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Féplscopat. Cette haute dignité lui fit ajouter de nouvelles mortifications à ses pratiques ordinaires de pénitence. Il portait le ciltce et la ceinture de fer, et prenait tous les jours une sanglante discipline. Bon lit n'était que de sarments de vigne; il veillait jour et nuit au salut de son peuple , ou par la prière ou par l'action. » H fut envoyé en qualité de légat à Bologne , par le pape Urbain V, et apaisa les séditions qui déchiraient cette ville. Urbain VUI le canonisa. On célèbre la fête de saint André Corsini le 4 février, et l'on honore ses reliques à Florence dans le couvent de son ordre.
BailleL. ïiei âèi fftlittj, 4 fevrter. -Richard et Gtraad, BiMiothéquê smerrtê.
Consim ( Barthelemi ), poète italien» nédans la première partie du dix-septième siècle, à Barberino, dans le canton de Mugeilo, près de Florence, mort en 1675. On a de lui une traduction d'Anacréon en vers italiens, publiée par Regnier-Desmarais ; Paris , 1672, in- i 2 ; réimprimée avec les traductions de Regnier-Desmarais, de Marchetti, de Salvihi, Venise, 1736 , in-4° ; — Torrachione desolato, poème héroï-comique, publié pour la première fois longtemps après la mort de l'auteur; Londres (Paris), 1768, 2 vol. in- 12. Selon Tiraboschl, parmi les nombreux ouvrages nés de l'imitation de Tassoni et de Bracciolini, les deux meilleurs sont Malmantile racquistato de Lorenao Lippi et le Torrachione desolato de Corsini.
Tlfâboutal, Storim <Uiim lotUratura UtUiama, t. VIII.
cousini ( Edouard ) , antiquaire italien , né à Fanano, dans le duché de Modène, le 5 octobre 1702, mort à Pise, le 27 novembre 1766. Il entra dans l'Institut des clercs réguliers des écoles pies, et fut nommé successivement professeur de philosophie à Florence en 1723, professeur de logique à l'université de Pise en 1 735, et professeur de métaphysique et de philosophie morale en t746. Mais son goût le portait, inoins vers les spéculations de la métaphysique que vers les recherches historiques , et il échangea volontiers sa chaire de philosophie contre celle de belleslettres. Nommé en 1756 général de l'Institut des écoles pies , il en remplit les fonctions, et revint ensuite reprendre ses savantes leçons, qui, ainsi que ses ouvrages, le placèrent au premier rang des érudits italiens de son temps. Pour ne pas quitter sa chaire de Pise, il refusa la place de bibliothécaire du duc de Modène, vacante par la mort de Mura ton. On a de lui : Institutiones philosophicwacmathematicœi ad usumScholarwn piarum; Florence, 1731-1734, 6 vol. in-8° ; — Ragionamenti intorno allô stato del hume Arno e délV aeque délia Valdinievolc ; Cologne, 1732, in-4°; — Elément i di matemartca;Fk>renoe, 1735, in-8° ; — Ragionamento istorica sopra la Val di Chiana ; Florence ,1742, in-4°; — Fatti Attici,%in quibus archontmn Atheniensium séries, philosophorutn aliorumque Ulustrium virorum xtas, atquepracèpua
Atticx historix capita per olympicos annos distribua, desciibuntur, novisqu observatioonbus illustrantur ;Florence, 1744-1756, 4 vol. ra-4° ; — Dissertationes quatuor agonistiex, guibus Olymptorum, Pythiorum, Nemeorum atque Isthmiorum tempus inquiritur ac demonstratur : accedit Hieronicarum catalogus; Florence, 1747, in-4°; — Lettera intorno alF opéra del marchese Scipionê Maf/ei intïtolata : Grœcorum siglx lapidarix ; Florence, 1747, dans le 4e vol. du Giornale dei letterati; — Notx Grœcorum y sive vocum et numerorum compendia qux in xreis atque marmoreis Grœcorum tàbulis observantur ; Florence, 1749, in-fol. ;— Plutarchi De Placitis philosophorum libri V; Florence , 1750 , in-4° ; — Dissertations quatuor, quitus antiqua qussdam insignia monumenta illustrantur, dans le tome VI de» Symbolarum litterariarum de François Gori ? — Herculis Quiês et expiatio in eximio Farnesiano marmore expressa; infol. ; *- Inscriptiones atticx nunc primum ex Cl. Maffeii schedis in lucem edUx, latina interpretatione brevibusque observationUms illustrât*; Florence, 1752, in-4°; — Selecta ex Grxcix scriptoribus , in usum studiosx iuventutis; Florence, 1753, in-8*; — Institutions metaphysicx; Venise, 1754, in-12; — de Minnisari aliorumque Armeniorum regum nummis, et Arsacidarum epocha dissertatio ; Livourne, 1754, in-4°; — Spiegazione di due antichissime iscrizioni greche; Rome, 1756 , in-4°; — Relazione dello scoprHnento e ricognizione fatta in Ancona dei sacri corpi di SS. Ciriaco, Marcellino e Liberio9^protettori délia città; Rome, 1756, in-4°; — Dissertatio in qua dubia adversus Minnisari régis nummum et novam Arsacidarum epoeham a CL Erasme Frœlichio S. /. proposita diluuntw; Rome, 1757, in-4°; — Epistola in qua GotarziSyParthix régis, nummum hactenus ineditusexplicatur;nome,i7519inr*'; —Epistolx très, quibus Sulpioix Dryantillx, Aureliant ac Vaballath, augustorum, nummi explicantur et illustrantur; Libourne, 1761, m 4« . séries prxfectorum Vrbis ab Urbe condita ad annum usque MCCCLHI , sive a Christo nato DC ; Pise , 1763, in-4* ; — Notizie istoriche intorno a S. Uberio ; Ancône , 1764, in-4°; — Epistola de Burdigalensi Ausonii consulatu; Pise, 1764, in-4°; — Epistola ad J, Ch. Trombellium; Bologne, 1766, in-4°.
Tipaldo , Bioçrajia deçli Italiani Wustri, voL X. t'abranl, Fit* Italorum docirina excellenttum, VIII.
cORSim (Laurent). Voyez Clément XII.
* GORSini (Pierre), écrivain italien, né à Florence, ws 1380, mort en 1461. Il fut successivement docteur en droit canon, évéque de Volferra et de sa patrie; sa réputation lai valut le chapeau de cardinal. Il fut dépouillé de cette dignité par Urbain VI pour avoir soutenu le pseudo-pontife Clément VU. Il avait écrit la vie
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de quelques papes et de quelques cardinaux; ce travail est resté manuscrit
Fabridas, Biàliotheca medii mvi, V, 780. — Negri, Scrittori ftorentini , p. Hi. — Ciomale d£ letterati (TltaUa, IX, 147. — UgtieW. Ital. tac. - PapadopoU. HUt. gtmn. patavini.
corso (Renauld), littérateur italien, originaire de l'Ile de Corse, d'où il tirait son surnom , né à Vérone, le 16 février 1525, mort à Strongoli, dans la Calabre, en 158t. £1 appartenait à une famille corse transportée à Correggio par Renauld le vieux. Son père, Hercule Macone, général au service des Vénitiens, rat tué le 15 août 1526, à Tassant de Crémone. Renauld Corso lui fit élever plus tard un magnifique tombeau, dans l'église de Saint-François à Correggio. Après avoir étudié la jurisprudence sous le célèbre André Alckti , il fut quelque temps juge dans sa ville natale. Hortensius Landi, dans son Voyage en Italie, parle de Correggio, et s'étonne « d'y avoir rencontré un Corse qui, au lieu d'assassiner son prochain , défendait les venves et les orphelins, composait de très-belle prose , et arrangeait de très-belles rimes ». La vie de Corso, assez tranquille jusqu'en 1557, fut à partir de ce moment remplie des plus étranges aventures. Tour à tour soupçonné d'être d'intelligence avec le pape et le roi d'Espagne, qui se disputaient le pouvoir en Italie, il fut exposé aux fureurs des deux partis. Il avait épousé la belle et spirituelle Lucrèce Lombardi, qui l'abandonna pour aller vivre publiquement à Reggio avec un ami intime de son mari, le docteur J.-R. Cartari. Corso eut cependant la faiblesse de reprendre sa femme, en fut abandonné de nouveau, et finit par être accusé de l'avoir fait assassiner. Tant de malheurs le dégoûtèrent du monde; il entra dans les ordres, et fut nommé, en 1579, évéque de Strongou. On a de lui : Dichiarazione sopra la prima e seconda parte délie Prime de Vittoria Colonna; Bologne, 1542; Venise, 1558; in-8° ; — Fondamenti del parlar toscano; Venise, 1549, jn 8° . __ délie Private rappac^ficazioni colle allegazionii Correggio , 1555, in-4° ; — Dialogo del Ballo; Venise, 1555; Bologne, 1557; le Pastorali canzoni di VirgiUo, tradotte e dedicate ad Ersilia Cortese del Monte; Aucune, 1566;— VUa di Giberto Terzo di Corregio, colla vita de Veronica Gambara; Aacône, 1566, in-8° ; — Indagationumjuris libri très; Venise, 1568.
Ttraboscbl , Storia delta letteratura Uallana, t VU, p. s. - H. Landl, rodage «a Italie.
*corssr (Jean-Baptiste Labenette, dît), acteur français, né à Bordeaux, le 20 janvier 1760, mort à Paris, le 21 décembre 1815. II avait été destiné à la peinture, et on l'envoya pour étudier à Paris , où il eut pendant quelques mois le célèbre Vien pour maître; mais il ne profita que médiocrement de ses leçons, préférant perdre son temps à jouer en comédie bourgeoise. Entraîné par son penchant pour la dissipation et le théâtre, il quitta définitivement le pinceau,
CORSSE — CORTASSE
changea son nom, et débuta chez Audinot, dans les rôles y amoureux. Après quelques années passées à r Ambigu-Comique, il retourna à Bordeaux, pour se charger de la direction du théâtre. N'ayant pas réussi dans cette entreprise, il revint à Paris , où il joua successivement à la Gatté, aux Variétés- Montansier, ne gagnant que de modiques appointements , et en 1798 il rentra à Y Ambigu- Comique, dont il prit la direction, le 24 avril 1800. Le succès ne paraissait pas d'abord devoir répondre à l'intelligence du nouveau directeur, lorsque Aude fit représenter en 1803 sur cette scène la iameuse M*1* Angot au sérail de-Constantinople , dont les excentricités ont tant réjoui nos pères. La vogue de cette pièce, dans laquelle Corsse se montra d'une bouffonnerie achevée, fut immense , et elle releva la fortune de ce théâtre, que la foule n'abandonna plus pendant plusieurs années. Corsse cessa d'être acteur en 1808, afin de se livrer exclusivement à radministration de son théâtre. H était doué d'un goût assez sûr, que lui avaient donné beaucoup d'intelligence naturelle et l'exercice de la scène. Corsse avait gagné une assez belle fortune, que n'avait pas peu contribué à grossir la modicité des honoraires affectés aux auteurs à cette époque, où ceux-ci ne songeaient point encore à former une association. Ce qui confirmerait , au besoin, cette assertion, c'est une note de G. de Pixérécourt insérée dans le tome IV de ses oeuvres, à la suitede la mention d'une de ses pièces, et que nous transcrivons ici pour l'édification de nos lecteurs : « La Musicomanie, opéra-comi- « que, joué plus de cinq cents fois sur le théâtre « de l'Ambigu-Comique, vendu à forfait, moyenaï nant deux louis, que M. Corsse, directeur, « m'a fait attendre pendant plus de deux mois. » Grille , au contraire, dans ses Bric-à-Bric (3 v. in- 12), fait l'éloge de la franchise, de l'urbanité des procédés , de la générosité même de Corsse envers les auteurs. « Ce n'était pas un homme « commun , écrit-il ; il avait de l'élévation dans « les idées et un désintéressement remarquable. « Ce n'était pas lui qui redoutait les auteurs, il « les recherchait, û les encourageait et les « récompensait. » Ce jugement contradictoire peut s'expliquer par les rapports d'amitié qui ont existé entre Corsse et cet écrivain , auteur dramatique lui-uiême. — Corsse a composé, seul ou en collaboration : Philomèle et Térée; — la Fille mendiante , 1809 , avec Cuvelier de Trye; — Harladan Barberousse, 1809, avec Lamarque Saint-Victor. Deux de ces pièces ont été imprimées. Roger, le célèbre chanteur de l'Opése, est le petit-fils de Corsse.
Ed. de Marne.
Almanach des spectacles. — Hist. de r Ambigu-Comique. — Htst. des petits théâtres, par Brazler. — Bric- à- Broc, par E. Grille. — OEuvres de G. de Pixérécourt.
cort (Corneille) f dessinateur et graveur nollandais, né à Horn, en 1536, mort à Rome, en 1578. Après avoir étudié en Hollande les élé-
ments de son art, il alla en Italie pour se perfectionner, et passa à Rome les dernières années de sa vie. On trouve dans ses estampes une grandelcorrection de dessin et un goût exquis ; Augustin Carrache les regardait comme le modèle le plus propre a suivre pour se perfectionner dans la gravure. Ses principaux ouvrages sont : un Saint Jérôme assis au pied d'un rocher, d'après le Titien; — r Annonciation de la Vierge, d'après le même; — le Martyre de saint Laurent, d'après le même; — Sainte Madeleine dans le désert, au pied d'un crucifix, d'après le même; — Lucrèce, 1571 , d'après le même; — Roger, monté sur V hippogriffe, vole au secours d? Angélique, menacée par le dragon, d'après le même; — la Bataille des Romains contre Pyrrhus, dite la bataille des Éléphants, d'après le même; — le Paradis , d'après le même; — Tarquin et Lucrèce, id.; — Prométhée enchaîné sur le Caucase, id. ; — - la Transfiguration, d'après Raphaël ; — V Académie des beaux-arts, d'après Jacques Strada.
F. Basai!, Dictionnaire des graveurs anciens et modernes. — Nagler, Noues allg. Kvnstl-lêxic.
; co*têmb*rt (Pierre-François-Eugène), géographe français, né à Toulouse, le 12 octobre 1805. Il a professé la géographie dans plusieurs collèges, notamment à celui de Charlemagne. Ses ouvrages sont : Géographie universelle ou description générale de la terre 'considérée sous les rapports astronomique, physique, politique et historique; Paris, 1826, in-8°; — Abrégé de la géographie sacrée, traduit de l'anglais de Worcester; Paris, 1830 , in-18; —Éléments de géographie ancienne; Paris, 1834, in-12; — Tableau de la géographie universelle , ou description générale de la terre considérée sous les rapports astronomique, physique, politique et historique, 3° édition; Paris, 1835, in-12 -,— Physiographie, ou description générale de la nature, pour servir d'introduction aux sciences géographiques ; Paris, 1836, in-12 ; — Petit dictionnaire des découvertes et inventions anciennes et récentes les plus utiles, faites dans les sciences et dans les arts; Paris, 1836, in-12 ; — Curiosités des trois règnes de la nature ; Paris, 1837, in-18°; — " Éléments de géographie; 1828 et 1837, 5e édition; — Leçons de géographie; Paris, 1839, 1 volin-fol.; avec un atlas de 37 cartes, etc.
Qaérard, la Fr. litt, et supplément au même ouvrage.
coûtasse (Pierre-Joseph), théologien français, né à Apt, le 21 mai 1681, mort à Lyon, le 24 mars 1740. Il entra dans la Société de Jésus, et enseigna dans les collèges de son ordre la grammaire, la rhétorique, la philosophie, la théologie positive et l'hébreu. Depuis il vaqua pendant quatorze ans au ministère de la prédication. On a de lui : Traité des noms divins, ou des perfections divines; ouvrage propre à donner des
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idées sublime* de Dieu, et à faire naître de grands sentiments de la religion , traduit du grec de saint Denis VAreopagite; Lyon, 1739, in4°.
Journal des savants de itw. - Moréri, Grand dictionnaire historique. - Richard tt Olraud, BiMiQlhè-
gorth (Barthelemi), en latin Curtius, médecin italien, né à Milan, en t666, mort dan» la même Tille, le 17 janvier 1738. Riche et dévot, il embrassa la médecine, et la pratiqua surtout en faveur «tes pauvret, auxquels il prodiguait sa bourse et ses soins. « Tons ses ouvrages, dit la Biographie médicale, sont fort médiocres. » Oorte avait plus de patience dans ses recherches que de jugement et de rectitude dans l'esprit On a de lui : Leltera nella quale si dinotada quai tempo probabilmente s'in fonde ne* féto l'anima ragionevole; Milan, 1702, hv8°; — «t- /Ussioni sopra alcune oppasiiioni adotte contro del salasso; Milan, 1713, in-8° ; — Osservaiioni sopra la relazione fatta degli R{/les- Sioni; Milan, 1714, in-8°; — Xotizie isforiche intorno a'médici scrittori milanesi, e a' principali ritrovamenti fatti in medicina dagV Italiani; Milan, 1718, in-4° : cet ouvrage a été complété par Cotta et Sitoni ; — Lettera intorno ail* aria e vermicciuoli , le oagioni délia pesta; Milan, 1790, in-8°; — Lettera apologetica intorno a glt effluvj organici e inorganici, eagione della pesta; Milan, 1721, in-8°; — Lettera in d\fesa det Ubro di monsignor Aîeda Sopra la venuta del giorno del giudizio; Milan, 1739, in-ltt; — l'Idiote; Milan, 1730, in-4°.
ArgflaU, 8iblU*hê$* mediolanensit, - pioerapkie médicale.
cortk (Jean n» La), peintre espagnol, né à Madrid, en 1597, mort dans la même ville, en 1600. Élève du célèbre Velasquez de Sylva, il se distingua par un goût sur et une grande facilité. Il fit pour le Reliro ( salle de» Royaumes ) un grand tableau représentant Valence del Pô secouru par D. Charles Coioiwa. Il peignit encore pour la même salle V Incendie de fraie et V Unièmement d'Hélène. Ses tableaux les plus remarquables sont des paysages , des points de vue et de6 batailles.
TOUTE (Gabriel de La), peintre espagnol, fils du précédent, pé à Madrid, en 1048, mort dans la même ville» en 1694. Il apprit de son Itère les premiers éléments de son art. Orphelin à douze ans, et sans maître , il peignit des fleurs d'après le Mario et d'après Arellano. Il savait très-bien les grouper dans des vases , des corbeilles. Antoine de Castrejoii et Malhias de Torres oui souvent mis à profit les guirlandes de La Corte, pour peindre dans l'intérieur des sujets fabuleux. Malgré sou talent, Corte vécut et mourut dans la misère.
. Quilllct, Dictionnaire des peintres espagnols.
corte (Jérôme Della), historien italien, né h Vérone, vivait vers la fin du seizième siè-
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de. On a de lui : Storia di Verma; Vérone, 1594, 2 vol. in-4° : cette histoire, qui s'étend depuis l'origine de cette ville jusqu'en 1580, *st très-incomplète et très-inexacte; cependant elle a été réimprimée plusieurs fois.
Maffei, rerona illustrata, L III, part. Il — Tîntes chl, Storia della letteratura Uatianu, t VU. part. IL
corte MUEAHi( Le comte Jérôme Dbllk), littérateur italien, né.à Mantoue, en 1747, mort en 1832. Devenu aveugle à l'âge de trente ans, il continua à s'occuper de littérature. 11 fût nommé directeur des théâtres , président de l'instruction publique, et préfet de l'Académie de» Science» et belles-lettres à Mantoue. On a de lui : Due centurie di sonnet ti; Guastalla, 1789. La première centurie est sur l'histoire romaine, de|mi* Romulus jusqu'à Auguste; la seconde sur les s\ stèmes philosophiques depuis la philosophie anti diluvienne jusqu'au philosophe Antonio Genovesi, restaurateur de la dialectique et de la métapby sique en Italie ; — Poema della Grazia, eu quatre chants; Vlcence , 1793; — Atti aeeaae mici; Mantoue, 1795 : ces actes académiques contiennent l'histoire de l'Académie de Mantoue depuis sa fondation ; — Poema délie geste di Pietro il Grande; Vérone, 1803; —délie Quattro Stagioni; Mantoue, 1813; — Clotilde poëme en trois chants sur les eaux thermale de Weissembourg; 1821. Corte Murari hùro en manuscrit une traduction du Traité de la na titre et de la grâce du P. Malebranchc , le éloges de Bettinelli, du comte d'Arc, et un Ca pitolo sur la mort d'Alfleri.
Tlpaldo, Bioorapnia degli Haliani illustrl. toL V.
coRTpBfACB (ftgbert Meeuicexsoon), amiral hollandais , tué le 13 juin 1665. Il s'engagea comme simple matelot ; sa bravoure et son intelligence lui méritèrent bientôt les grades les plus élevés de la marine hollandaise. Comme capitaine du vaisseau le Wassenaërt il se distingua, sous les ordres de l'amiral Obdam, dans les combats livrés aux Suédois eq 1658. Quoique privé d'un bras et d'un œil , il continua à servir héroïquement sa patrie, qui le récompensa en le nommant vice-amiral, puis lieutenant-amiral, commandant |es forces de l'embouchure de la Meuse. Il remplissait ces dernières fonction* lorsqu'il fut tué, au commencement du combat livré par les Hollandais devant Lestoff. Les états généraux lui firent élever un monument dans U grande église de Rotterdam. Son portrait, graié par Bloteling, est une magnifique estampe.
Krsrh et Gruber, Allrjem. Encyctop.
CORTEBKAL, CORTR-RBAL OU CORTRB-
rbal (Gaspard) , navigateur portugais, né dans la deuxième moitié du quinzième siècle, mort vers 1502. Il parait aujourd'hui certain que ce célèbre voyageur appartenait à Tune d«s premières familles du Portugal, vouée dès le quinzième siècle à la colonisation des Açores, et que, selon toute probabilité, il était né dans cet archipel. Son père, Jofio Vas Cortereal gentil-
Ô41 CORTERRAL
homme de la maison de l'infant P, Fernando, avait été nommé donataire de l'Ile Tercère , concurremment avec Alva.ro Mwtina Horoem, au temps d'Mfouse Y, et Ton prétend que cet deux liardjs. explorateur* l'étaient avance jusqu'à la terre du $qcalkm% vers 1403. Cette opinion a surtout été émise par le F- Cordeiro , dans son PMwia inwlunQ, ta* diverses cir* coustances qui se rattachent aux premières ex- |)lQmtiQQ« de Gaspard Çortereal sont heureusemeqt moins obscure*, Qn &ait de acienoe certaine qu'en Tannée taOO linttfpide navigateur s'avança jusque dans les régions connues depuis &on voyage sou» le nom de cmadu (t). Ce qu'il y a de certajn^cw que, parf de l'embouchure d u Tage avec detf! navires, i| s'avança jusqu'au 60° nurd, e| imposa k plusieurs région* de l'Ainérique des noms purement portugais, tels que i terra de i<abraftortBQhia(le Cowc^flo,- et il ramena avec lui cinquante-sept indigènes. On fait, il est vmj, voyager dan* 'es mêmes {tarages Sébastien Çabot vers 149$ ou 1497 ; maU en admettant cette navigation dans les mers arctiques, M. de Rlossevilla a constaté que le marin vénitien ne débarqua sur aucune partie de la côte, De retour en Portugal, Gaspard Çortereal n'abandonna pas ses anciens projeta , et partit de y&Umne pour les régions arctiques, le 1$ mai )âû|. Malheureusement on ignore l'issue de ce dernier voyage, car l'intrépide explorateur ne revjp, pas- £a 1502, son frère, Wguçi ne Çorterbai,, alla courageusement à sa recherche, et il eut le même sort que lui* Touché de (a destinée de ces deux marins , le roi Emmanuel envoya en 1503 deux bâtiments uniquement dans le but de retrouver leurs traces ; mais toutes les perquisitions furent inutiles. Enfin, un troisième frère des deux victimes, Vasco Eannès de Çortereal, se préparait à suivre les traces des deux hommes courageux que le paya regrettait , lorsque le roi s'opposa h son départ; ce dernier était alcaïdo de Tavira et gouverneur des lies Saint-George et Tercère. Ce fut lui qui hérita des privilèges que la couronne avait concédés a ses deux alues , et il devint capitaine donataire de la Terre-Neuve des Vortereal ; ce titre passa ensuite à Doqa Marguerite Çortereal, héritière de la maison, qui le transmit à D. Cnristovam de Moura, marquis de Castel -Rodrigo , qui prit aussi le titre de seigneur de Terre-Neuve. Ferd. Denis.
Cardinal Saralva, Indice chronologico. — Fcrnandez de Navarelte, Diiertaeion sobre ta historia de ta nautiea p de ku eiencia* mutemaUcal; -Madrid, tsto, io-8°. — Antpnlo Cordeiro, fiistorti* tysulanq dm ter* rat e ilhas mgeitas a Portugal.
CORTE-REAL OU ÇORTEREAL (IeTOnimo),
(1) On a prétendu qu'en abordant ce» rives disertes, les navigateurs pprtugals n'avalent pu retenir une eiclamatlon de surprise douloureuse, c| «'étalent certes : 4ca nada, « rien Ici ». Dans le petit vocabulaire qui accompagne le «• voyage de Jacques Cartier pub. pur M. 1ernaux-iompaos, le mot canada signifie au contraire une ville. Cette dernière étymologlc, encore peu connue, doit prévaloir.