COLLOREDO — COLLOT-D'HERBOIS
les plus remarquables de cette famille sont les suivante.
gollorbdo ( Fabrichts de ) , né en 1*76, mort en 1645. Entré comme page an service de Ferdinand de Médicis, il fut envoyé par Corne H, en qualité d'ambassadeur, vers l'empereur Rodolphe IL H commanda pins tard le corps qui assista le duc de Mantone contre le duc de Savoie ; puis il devint premier ministre sous Ferdinand n, successeur de Corne. Son voyage à la cour de l'empereur est raconté en latin par Daniel Eremita, gentilhomme flamand, qui l'y avait accompagné.
GOLLORBDO (Radolphe,COtûtdï>zV?kLDSEB),
naquit en 1585, et mourut en 1657. En sa qualité de maréchal de camp des armées des empereurs Ferdinand n et Ferdinand m , il se distingua pendant la guerre de trente ans, notamment à Lûtzen, et ne s'illustra pas moins en 1648, par la défense de Prague.
gollorbdo (François-Gundicaire),^}» 28 mai 1731, mort le 27 octobre 1807, Ait ambassadeur près de la cour d'Espagne de 1767 à 1771. Élevé en 1763 au rang de prince de l'Empire, il devint en 1772 commissaire principal de la chambre impériale, et en 1789 vice-chancelier de l'Empire. H exerça cette charge jusqu'à la fin de l'Empire d'Allemagne, le 28 août 1806. "gollorbdo (Français de), né en 1737, mort le 10 mars 1806, fut d'abord grand-maître de la cour de l'empereur François n, et devint ensuitemuiistre d'Etat et des conférences, et chef de la chancellerie de l'Empire et de la cour; mais après la bataille d'Austerlitz il se retira des affaires publiques.
gollorbdo (Jérôme, comte de), naquit le 3b mars 1775, et mourut en 1822. Il commandait en 1813 la première division de l'armée autrichienne, et contribua puissamment à la victoire de Cnlm ; aussi lui a-i-on élevé dans l'endroit même un monument en fonte, non loin de la fameuse croix de Prusse et du monument russe que les empereurs Ferdinand et Nicolas ont inauguré (en septembre 1835). H Ait nommé, après la fin de la guerre, commandant général de la Bohème et général- feldzeugmeister.
'gollorbdo (Rodolphe -Joseph), né en 1772, mort le 28 décembre 1843. Il fut grandmaréchal de la cour de l'empereur d'Autriche, conseiller privé , chambellan et vicaire du premier grand maître. Marié depuis 1794, il n'a pas eu d'enfants, et sa succession a passé à son neveu François de Paule Gundicaire, né en 1802, chambellan et major. [Enc. des g. du m. ].
; gollorbdo (François de Paule-Gundicaire, prince de Colloredo-Mansfeld), fils du comte Jérôme de CoUoredo-Mansfeld, naquit à Vienne, le 8 novembre 1802. Entré au service en 1824, aTeclegradedesoua-Ueutenant, il commanda en 1848, en qualité de général-major, une brigade à Trieste, puis à Theresienstadt, et contribua à la répression de l'insurrection de Prague. Au
mois d'octobre de la même année, il prit part à l'investissement de Vienne, fit la campagne de Hongrie, et assista aux affaires de Komorn et de Kapolna: Devenu feld-maréchal lieutenant, il fit des efforts pour se maintenir dans l'Ile de Schutt, et resta ensuite avec le corps qui cernait Komorn. Au mois d'octobre 1850, il eut le commandement du deuxième corps d'armée.
Convertations-LexUom.
collot (Jean-François-Henri), littérateur français, néauPont-d'Arches, près de Charleviile, le 26 janvier 1716, mort en octobre 1804, au Mesnii, près de Ghakms-sur-Marne. Il consacra à la culture des lettres les loisirs que lui laissait l'emploi de commissaire ordonnateur des guerres, qu'il remplit succesaivementà Grenoble, à Rennes, et à Nancy. On a de lui : Mémoire sur les Invalides, dans V Encyclopédie âe Diderot, au mot Invalides i l'auteur propose de répartir dans les communes rurales les invalides encore en état de se marier et de leur (aire dn mariage une obbgation, afin de repeopler les campagnes; — Mémoire sur la v....<> parmi les troupes, écrit de façon à être lu dans un couvent de religieuses; 1769, in-8*; —Satires envers sur les innovations dans Uministère; Bile, ill^m-S0; — f Officier français à l'armée', opéra-comique mêlé d'ariettes; Grenoble, 1780, in-8°; - une ÉpUreà M. GeUée, médecin à Codions, ta yen; dans V Annuaire du département de la Marne, année 1803.
Boalttot, Bioçr. ardnnaùe.
gollot (André- Joseph), agronome français, frère du précédent, né en 1731, mort à Charleviile, le 9 septembre 1797. On a de lui : Entretiens <Tun seigneur avec son fermier, particulièrement utiles pour les communautés de la subdélégation de Matières, et relatifs au climat, à la nature des terres et aux abus qu'on remarque dans ce pays ; Charleviile, 1784, m-8°.
Boalttot, Bioç. artonnaiêë.
coLLUCGio (Salutato). Vog. Salutato.
collot.d'hbrboib (Jean-Marte) , révolutionnaire français, né à Paris, en 1750, morte la Guyane, le 8 janvier 1796. C'est un des hommes de la révolution qui ont exercé le plus d'influence sur les masses, et qui ont le plus marqué par l'exagération détours principes et par la violence de leurs actes. 11 avait, comme son collègue Billaud-Varennes, commencé par faite partie de la congrégation de l'Oratoire. Son nom de famille était Collot; devenu acteur, il se faisait appeler d'Herbois; quand il se lança dans la politique, il lui parut mieux sonnant de réunir ees deux noms. Il naquit d'une famille bourgeoise de Paris, qui lui donna de l'instruction. 11 était d'une taille moyenne, avait le teint brun, la chevelure noire et crépue, le regard Inquiet et sombre ; du reste, assez beau de figure et doué d'un organe sonore. Comédien ambulant avant la révolution, on le vit figurer, sinon avec éclat, du moins
OLLOT-D'HERBOIS
avec un certain talent, sur la scène des principales Tilles de France et de Hollande, notamment à Bordeaux,* La Haye et à Lyon, où, dit-on, il rat sifflé. Il cumulait û profession d'auteur dramatique avec celle de comédien; il composa on grand nombre de pièces, dont quelques-unes, imitées de l'espagnol et de l'anglais, obtinrent même du succès. II eut quelque temps la direction do théâtre de Génère; là, l'exemple des mœurs helvétiques développa de plus en pins ses tendances républicaines et augmenta son amour de l'indépendance. Malneurenseinent, le goût des liqueurs fortes Tint exalter encore son caractère, déjà si porté aux excès ; aussi les girondins l'avaient-ils , par dérision , surnommé le sobre Cûllot. Dès le début de la révolution, a accourut à Paris, fréquenta les sociétés populaires, et t'y fit remarquer par des accents passionnés, me éloeutkn retentissante, et des poses à grand effet, suis ce ne fut guère qu'en 1791 que commença sa fortune politique : un livre de peu d'importance en fut la première cause. Le club des Jacobins ayant proposé un prix pour le meilleur ouvrage qui ferait comprendre an peuple les avantages du régime constitutionnel, Coilot composa on petit traité ayant pour titre YAlwumaeh du père Gérard (1) ; cet opuscule M couronné, et Tahtt une grande popularité à son auteur. Peu de temps après, l'affaire des soldats de Château- Vieux augmenta encore l'influence de CoUotrdUerbois, et fut pour lui l'occasion d'une véritable ovation. Les soldats suisses du régiment de Château-Vieux avaient été, anx termes des lois de leur pays, envoyés aux galères de Brest, pour avoir pris part à une insurration, celle de Nancy, qui avait été comprimée par Bomllé; mais l'opinion publique s'était proaoacée très-fortement contre le succès de ce général. Soutenu par la société des Jacobins, Collot présenta àl'Assemblée législative une fteunonen faveur des militaires condamnés; cette pétition ayant été accueillie par l'assemblée, les cantons suisses, consultéspar Louis XVI, consentirent à l'élargissement des détenus. CoUot alla les chercher hii-méme,etles ramena en triompheàParis, où une fête civique eut heu en leur honneur. C'est dans cette solennité que parurent pour la première fois les bonnets rouges, qui devinrent la coiffure de prédilection pour les révolutionnaires. CtoUot-d'Herbois , qui avait partagé avec les soldats de Château-Vieux les honneurs de la journée, se crut dès lors un personnage assez important pour aspirer au ministère de la justice, qu'il ne put cependant obtenir.
11 fut on des principaux instigateurs de la journée du 10 août, qui lui permit d'entrer dans la nouvelle municipalité de Paris, où il se ha étroHementavec Billaud-Varennes, avec lequel il partagea la responsabilité des massacres de sep»
(i) Le père Gérard était on cultivateur breton, que son baiDbgc avait choisi pour représentant a» états géoé-
tembre. Il) présida rassemblée électorale qui nomma les députés à la Convention, et fut luimême un des représentants qu'elle choisit. Un des premiers, il demanda l'abolition de la royauté, que décréta en effet la Convention dès l'ouverture de ses séances. Lors du procès du roi, CoUot, qui avait été envoyé en mission à Nice, après la conquête de ce pays, vers la fin de 1792, adressa son vote par écrit à l'assemblée : il opinait pour la mort sans sursis. Dans la lutte de la Montagne et de la Gironde, il déploya beaucoup d'énergie; après le succès de la journée du 31 mai, il poursuivit impitoyablement encore les vaincus. Le 13 juin les suffrages de rassemblée le portèrent au fauteuil de la présidence. Enfin, au mois de septembre suivant, il fut nommé membre du comité de salut public, en même temps que Billaud-Varennes. Dans la division du travail, ils eurent l'un et l'autre la correspondance administrative, fonctions dont ils surent tirer parti, Bâlaud surtout, pour se donner la hante main dans les départements. Les excès de tous genres qui s'y commirent furent provoqués et encouragés par eux. Aussi bien que Billaud-Varennes, CoUot-d'Herbois votait toujours pourles mesures les plus violentes et les plus sanguinaires. Dans une délibération du comité, quelqnes-uns de ses collègues ayant émis l'avis de se délivrer des suspects par la déportation, Collot s'écria : « Il ne faut rien déporter, il « faut détruire tous les conspirateurs : que les « lieux ou ils sont détenus soient minés, que la « mèche soit toujours allumée pour les faire «sauter si eux ou leurs partisans osent encore « conspirer contre la république. » La Convention n'avait que trop bien choisi lorsqu'on novembre 1793 elle l'envoyaà Lyon pour punir cette ville de son insurrection. Aidé par Fouché, il fit périr plus de seize cents personnes ; six cents expirèrent sous le feu delà mitraille en un seul jour. La ville même fut détruite, son nom proscrit et remplacé par celui de Commune affranchie. « Nous le jurons, avait-il dit, le peuple sera « vengé; le sol qui Ait rougi du sang des patriotes « sera bouleversé. Tout ce que le crime et le vice « avaient élevé sera anéanti; et sur les débris « de cette ville superbe et rebelle, qui fnt assez « corrompue pour demander un maître, le voya- « geur verra avec satisfaction quelques monu- « ments simples élevés à la mémoire des amis « de la liberté, et des chaumières éparses, que « les amis de l'égalité s'empresseront de venir « habiter.... » De retour à Paris, CoUot-d'IIerbois essaya de repousser les accusations qui avaient été portées contre sa conduite féroce. Pour réveiller la colère du peuple, il fit promener dans les rues de la capitale l'effigie de Châtier, révolutionnaire qui avait péri à Lyon sur l'échafaud. Le 23 mai 1794, en rentrant chez lui à une heure du matin, Collot fut attaqué par un nommé Admirai, qui lui tira deux coups de pistolet, presque à bout portant, sans l'atteindre. Cette.
COLLOT-D'HÉRBOIS — COLMAN
tentative d'assassinat mit le comble à sa popularité dans le parti révolutionnaire. Au 9 thermidon, il fut un. des principaux adversaires de Robespierre, et il montra une animosité person* nelle contre cet homme qu'il avait si longtemps flatté. Il présida la Convention pendant la première partie de la séance du matin ; et le soir, au moment où Henriot se disposait à faire tirer le canon contre le palais national, il monta au fauteuil de la présidence, se couvrit, et dit d'une voix forte : « Représentants , nous n'avons plus qu'à mourir. » Malgré son attaque violente contre Robespierre , il ne tarda pas,' ainsi que Bujaud-Varennes , à être obligé de sortir du comité de salut public. Une accusation fut portée contre lui par Lecointre de Versailles. Après avoir triomphé de cette première accusation, il fut dénoncé de nouveau par Merlin de Douai et condamné à la déportation, en avril 1796. Transporté à la Guyane avec son ami Billaud- Varennes , il y mourut, à l'âge de quarantecinq ans. 11 cherchait une consolation à ses maux dans l'ivresse; quelques heures avant de mourir, dans les atteintes d'une fièvre chaude, il avait bu une bouteille de rhum, qui lui fit endurer des douleurs infernales. On a de Collot d'Herbois : Lucie, ou les parents imprudents, drame; Bordeaux, 1773; Nantes, 1774; Avignon, 1777; La Haye, 1781; — le Paysan magistrat, comédie; 1777, in-8*; 1780, în-8° ; Bruxelles, 1785, in-8° ; Paris, 1790, in-8° ;
— le vrai Généreux, ou les bons mariages, drame ; Paris, 1 777, in-8° ; — le bon Angevin, ou V hommage du cœur, comédie; Amiens, 1777, in-8° ; — le Nouveau Pfostradamus, ou les/êtes provençales, comédie; Avignon, 1777, in-8°;
— le Bénéfice, comédie; Paris, 1778, in-8°;
— les Français ù Grenade, ou V impromptu de la guerre et de l'amour, comédie; Lille et Douai, 1779; Bordeaux, 1780, ln-8°;— PAtnant Ump^garou, ou monsieur Rodotnont, pièce comique; Paris, 1780, in-8°; — la Fêle dauphine, ou le monument français, comédie ; Rouen, 1781 , in-8°; — V Inconnu , ou le préjugé nouvellement vaincu, comédie; Paris, 1790, in-8° ; — la Famille patriote, ou la fédération, pièce nationale ; ibid., 1790, in-8°; — Aérienne, ou le secret de famille, comédie ;
1790, in-8°ï — le Procès de Socrate, ou le régime des anciens temps, comédie; Paris,
1791, ln-8*; — les Portefeuilles, comédie; ibid., 1791 , ra-8°; — VAiné et le Cadet, comédie; Ibid., 179), ln-8* ; —VAlmanach du P. Gérard pour 1792; ibid., 1792, in- 12 ; réimprimé sous ce titre : Étrennes aux amis de la constitution française, ou entretiens du père Gérard avec ses concitoyens, 1792, in- 12.
Moniteur universel. — Thlers , Hist. de la rev. fr.
— Mlgnet, Abrégé dé F Hist. de la rev. fr. — Boches et Roui, Hitt. pari, de la rév. fr, - Micbelet, Hitt. de la rev, fr. — Galerie hitt. du contemporains. — Lamartine, Histoire des Girondins, - Louis Blanc, Hitt. M la révolution française.
collybr (Joseph), graveur anglais, né à Londres, en 1748, mort en 1827. 11 eut successivement pour maîtres Antoine Walkei et Guillaume Walker, et reçut le titre d'associé de l'Académie royale de Londres en 1786 Les plus belles gravures de cet artiste sont les portraits de George IV, de la princesse Charlotte, fille de ce souverain, et de sir William Young.
Vie de J. Collyer, dans le Gentleman' s magazine.
colman (George), littérateur anglais, né à Florence, vers 1733, moitié 14 août 1794. 11 se fit remarquer de bonne heure par ses talenU pour la poésie, et s'associa Thorneton dans la rédaction du Connaisseur, feuille périodique, qui parut une fois par semaine, du 31 janvier 1754 au 30 septembre 1756. Destiné au barreau, il abandonna l'étude des lois pour se livrer à des compositions dramatiques. Sa première comédie, intitulée : Polly Honeycomb, jouée en 1760,. eut du succès, et fut suivie de the Jealous wtfe, pièce imitée en français par Desforges. Après avoir donné plusieurs autres comédies , dont la plupart furent bien accueillies, Colman, enrichi par les bienfaits de lord Bath et du général Pulteney , devint un des entrepreneurs du théâtre de Covent-Garden , vendit ensuite son action , et acheta , en 1777, le théâtre de Hay- Market, auquel il donna une vogue extraordinaire. Sur la fin de sa vie , 'à la suite d'une attaque de paralysie, il perdit la raison, et fut enfermé dans une maison d'aliénés à Paddiftgtoo. Les œuvres dramatiques de Colman ont été recueillies en 4 vol. in-8°, Londres, 1777, et ses opuscules en prose en 3 vol. sous ce titre r Proses onseveral occasions, etc.; ibid., 1787. On cilc encore parmi ses ouvrages une traduction de Térence, en une espèce de vers blancs, une traduction de VArt poétique d'Horace, en vers réguliers, une préface pour une édition de Beaumont et Fletaber, et une dissertation imprimée en tète du Théâtre de Massinger*
Gentleman's maoaMine. - fto»e, Ne» àiog, dtet. - Baker, Bioçraphïa dramatica. v
colman ( George), dit le jeune, littérateur anglais, né le 21 octobre 1762, mort le 26 i>ctobre 1836. 11 mena dans sa jeunesse une vie de désordres, sans cependant négliger complètement . ses études. Il .se chargea de la direction du théâtre de Hay-Market, quand la maladie mit sou père hors d'état de le diriger, et composa pour * cette scène une série de pièces qui obtinrent presque toutes du succès. Doué d'un caractère ' gai et amusant, il était recherché dans les cercles et souvent admis à la table de George IV. U ne fut pas heureux dans la direction du théâtre de Hay-Market, contracta des dettes, et subit un long emprisonnement au King's Itench. La protection du roi le tira de ses embarras, et^tii valut une place de censeur royal, dans l'exercice de laquelle il s'attira l'inimitié des auteurs dramatiques par son extrême sévérité. Colman excellait surtout dans les allusions politiques.
COLMAH
Outre un grand nombre de farces et de comédies, on a de lni : my Nightgoum and stopper*; 1797 ; bous le titre de Broad grins, 1802 : c'est iin recueil de poèmes burlesques ; — Poetical vagaries; — Vagaries vindieated; — Eccentricities for Sdinburgh; — Ramdom records ; Londres, 1830. Ce sont les mémoires de sa Tie, vi plus particiilîèrernent de sa jeunesse. Rose, Ntw MograpMcal éietionmry. — Baker, Siographi* dramatie*.
colmar (Jean), savant pédagogue allemand, né à Nuremberg, en 1684, mort le 2 avril 1737. 11 rat recteur de l'école de l'hôpital «le sa ville natale, et introduisit de grandes améliorations dans le système d'enseignement, surtout dans l'éducation morale. Ses principaux ouvrages sont : Antihenoticon , seu de causa negati lutherunos inter et calvinianos unionis sueeessus disquisitio methvdo mathematkainstttuta, 1714 \—Disputation dêsunma Jndxorumastorgia ;Mtorf, 171«,in-4°;— Dte Welt in einer Nuss ( ie Monde dans une noix ) ; Nuremberg, 1730, in-8°; — Cellarius mnemoniais , id est ratio prompiissima latines lingux voces primigtniat facile pêrcipiendi et fideliter retinendi; 1730, in-8°. Cet outrage , publié sons le voile de l'anonyme , est écrit en allemand , malgré son titre latin.
Wlil, Nurnbérç. Cêlehr.-LeMc.
GOLMBXAft (Don Juan Alvarez de), historien espagnol, vivait dans la premièro moitié du dix-huitième siècle. On a de lui : les Délices de V Espagne et du Portugal; Leyde, 1707, 6 vol. in-8*; ibid., 1715, 0 vol. in-12; —Annales d'Espagne et de Portugal; Amsterdam, 1741, U vol. in-s°; ou 8 vol. in-12. On croit que ces deux ouvrages sont d'un écrivain français, qui avait pris un nom espagnol.
Nie Antonio, Bibliotheca hxspana nova.
colhbsi ares ( Diego de), historien espagnol, né* à Ségovie, en 1586, mort en 1651. 11 entra dans les ordres sacrés dès sa jeunesse, et fut longtemps curé de l'église de Saint-Jean de Ségoviej A Tàge de trente-quatre ans, il prit la résolution d'écrire l'histoire de sa ville natale, et passa quatorze années à fouiller les archives de sa province pour recueillir les éléments de son travail) enfin, en 1634 il publia son livre, le premier de ce genre qui ait été écrit en Espagne. Cet ouvrage contient des documents très-curieux; il est écrit avec clarté, ordonné avec méthode et a servi dcmodèle aux écrivains qui se sont occupés postérieurement de l'histoire particulière <)es Tilles d'Espagne. Le livre de Colmenarès a pour titre : Historia de la insigne ciudad de Sigovia y compendio de las hlstorias de Cas- ~Mla; Ségovie, 1634, in-8°.
A. DE Santeuil.
Préface de r Histoire de Ségovie, cdlt. de 1«87.— Ttcànor, lliit. o/ spanish UUrature, II.
colmi ou golhs, poète flamand (du Hainaut), vivait au quatorzième siècle. H fut atta-