‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 56 sur 133 · COMPAGNON S5S · texte numérisé non relu

COMPAGNON S5S

fit pour la même éejhte un Saint Barthélémy, regardé comme son chef-d'œuvre, et s'occupa ensuite avec Isaac de Halle de la restauration des tableaux du clottre.

Qoliuet, ÙicUmmaêr* des potntru upmpnolê.

*ooM*àJLM (Nicolas), fameux écameurde mer hollandais, néen 1687, à Peetzaanen, dans la Nord-Hollande. 11 rot pendant longtemps le fléau du commerce de toutes les nations, sans excepter ses compatriotes; H quitta enfin son odieux métier, et ayant obtenu des lettres de pardon des États de Hollande , il rentra dans sa patrie, ou 11 trama sa vieillesse dans la misère et Topprobre. n vivait encore en 1655 , et se vantait d'avoir pris ou pillé plus de trois cent cinquante navires. A. de L.

VnTettv,,Jr<#tttfof générale dslanmrtne.

ca>HM«an ( ntno ), historien florentin, né vers 1260, mort le 26 février 1323. H fut en 1293 élevé au poste important de gonfalonler, et il remplit avee distinction les premières charges de la république. II écrivit une Jstoria fierenfliw, qui s'étend de 1280è 1312, et qui, imprimée à Florence en 1728, a reparu è Pise en 1618, è Lfvourne en 1830, à Parme en 1842. On a aussi de ml un discours (oratione) sur son ambassade en France auprès du pape Jean XXII pour le féliciter de sa nomination. G. Baumrr.

nraboacM, Starla delta lêttermntra, t. XI. p. im. - ApMtoto Z«oo, LetUre, 1 1. p. fTI j 11 SM. - Mortel. Biblioffraâo itorica delta Totcana, t. I, s. t». - Cr«clmbeni, Ittoria delta patrta, t. If, part II, p. m. — OlngOMé. met. ÎUt. d'It , I et 11.

compaoui ( Domenieo degli Camei ou des Camées), graveur italien, natif de Milan, mort vers 1490. H fut surnommé degli Camei à cause de son talent dans l'art de graver en relief sur les pierres fines. Parmi les enefs-d'eeuvra qu'il produisit en ce genre, on cite son portrait de Louis le More, exécuté sur une opale d'une dimension remarquable. Mariette et Vasari par* lent avec admiration de ce travail. On trouve quelque»>unes des productions de Oompagni en Angleterre, où elles sont fort recherchées, et en Allemagne. Cet artiste était estimé de la plupart des souverains contemporains.

Nagler, Neues Ally. Kvnttl.-LexU. - Marielta, Abbecedario. - Vaaarl. rif.

*com>A<ufO (Sdpione), peintre napolitain, vivait è la fin du dix-septième siècle. Élève de Salvator Bosa, il peignit des marines et des paysages, touchés avec esprit, mais d'un coloria souvent faux et exagéré. E. B—n.

Winckelmann, Neuet Mahler-!*rtcon.

compagnon (P.), voyageur français, mort à Paria, vers 1760. D était (acteur de la compagnie française du Sénégal, dont l'intelligent et actif Brué était gouverneur général. Depuis 1608 Brué désirait établir des relations avec le Bambouck, pays important par ses mines d'or ; mais la mauvaise situation des- affaires de la oompagnie avaitempéché toute tentative sérieuse, Oe ne fut qu'en 1718 que le gouverneur trouva dans Compagnon un explorateur courageux

COMPAGNON — COMPAGNONI

capable de réaliser ses plans. Muni de présents propres à lui gagner lalnenveillance des chefs indigènes, Compagnon, en un an et demi, lit trois voyages dans le Bambouck. H se rendit d'abord au fort Saint-Joseph, situé près de Makanel (pays de Galem), et revint, en ligne droite, au travers des montagnes, jusqu'au fort Saint- Pierre, élevé à Caynoura, sur la Falemé, l'un des affluents du Sénégal. Il suivit ensuite la Falemé depuis Onneka jusqu'à Naye, puis il parcourut l'espace compris entre Babaiocolara, sur le Sénégal, et Netteko et Tambaoura, situés au centre du Bambouck, dans le canton aurifère. Grèce à d'opportunes largesses et à une intelligente audace, Compagnon sut se concilier l'affection des farims ou chefs de village. En remontant la Falemé, il découvrit les mines d'or de Fourkaranni de Segalla, de Goingui-Furanno; il soupçonna que le pays devait renfermer encore des mines d'argent, de cuivre , d'étain, de fer, de plomb, etc.; il recueillit des minerais qui furent essayés et envoyés à la compagnie Compagnon ne fut sans doute pas récompensé de ses travaux comme il le méritait, car il revint à Paris, ou il exerça la profession d'architecte, et pourtant il est le premier (1) Européen qui ait fourni des renseignements certains sur le Bambouck. Quelques voyageurs de cabinet ont mis en doute l'exactitude du récit de Compagnon et même la réalité de sa mission : un fait authentique détruit ces suppositions, c'est qu'il existe au dépôt géographique du ministère des affaires étrangères une carte ùu cours de la rivière de Falemé depuis les environs du Dambanna jusqu'à son embouchure dans le Sénégal, levée sur les lieux en 1716 par Compagnon, carte copiée par d'Anville. Alfred de Lacazb.

Labit, Relation de V Afrique occidentale, IV. — Preyost, Histoire générale des rodages, III. - De Golbéry, Voyage en Afrique en 1T88. - Walckenaer, Histoire générale des voyages, 111, su-Mi ; — Araédde Tardlen, Sénegamble, dans l'Univers pittoresque, 81.

compagsoh I (Camitlo), prédicateur italien, frère de l'évèque d'Osimo, né en 1698 , mort en 1777. Il entra dans la Compagnie de Jésus, et se distingua par ses connaissances et son talent homme prédicateur.

Feller, Dictionnaire historique.

compagnoni (Giuseppe), littérateur italien, né àLugo, le 3 mars 1754, mort à Milan, le 19 décembre 1834. 0 fit ses premières études dans sa ville natale. Appelé d'abord à Bologne comme directeur de la Société d'Encyclopédie , il devint

(1) D'après de Golbéry, vers la fin du quinzième siècle, les Portugais se seraient rendus maîtres de tout le Bain* bouk, pois se seraient entrsfdétruiU; le reste, décimé par les maladies et les excès, aurait été exterminé par les Indigènes, qui auraient ainsi conserré contre cette nation et les Européens en général une naine profonde. Comme preuves de cette tradition, de Golbéry signale l'existence de ruines d'anciens forts et de maisons de construction portugaise, et surtout la quantité de mots portugais mêlés à la langue des Banboukalns. Cadomoste ne fait pas mention de celte conquête, qui a dû s'accomplir vers son époque

ensuite secrétaire de la légation de Ferrare. En 1796, avant rétablissement de la république cisalpine, il fut chargé du secrétariat du gouvernement provisoire de Ferrare et député aux congrès de Reggio et de Modène. Au temps de la république cisalpine il fut nommé professeur de droit à l'université de Ferrare. Le général Bonaparte, quil'avait connu à Bologne lors du congrès de Modène, le nomma membre du corps législatif ; et le Directoire exécutif l'appela au tribunal de cassation. Pendant l'invasion austrorusse, Compagnon! se réfugia en France. Après la bataille de Marengo, il retourna à Milan, y fut chargé de l'instruction publique, puis il devint professeur d'économie politique à Pavie. A l'époque de la proclamation de la république italienne, il fut nommé secrétairedu conseil législatif. L'empereur Napoléon en inaugurant le royaume d'Italie le nomma, en 1805, secrétaire du conseil d'État et conseiller en 1810. A l'occasion de la réorganisation de l'ordre de la Couronne de fer, Napoléon, ne le voyant pas dans la note qu'on hii avait soumise, le nomma spontanémentehevaher. Après la chute du royaume d'Italie, Compagnoni resta à Milan, où il vécut loin des affaires politiques, uniquement occupé de ses études de prédilection. On a de lui: BlemenH di diritto costituzionale democratico; Bologne, 1797 ; — Catone, de Re rustica, volgarissato per laprima volta; Venise, 1788;— ProspettopolUico dell anno 1790 ; — Il Mercurio cTItalia nel 1796 ; dix numéros; — Epicarmo,ossia lo Spartano, dialogo di Platone, novellatnente scoperto; 1797 ; — la Grotta di Vilenissa, poème ;Triestev 1795 ; — le Veglie del Tasso, avec traduction française en regard, de Mimant; Paris. Il publia en outre à Milan, sous le pseudonyme de Giuseppe Belloni, antico militare italiano, plusieurs ouvrages, dont les principaux sont la Storia d1 America, en 28 volumes, et les histoires delV Impero dTAustria, delT Impero Russo, edelV Impero Ottomano. D.M.

MussarelU, Biographies autographes inédites. — Tipaldo, Biograps degli ItattaM Utnstri.

coMPA«ifOJ»i {Mario). Voy. MARAroscat.

compagnon! (Pietro), littérateur italien, né à San-Lorenzo (Lombardie), le 28 mars 1802, mortà Lugo, le 13 septembre 1833. Il fit ses études sous la direction de TomassoAncarani, entra dans lesordres, et devint professeur de rhétorique et de géographie à Lugo. On a de rai : / sette Salmi penitenziali di Davide ed il Salmo 103, parafrasati e di utilissime note corredati da due chierici Lughesi, en collaboration avec Gian Nuvoli ; Lugo, 1821, in-8#; — Collesione di Epigraphi italkmi;Lugo, 1829, în-8° ;—Prosa sul natale di Cristo; ibid., 1830, in-8°; — Brano (Pun sermone di son Bernardo in volgare toscanorecato ; Lugo, 1831, in-8°; — Gesù al cuore dellamonaca considerazione ; Lugo, 1832,in-12;— Novella Piacevole,scrittadaun maestro di scuola ad imitazione délie novelle

Ml

COMPAGNON! — COMPAND

del Cesari; Logo, 1831, in-8#; Brève cenno sulla santità e dottrina del beato Alfimso IAgori; ûtA.i—IHalogo/rà due giovinetti net di sacro a San-Nicolo; ibW.; — Divozione dette sei dameniehe precedenti la /esta del? angelieosan iMigi Gonzaga dapraticarsi dalla giovent* eristiana ; Lugo, 1833, in-8* ; — Orazioni al beato Alfonso IAgori; Lugo, ibid.

TlpaMo, Bioçrafia degH ItaUsaU iUmstri, IV, *79. - FeUer, Diettonnakre kistoriowe.

c©m»a«hohi (Pompeo), historien italien, mort Tera 1715. On a de lui: la Regia ptcena ; Macérai*, 1661 , in-fol.; — Memorie istoriche delT anUeo Tuseolo, Oggi Frascati; Rome,

CbaiKtoo et DetaiMUae, Dict. hist.

comfagmoiu (Pompeo), littérateur italien, de la famille du précédent, né à Macerata, le 11 mars 1693, mort le 2& juillet 1774. Il fit se* premières études dans sa patrie, et alla à Rome en 1712, où il suivit les leçons de Gravina. Compagnon! embrassa l'état ecclésiastique, devint archidiacre de Macerata et auditeur du cardinal Francesco Barberini. Le 2 octobre 1740, Benoit XIY le nomma évoque d'Osimo et de Cingoli. On a de lui une épltre latine a l'académie de Cortone, en tète des fragments de Cyriaqued'Ancone, annotés par Annibale Olivieri ;— Memorie historico-critiche délia Chiesa e de" vescovi d'Osimo; Rome, 1782, 5 vol. in-4°.

Veccttettl} rie de Pompeo Compactant ; Rome, 17M. - Chaadon el DeJandloe, Dictionnaire universel.

* compagnon (Sforza, chevaKer), peintre italien, né à Macerata, vers 1600, travaillait encore en 1660. Lanii le classe dans l'école romaine, mais il appartient plutôt à celle de Bologne, ayant été l'un des meilleurs élèves du Guide ; c'est à tort que Malvasia le fait sortir de l'école do l'Albane. On voit de lui plusieurs ouvrages dans sa patrie; le plus remarquable est l'écusson de l'Académie kdes Catenati; on pourrait le croire du Guide. E. B— if.

Malvsria, Felsina piUrict. - Laazl, Storia pittorica.

COMPA1N (Matthieu) y antiquaire français, né à Lyon, vers 1605, mort dans la même ville, en 1678. Il faisait partie de la Congrégation de Jésus. H avait le goût des antiquités, et forma un fort beau cabinet, qu'il vendit à un seigneur allemand. De l'argent de cette vente il fit construire à Lyon la bibliothèque Saint-Joseph, qu'il dota richement. En 1762, lors de la suppression des Jésuites en France, cette bibliothèque fut réunie à celle du collège. 4

Chorter, P. Boessatii vUa, p. lia.

compan (***, abbé), littérateur français, né à Arles, vers 1730. U étudia la jurisprudence et la théologie dans son pays, et se fit recevoir avocat au parlement de Paris. Plus tard , il entra dans l'état ecclésiastique, et fit partie du clergé de Samt-André-des-Arts. On a de lui : V Esprit de la religion chrétienne opposé aux moeurs des chrétiens de nos jours; Paris, 1 763, In-12; — le Temple de la piété, et Œuvres diverses;

Paris, 1765, in-12 ; antre édition : le Voyage au Temple; Paris, 1769, in-16; — Nouvelle méthode géographique, précédée d'un Traité de la Sphère et des Éléments de géométrie, terminée par une Géographie sacrée $ Paris, 1770, 2 vol. in-12. Cet ouvrage a été rédigé d'après les geograpbies des abbés Lenglet-Dufresnoy et Nicole de La Croix.

Fréroa, jémx fit:, IV, 161, et VII, «M, SIS. - Urther, Examen critique, m.- Qaémd, la France Utt.

COM9AH (Charles), romancier français, né vers 1740. 11 travailla au Petit Almanach de Rivarol. On a de lui : la Nature vengée, ou la réconciliation imprévue; Paris, Amsterdam, 1769, : in-12. Ce roman est souvent attribuée l'abbé Compan; ~ le Mariage-, ibid.; — le Palais de la Frivolité céleste; Amsterdam, Paris, 1773, in-12; — les Aventures de Colette, ou la vertu couronnée par Vamour; Amsterdam (Paris), 1775, in-12; — le Secret, divertissement en vaudevilles, un acte; Paris, 1780, in-12, non représenté. — Dictionnaire de Danse, contenant Vhistoire, les règles et les principes dé cet art; Paris, 1787 et 1802, petit in-8".

Fréroo, Aimée littéraire, 17» . vi, us. - Bibliothèque des romans , jtrtllet et septembre 17SI. — Qoérard, la France littéraire.

* compas (Honoré), harpiste et violoniste français, vivait à Paris en 1798. Il était violoniste au théâtre de la Pantomime nationale. On a de lui : Pièces en concert pour la harpe; Paris, 1779; — Recueil de petites pièces pour la harpe; ibid.; — Méthode de harpe, ou principes courts et clairs pour apprendre à jouer de cet instrument, avec plusieurs*petites pièces pour V application des principes, et quelques ariettes choisies avec accompagnement; Paris, 1783; — Petite méthode de musique ; Paris , Frère.

Fétts, Bicçr. universelle des musiciens.

*co»ahd (Jean), écrivain français, né à Dalon (diocèse de Pamiers ), en 1771, mort le 7 février 1835. Élève du séminaire de Cahors, dirigé par les prêtres deSaint-Lazare, il entra dans cette congrégation célèbre, et après avoir professé la philosophie dans plusieurs séminaires de province, il fût appelé à enseigner cette science dans celui de Saint-FirminàParis. Plus tard il remplit les fonctions d'aumônier de l'hôtel des Invalides, et quelques années avant 1 789 celles de supérieur du séminaire de la mission à Toulouse. La révolution le força de chercher tour à tour un asile à Barcelone et à Rome. Après douze années d'exil, il revint dans la capitale du Languedoc, où il accepta une chaire de théologie, qu'il occupa jusqu'en 1830. On a de lui : Traité des dispenses de Collet, dont il a fait un ouvrage presque nouveau, par les notes, les corrections, les augmentations, les éclaircissements dont iU'aenricJii ;— Histoire de la vie de Jésus-Christ, composée à la prière de madame Louise, fille de Louis XV.

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COMPAND — COMPA&ET

JeurenJ Ma|,e* MtL rfnfWT, p. te* - VUnkten r«*V

'CMPAHS (/«M-itoMMflM, COMVU), tt>

nérai traçais, né à Salies ( Hantt><teonne), teMjuiu 170», mort àBtegnae ( Hante»Guraune), te lu novembre 1845. Il fit se» premières csm» pannes mx armées des Aises et d'Italie, iMorpore en 1799 dans l'armée des Alpes que tenait de créer le Directoire, et dont le général Grenier avait reçu le commandemaiit, Il fut mis à la lête d'une drvtefent de 16,000 hommes, déboucha par te raflée de Stura , en Piémont, débloqua Conf, qu'il mitante, et s'empara de Possano et de Savfguano. Masséns avait enjoint as général Sachet de rouvrir les communications entre ia droite et la gauche de Farinée , et éé dénoquei ainsi mie partie de Pâmée française qui sans sou- Mers, demi-nue, aa miHeu des neiges et des S/Sees , devait demander ss nourriture à quefqnes plantes sauvages, souvent dangereuse*, disséminées autour de Is position qu'eue occupait. Cette difficile mission rat confiée à Compans , qui pour arriver è son ont devait gravir la montagne de Sette-Pani, te plus hante de cette partie des Apennins. D part; le corps autrichien qui en défendait rapproche est culbuté ; alors le général fâcha de gravir te montagne, natte te neige dont elle était couverte, et surtoct tenait, qu'au brouillard épais rendait trèsobscure, te forcèrent de bivaquer non loin des retranchements* dont tes coups de fusil indiquaient saute te direction, A te pointe du Jour, s'attaque recemnttnce; Compans se précipite l'un des premiers dans tes retraiiehemenU, et 1,000 à l»n00 prisonniers restent en ses mains. Ce beau débat méritait une récompense : on fusil d'honneur fut décerné au grenadier Butor, uni te premier avait pénétré dans tes retranchements. Suchet l'annonça avec solennité à la brigade sons tes ormes? à cet instant s'éleva dans tons tes rangs un cri ananime : « Cestte général Compans oui te mérite ! vive le général Compans 1 » La prise des retranchements de san-Giacomo allait sans doute couronner cette première victoire, lorsqu'une balle le mit hors de eombst Avec hri s'évanouit l'espoir du succès, et l'armée se retira derrière le Var. La bataille de Jtfarengo nous ayant rouvert les rx>rtesdentâJte,k»bovdsdoMiii(^,Borghetto, Mcsrtebello, Vilte-Franca, Sparâno lurent témoins de te bravoure de Compans. A te par* de LnnéviDe, il reçut le commandement de te province de Coni, on deux ans aaparavant il avait fait te guerre, et que sa hante probité avait su sauver de te fureur soldatesque. Ce pays était infesté de brigands, restes de ces bandes soudoyées par te cour de Sirdaiane, et connus sons le nom de barbets. Traqués de toutes parts, ils n'avaient d'asile que tes montagnes. Compans s'y était égaré à te poursuite d'un chamois. Il était seul, tente, lorsqu'il tomba entre les mains de quelques-uns de ces bandits. Il

an crut perdu ; mois l'un d'entre eux, s'approcliant de hri : « Soyez tranquille, général, lui dit-il, n'avons pas oublié que pendant la guerre avez protégé nos faunes, nos entants, et conservé nos maisons* » Appelé A U grande anoéeen qualité de chef d'état-major de Lannes, il se trouvas Austerirtz, où il fut blessé. Pendant la campagne de Prusse et de Pologne, où il ne cessa de se distinguer comme chef d'état-major du 4* corps, il fut saeeessrremeot élevé au grade de général de division (23 octobre 1006) et de grand-officier de la Légion d'honneur ( t f juillet 1807 ). Il rat créé comte de l'empire le I** mors f 800. Désigné pour faire la campagne de Russie, Compans, qui faisait partie du 1er corps d'armée, commandé par le prince dTEckmtml, contribua â te prise de Smoiensk, chassa les Russes de te redoute de Chawarrfae, de laquelle l'artillerie ennemie foudroyait Parmée française, et il assista, quoique blessé, à ta bataftle de te Moskowa. La campagne de Saxe grandit encore la réputation de Compans, et lui valut delà part de l'empereur te qualification de général de ba~ taille du premier mérite, éloge qu'H justifia à Rautzen, au passage de te Sprée, à Dresde et è Leipzig, où il fut grièvement blessé. Pendant la campagne de France, il reçut divers commandements isolés, et rat chargé d'occuper Sezanne lorsque lut livré le combat de la Père-Champenoise (25 mars 1814); mate, découvert et débordé de toutes parts, il dut évacuer celte ville et se retirer devant l'armée prussienne jusque sous Paris. Ayant appris te défense héroïque des élèves de l'École polytechnique, qui étaient enveloppés sur te butte Chaumont, Compans, quoique btessé, quitte Romainville, où il avait pris position, vole an secours de ces élèves, et est assez heureux pour les conserver à te patrie. Telle fut la dernière action d'éclat de la vie militaire de Compans. Entré , après l'abdication de l'empereur, dans unconsefiformé par Louis XVÏ1T (Ornai 1 81 &), sous te nom de cornes/ «isonerre, et qui n'eut qu'une courte existence, il reprit les armes aux cent jours, et fut lait prisonnier à Waterloo. Le 19 août suivant te roi l'éleva à te dignité de pair de France. lie nom de ce général est inscrit sur te côté est de l'Arc de Triomphe de l'Étoile. A. Sauiav.

archives de la guerre. — Moniteur du 9 wuH m*. — Éloge funèbre prononcé par M. le lieutenant géaéral baron Berthezéne, à ta chambre des Pefra, le S entl ii*?.

*comparbt (Jean - Antoine), littérateur Suisse* né è Genève, en !722.0n a de hri : Traduction en vers français du premier chant de la Secchia capita de Tussoni; — Lettres à /. J. Rousseau sur son livre intitulé : Emile; Genève, 1762, in- 12 ; — Discours sur le commerce et l'administration publique, trad. de rftafien de Beccaria; Lausanne et Paris, 1709, in-8* ; — de V Éducation morale des enfants; Genève, 1770, in-S°.

Séaebfer, Htttoire littéraire de Genève, III, m - OwétarS, i* Fnmct tuteraére.

9oo

cmpasbiti (Andréa), médecin et physicien italien * né à Frioul, en aoftt 1746» mort à Padooe , le f% décembre 1S0I . Il étudia la méô> dneà Padoue, sons le eéJèJtfeMorgagnt, et s'établit à Vente. Il fut rappelé à Moue pour y occuper la chaire de médecine pratique et théorique, on a de lai : Occwêus mediei dé mga mgrïtudin* infirmUaHê nënwutHi Venise, 171)0, in*8*j — Oàiêtvationet de tuée infléxa et cotoridtu ; Padotie, 1787, h*4#; — ùbééreationm anate* mtoee de aure intima emparât*; Padoue, 1799, Jn-4°, figures: le but de fauteur est de prouver que fouie a son siège dans le labyrinthe membraneux j cet outrage est rempli de faits pré* dent* — Prodrmo di un trattato di ruica eegetaèMe; Padoue, 1791-1799, 2 toI. N°; — nucontti fiteo-èotahiei ad «*> tftnfeos.Padoue, 1792, 1W • —, Saggio délia icuola cl*> nica nello êpédaie cipi&di Padom; Padooe, 1799, fo-9?; — Oêimxtzàoni êtUta propriété delta CMna dêi Braêile; Padode, 1794, In-^j ~ Mscontri mediei dëUe fébbre+iarvate pe~ rtodiâMe pemkioêe; Padotie, 1795, to-a» : cet oo irrage contient beatiODOp d'objet vallons intéressantes »dr lea fièvres intermittentes perah dense* larvée*; — Ofmrvatiônes dioptrie* et nnatomécs emparât* de cotorUmê apparentidus, tfitu et oculof Padooe, 1799, hv4*j Gouiparettl attribue plusieurs des phénomènes de la diffraction de la lumière * Imperfection de la structure de l'œil j — ftucontto clinico del mum ospedale, o rtgolamenti m$duwpr& ticket Padooe, 1799, to*e«j — la Dinamiea antmaié deeV tnseitif Padooe, isoo, ta-r.

iMMeaiM Pftfttdrol), 4«#9lo êêprm ta pus lottotaria M Andréa Comparait l, V«*btj MM. — Biographe» mé- "- '- VéU»,

COMPARÊTTI — COMPTON

«wwi — Feller. Dictionnaire historique. Btograph. utiiv. déi muitcietti.

* couMNiirs (Esaie), organiste et luthier allemand, né vers 1560, virait à Bronswick en 1616. II était facteur d'orgues et d'Instruments dn duc de Brunswick, et avait Inventé un jea de Dote en bois (double flûte) qui chantait 4 Fodave. Compenltts a construit l'orgue du châ* f ean de fiessen , composé de vingt-sept jeux en tuyaux de buis, terminé en 16U et transporté en 1616 à Fr&ierfcsbourg (Danemark); — le grand orgue de Bftckebottrg, de quarante» huit Jeux, trois claviers et pédale, achevé en 1G16; — rorgoede Téglise Samt'Maurice, à Halle, terminé en 1625. Compenius a laissé «i manuscrit un traité de la construction des tuyaux d'orgue et de quelques autres parties de cet instrument.

Pketorlfb, Spttagma mu tic, 11, tto. - Fétfa, BtOtfTù»

ph40 ttttWtrtmtâ dot Mtf5MI0M<

* c*3nPÈm*(Ctoudè»Anleine)i général français, né à Chalons (Marne), le 21 mal 1774, tué à la bataille de la Moskowa, le 7 septembre I S 12. Sergent au 10" bataillon de Paris, dit des Amie de la patrie, do 4 septembre 1792 au 15 janvier 1793, H entra sous-lieutenant adjoint m\ adjudants généraux le2i novembre suivant, et servit

aux armées du nord et de Sombra et Menée. Lieutenant à la 33* demi-brigade ( 6 avril 1796), puis capitaine à la 17* ( le 9 octobre 1796)» il fut employé aux aimées de l'ouest et du Danube, et rat blessé à la tète à la bataille de Zurich, où il obtint sur le champ de bataille le grade de ohef de bataillon, le 24 septembre 1799. AMe de camp du général Saltigny le 6 février 1800, puis chef de bataillon au 13° régiment d'infanterie légère, il fit les campagnes d'Autriche (1805) et de Nantes (1806), et ae distingua an combat de Campo-Tcnese, le 9 mars. Étant passé au service de Joseph, roi de llaplea, comme major de la garde (1er mai taoe), Il Ait nommé colonel le 30 octobre 1807, et général de brigade le 24 décembre 1808. Rentré an service de France dans ce dernier grade ( 10 janvier 1812 ), il fit partie de la »• oV vision de la grande armée, et se trouva à la bataille de la Moskowa, ou, après avoir emporté deux redoutes, fl trouva la mort en voulant en arracher une troisième à l'ennemi. Le nom de ce généra] est inscrit sur les tables de bronze du palais de Versailles. A. Sauna*.

Atehépet ûo la guerre. ~ Ouiletins U J# grande armé* 1. 1, p» ai.

GOMPBYfl (Jean na), seigneur de Torrens, capitaine savoisien, mort en 1 473. 11 avait acquis, par son courage et ses services, le premier rang auprès d'Amédée VIII, duede Savoie. Cette haute laveur lui fui continuée par le duc Louis. En 1449 Compeys fut envoyé au secours de la république de Milan, contre Francesco Sforaa et les Venitiens, avec unearméede six mille montagnards (i ). Ces hommes à demi sauvages envahirent le Novarrais, et traitèrent avec une cruauté excessive lea villages et les châteaux dont ils s'emparèrent ; mais ils échouèrent devant Novarre. Compeys fui fait prisonnier dans une escarmouche, et son armée mise en pleine déroute à Borap-Mainero, le 20 avril 1449, par Bartolommeo Coleoni , général vénitien. Remis en liberté, Compeys se rendit à Turin poux vider un défi qui lui avait été porté par un chevalier sicilien, Giovanni de Bonifaocio. Lea deux champions se battirent trois jours à outrance, sans qu'il y eût de vaincu. La condoite*taotasne de Compeys causa ensuite des troublesdana le duché. Charles VII, roi de France, appuya les mécontents, et le duc Louis dut se séparer de son favori, qui ne rentra en faveur que pour être disgracié de nouveau, sous le règne, du duc AmédéeDL

Galchenon. Bistotre généaioçiqv* do la maison de Savoie, II, 85. — Marlno Sanoto, y\Xe de' duchi di f enczia-,m\. — Stmonetà,IiUtona Francl*ciS/ortUe, Kb. XV||f sti. — MMMadl, Uiètoif du républiques italiennes, IX, SIS. - Chronologie historique des ducs de Savoie, dans CArt de vérifier les dates, première partie. XViï, m.

*co«rros (Thomas), théologien anglais, né à Cambridge, en 1593, mort à Liège, le 24 mars 1666. 11 entra dans la Société de Jésus, et

(i) Ed erano da sei mita varàarl (Ssauto).

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