CORNIFICIUS — CORNU
111-llS. - DfcM Caiauja, XLOC, S, T, 1*. - Vellelw PiUN eoltts, II, 7». - Soétone. stuçuUut, S9.
*gomi iriavs, rhéteur romain d'une époque incertaine. li écrivit sur le rhétorique un traité dont Quintilien a donné des extraite. Us semblent se rapporter à un ouvrage inséré dans les œuvres de Cicéron, sons le titre de Rhetorica ad Berennium. Û serait cependant téméraire de donner ce livre à Corntilctas, plus téméraire encore d'affirmer que celui-d est identique avec l'un des deux Quintns Cornificius, dont nous avons parié plus haut; il est plus naturel de faire un seul personnage du rhéteur et d'un grammairien du même nom mentionné par Macrobe. Cornificius le grammairien vivait âpres 44 avant J.-C, et il composa un traité intitulé Btyma. Ses étymologies, souvent citées par Festus, annoncent plus d'imagination que de savoir : ainsi, il fait venir navis, de nare et avis, par la raison que « aqua feratur natans ut avis » ; Oscillare de os et cxlare ; nuptlx de novus, « quod nova petantur conjugfa ».
QulnlUïen, fat. orat., III, t., S ai; IX, S, |f 09, tt. - Naorobe, Sattr., I, s.
*coiiftiricirjg (Quintus) , poète latin, vltait du temps de Salluste, s'il faut en croire un de ses biographes, Petrns Crinltus (1). On sait du moins qu'il fut un des amis de Catulle; et Donat nous le signale comme un des ennemis de Virgile. Macrobe, dans ses Saturnales, cite plusieurs vers de ce Cornificius, empruntés à un de ses poèmes intitulé Giaucus. On raconte qu'il avait un commandement militaire, et qu'exerçant même à l'armée sa verve critique, il poursuivait de plaisanteries la mollesse ou la timidité de ses soldats, les appelant des lièvres cuirassés, galeatos lepores. On ajoute que pour se venger de ses injures, ses soldats, profitant d'une occasion opportune , le tuèrent de leurs mains. Ce nom de Cornificius se retrouve souvent , au1 moyen âge, dans les traités de Jean de Salisbury. Jean de Salisbury nous représente sous ce nom un persécuteur acharné de toutes les gloires contemporaines, et désigne, parmi les maîtres outragés par ce critique universel, Ahélard, Gilbert de la Porrée, Albéric de Reims, Simon de Paris. Quelques historiens ont en conséquence inscrit un nouveau Cornificius au nombre des docteurs qui se partageaient l'empire des écoles vers la fin du douzième siècle. L'auteur de cet article a fait à ce propos une autre supposition, qu'il abandonne aujourd'hui ( B. Hauréau, de la Philosophie scolas tique ,tlf p. 344), après
(1) D'après le témoignage 4e saint Jérôme, le posta Cornificius mourut en 41 avant J.-C. Il semble donc difficile de rtdeuUBer avee le détraetear de Virgile ; car la repotaUon de ce grand poste est postérieure à *i. Cependant, comme Virgile composa son Culex en 41 , et quelques-unes de ses Ègloguts avant cette année, sa réputation naissante pat eiciter la Jalousie de Gornlfleus, que Donat no«s présente comme on bomsae d'une mauvaise nature ( fervente naturw ). Senrlus prétend que Virgile en deui passages des Bgtoçues a désigné Cornlfl. dos sous le nom df Amyotas* ( L. J. )
avoir lu VBntheHcus de Jean de Satisfaury. Oo voit en effet dans ce poème beaucoup de noms anciens appliqués àdes personnages modernes, ri l'on reconnaît là que l'ingénieux écrivain avait pour habitude de dissimuler ainsi de tropamères personnalités. Ayant donc trouvé dans la Vie de Virgile, par Donat, qae ce grand poète avait eu lui-même un censeur, nommé Oomifidos, Jean de Salisbury a cru devoir désigner sous ce nom historique le téméraire détracteur de son cher maître Abélard. B. H.
fetrus Crinltus, rfé Poetii UUinù. Un. IL- Saint Jérôme, Cknhto. Sumb.> Olymp. m, 4. — Catulle, XXXVIU. - Orlde, TrUt., 11,416. - Microbe» SéL. vi. S.. - Donat, rua FirgUii, «i, 7S.- Servtas. sut Virg* m. Il, M; V, s. ~ Weicoert, Poètanm Utunonm reflattie.
GOENlLLat OUCOfcMtlLLfi 1
VOtfet ElTOfeLBEECHT.
'coarto (Antoine »al), chroniqueur ftoben, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. Il a publié : Menwhe istoriche di Ftl tri; Venise, 1710, lû-4°.
Adelung, suppléa».* Jdcoer, jtttçmm. CeèekH^UtltUL 'COftftO (Tuzio UBCLt EsPBRTt), littérateur Italien, d'une noble famille de Ravenne, né dan* cette ville, le 30 juillet 1543, mort le 10 octobre 1615. n eut une grande part à la D\fesa delta Commêdia di Dante ;Cesena, 15*7, ln-4*.
Ginani, ScHtt. ravenn.
+CORN pcsch ( Guillaume ), poète allemand, \ivait au milieu du dix-septième siècle. 11 est connu par un poème intitulé : Junchzender Cupidooder Singende Liebe ei Sehaeferspfiel in versen ( Cupidon en jubilation, ou chant d'amour ) f pastorale en vers ; 1669, in-4°.
Adelung, aoppL à Jocher. AUgem. GeleArtat-Leria*.
coftif g (Pierre bb ), poète français, né vers 1563, mort vers 1615. On sait peut de chose sur sa vie. Dans sa jeunesse il s'amusa à (aire des vers ; plus tard, se livrant à des études pins sérieuses, il devint conseiller au parlement de Grenoble. Il réunit les arrêts rendus par cette cour, et composa en latin une histoire d'Henri IV, qui fut imprimée à Lyon , et qui est tombée dans l'oubli. Ses Œwr es poétiques (Lyon, 1583) présentent m recueil de sonnets, chansons, odes, églognes, stances, épitaphes , etc.; deux livres des Amours contiennent 154 sonnets, qui ne manquent parfois point de verve, mais qui, sous le rapport de la crudité des expressions et du peu de délicatesse des images , méritent de justes reproches. Le* églogues, au nombre de quatre, offrent de U facilité et même quelque élégance. Deux prières chrétiennes, d'un ton bien différent de celui des pièces qui les précèdent, terminent ce volume, qui est devenu fort rare, et dont un exemplaire a été'poussé jusqu'à 200 francs dans une venle faite à Paris en 1847.
Goujel, BM.frahfûUe, t. XIV, p. fil. -Violet-Leduc, Bibl. poétique* tjl, p. 170.
• coftif c ( René), musicien français, né à Paris, le ai avril 17*2, mort dans la même vilte, «