COLET — COLETTI
C'est «ta* t»e ta tle éskétterc .
C'est te-soaOe de Phidias, Qui donne an corps aax dieux <l'Romére Et qui Tient d'animer f allas.
Ces ras justifient, il semble, le suffrage de l'Académie; peut-être le docte corps a-t-fl fait des réserres an sujet de quelques expressions inexactes, etc.
Les outrages de M™f Louise Colet se divisent en deux catégories distinctes : prose, et poésie. Ceux de la seconde catégorie sont : les Fleurs du Midi; Paris, 1835, 1 roi.; — Penserosa, 1839 , 1 roi.; — le Musée de Versailles; 1839, 1 vol. ; — la Jeunesse de Gœthe, comédie en on acte, en vers; 1839; — Études dramati qvcs sur Charlotte Corday et sur madame Rolland; Paris, 1842; — Mezza vita; 1843,
1 vol.;— le Monument de Molière, 1843; — les Chants des Vaincus; 1846, 1 roi.; — Ce qui est dans le cœur des femmes, 1852, in- 12 ; — une Famille en 93, drame en cinq actes et en vers; 1851 ; — le Poème de la femme; en six récits : la Paysanne, la Servante, la Religieuse, la Bourgeoise, la Femme artiste, la Princesse. Les deux premiers Récits ont para en 1853 et 1854 ; — Ce qu'on rêve en aimant; 1854, 1 roi. ; - V Acropole oV Athènes; 1854; — les Lettres d'amour; comédie en un acte, en vers (sons presse). On a publié : Poésies de madame Louise Colet; Paris, Il 842, in-4#, tiré à 25 exemplaires seulement; et Charlotte Corday et madame Rolland, tableaux dramatiques, extrait de l'édition précédente; Paris, 1842, in-4*.
Les ouvrages en prose sont : nne traduction delà Tempest de Shakspeare, 1836 (1); — la Jeunesse a\ Mirabeau; 1838, 1 roi.; — les Cœurs bruts ; 1839, 2 roi.; — Folles et Saintes; 1841, 2 vol.; — Deux mois oV émotion; 1843, 1 roi.; — Il est un Dieu pour les maris ; 1844; — Campanelld; 1844, 1 roi.; Bistoriettes morales; 1845, 1 vol., — Deuxjemmes célèbres; 1847, 2 roi ; — les Exilés; 1848,
2 vol.,— les Enfances célèbres; 1854, 1 vol.; - V Institutrice, comédie en trois actes, en prose; 1854. V. RoSENWALn.
Doom, partie. - CatlHIer-Fleory, Études hist. et Htt. Colette ( Sainte), réformatrice de Tordre de Sainte-Claire , née à CorWe , en Picardie, le 13 janvier 1380 , morte à Gand , le 6 mars 1446. Des sa plus tendre enfance , etle se fit remar quer par son godt ponr la piété et pour la pra tique des rertus chrétiennes. Apres avoir vécu successivement chez les béguines, chez les soeurs du tiers ordre de Saint-François , puis dans un ermitage, elle entra dans Tordre des religieuses de Sainte-Claire, et conçut la pensée d'en opérer la réforme. Benoit XIII, Pierre de Lune, reconnu pape à Avignon, approuva son dessein, et lui donna les pouroirs nécessaires ponr Texécuter. Colette échoua en France, mais elle réussit en Saroie , en Bourgogne, dans les Pays-
(i) On a attribué à tort à madaae Colet une traduction de Jules César.
Bas et en Espagne. Sa canonisation, reculée de siècle en siècle , fut définitivement prononcée Je 3 mars 1807, par Pie Vil. Le nom de famille de cette pieuse femme était Boilet.
Le Père Deraoi , Fie de saints Colette, dana le recueil de Bollandiia. - BaUlet, Fies des saint f , 6 mars. — Heljot, Hist. des ordres monastiques. — Le Bm, Met. enoicl. de la France.
colbtti {Nicolas), tarant ecclésiastique italien, né à Venise, en 1681, mort en 1765. Il quitta la direction d'une librairie et d'une imprimerie, qu'il avait établies à Venise, pour ae livrer entièrement à Tétude de l'histoire et des antiquités ecclésiastiques, et publia une nouvelle édition de Yitalia sacra d'Ughelli, purgée de beaucoup d'erreurs, et continuée de 1648, ou se termine l'ouvrage d'Ughelli, jusqu'au dix-huitième siècle. Cette édition, commencée en 1717, fut achevé en 1733, 10 roi. in-fol. Coletti a aussi travaillé à la nouvelle édition de la Collection des conciles du P. Labbe, 21 roi. in-8°, qu'il enrichit de notes , de remarquas et d'additions estimées. On lui doit encore : Séries episcopo* rum Cremoneniium, aucta; Milan, 1749, in-4°; — Monumenta ecclesUs venetss S.-Moïsis; 1758, m-4°.
Acta cruditorum, 17W-IT9S. — Su, Onomasticon lUUrar., VI.
coletti (Nicolas), libraire et littérateur italien, neveu du précédent, mort en 1812. 11 voyagea pour les intérêts de son commerce de librairie, et ne put dès lors se livrer entièrement au goût qu'il avait pour les recherches littéraires. On a de lui : la préface en latin de YEmbriologia sacra de Cangiamila ; 1763 ; - - Recueil des observations sur les peuples du monde, de Tabbé Lambert, traduit du français en italien; — Histoire universelle, sacrée et profane, de D. Calmet, traduit du français en italien.
coletti (Jean-Dominique), littérateur ita • lien, frère du précédent, de Tordre des Jésuites, né en 1727, mort à Venise, en 1799. H fut dix ans missionnaire au Mexique. De retour en Italie, il eut ponr résidence le collège de Bagnaca rallo, et se retira dans sa famille, après la snp pression de son ordre. Ses principaux ouvrage* sont : Vida de S. Juan apostoli evangelista; Lima, 1761 ; — Dizionario storico-geogra/lco delV America méridionale ; Venise, 1 77 1 , 2 roi . in-4° ; — Notisiestoriche délia chiesa di San Pîetro in Sglvis di Bagnacavallo ; ibid., 1774, ia-4°; — Memorte isioriche intorno al cav. Cesare Brcolani; ibid., 1776, in-4°; —Luciferi episcopi Calaritanï Vita, cum notis, operibus prxftxa;\bià., 1778, in-fol.; — Hispellates inscriptions emendat»; ibid., 1780, in-4" ; — de Nova Ovarn voce et officio, ad cl. virum Fabium Albertium epistola; ibid., 1781 , in-8°; — Notée et siglœ qux in nummis et lapidibus apud Romanos obtïnebant, explicat» ; ibid., 1785, in-4° ; — Lettera sopra Viscrizione Pemmoniana delV altare di
San-Martino di cividaledelFrtuli ;ibid., 1789, in-4° ; — Triclinium opiterginum, ad Julhun Tomitanum ; ibid, 1794, in-8°. Colettia encore laissé un grand nombre de manuscrite, que Ton conserve dans sa famille.
Ttpaldo, Bioçr.degli Itàliani Ulustri, t. IV, p. 4M.
Colette (Jacques), littérateur italien , de Tordre des Jésuites, vivait à la fin du dix-huitième siècleM la suppression de son ordre, il se retira dans sa famille, et se consacra à l'étude et au ministère ecclésiastique. Ses principaux ouvrages sont : Dissertazkme sugli antichi pedagogii; Venise, 1780, insérée dans les Opusculi Ferraresi;) — de Situ Stridonis, urbis natalis S. Hieronymi; ibid., 1784, in-4°. — Coletti a travaillé aussi à la continuation de Ylllyricum sacrum du P.Daniel Farlati et à l'édition de l'ouvrage de Lucifero, évêque de Cagliari, donnée par son frère Jean-Dominique.
coletti (Jean- Antoine), littérateur et libraire italien, frère du précédent, mort à Venise, en 1818. Il cultiva la poésie, et fut versé dans la connaissance des langues italienne, latine, grecque et hébraïque. On a de lui : Traduction en vers italiens des vere grecs de saint Grégoire de Naziauze sur la charité; — Notes à la Lettera di Bernardino Tomitano a Francesco Longo ; — Oraison funèbre du pape Clément XIII; Venise, 1769 ; — Oraison funèbre de Jérôme Zuccaro, grand-chancelier de Venise; ibid., 1772. Ces deux derniers opuscules sont des traductions en italien du latin du docteur Dalle Laste. Coletti a encore travaillé au catalogue raisonné délie StorieparticoL délie citte d*Italïa , et a donné par ses corrections typographiques uii grand prix à l'édition d'Homère par Villoison.
Tipaldo, Biografia degli Ital. Ulustri.
COLETTIS. Voy. KOLETTIS.
colet ( Henri ), astrologue anglais, né à Oxford, en 1633, mort en 1690. Fils d'un tailleur, il quitta le métier de son père pour se livrer à toutes les rêveries de l'astrologie judiciaire. On a de loi : C lavis astrologie elimata, or a key to whole art ofastrology, etc.; Londres, 1675, in-8°.
Rom, New bioçraph. dict. -Oranger, Biograph. hist.
*coli (Giovanni), peintre italien, né à Lucques, en 1634, mort en 1681. Il travailla presque toujours avec son ami Filippo Gherardi, -sorti comme loi de l'atelier de Pierre de Coitonc. ils suivirent d'abord la manière de leur maître; mais peu à peu ils s'en éloignèrent, se formant un style participant à la fois de ceux des écoles lombarde et vénitienne. A Venise ils peignirent la bibliothèque de Saint-George-Majeur; à Rome, l'église des Lucquois. Leurs meilleurs ouvrages sont ceux qui existent dans leur patrie, et surtout les fresques de Saint-Martin, et les trois tableaux à l'huile de l'église Saint-Matthieu. Plus jeune de quatorze ans, Gherardi survécut à son
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ami , et peignit seul le cloître de l'église del Carmine. E. B — n.
Laos!, Storia pittoriea. — OrUndl, Abbecedario. - Ticozzi, Dizionario.— Mazurosa; Guida di Lucca.
* colhabd ( Christian ), poète et théologien allemand, vivait dans la première moitié du dixhuitième siècle. On a de lui : Ara eucharistica, pro gratuita ministrorum Verbi divini missione; Francfort, 1704, in-4°, et 1728, in-8°; — Epistolarum familiarium carminé elegiaco scriptarum décades XI; Berlin, ver» 1720, in-8°; — Epistolographix metricx exempta XXV, ibid., 1724, in-8°.
Adelung, suppl. à JOcher, Allçem. GetôhrUn-lAxicon.
coligni ou coLigk y, seigneurs de Châtillonsur-Loing, nom d'une famille française quia fourni des personnages célèbres à divers titres. Les principaux sont :
coligni ( Gaspard de ), maréchal de France, mort à Dax, le 24 août 1522. Il fut le premier de sa famille qui prit du service en France, après la réunion de la Bourgogne à la couronne. H accompagna Charles VDI dans l'expédition de Naples, en 1493, et Louis XII à la conquête du Milanais; il commanda un corps de troupes à la bataille d'Aignadel, un autre !à la bataille de Marignan, sous François Ier, qui le créa maréchal de France et lui donna le gouvernement de Champagne et de Picardie. Son mariage avec Louise de Montmorency, sœur du connétable Anne, avait beaucoup contribué à son crédit. IL mourut lorsqu'il allait secourir Fontarabie. Ce fut Chabannes de la Palisse qui le remplaça.
Stemondl, HisLdês Franc., XV. - Morért , Dict. kUt.
COLIG1U ( Odet df ), prélat français, dit cardinal de Chatillon, fils du précédent, né en 1515, mort à Hampton, le 14 février 1571. Il reçut la pourpre en 1533, des mains de Clément VII , et fut successivement archevêque de Toulouse a dix-neuf ans et évêque comte de Beauvais à vingt ans. La lecture de quelques écrits de Calvin , et surtout l'ascendant deDandelot, l'ayant déterminé à embrasser la réforme, il fut cité par les cardinaux inquisiteurs, puis excommunié par Pie IV et rayé de la liste des cardinaux. Odet de Coligni épousa alors publiquement et en robe ronge Elisabeth de HautevUle , qui fut présentée à la cour, où on la nommait indifféremment madame la Cardinale, ou la comtesse de Beauvais. Odet avait pris ce titre de son évéché, qu'il continuait d'occuper, et parut même avec sa femme en habit de cardinal à la déclaration de la majorité de Charles IX. Lorsque la guerre civile recommença entre les catholiques et les protestants , Odet de Coligni, qui s'était associé à toutes les luttes de ses frères contre le parti des Guises, prit parti contre les catholiques , et assista à la bataille de Saint-Denis. Suivant Brantôme, « il « y fit très-bien, et montra au monde qu'un « noble et généreux cœur ne peut mentir ni fail- « tir, en quelque lieu qu'il se trouve, ni en quel-