux et forêts de Rouen, est peut-être le seul homme qui , n'ayant eu que trois enfants , ait vu sea deux fils et le fils de sa fiUe illustrer autant leur nom dans la littérature.
Thomas Corneille était fort Agé quand il fut nommé à l'Académie des inscriptions , et bientôt après il perdit la vue. L'amour du travail ne rabaadonna pas dansoette infirmité. 11 avait recueilli soigneusement les nouvelles observations do l'Académie française sur Vaugelas ; il les publia, ainsi qu'un dictionnaire géographique , au» quel il avait travaillé pendant quinte ans. Malgré son infirmité, il en suivit l'iinpreation en se fat* sant lire les épreuves par une personne dont il s'était rendu la prononciation si familière , qu'à l'entendre lire il jugeait parfaitement des moindres fautes qui s'étaient glissées dans la ponctuation ou dans l'orthographe.
Sans doute les tragédies de Thomas Corneille ne sauraient être mises en comparaison avec celles de Pierre Corneille et de Racine; mais on y trouve encore des beautés de sentiment, des situations qui entraînent, un pathétique attendrissant La versification en est lâche et souvent incorrecte, et toutefois on peut y noter beau» coup devers heureux et naturels ; la passion y parte un langage facile et pur; quelques-uns même sont déclarés dans le Commentaire de Voltaire dJgMt da Racine. Boileao fut trop sévère envers Thomas Corneille, en disant qnll ne s'était étudié qu'à copier les défaut* de son frère , et qu'il n'avait jamais rien su faire de raisonnable. Voltaire, sans être trop indulgent, a porté de lui un jugement qui lui assigne parmi les poètes du dix-septième siècle un rang honorable.
Voici la liste des pièces de Thomas Corneille : les Engagement* du hasard ; comédie (1647) : cette pièce et les suivantes sont en vers et en cinq actes; — le Feint Astrologue, comédie (1648); — Don Bertrand de Cigarral, comédie (1660); — r Amour à la mode, comédie (1651); — le Berger extravagant, pastorale burlesque ( 1653) ; — le Charme de la vois, comédie (1653); — les Illustres Snnemis, comédie (1654); —le Geôlier de soi-même, comédie (1655); — Timocrate, tragédie( 1656) t elle eut q^atra-vtogts représen-
tations , et ne Ait jamais jouée depuis ; — Berèn tee, tragédie ( i 657 ) ; — te Mort de l'empemtt Commode, tragédie ( 1658 ) ; ~ Darius, tragédie ( 1659) ; — Sftflcon , tragédie ( 1660) ; — le Ga> tant doublé, comédie ( 1660); — Camma, tragédie ( 1662 ) ; — Maximien, tragédie ( 1662) ;— Pyrrhus roi dl Êpire, tragédie (1663) ; —Persée et DémétrkiS, tragédie ( 1664 ); — Antiochus , tragédie (1666); — Laodice, tragédie (1668); — le Baron d'Albicrac, comédie (1668); — la Mort (TAnnibal, tragédie (1669); —la Comtesse d'Orgueil, comédie ( 1670 ) ; — Ariane, tragédie ( 1672 ) ; — Théodat, tragédie ( 1672); — le Comédien poète, comédie (1673); — te Mort d'Achille , tragédie ( 1673 ) ; — Don César (TAvalos, comédie ( 1674); —F Inconnu, comédie (1675); — leFestin de Pierre, d'après la pièce de Molière, comédie (1 677) ; —le Comte tfEssex, tragédie (1678); — te Devineresse, ou madame Jobin, comédie, en prose (1679); — Bradamante, tragédie (1695). Le théâtre de Thomas Corneille a eu plusieurs éditions. La plus complète est celle de Paris, 1722, 5 vol. in- 12. On a encore de Thomas Corneille : Pièces choisies d'Ovide, traduites en vers; Paris, 1670, in-12; — Discours prononcé à sa réception à l'Académie française ; Paru, 1685, in-4°; — Réponse à M. de Fontenelle à sa réception à l'Académie française; Paris, 1691, in-4°; — Remarques sur la langue française de M. de Vaugelas; Paris, 1687, 2 vol. in-12; — le Dictionnaire des Arts et des Sciences; Paris , 1694, 2 vol. in-fol. Ce dictionnaire est destiné à sorvir de supplément à celui de l'Académie française; — les Métamorphoses d } Ovide, mises en vers français; Paris, 1697, 3 vol. in-12; — Dictionnaire universel géographique et historique; Paris, 1708, 3 vol. in-fol.
Do Boze, Éloge de Thomai Corneille à- dana l'Histoire de t Académie des inscriptions, t. I. - Baille t, Jugements des iàvmnte. — Rtcéron, Mémoires pour servir d Vhistoire des hommes illustres. — Le* frétée ParttUat, Histoire du tkédtre fremçois. — La Harpe, Cours de littérature.
COnMBILLB DR BLBSSMOM. Voyet BlES-
comifiuo {André), historien espagnol du dixhuitième siècle. On a de lui : Dlccionario historico y forense del derecho real deEspana; Madrid, 1779, in-4°; — Appendice al Dicctonario historieo y forense del derecho real; Madrid, 1784, grand in-4°.
GOBHBio {Pierre), historien espagnol, vivait vers la fin du seizième siècle. On ne sait rien sur sa vie, sinon qu'il était prêtre et qu'il se trouvait dans les Pays-Bas à l'époque où se passaient les événements qu'il raconte. On a de lui : Sumario de las guerrms civiles y causas de la rebelion de Flandes ; Lyon, 1577, in-8°; traduit en français par Gabriel Chapuis, Lyon, 1579, h>8°; — Compendio y brève relation delà liga y confederacionfrancesacon las (cosas\acontecidas) desde elano deMDLXXXV
haêta el de MDXC; Bruxelles, 1591, in-8°; Madrid, 1592, in-8° ; — Discurso y brève relation de lo acontecido en el cerco de Paris contra Henrico de Borbon intitulado rey de Frauda ; Bruxelles , 1591 , in-8». , N. Antonio, Bibliotheca hispana nova,
' * gorn blianus, rhéteur romain, vivait dans le second siècle de l'ère chrétienne. H rat secrétaire de l'empereur Marc-Aurèle. Le grammairien Phrynichus, qui dédie à ce rhéteur son Ecloge, parle de lui avec de grands éloges. Fronton cite un rhéteur du nom de Sulpicius Cornelianus. On ignore si c'est le même personnage que l'ami de Phrynichus et le secrétaire de Marc-Aurèle.
Smith, Dicttonary ofçreek and roman bioçraphy. CORNEMB. dame romaine du quatrième siècle avant J.-C.. Elle fut accusée en 331 avant J.-C. du premier crime d'empoisonnement dont parie l'histoire romaine. Voici comment Tite- Live raconte ce fait curieux. « Gomme les princinaux citoyens de Rome périssaient de maladies semblables et presque tous après les mêmes symptômes, une esclave alla trouver L. Fabius Maximus, édile curule, et promit de révéler la cause de cette calamité publique, s'il lui faisait la promesse que cette révélation ne lui attirerait aucun mal. Fabius à l'instant rapporte le fait aux consuls, qui en font part au sénat; l'ordre entier consent à donner toute assurance à l'esclave. Alors elle découvrit que c'était à la perfidie des femmes qu'était due la désolation de la ville ; que des dames romaines préparaient des poisons , et que si on voulait la suivre sur-lechamp, on en aurait bientôt la preuve. On la suivit ; on surprit quelques femmes occupées à faire cuire des drogues , et l'on trouva des poisons soigneusement cachés; tout fut apporté au Forum : vingt matrones environ chez lesquelles on en avait saisi furent amenées par le viateur. Deux d'entre elles, Gornélie et Sergia, l'une et l'antre de famille patricienne, prétendirent que c'étaient des breuvages salutaires; l'esclave le nia, et leur ordonna d'en boire, afin de les convaincre d'imposture. Elles demandent quelques instants pour se consulter ; le peuple s'écarte, et à la vue de tous elles en confèrent avec toutes les autres : celles-ci ne refusent pas non plus l'épreuve ; chacune boit du breuvage , et toutes périssent victimes de leur propre perfidie. Leurs complices arrêtées aussitôt, dénoncèrent un grand nombre de matrones , et cent soixante-dix environ furent condamnées. » Tite-Live lui-même semble douter de cet événement, qui se passa au milieu d'une épidémie. Il est peu vraisemblable que cent-soixante dames aient comploté l'empoisonnement des premiers personnages de l'État ; Cornélie et ses compagnes furent probablement victimes de ces soupçons et de ces fureurs populaires qui se produisent si facilement dans les temps d'épidémies.
TUe-Lfre, vin, ». - valère Maxime, Il S. - Saint Angotfln, de (Av. 04, III, 17.