‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 55 sur 133 · COMMODE — COMNÈNE · texte numérisé non relu

COMMODE — COMNÈNE

Ce dernier corps surtout, qnl avait montré une basse soumission aux caprices sanguinaires de Commode, accueillit la nouvelle de la mort de Commode avec des transports de joie dont un témoin oculaire, Marius Maximus, nous a tracé le tableau le plus saisissant. Il serait trop long de rappeler ici toutes les malédictions prodiguées à la mémoire de cet empereur : eues rempliraient plusieurs pages ; nous n'en citerons que les premières lignes : « Que Ton arrache les honneurs h l'ennemi de la patrie ; qu'on arrache les honneurs au parricide ; que le parricide soit traîné avec un croc ; que l'ennemi de la patrie, que le parricide, que le gladiateur soit déchiré dans le

spoliaire (1) etc. » — Pertinax ne céda pas à

ces violentes clameurs , et permit que le corps de Commode fût enseveli pendant là nuit. Dans la suite , sa mémoire fut réhabilitée par ses successeurs Didius Julianuft et Sévère, et Ton finit par mettre Commode au rang des dieux , par décret de l'empereur et du sénat. [M. Naudet, dans XEnc. des g. du m., avec add.].

Dion Caulqs, LXXU, et Excerpta vatieana. — Hérodlen, t, 10-15. — Capttolln, Mareui JnUmtou. — Laaa* pride, Cûmmotu*. - TUIeroonL, HUMr* desm**r*Un. t. II.

COMMOD1KK (Commdianus Qazxus)p\e plus ancien poète chrétien , vivait probablement dans le troisième siècle de l'ère chrétienne. Nous ne savons de lui que ce qu'il nous en apprend luimême dans son poème, D'après son style en général et par de certains mots qu'il emploie, nous pouvons inférer qu'il était originaire de l'Afrique. Luimême répète à plusieurs reprises qu'il avait été longtemps païen, et que la lecture des saintes Écritures l'avait converti. Quant à l'épithète de Gazxus, qu'il se donne à lui-même, le sens n'en est pas clair. L'auteur veut-il dire qu'il était de Gaza ou qu'il était trésorier de l'Église? Cette dernière interprétation est la plus probable, (/époque à laquelle il vivait a été un sujet de discussion. Rigault a conclu d'une correction conjecturale faite par lui-même k un passage obscur de Commodien , que celui-ci était contemporain du pape Sylvestre (314-335), et de Constantin le Grand; mais les longues et minutieuses recherches de Cave et de Dodwell ont prouvé clairement que ce poète appartient au troisième siècle de notre ère, et que l'on peut avec quelque certitude placer son existence vers' 370.

I* poème de Commodien est intitulé : Instruction** advenu* yentium deos pro christtitna disciplina; il est divisé en quatre-vingts sections. Les trente-six premières attaquent les divinités de la vieille mythologie, et ont pour objet la conversion des pécheurs; les quatre suivantes sont dirigées contre les Juifs; le reste concerne la morale, et est destiné à l'instruction des catéchumènes et des pénitents. Le style de cet ouvrage est aussi barbare que prosaïque,

(t) Le tpoiiaire «tait an endroit, près de PinpUIMâtN» où Fou traînait aveo un croc k« fladiajeura toea oaj biffât? mortellement.

11 semble que l'auteur a voulu, afin de mieux montrer son mépris pour les beautés poétique! du paganisme, violer toutes les lois du langage et celtes de la versification. On peut en juger par les lignes suivantes, que l'auteur donne pour des vers dactyliques hexamètres :

Prefallo noatra vlan erraaU demoMtrat Reapeetuanqne tonam.oum venant hmoU mu, Ateraïun Ufi i tjaod diMpadunt |mcu corda.

Par un tour de forée puéril, Commodien est parvenu à faire des aoroatiobas de toutes les sections de son poème. Les lettres initiales des vers de chaque section reproduisent le titre mi* en tête de cette section pour en indiquer le sujet général. Enfin, pour couronner dignement l'œuvre, tas lettres initiales des vingt-six derniers vers du poème forment les mots suivants : Commodianus Mendicu* Ckristi. C'est, pour ainsi dire , la signature de l'auteur.

Les Instruction*^ de Commodien furent publiées pour la première fois par Rigault, Tout ( Tullum Leucorum), 1660, in-4° \ elles furent réimprimées à la fin de l'édition de saint Oyprien par Prier, Paris, 1M6, in»fol.jdans la Biùliotheca PtUrum de Lyon, vol. XXVII; dans la BibliothêM PtUrum de Galland, vol. m, p. Ml,et séparément par fichurzfleiscli ; Wittcnberg,l704, ln-4*,

Cav«, HistoHa HtUrmia, l, f 14. ~ IHipiD, Nonveife bMiotkéqw, |, 11», - Otidjn, Comment, de script, ecclc- Uut.. 1, 919. - Fabrtctes, Bibliotheca latina, 1, ?it, ci Mbliotheca medii «tri, I, HSt-ti48. - PMsge, 0$sa*4ckêt dsr (heoloçiêéà ftVfeMiuwA, H, M.

OOHMOtO. Voy. ConoDi.

€OMHÉifBs famille impériale grecque. Voy. Alexis, Ardronig, Awne, Davib, Isaào, Jr*n, Manuel.

*coMirfcirB (Jean), voyageur vainque, vivait au dix-huitième siècle. On n'a sur lui que les détails qu'il nous donne tatanême dans sa De*~ cription du mont Athos. Il était médecin; H fit un pèlerinage en Terre Sainte, et à son retour il passa plusieurs années dans un couvent du mont Athos. H revint en Valaehieen 1700, et publia l'année suivante un poème en grec moderne, intitulé : Description du mont Athos. Cet ouvrage, imprimé dans le monastère de Synagobe, 1701, in-8°, a été reproduit, avec une traduction an vers latins, dans le septième livre des Palmoaraphia grxca de Montfauconj Paris, 1708, fn-fol. Cette description, quoique curieuse, contient trop peu de détails sur les bibliothèques du mont Athos, et sur les manuscrits que les moines grecs conservent sans aucun profit pour les lettres.

Mootfaucan, PâUeograpkUt, I. VU.

coMUfENB (Demetrtu* Siephanos), général et historien, né en Corse, en 1749, mort à Paris» le 8 septembre 1821. Il était arrière-petnV fils de Constantin V, Protogéronte de Main*. Il fut élève du collège de la propagande à Rome, devint capitaine de cavalerie au service de France (1778), suivit la famille royale dans l'éniigratinn,

COMNtNE —

ftjt employé par le comte d'Artois pré* du roi de Nantes Ferdinand IV, en réfugia de Parme en Bavière, pois rerint en France en 1802. LaBestauranoo le fit maréchal de camp, n ett mort sans enfants. Son Précis historique de la maison impériale des Comn ènes ; Amsterdam, (Paris), 1784, in*0», est un trèsnnédioere ouvrage, flocnnane fit paraître, en outre, nue Lettre à M. KechsurVéelatoeissementfun point d'histoire relatif à lu fin trafique de David Comnène, dernier empereur de Trébitonde (Parie, 1807, m-T); — Notice eur la maison Comnènêetsmrsesvieiseitudes, sur les circonstances qui l'eut transplantée en France, et sur le dévouement du primée Dém. Cornnineà lacause du nei, pendant la révolution ; Pari», 1816, in~0». [Bnc. des 9. du m.]. 9ioçrgpai$ port, est ■wfow»nmtm.

OW© (Ignasio- Maria), littérateur napolitain, mort è Nantes, en 17M). n s'est mit remarquer par «es poésies latines et ses connaissances sur l'antiquité. Ou a de lui : Jnscriptiones stvlo lapidario visas exkibentes summorum pontifiât** etcardinalium regni Neapolitani ; — Histoire de la célèbre eonjrérie de la trèssainte Trinité de Nantes (en italien) ; - une lettre italienne sur le savant P. Jaeopo- Antonio det Monaco ; — un grand nombre de poésies et des éfngranmes en latin et en italien.

TipaMo, BioçraM *pJ< Itatimni illustri.

cohodi ou Goamooo {Andréa), peintre italien, né à Florence, en 1560, mort en 103$. Élève du CÈgoli, il alia jeune a Rome, où il se fit connaître comme peintre de portraita ; il excellaè copier les tableaux de maîtres, et il eut trompé les plus habiles eonnaJasenrs. De retour danssa patrie, outre un grand nombre de oes copies, il peignit de» tableaux, dont le plus célèbre fut un Jugement dernier, très-loué par Orlandi. Entre autres ouvrages, on voit de loi à Florence un Sacrifice d'Abraham, au palais Gino Capponj, et Saint Charles priant, à l'église San-Carlo dei Barnabiti. E. B—n.

Bagllool, rite dSpiUori deiiSTtat itit. ~ OrlaMlt, Jktoetdario. - BaMinuafJ, NoHUe. - rsatoai, QuiAa tff Firtnze.

* coaioffTfts ( Iniço os), peintre espagnol , vivait à Tolède en 1529. Il était élève d'Antonio de) Binoen, et devint son fresquiste. Il peignit en 1495 V Histoire de Pilatc sur les murailles du cloître de la cathédrale de Tolède, et en 1529 l'entrée de l'ancienne sacristie.

QolWet, Dictionnaire des peintre* espagnol*.

* COMOhtos ( Francisco ne), peintre espagnol, fils du précédent, né à Tolède, mort dans la même ville, en 1504. Il apprit à peindre sous les leçons de son père et de son oncle Antonio, peintre médiocre. Francisco Comontès a mis au jour un grand nombre de compositions : en 1533, il termina le grand mettre autel delà chapelle des rois, d'après les dessins de Philippe Yigarny ; de 1536 à 1540, il travailla pour le chapitre de la cathédrale de Tolède. En 1559 11

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