‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 127 sur 133 · CORNUT — CORNWALLIS · texte numérisé non relu

CORNUT — CORNWALLIS

substituer à celle de la pomme de terre, depuis que la maladie du précieux tubercule désole les populations. Ce qu'il y a de remarquable, c'est que cette plante était cultivée avec un certain soin (comme le montre la planche p. 201 ) à Paris, dans le Jardin de Robin, vers 1630, c'est-à-dire à une époque où la pomme de terre était encore inconnue en France. Cornut remarque que les tubercules de Vapics peuvent rester en terre tout l'hiver, et qulls ne germent qu'au printemps. H va jusqu'à constater leur saveur agréable et en quelque sorte leurs propriétés nutritives (sapor tuberum dulcis est, qux vesca ob id esse esttmo) (1). — Toutes les plantes dont il donne la description dans son Histoire des Plantes du Canada ne sent pas originaires de l'Amérique du Nord ; il y en a aussi qui appartiennent à l'Ancien Monde, telles que le cyclamen orientale, Vapocynum syriacum(asclepias syriaca), Yalthxa rosea, etc. L'ouvrage se termine par VBnchiridion Manicum patisiense. C'est un simple catalogue de plantes, le premier essai qui ait été fait d'une flore des environs des Paris. Il est divisé par journées d'herborisations, commençant par le village de Chaillot, et finissant par Montmartre, après avoir passé par le bois de Boulogne, Neuffly, le Mont-ValérJcn, Saint- Ctoud, la butte de Sèvres, Meudon, Gentilly, Ivry, Palaiseau, La Roquette, Char en ton, Saint-Maur, Charonne, Montfaucon , AuherviUier8 , La Barre , Montmorency, Saint-Prix, Sainte-Reine. La nomenclature est celle de Lobel : elle comprend environ quatre cent cinquante espèces phanérogames (les cryptogames sont omises), ou le tiers des plantes que nous connaissons aujourd'hui des environs de Paris. J.Ttai a réimprimé dans ses oeuvres VBnchiridion Cornuti , et Plumier lui a dédié le genre cornulia, qui n'a pas été généralement adopté. P. H.

Van den Unden, de Scriptoribui modicis. — Document* inédit» sur rhistoire de la botanique.

cobmjtcs (L. Annmu), philosophe stoïcien, vivait dans le premier siècle de l'ère chrétienne. Né à Leptis, en Libye, il rot , à ce qu'on a conjecturé d'après son nom , esclave dans la maison des Annœi , reçut une éducation libérale , et finit par être affranchi. Professeur et ami de Perse , qui lui dédia sa cinquième satire, 11 exerça une grande influence sur les idées du jeune poète, n compta aussi Lucain parmi ses disciples. 11 eut la hardiesse de critiquer les essais historiques de Néron, et fut exilé vers 68 ; Suidas ditmême, mais sans vraisemblance, qu'il fut mis à mort : aucun autre auteur ancien n'a parlé de cette fin tragique.

Commentateur d'Aristote, Cornutus défendit ce philosophe contre les attaques d'Athénodore, dans un ouvrage intitulé ; 'AvuYpaawj itpoç 'AOnvtôcdpov. H écrivit aussi un traité de philosophie intitulé : 'EttTivix^ BeoXoYCa. Cet ouvrage ou plutôt un abrégé très-incomplet de cet ouvrage a

(1) Canad. Plant. HUt.% p. Ut.

été publié sous le titre de Hept t* Tûv6e&v «ûoe«k , et sous le nom de Phumulus, par Aide , avec les Fables d'Ésope, en 1605, et par Gale dans ses Opusculamythologica, ethiea etphysUa; Cambridge, 1071, Amsterdam, 1688, in-8°. Cette édition, faite d'après un fort mauvais manuscrit, était remplie de lacunes, d'erreurs, de passages défigurés. ViHoison sentit la nécessité d'en donner une nouvelle; il constitua son texte sur la collation de huit manuscrits différents, et y joignit une nouvelle traduction latine et des notes nombreuses. Ce savant travail ne put être publié du vivant de l'auteur, et resta déposé à la Bibliothèque impériale. Un érudit allemand de notre époque , Fr. Osann , l'a publié en ajoutant de nouvelles notes aux remarques de l'helléniste français. Il a donné en entier une longue dissertation intitulée Theologia physiea stoïeorum, dans laquelle Villoison s'était proposé d'exposer la doctrine stoïcienne. Cornutus 9 dans sa Théologie hellénique, nous a conservé beaucoup de passages empruntés aux écrits, aujourd'hui perdus, des maîtres de la philosophie du Portique , Zenon, Chrysippe, déanthe; circonstance qui augmente d'une manière notable l'intérêt que présente cet ouvrage. Les autres productions philosophiques de Cornutus sont perdues; on en ignore même les titres. H s'occupa non-seolement de philosophie, mais aussi de grammaire et de rhétorique. H composa sur les oeuvres de Virgile un commentaire dédié à Silius Maliens, et fit une tragédie en collaboration avec son ami Sénèque et ses disciples Lucain et Perse. On prétend qu'il s'essaya aussi dans la satire.

Les rares détails que nous avons sur Cornutus nous viennent de Suidas. Ce biographe a (Tailleurs commis une singulière confusion. Il a feit un seul personnage de Cornutus le philosophe et d'un historien du même nom, contemporain d'Auguste et de Tite-Live. Ce Cornutus historien , fort riche et sans enfants, trouva un grand nombre d'admirateurs qui le flattaient, dans l'espoir d'obtenir quelque part de son héritage; c'est tout ce qu'on sait de lui. L. J.

Soldai, an mot Kopvovroç. — Eudocla. *tuv:z, dans le» Àiutdota orwea de VlHobon. — Dtoa Catots LXII, n. - SuetoM, Nero. - G.-J. «• Martial, Dùputatio mtmraria do /♦. Ànnwo Cormmto; Lejde, 1SU. — Otto John, Prolegomena . en tête de son édition de Perse ; Leipzig, tus. - rtbrlciut, BioUotieco graca , t II!. - Brtcker , Hittorta pMfctopMc, t. IL - Chardon dt U Rocbetto , Méianau do crtCwnic, III. - Rlttcr, Goieh. d. Philo»., IV. - Stahr , JrUtoieUt M d. Rômern. - Siirtngar, fltst. tril. sekotast. tôt., IL - Wettker, Oiéeh, True ., 1 1 1 . - Worntdorf, Port. lot. «Un., DX ~ Chardon dt U Hwhelle. Mittaon do CriUem* III.

* cOaUfWALL (Henri), navigateur anglais, vivait dans la première moitié du &x-faufflène siècle. On a de lui : Observations upon several voyages to India oui at home; Londres, 1714, in-fol.

Atfetaft* , ropplémeat a JOober. A*a. Gel.-bextc.

COUWALLis (Charles, chevalier), diplomate anglais, mort vers 1630. Nommé par Jacques Ier ambassadeur en Espagne, U advint à soi

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