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s'y fit remarquer par l'étendue de ses connaissances. An moment de sa mort, il gouvernait le collège des Jésuites à Liège. On a de lui : Prometheus Christianus, seu liber moralium, in quo philosophie moralis finis et scopus aperitur; Anvers, 1662, in-8*; — -de Philosopaia universa; Anvers, 1649, in-fol.; — Theologix seholasticm ton* duo , in Summum sancti Thomm; Liège, 1669 et 1664, in-fol.
Catalogué dé la BibL impér.
comptoic (Spencer), général anglais, né en 1601, mort le 19 mars 1643. Fils de Guillaume, comte de Northampton , il fut nommé chevalier du Bain en 1616, lorsque Charles, duc d'York ( depuis Charles Ier ), devint prince de Galles. En 1622 il accompagna en Espagne ce prince, qui le nomma maître de sa garderobe. Il le suivit encore en 1639, dans l'expédition contre les Écossais, et se déclara avec force pour la prérogative royale contre les prétentions du parlement En 1642, lorsque Charles fit élever à Nottingham l'étendard qui donna le signal de la guerre civile, Spencer Compton accourut un des premiers se ranger sous le drapeau royal, et rendit à la cause du monarque des service* signalés dans les comtes de. Warwicb, Stafibrd et Northampton. Il fut tué à la bataille de HoptonHeath, près de Stafibrd.
Rom. New biogr.dict.
comptoh ( William ), général anglais, troisième fils dn précèdent, né en 1624, mort en 1663. Dès le commencement de la guerre civile, il fut mis à la tète d'un régiment, et contribua beaucoup à la prise de Banbory. Après la reddition de la ville et du château , il en rat nommé gouverneur général, sous les ordres de son père. Le 19 juillet 1644, Banbury (ut assiégé par les parlementaires. A toutes leurs sommations il répondit que tant qu'il resterait une personne vivante dans la place, il ne se rendrait pas. Telle était sa vigilance, que pendant un siège de treize semaines il ne se mit pas au lit une seule fois. Enfin, son frère le comte de Northampton délivra la ville, le 26 octobre. Compton no la rendit que le 8 mai 1646, après le départ de Charles pour l'Ecosse et la soumission de toute l'Angleterre au parlement. Nommé en 1648 major général des forces royales à Colchester, il s'y conduisit de manière à mériter les éloges d'Olivier Cromwell lui-même. Après la restauration , il devint un des membres du conseil privé, et maître général de l'artillerie.
Rose, New biog. dictionarf.
compton (Henri), théologien anglais, le plus jeune des six fils de Spencer Compton, né à Compton en 1632, mort àFulham, le 7 juillet 1713. Aprèsavoir achevé, en 1652, son éducation au collège de la Reine à Oxford, il voyagea sur le continent. A l'époque de la restauration, il retourna en Angleterre , et devint cornette d'un régiment de cavalerie levé pour la garde du roi; mais, quittant bientôt la carrière militaire, il se
rendit à Cambridge, où il fut reçu maître es arts. H entra dans les ordres vers l'âge de trente ans, et fut nommé chanoine de l'église du Christ à Oxford, au commencement de 1666. An mois d'avril de la même année, il obtint le rectorat de Cottenham, dans le comté de Cambridge. Grâce à sa hante naissance, il franchit rapidement les degrés inférieurs de la hiérarchie anglicane, fut nommé évoque d'Oxford en 1674, puis doyen de la chapelle royale, enfin évoque de Londres en 1675. L'année suivante, Charles EL l'appela dans son conseil privé, et lui confia l'éducation de ses deux nièces, les princesses Marie et Anne, dont rattachement à la religion protestante fut dû en grande partie à la ferveur religieuse de leur précepteur. Pendant les années 1679 et
1680, Compton déploya la plus grande activité pour ramener dans le sein de l'Eglise anglicane les protestants dissidents. Dans ce but, il ouvrit des conférences dont il publia les résultats au mois de juillet 1680. Croyant que les conseils des théologiens étrangers feraient plus d'effet sur les non-conformistes que ceux du clergé anglican, il s'adressa àLe Moyne, professeur de théologie à Leyde, à De l'Angle, un des prédicateurs du tempie de Gharenton, et à Claude, le plus eaunent des ministres protestants français. Leurs réponses furent publiées à la fin dn livre de révoque StiUingfleet intitulé : Déraison de la séparation ( Onreasonableness of séparation) ;
1681, in-8°. Ils déclaraient unanimement que l'Église anglicane était pure d'erreurs dans sa doctrine et dans sa discipline, et condamnaient en conséquence la séparation, comme inutile et contraire à la charité. Le nouvel évoque montra un grand zèle contre le papisme, et résista de tontes ses forces aux tendances catholiques de la cour des Stuarts. Cette opposition le signala au ressentiment de Jacques II, qui lui enleva la place de conseiller privé et celle de doyen de la chapelle royale. Le docteur Jean Sharp, recteur de Saint-Gilles des Champs, depuis archevêque d'York, ayant, dans quelques-uns de ses sermons, défendu les doctrines anglicanes contre les agressions des catholiques, Jacques n en prit occasion pour écrire à Compton une lettre dans laquelle il lui prescrivait d'interdire la prédication à Sharp. Compton refusa d'exécuter cet ordre, et fut traduit devant la nouvelle commission ecclésiastique. Il déclina la compétence de ce tribunal, et fut suspendu de ses fonctions épiscopales le 6 septembre 1686. Les évoques de Durham, de Rochéster et de Peterborough furent alors chargés d'administrer le diocèse de Londres. Compton se retira dans sa maison de campagne de Fulham, où il se plut à rassembler, dans de magnifiques jardins, un grand nombre de plantes curieuses. Mais tandis qu'il semblait livré tout entier à la culture de la botanique, il se prêtait aux ouvertures de Dykvelt, et entreprit de gagner le clergé aux prétentions du prince d'Orange. « De tous les prélats, dit Macaulay,
COMPTOH
Compton était celui que le gouvernement «rait traité avec le plus d'injustice et d'insolence; il était aussi celui qui avait le plue à gagner à une révolution, car, ayant dirigé l'éducation de la princesse d'Orange, il passait pour avoir une grande part dans sa confiance. Avant d'avoir subi l'oppression, il maintenait, comme ses collègues, que reaster à roppression c'était un crime; mais depuis sa comparution devant la haute commission , son esprit s'était éclairé d'une nouvelle lainière. »I1 signa avec Shrevfsbury, Devouthire, Denby, Lnmley, Rnssell et Sidney, la lettre chiffrée qui appelait le prince d'Orange en Angleterre et rai indiquait tes moyens à employer pour réussir. Lorsque l'entreprise que les sept conspirateurs provoquaient ainsi eut été exécutée , et qu'elle eut lait éclater. une révolution, Comptai fut un des plus actifs à en précipiter le dénouaient. H se joignit à lady Churchill pour décider la princesse Anne à ahuidonner son père. Anne, qui s'était retirée le soir dans sa chambre comme d'habitude, se leva au milieu de la nuit, et s'esquiva accompagnée de Sarah Churchill et de deux de ses femmes. « Les fugitives, dit M. Macaulay, gagnèrent la rue sans encombre; une voiture de louage les y attendait, sous la garde de deux hommes : l'un était Compton, évoque de Londres , l'autre le brillant et magnifique Donet, que l'imminenoe du danger public avait arraché a son élégant repos. La voiture les conduisit rapidement à Aldersgate-Street, où était situe le palais épisoopal, à coté de la cathédrale. La princesse y passa la nuit, et le lendemain matin elle partit pour la forêt d'Kppiug. Dorset possédait au centre de cette sauvage contrée un vieux manoir, qui n'existe plus depuis longtemps. Dans cette habitation hospitalière, qui pendantbien des années fut le rendex-vous favori des beaux esprits et des poètes, les fugitifs firent un court séjour; car on ne pouvait essayer de se rendre au quartier général de Guillaume, la route qui y conduisait traversant un pays occupé par les troupes royales. Il rat donc décidé que la princesse chercherait un asile parmi les insurgés du nord. Compton mit complètement de coté pour le moment son caractère sacerdotal. Le danger d'un conflit avait réveillé en lui l'ardeur militaire dont il avait fait preuve vingt-huit ans auparavant quand il servait dans les gardes du corps. Il précédait à cheval la voiture de la princesse, vêtu d'un justaucorps de buffle, portant des bottes à l'écuyère, l'épéeà la main et des pistolets dans ses fontes. Longtemps avant d'arriver à Nottingbam , une foule de gentilshommes de bonne volonté firent escorte à la princesse, et proposèrent à l'évéque de leur servir de colonel offre qu'il accepta avec un empressement qui scandalisa beaucoup les anglicans rigides et ne lui fit pas grand honneur dans l'opinion même des whigs. » De retour à Londres après le triomphe de la révolution, il vint à la tête de son clergé remercier le prince d'Orange de sa grand»
et hasardeuse entreprise pour la délivrance de l'Angleterre. Enfin, le 29 janvier 1*89, dans la fameuse séance de la chambre des pairs où fut débattue la question de la vacance du trône, tandis que tons les autres membres ecclésiastiques de la chambre se prononçaient pour la négative, Compton et Jonathan Trelawney votèrent l'affirmative, et leurs deux voix formèrent la majorité, qui en déclarant le trône vacant le donnait pai cela même au prince d'Orange (1). Tant do services eurent leur récompense. Compton, réintégré dans ses places de conseiller privé et de doyen de la chapelle royale, présida au couronnement de la reine Marie, le tl avril 1689. H fut nommé la même année membre pois président de la commission chargée de revoir la liturgie. En 1690, il suivit Guillaume au congrès de La Haye, où fut conçue la grande alliance contre la France; mais, malgré son dévouement au nouveau monarque, il ne put obtenir le siège métropolitain de Cantorbery , qui fut deux fois vacant pendant le règne de Guillaume. A l'avènement de la reine Anne, il Ait nommé membre de la commission qui prépara la réunion de l'Angleterre et de l'Ecosse. Dans ses dernières années , Compton revint à ses anciens projets de ramener à l'Église angUcane les dissidents, ou non-conformistes, et entretint dans ce but une correspondance avec les églises protestantes étrangères , et particulièrement avec l'université de Genève. Ses tentatives de condliatipn échouèrent, mécontentèrent également les anglicans et les non-conformistes, et empêchèrent probablement l'évêque de Londres d'arriver au siège de Cantorbery. Il laissa en mourant une grande réputation, et sa vie, selon les biographes anglais, peut passer pour un modèle do vertu et de piété. On peut juger diversement sa conduite politique sous le règne de Jacques II et pendant la révolution de 1688 ; mais il est permis de louer sans réserve tes sacrifices qu'O s'imposa pour améliorer le sort du clergé pauvre et les encouragements qu'il prodigua aux totanistes. Lhéritier lui consacra, sous le nom de comptonia, un genre de plantes de la famille des amentacées. On a de Compton : the Life qf donna Olympia Maldachini; Londres, 1667 : c'est une traduction de la vie de dona Olympia Maldachini par l'abbé Gualdi ; — the Jesuits' s intrigues, with the primate instructions ofthat soeiety to thetr emissaries, traduit du français; Londres, 1669; — a Treatise on the holy communion ; Londres, 1677, in-8° ; — EpiscopaUa ; 1686, in- 12 : c'est une collection de six lettres adressées au clergé de son diocèse. On trouve dans les Mémoires de John Kettlewell, Londres, 1718, une lettre de Compton Sur la non-résistance. Biocraphia brUannica, — Tlndal, Cont. of Èaptn, vol. 1. — Bornet, Own Time». — Macaulay, Histoire d'Jngleterr* depuis T avènement de' Jacquet II, traduite de l'anglais par M. Jules de Peyronoet
(t) cent lords prirent part au vote : la minorité fut de quarante-neuf vob, la majorité de doquaote-et-one.