COLARDEAU — COLAS
ftdies à la modeyou la jolie femme, comédie en cinq actes, que le cœur, dit-on, inspira autanl que l'esprit; — les Hommes de Promet hée; la belle Épttre à Duhamel, qui lui ouvrit les portes de l'Académie française.
Il fut élu en 1776, malgré toutes les cabales et les intrigues de l'ambitieux La Harpe, son concurrent ; mais il ne put jouir du privilège d'être immortel de son vivant : la joie d'avoir triomphé porta un coup mortel à sa pauvre consttution, minée depuis quinze ans par un mal sans remède :
Et son char de triomphe enferma ton cercueil,
a dit Dorât. Le jour de sa réception à l'Académie était fixé, lorsque son état empira, par suite des fatigues que lui occasionnèrent les visites d'usage qu'il venait de rendre à ses confrères : Les visites m'ont tué! disait-il douloureusement, dans la dernière lettre qu'il écrivait à son oncle. Colardeau rendit le dernier soupir le jour de Pâques 1776, àParis, rue Cassette, dans l'hôtel du comte de La Vieu ville, qui fut son Mécène, et chez lequel il trouva la plus douce et la plus généreuse hospitalité. Par une singulière coïncidence, ce fut La Harpe qui lui succéda, et qui après l'avoir tant critiqué pendant sa vie, fut obligé de faire son éloge après sa mort.
Dorât, son plus intime ami, son frère, comme il le dit lui-même dans une lettre adressée à la famille de Colardeau, a immortalisé sa douleur dans cette épitaphe :
Cl-glt le tendre écho des regrets d'Héloise : Nous admirions sa muse auprès de Pope assise; Au midi de aes Jours, faut-il que l'Univers l vers. Donne à sa mort des pleurs qu'il gardait pour ses Cn. Brmnitc.
Journal des savants, 17M eTsulv. — Mercure d» France, 1776. — Motte* biographique, en tête de l'édition des OEutret complète* de Colardeau 177t. - Correspondance inédite.
COLAS DR eUBlfZO. VOtf. RlEttZO.
colas (Jacques), ligueur français, né a Montélimart, vers le milieu du seizième siècle, mort à Ostende. Fils d'un professeur en droit, il suivit d'abord le barreau, et devint vicesénéchal du bailliage de Montélimart. Nommé député aux états de Blois, il se dévoua aux intérêts des princes de la maison de Lorraine. A son retour en Dauphiné, il leva un corps de 1200 arquebusiers, et fit une guerre acharnée aux protestants. Les seigneurs crurent devoir récompenser ses services, et lui obtinrent, par te crédit du duc de Mayenne, des lettres de noblesse, la charge de grand-prévôt de France et plusieurs autres distinctions. Après la prise de La Fère, où il commandait, il passa au service de l'archiduc Albert, fut fait prisonnier à la bataille de Nieoport, en 1600, et conduit à Ostende. [ L'historien De Thou représente J. Colas comme nn homme audacieux, entreprenant, et ajoute qu'il était devenu redoutable au duc de Mayenne lui-même, auteur de son élévation.
De Thon, Hist.