CORNWALLIS
retour secrétaire do prince de Galles, Henri, dont il écrivit la vie.
Rote, New bioçrapMcal dicttonarf. ■'
corrwallis) (Guillaume), Httératear anglais, fils de Charles Cornwallis, qui avait été en ambassade sous Jacques F*, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. On a de lui : Essays , or encomium of sadness and of Julian the Apostata; Londres, 1616, in-4% et 1632,in-4°.
Granger , Bioç. hist. — Rom, New. biog. dkt.
cornwallis (Charles), homme d'État et général anglais, naquit le 31 décembre 1738, et mourut à Ghazapore, dans la province de Bénarès, le 5 octobre 1805. Il étudia à Éton et au collège Saint-John à Cambridge. Il entra ensuite dans la carrière militaire en 1761 , sons le nom de lord Broome. C'était à l'époque de la guerre de sept ans, à laquelle il prit une part distinguée, en qualité d'aide de camp du marquis de Granby. En 1762, à la mort de son père, fl entra dans la chambre haute ; en 1766 il obtint le titre de colonel du 33e régiment d'infanterie, et en 1770 il fut nommé gouverneur de la Tour. Devenu en même temps aide de camp du roi , il conserva dans cette position l'indépendance de son caractère , et souvent il lui arriva de prendre parti contre les ministres sur certaines questions. La guerre d'Amérique ouvrit une carrière nouvelle à Cornwallis. Quoique opposé à la marche suivie dans cette grande question , dont l'issue fut la séparation des colonies d'avec la métropole, il résolut cependant de prendre sa part de la lutte, et se rendit dans le nouveau continent, malgré les supplications de sa femme , dont cette absence abrégea, dit-on , les jours. Major général de l'armée d'Amérique, il fit les campagnes de 1 776-1779, sous les généraux Howe et Clinton; en 1780 il eut le commandement de la Caroline du Sud, avec mille hommes de troupes. Le 16 août de cette année il remporta la victoire de Camden sur le général Gates, et un autre avantage, moins considérable, à Guilford, sur le général Green, le là mars 1781. Les dispositions hostiles des Américains vis-à-vis du gouvernement royal rendirent ces succès des armes anglaises à peu près infructueux. Au printemps de 1781 , Cornwallis envahit la Virginie ; il n'y obtint pas , il est vrai , des avantages signalés , mais il causa de nombreux dommages aux propriétés particulières. Surpris du côté de la mer par les Français, il fut obligé, le 19 octobre 1781, avec 9,000 hommes qu'il commandait, de mettre tas les armes, dans le voisinage d'Yorktown, en Virginie. Il revint alors en Angleterre vers l'époque où la chute de lord North amena le traité de paix do 3 sep* tembre 1783. Cornwallis profita de cette halte des armes britanniques pour voyager en Allemagne, où le grand Frédéric l'accueillit et lui fit admirer ces belles manœuvres qui firent la réputation des troupes prussiennes.
La situation où le gouvernement de lord
Hastings avait placé les Indes orientales fit bientôt cesser les loisirs de Cornwallis. On avait besoin dans ces parages d'un bras vigoureux et d'un esprit éclairé : le choix du gouvernement se porta sur celui qui réunissait ces qualités, et Cornwallis fut envoyé dans le Bengale, avec le titre de général et celui de gouverneur. An mois de septembre 1786, Cornwallis arriva à Calcutta, où il introduisit tout d'abord d'utiles et urgentes innovations. Il établit un système précis d'impôts, se montra particulièrement sévère à l'égard de certains fonctionnaires , et prit des mesures pour prévenir le retour des prévarications dont les populations avaient eu à se plaindre. 8a grande préoccupation fut de réorganiser l'année, quH s'agissait de mettre en état de lutter contre Ttppo-Saïb , le plus redoutable ennemi de la puissance anglaise, et qui ne tendait à rien de moins qu'à faire abandonner à cette puissance les Indes orientales. En 1791 Cornwallis remporta la victoire de Baugalore; en 1792 il mit le siège devant Seringapatam, et contraignit Tippo-$aJb, pressé de toutes parts, aise soumettre et à signer la paix du 19 mars 1792 , qui entraînait pour lui la perte d'une partie de ses possessions. Cornwallis revint en Angleterre an mois d'août 1793, et en 1798 il rot nommé gouverneur de l'Irlande. C'était à l'époque où ce pays semblait devoir se séparer violemment des Iles britanniques. Personne ne convenait mieux à ce poste périlleux que Cornwallis, dont le caractère tenait bien plus de radminlstrateur que du guerrier; Il vint à bout de la rébellion, fit prisonniers les Français qui avaient tenté d'opérer un débarquement dans le pays, et se concilia, par sa prudente fermeté, les sympathies des Irlandais. En 1801 on lui donna pour successeur lord Hardwkke, en même temps qu'il rat chargé d'aller négocier à Paris la paix d'Amiens. Nommé de nouveau gouverneur général del'Inde en 1805, il arriva dans un état de langueur à Calcutta, au mois d'août. Cependant il se disposait à aller commander l'armée dans les provinces supérieures du pays , lorsqu'il fut atteint à Ghazapore, dans la province de Benarès, de la maladie qui le conduisit au tombeau. C'était une perte pour l'Angleterre, dont il rat l'un des hommes d'État les plus distingués , par les qualités morales plus encore que par les facultés de l'intelligence. * Ce rat un homme d'honneur, dit en parlant de lui Napoléon à Sainte-Hélène , et le premier qui m'ait donné une bonne opinion des Anglais. » Victor RownrwiLD.
Adolphns et Msaett, Hist. of thê rrip» ûf George 1//. -Coin*. itou*. - Mima, Narrative q/tMêemsnpaign in India. — Jaocigny , Vlndc, dans VUtUv. pitL — Roui de Rochelle, Hist. en États-Unis, dam l'Dniv. piH.
consw ALLia ( William Mawwk, comte de ) , amiral anglais , frère du précédent , né le 25 avril 1744, mort en 1819. Il entra de bonne heure dans la marine militaire anglaise, en qualité d'aspirant, à bord du ffewark. H fit ses premières armes contre les Français, et fut nommé lieutenant à dix-sept ans. Capitaine en 1765, il com-