‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 37 sur 133 · COLNET · texte numérisé non relu

COLNET

eue À Jean de Beaumont, et composa un Rotulus, ou poème sur la bataille de Crécy, cité par Bréquigny, et inséré dans Froissart, édit. de Buchon. Le poète y célèbre la mort du roi de Bohème qui fut tué dans cette bataille.

Bréqulgnjr, notice des manuscrits. — Frotuarl, éd.

golnbt de ravel ( Char les- Jean- Auguste-Maximilien de), littérateur et journaliste français , né à Mondrepuy, en Picardie, le 7 décembre 1768, d'une des plus anciennes familles de cette province, mort le 29 mars 1832. Il fit ses premières études au collège de Rebais, dans la Brie, et entra ensuite à l'École militaire de Paris, où il fut le condisciple de Bonaparte. Peu disposé a suivre l'état militaire , il alla, deux ans après, finir ses études au collège de La Flèche, où il remjK>rta tous les prix. 11 vint à Paris, et commença a étudier la médecine; mais à la suite du décret qui expulsait les nobles de la capitale, il alla se réfugier chez un apothicaire de Chaulny, où il resta deux ans. De retour à Paris, en 1797, il géra, rue du Bac, près le Pont-Royal, une librairie, et bientôt il débuta dans la carrière des lettres par deux satires, Tune intitulée la Fin du dixhuitième siècle (1799, in-12); l'autre Mon Apologie. Dans la première il attaquait les réputations littéraires de l'époque , en ne faisant grâce qu'à Bernardin de Saint-Pierre et à Lemercier. La police en enleva les exemplaires. Cornet n'en publia pas moins un libelle appelé : Étrennes de Vlnstitut national, ou revue littéraire de l'an VIII (1800, in-1 2). Ces étrennes furent mal reçues, et la saisie en fut opérée. Alors leur auteur pensa que ses épigrammes passeraient mieux dans un journal, et il fit paraître en 1801 une feuille mensuelle ayant pour titre : Mémoires secrets de la république des lettres , ou journal de V opposition littéraire. Colnet, qui avait cru que Bonaparte ne s'était emparé du pouvoir que pour le céder aux Bourbons, avait d'abord tait des vers à sa louange; mais, détrompé bientôt, il voulut mêler de l'opposition politique à son opposition littéraire. On chercha alors à le convertir : le général Bertrand , l'un de ses condisciples de l'École militaire, lui envoya un émissaire qui l'engagea à aller trouver le général aux Tuileries ; « Diteslui où je demeure, répondit Colnet ;• et s'il a à me parler, qu'il vienne. » Alors la police intervint, et les Mémoires secrets, arrivés au dixhuitième cahier, furent arrêtés. Vers la même époque , d'autres publications occupèrent Colnet : la première rat un recueil des Satiriques du dix-huitième siècle (1800,7 vol. in-8°), qu'il augmenta d'une nouvelle satire de lui : la Guerre des dieux, poème heroïco-burlesque, imprimj)/ aussi à part ( 1800, in-12). Son autre ouvrage fut intitulé : Correspondance turque, pour servir de suite à la correspondance russe de La Harpe, contenant V histoire lamentable des chutes et rechutes ira*

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