‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 118 sur 133 · CORNEJO — CORNÉLIE · texte numérisé non relu

CORNEJO — CORNÉLIE

cornélie, la plus jeune fille du premier Scipion l'Africain et la mère des Grecques, née vers 189 avant J.-€., morte vers i 10 avant J.-C. Elle épousa, en 169, T. Sempronius Gracehus, un des chefs du parti démocratique. Restée veuve avec douze enfants , elle se consacra entièrement à leur éducation, rejetant toute proposition d'un nouveau mariage, et refusant même la main du roi d'Egypte , Ptolémée Physcon. De cette nombreuse famille, trois enfants seulement survécurent ; une fille, qui fut mariée au second Scipion l'Africain, et deux fils, Ttberius et Gaïos. Cornélie tenait de son père l'amour des lettres ; elle joignait aux vertus des vieilles matrones romaines cette culture d'esprit et cette élégance de mœurs qui commençaient à prévaloir dans les hautes classes de Rome. Connaissant parfaitement la littérature grecque, elle parlait sa langue maternelle avec cette grâce qui dans tous les pays caractérise les femmes bien élevées. Ses lettres, qui existaient encore du temps de Cicéron, étaient citées comme des modèles. Tlberius et Caius durent à ses leçons une grande partie de leurs talents. Fille du vainqueur d'Annibal, mère des Grecques, bellemère du conquérant de Carthage et de Numance, Gornélie occupa sans contredit la première place parmi les dames de son temps. Elle rot l'idole du peuple, et exerça une puissante influence sur ses deux fils, dont elle vit la grandeur et la mort. Selon quelques historiens, elle se plaignait souvent à liberius et à Caius d'être toujours appelée la belle-mère de Scipion et jamais la mère des Gracques, excitant ainsi ces derniers à s'illustrer par quelque grande entreprise. La calomnie n'épargna point Cornélie. On prétendit que , d'accord avec sa fille, elle avait fait périr son gendre , le second Africain ; c'est une de ces accusations de parti que l'histoire doit repousser. Cette mère si dévouée supporta avec une rare constance la mort de ses enfants. Après le meurtre de Caîus, elle se retira à Mjsène, où elle passa le reste de sa vie, entourée de Grecs et de littérateurs, recevant les présents des rois alliés de Rome et vénérée de tous. De son vivant, les Romains lui élevèrent ose statue, avec cette inscription : Corhblia mater Grac-

CnORUM.

Plutarque, Tiàer. et Coi. Gracckus. - Ttte-Lhre, XXXViu, rr. - Applea, B. ctv. I, ». — Veuetas Pater-

culua, II, 7.

couhelie, fifie de P. Cornélius Scipion, et femme de Pompée , vivait dans le premier siècle avant J.-C. Elle épousa d'abord P. Crassua, fils du triumvir. Ce jeune homme périt avec son père dans la guerre des Parthes , en 53 avant J.-C, et Cornélie se remaria Tannée d'après avec Pompée le Grand. Ce ne fut pas de la part de celui-ci un mariage purement politique: la veuve de Crassus était douée d'une grande beauté, et possédait une instruction rare même de son temps. Eue connaissait la littérature, la musique,

CORNÊLIE — CORNELIUS

la géométrie et la philosophie. Pompée, lorsqu'il quitta lltalie, en 49, envoya aa femme avec Sextus, le plus jeune de ses fils, à Lesbos. Elle quitta cette lie après Pharsale, accompagna Pompée en Egypte , le vit assassiner, et s'enfuit d'abord à Chypre, puis à Cyrène. Amnistiée par César, elle revint à Rome, et reçut do vainqueur les cendres de son mari. Elle les conserva pieusement dans ses domaines d'AIbe.

Ptatarqoe, Pompetut, 81, 66, 74, 76, 78, 80. — Appten, A ci»., II, 88. - DUO Cââslo», XL ; 81 ; XLH, 6. - Velletis Fateroita* II. 88. - LocalD> III» » ; V, tm ; VIII, 48.

cobsélib, fille de Cinna, on des principaux chefs do parti de Marias, et femme de César, vivait dans le premier siècle avant J.-C. César l'épousa en 83 avant J.-C, lorsqu'il n'avait que dix-sept ans, et ayant reçu de Sylla Tordre de la répudier, il s'y refusa, an risque d'être proscrit. Cornette mourut quelque temps avant que son mari rot questeur. Celui-ci prononça du haut des rostres reloge funèbre de sa femme.

Mntarqne, Cm., I, s. — Soétone, Cmar, 1, s, 6. — Vendus ratcraUns, II, »i .

cobjiblh (Camille), peintre hollandais, né à Harlem, en 1562, mort en 1638. Élève de Pierre Letong le jeune, il surpassa de beaucoup son maître. 11 quitta sa patrie à l'âge de dix-sept ans, avec l'intention de se rendre en Italie, en traversant la France. H s'arrêta à Rouen. Forcé par la peste de quitter cette ville, il retourna en Flandre, et étudia sous François Porbus et Gilles Coignet à Anvers. Il se faisait déjà remarquer par le moelleux et la délicatesse de son pinceau. Cornelis, de retour à Harlem , débuta par un grand tableau pour tes buttes des arquebusiers; il y avait fait les portraits des principaux de cette compagnie. Ce tableau fot exposé en 1583. « Dans ce chef-d'oeuvre, dit Descamps, outre les perfections de l'art, les couleurs sont excellentes, l'oiuonnance belle, les mains d'un beau dessin, les expressions nobles ; ce ne sont cependant que des portraits, mais tracés par le génie propre aux tableaux d'histoire. » Quoique Cornelis réussit très-bien dans le portrait, il aimait peu ce genre. Ses tableaux sont fort nombreux ; le plus connu est un Déluge, peint pour Je comte de Leicester ; l'artiste répéta le même sujet pour le sieur Ferrefis.

Detcsnps; VU* en petntrts Jlamanâs et hoilandaU. COBNBLIU8 IfBPOt. WOy. NePOS.

*coftHBLitJ8, chevalier romain, vivait dans le premier siècle avant l'ère chrétienne. Complice de Catilina, il se chargea, avec Vargonteras, de tuer Cicéron, en 63 avant J.-C. ; mais II ne pot exécuter ce projet, parce que le consul rat prévenu à temps par Curius et Fulvie. Accusé, après la découverte de la conjuration , il ne put trouver personne pour le défendre, et se sauva cependant, probablement par des révélations. Lorsque Sylla fut mis en jugement comme complice de Catilina, le fils de Cornélius figura parmi les témoins à charge.

S«llQste, CatiU*a, i7 , st. - Ctoéron , pro Sulla, 8, 6, 18.

coENBLivn (André), historien néerlandais, natif de Staveren, dans la Frise, mort à Har- Hngen, en 1589. Il fot organiste dans cette dernière ville. On a de lui en hollandais la Chronique de Frite de Ocko Van Scharl, revue par rai; Loniwaiden, 1597, in-fol., et 1752, h*4°. Elle s'étend depuis l'an du monde 3070 jusqu'en 1565 de l'ère chrétienne. Sweert, Jtkmm Bélç- André, BibL\bélç.

*cobnblics (Victorin), jurisconsulte bohémien, né à Wssehrd en Bohême, mort en septembre 1520. n fat secrétaire du roi Wladislas, doyen de la faculté de physique de Prague en 1484 et notaire de la table de Bohème. On a de lui : Constitutions* regni Bohemte; une traduction en langue bohème des écrits originaux de saint Isidore; un poème satirique latin dirigé contre les jésuites et réfuté ensuite par Bohuslai Lobkowitz.

*cobnbuus (Pierre de), actuellement le peintre le plus célèbre de F Allemagne, est né à Dûsseldorf, le 16 septembre 1787. Son père était inspecteur de la galerie de tableaux de cette ville; et, quoique chargé d'une nombreuse famille, il donna à son fils une éducation distinguée. Le jeune Cornélius étudia d'abord l'antique et l'œuvre de Raphaël avec un zèle et une persévérance qui étonnèrent ceux qui l'entouraient A l'âge de l'adolescence il se piquait d'honneur de gagner quelque[argent par de petites compositions qu'il faisait pour illustrer des calendriers et autres ouvrages de ce genre. D exerça sa mémoire en reproduisant les tableaux qu*B avait vus, et les ouvrages de Marc-Antoine et de Yolpato lui servaient souvent à de pareils exercices. Cornélius avait seize ans lorsqu'il perdit son père. Des personnes jalouses, à ce que l'on dit, du talent croissant du jeune artiste conseillèrent à sa mère de ne pas lui laisser continuer la carrière de peintre, donnant pour prétexte qu'il yjen avait déjà assez en Allemagne, et qu'en apprenant l'état de bijoutier il pourrait plus tôt venir en aide à sa famille. Mais sa mère préféra être privée pendant quelque temps des soulagements immédiats que son fils aurait pu lui procurer, et elle alimenta l'ardeur brûlante qu'A manifestait pour les arts.

Le premier grand ouvrage que Cornélius entreprit, à l'âge de dix-neuf ans, fut la peinture de la coupole de la vieille église de Neuss, près de Dûsseldorf. Cet ouvrage, peu connu, composé de figures colossales et exécuté en grisaille, porte déjà les traces du génie qui bientôt devait exercer une si grande influence sur l'art en Allemagne. De Dûsseldorf le jeune Cornélius voulut se rendre à Rome, cette terre classique de la peinture, pour laquelle il a conservé jusqu'à ce jour une prédilection toute particulière. D s'arrêta à Francfort, où la gloire de Gœthe remua profondé-

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