CORNWALLIS — CORONA
manda eu cette qualité le vaisseau le Prince Edward. H se distingua durant la guerre d'Amérique , et soutint dans les eaux de la Jamaïque un combat sans succès contre le chef d'escadre français Lamothe-Piquet. En 1781 il était sous les ordres de l'amiral Darby; il prit part alors aux différentes affaires qui tendaient à faire lever le siège de Gibraltar. Nommé commandant du Canada, vaisseau de soixante-quatorze, il navigua dans k mer des Indes , se signala à la bataille navale de Saint-Christoplie, puis au combat livré, le 9 avril 1782, en vue de la Dominique, entre la flotte anglaise, commandée par les amiraux Rodney et Hood, et la flotte française, sous les ordres du comte de Grasse , qui avatt sous lui Bougainville et Vaudreuil. CornwaUis ayant attaqué le vaisseau amiral français, la Ville de Paris, au moment où celui-ci faisait tête au Har fleur, que montait Hood , il força le comte de Grasse à amener pavillon. Après la paix de 1783, Cornwallis fut nommé commodore commandant la station des Indes orientales; il occupait encore ce poste lorsque les hostilités recommencèrent avec la France. Il contribua beaucoup, par ses talents et sa bravoure, à la prise ou à la destruction des établissements français, et reçut, le 28 août
1793, la capitulation de Pondichéry. Promu, en
1794, au grade de vice-amiral, il remporta, le 23 juin 1795 , un avantage signalé sur la flotte française. Ce succès lui valut le commandement en chef des forces navales britanniques dans la mer des Indes. Il revint ensuite en Angleterre, et, à la suite de contrariétés dont les motifs n'ont pas été bien éekûrcis , il rerasa d'aller reprendre son commandement, sous prétexte de mauvaise santé. Le conseil d'amirauté le traduisit devant une cour martiale : il fut acquitté, et réintégré dans dans la flotte en qualité d'amiral de l'escadre bleue; mais il ne voulut reprendre de service qu'eu 1799. Il fut alors nommé amiral du pavillon rouge , c'est-à-dire des forces maritimes destinées à la protection des côtes de l'Angleterre. CornwaUis remplit ces fonctions jusqu'à la paix d'Amiens, époque à laquelle il rentra dans la vie privée. Alfred de Lacaze.
Jnnanl Regist. — CaL hist, des contemp. .— Biog. étrangère — Bioç. des hommes vivant*.
GORKT (Louis-Dominique Etuis de), plus connu sous le nom d'Émis, littérateur français, né à Metz, en 1738 , mort à Paris , au mois de novembre 1790. Reçu avocat au parlement de Metz, il entretint avec Voltaire, alors à Ferney, une correspondance suivie, et fut nommé membre de l'Académie de Besançon en 1769. Il fit , en qualité de commissaire des guerres , les campagnes d'Amérique, et acquit à son retour la place de procureur du roi. Membre du comité permanent des électeurs formé à l'hôtel de ville en 1789, il se montra partisan de la révolution, et fut un des commissaires envoyés par le peuple, le 14 juillet, pour sommer le gouverneur de la Bastille d'en ouvrir les portes. On a de lui :
I Essai sur cette question : Serait-il plus utile I en Franche Comté de donner à chacun la liberté de clore ses héritages pour les cultiver à son gré, que de les laisser ouverts pour le vain pâturage, après la récolte des premiers fruits? Besançon, 1767,in-8°; — Combien il est dangereux d'accorder trop de considération aux talents frivoles , discours couronné par l'Académie de Besançon ;Lons-le-Saulnier, 1768, in-12; — Éloge du maréchal de Duras, gouverneur de la Franche-Comté; Besançon, 1770, in-8°; — Essai sur les hommes illustres de Plutarque ; Besançon ,1772, in-8°.
DescsMrts, Siècles littéraires.
corœbvs, athlète éléen, du huitième siède avant J.-C. Il remporta le prix de la course do stade aux jeux olympiques en 776 avant J.-C., et c'est de sa victoire que date l'ère des olympiades. Selon la tradition, Corcebus tua le démon Pœné, qu'Apollon avait envoyé dans l'Argolide. 11 fut représenté sur sa tombe combattant Pœné. Selon Pausanias, la statue de pierre de cet artiste était une des plus anciennes qui existassent dans toute la Grèce.
PaucanlM. !, 43; *4; V, 8; VIII, M. - Strebon, VHI.
corona (Leonardo), peintre italien, né k
Murano, près Venise, en 1 56 1 , mort en 1 605. Rien qu'en copiant les tableaux des maîtres, il détint capable de rivaliser avec Palma le jeune. Le sculpteur Vittoria, leur ami commun, lui faisait quelquefois des maquettes de terre pour l'aider à reproduire les effets de clair-obscur. Ses tableaux sont nombreux à Venise ; il en est un à Saint-Etienne qui rappelle le style grandiose do Titien, quoique, pour l'ordinaire, la manière de Corona approche plutôt de celle du Tintoret Citons encore, à Saint-Jean-1'Aumonier, le Miracle de la manne, peint en 1590, le Crucifiement, la Résurrection, et le Christ au jardin des Oliviers ; à Saint-Pantin, un autre Crucifiement, très-estimé; à Saint-Jean-et-Paul, une Annonciation; à San-Giovanni in Bragora, la Flagellation et le Couronnement d'épines; à Saint- Nicolas, quelques Traits de la vie du saint; à Saint-Julien, la Chute delà manne; enfin, plusieurs tableaux à la confrérie de Saint-Jerdroe, aujourd'hui Athénée vénitien.
Corona laissa un bon imitateur de son style dans Balthazar d'Anna, Flamand d'origine, qui termina quelques peintures de son maître restées inachevées à sa mort. £. B-r.
Lanzl, StoriopUtorlca. — Rodolfl, FitadHpUtoriveneti. — Qoadrt, Otto giorni in VtmsUa,
»coror A (Matthias), théologien néerlandais, de l'ordre des Carmes , vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. On a de roi : Potestas infaillibiUs Pétri et successorum ro* manorum pontificum; Liège, 16ô8,in-fol.; — de Dignitate et potestate spirituali episcoporum circa leges et alia miscellauea; ibid., I671,in-fol.
Adélaog, rappl. à Mener, Ml*ç. C4.-Lexic - Vftldu tibl. theoL