CORNO - CORNUEL
mois de juin 1831 Fils d'un sous -maître de chant de Notre-Dame, il reçut son éducation musicale dans la maîtrise de cette cathédrale. Il eut Ladurner pour maître de piano, et reçut des leçons de composition de Desvignes et d'Éler. On a de lui : Vive Henri IV, varié pour piano ;
— chœur d'Iphigénie en Aulide ;id.; — Charmante Gabrielle, iâ.;— Quand le bien-aimé reviendra ; id.; — God save the king;\à.
Fétu, Biographie universelle des musiciens,
I COEMJ (Francis ), auteur dramatique français, né vers 1800. 11 a composé en collaboration ouseul plusieurs pièces de théâtre, dont quelquesunes ont eu du succès. La plupart ont été représentées sous le pseudonyme de Francis, Les principales sont : lé Boa, ou le bossu à la mode, comédie-vaudeville, en un acte ; Paris, 1831, in-8°;
— le Nouveau Sargines, ou V école des maris, vaudevilegrivois, en un acte; Paris, 1831,in-8°; — Franklin à Passy, ou le bonhomme Richard, vaudeville anecdotique ; Paris, 1832, en collaboration avec M. de Courcy; — Avingt-et-un ans, ou Vagonie de Schœnbrunn, drame en un acte; Paris, 1832, en collaboration avec M. Mer ville;
— Sophie, ou le mauvais ménage, drame en trois actes; Paris, 1832, m-8* ; — Tom Rick, ou le babouin , pièce en trois actes, imitée de l'anglais; Paris; 1832, in-86; — le Savetier de Toulouse, drame en quatre actes; Paris, 1832, in-8*; — le Festin de Balthuzar, drame sacré, en cinq actes; Paris, 1833, in-8°, en collaboration avec M. Gustave; — Indiana, drame en cinq actes; Paris, 1833, en collaboration avec M. Léon Halévy; — Valentine, ou le château et la ferme, mélodrame en cinq actes; Paris, 1834, en collaboration avec 6. de Pixérécourt; — la Ckanoinesse, comédie- vaudeville, en un acte ; Paris, 1834 et 1840, en société avec M. Scribe;
— les Mineurs, mélodrame en trois actes ; Parie, 1835 ; — Jérusalem délivrée, pièce en quatre actes; Paris, 1836; — le Château de Saint- Germain , drame en cinq actes : Paris, 1840. en collaboration avec M. Léon Halévy; — d'autres pièces , telles que : Pauvre mère, avec M. Auger; — hûure, avec M. Antier; — Nabuchodonosor, avec M. Bourgeois; — Partie et Revanche, avec M. Brazier.
Quénrd, la France littéraire.
; cornu (Bortense), femme auteur française, a travaillé à plusieurs recueils , tels que : le actionnaire de la Conversation ; la Revue de Paris; la Revue du Nord; la Revue Indépendante et à F Encyclopédie moderne (éd'ition de MM. Didot). On a d'elle : Ballades et chants populaires de F Allemagne ; Paris, 1 84 1 , in- 1 8 ;
— Gœthe et Settina, correspondance inédite; Paris, 1843, 2 vol. in-8°. Ces ouvrages ont été publiés sous le pseudonyme deSÉB. Albin. Madame Cornu est filleule de la reine Hortense et de l'empereur Napoléon LU.
Quérard, supplément h laFraneelUL
corncdet dbs CttOMETTES (Joseph, com-
te), homme politique français, né à Crocy, département de la Creuse, en 1752, mort à Paris, en septembre 1834. D'abord avocat au parlement de Paris, il plaida au siège présidial de GuéreL En 1786 il fut nommé lieutenant général an bailliage de Montaigu, et en 1790 procureur syndic de Felletin. Député à l'Assemblée législative eft 1791, il prit une faible part aux travaux de ses collègues; Il vécut ignoré en 1793 et 1794. Après la chute de Robespierre, il fut nommé commissaire exécutif au tribunal de la Creuse. La vie politique de Cornudet ne commença réellement qu'à partir de son élection au Conseil des Anciens , en l'an v ( 1797 ). Ses votes et ses opinions portèrent alors un cachet de louable modération. C'est ainsi qu'il s'opposa à la suspension dés droits politiques des nobles et à la successibl** lité de la république aux biens des parents d'émigrés, etil fit rejeter la résolution tendant à faire annuler ou suspendre la vente des biens nationaux. Élu secrétaire du Conseil des Anciens le 19 juin 1798, et président le 23 octobre 1799, il coopéra au coup d'État du 18 brumaire, et fut nommé membre de l'une des commissions intermédiaires. Appelé bientôt à faire partie du sénat, il fat chargé du rapport du projet de senatus-consulte organique du 4 août 1802, et fat élu secrétaire du sénat en 1804, et pourvu ensuite de la sénatorerie de Rennes. En 1813 il fut nommé commissaire extraordinaire de la 11" division militaire. Revenu à Paris le 15 avril 1814, il donna son adhésion aux délibérations du sénat. Devenu membre delà chambre des pairs le 4 juin suivant, il défendit la liberté delà presse contre le projet de loi relatif à cette matière présenté par l'abbé de Montesquiou. Si le comte Cornu* det exprima ensuite le vœu d'une indemnité en faveur des Français atteints par les événements politiques, s'il demanda la remise aux émigrés de leurs biens non vendus, il faut ajouter qui! proposa en même temps d'indemniser ceux que l'invasion étrangère avait dépouillés de leurs dotations. Cornudet siégea depuis le 2 juin 1816 dans la chambre des pairs de Napoléon l*r, et le 22 du même mois il soutint la nécessité d'un gouvernement provisoire. Exclu par l'ordonnance du 24 juillet 1815 de la chambre des pairs, il y fat rappelé par Vordounance du 6 mars 1619. 0 se montra dès lors partisan des libertés constitutionnelles. Le comte Cornudet varia souvent avec les événements; mais on doit lui tenir compte de sa constante modération.
Mtmit. univ, - Thlers, IHst, de la ré p. - AfMttW. Jouy, etc., Biographie nouvelle des contemporain**
cornvel (Anne Bigot, dame) , femme d'esprit française, morte en février 1694. Son père, M. Bigot,' était intendant du duc de Guise : « Cette fille, dit Tallemant (sans doute à cause de la vivacité précoce de son intelligence), avait été furieusement dorlotée. » Plus tard , elle ne démentit pas les promesses de son enfance, et durant le cours d'une vie de phts de quatre-vingts