‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 120 sur 133 · CORNELIUS ~ CORNET · texte numérisé non relu

CORNELIUS ~ CORNET

histoire* symbolique* de Prométfaée, de Pan* dore, de Psyché et d'autres dieux et demidieux s'y trouvent également représentées.

Cornélius peignit plus fard les loges de la Pinacothèque , galerie de tableaux de Munich. Cornélius y a exécuté une Histoire de lapeinture avec cette profondeur de conception et cette ricoasse de pensée qui caractérisent son génie. La représentation du monde psjen ne pouvait pas suffire à cette âme, qui avait toujours montré un penchant naturel pour le catholicisme, L'Église de Saint-Louis, une des plus belles constructions du roi de Bavière , fut ornée par Cornélius des fresques tirées de l'Histoire Sainte j le tableau do maître-autel, représentant le Jugement dernier, est le plus important : il surpasse en dimensions lacomposition de Michel- Ange qui traite le mémo sujet : il a *oixaote*deux pieds de haut et trente-huit de large. En 1833, dans un nonveau voyagea Rome, Cornélius composa plusieurs cartons, qui furent plus tard exécutés pour l'église de Saint-Louis. La grandeur même de ces différents ouvrages entrepris par Cometins a nécessité la collaboration de plusieurs de ses disciples : Cornélius ne faisait souvent que les cartons, tandis que Scuotthauer, Zimmermanu et autres exécutaient les fresques. Le gouvernement anglais ayant eu l'intention de faire peindrele non* veau palais du Parlement, Cornélius fut consulté pour savoir si le climat de ce pays ne s'opposerait pas a la conservation de la peinture à fresque. Son avjs, d'accord du reste avec celui de plusieurs autres autorités, fut négatif. Le roi de Prusse Fré~ dérioGuillauioe IV, dont on connaît la prédilection pour les beaux-arts, fit appeler Cornélius à Berlin, et le chargea de la peinture du Caro« prôanto, ou mausolée royal, qui doit former une aile de la nouvelle cathédrale dont on a commencé la construction il y a quelques années. Les cartons de cette œuvre grandiose sont déjà composés, et font l'admiration de tous ceux qui visitent les ateliers du maître. On y remarque surtout les qmtre cavaliers de l'Apocalypse, qui surpassent en originalité et en hardiesse tout ce que Cornélius a fait jusqu'à présent. Les traits et les compositions, gravés par /. Jnaeter, ont paru en 184g a Leipzig. Les quatre cavaliers de l'évangéMste saint Jeaq ont été gravés à part par le même artiste. Pendant son séjour à Berlin, Cornélius a anssi composé, sur la demande du roi, les dessins du bouclier de la croix que Frédéric-Guillaume IY offrit comme cadeau de parrain au prinee de Galles. Le? fresques du musée de BeriiP, pour lesquelles il existait descartons du célèbre Schinke), furent également exécutées sous la direction de Cornélius.

Ce maître est le premier grand peintre allemand qui ait songé à étendre le bot de la peinture historique dans le sens du symbole : dans cette entreprise, il paraissait partir de ce principe que l'histoire ne se compose pas d'événements que le hasard seul relie entre eux, mais se déve-

loppe d'après des lois immuables, par lesquelles se réalise la pensée divine, En représentant des faits historiques, l'artiste s'efforce donc de mettre sous nos yeux non pas une suite incohérente d'événements, mais un cycle embrassant les pages de l'histoire dans lesquelles se présente l'esprit universel des choses, la loi éternelle de la vie. C'est, si Ton veut, dans la peinture la représentation de ce que l'école de Hegel appelle en terme de philosophie Vidée. Il reste à savoir si ce but élevé que Cornélius s'est proposé, et qui va du reste si bien au génie profondément métaphysique et rêveur de l'Allemagne, ne surpasse pas les limites et les moyens même de la peinture. Dans tous les cas, cette manière de comprendre le but de la peinture historique est la cause directe du reproche qu'on a pu faire à ce maître de ne pas être toujours parvenu à représenter sous des formes plastiques et irréprochablement belles ces idées profondes et alignes dn génie d'un poète de premier ordre.

Dr F. S. BàXBEBG.

Pocumentê partioulter$. - Raczjntki, HiiWkre de Fart moderne en Allemagne.

gornexius cosses. Voy. Cossus.

GORNEUtTS SEYRUUS. Voy. Severus.

*corneo ( Jean-Baptiste), théologien italien, né à Milan, en 1607 , mort en 1690. Il fut protonotaire apostolique et archiviste de l'archevêché de Milan, On a de lui : de Sancto JHasiQ Sebaste, in Armenia episcopo ac primum medico; Milan, 1645 ; — de Sancto Manricillo, Mediolaniarchiepiscopo; ibid., 1646 in-8°; -ril Sacro Chialdo; ibid., 1647, in-8°

— Vita del B. Gio. Angelo Porro; ibid., 1649

— Origine delV institustone delV orazione délie XL Ore; ibid., 1649, Corne© a laissé en outre treofcre-deux volumes manuscrits, traitant d'autres matières ecclésiastiques.

Argelutl BW. msdioi.

* çorïirrus (Jacques), poète allemand, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. On a de lui : Appelles , eine schœne Historié Vider die Verlaumder, erstlich von Luciano griechiseh beschrieben, nachgehends von My* cillo lateinisch Comœdien-weiss gemacht, jetzt in deutsche Reimen ge/asset (Apelles, histoire intéressante dirigée contre les calomniateurs , d'abord écrite en grec par Lucien, puis en latin sous forme de comédie par Myclllo, enfin mise en vers allemands; Francfort, 1589, in-8°.

Adelonff, sapplératnt a JOcber, AUg. Gelehr.-Lexicon.

corsbt (MatthievrAvguetin, comte),bomme politique français, né à Nantes, le 19 avril 1750, mort à Paris,' le 4 mai 1832. Il appartenait à une famille de commerçants. En 1785 il acquit la charge de receveur des fouages de Pévèché, et fut appelé à remplir les fonctions d'échevin de la ville. Au début de sa carrière, il se fit remarquer par ses tendances libérales : c'est ainsi qu'en 1789 il se prononça dans les assemblées hailliagères pour l'égalité des droits et des char-

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