‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 58 sur 133 · C0M8I — COMTE · texte numérisé non relu

C0M8I — COMTE

*GOM9i ou 001*91, poète français, mort on 1236. Il était prieur de Saint-Médard de Boissons. Il a laissé les Miracles de Notre-Dame, contes dévots en vers français. Plusieurs de1 ces contes sont traduits do latin de Hugues Farsi, moine de Safnt-Jean-des-Vignes de Boissons.

Legrand, Fabliau* etcmUtn dêsâoiaièm et trH* ztane jtfcfca, dJaeou» préliminaire, ivi9. - AacUK fils, dao* les Mémoires de FJeadeuù* des inscriptions, XVIII. — Cfaaudon et Delafidiae, Dictionnaire uni*

comte (Le). Voy. La Cours.

*comtb ( François-Charles- Louis ) , oubli* ciste français, naquit à Sainte-Ëminie (Lozère), le 23 août 1782, et mourut a Paris, le 13 avril 1937. n vint faire son droit à Paris, où 11 fut reçu avocat. Lorsque la gouvernement constitutionnel fut venu réveiller en France les idées de liberté que les triomphes militaires avaient assoupies , le Jeune Comte se livra à la défense des principes consacrés par la nouvelle constitution. Il s'éleva d'abord contre l'ordonnance de police qui prescrivait l'observation des fêtes et dimanches, ensuite contre la censure préventive ; et bientôt il fonda, sous ce titre: le Censeur, un recueil périodique dans lequel il se proposait de faire Yexamen des actes et des ouvrages qui tendraient à détruire ou à consolider la constitution de ÏEtat. Il s'adjoignit pour cette publication son confrère M. Dunoyer. Cependant, le retour de Napoléon l*r fut annoncé. Comte , qui lors de l'érection du trône impérial avait voté par nn non formel , fidèle à son opinion, s'empressa de publier un écrit intitulé : De l'impossibilité d'obtenir une monarchie constitutionnelle sous un chef militaire, et particulièrement sous Napoléon. Trots jours après, Napoléon entrait dans Paris; les journalistes s'étaient résignés an silence; le Journal de Paris osa seul annoncer cette brochure. Bientôt le ministre de la police fit appeler Comte et son collaborateur, et, les complimentant sur leur opposition au dernier ministère, offrit de leur donner le Moniteur, en enlevant même à ce journal son caractère officiel , afin d'assurer leur indépendance. Le ministre n'obtint qu'un refus, et le Censeur fut continué avec la même hardiesse. Une nouvelle tentative fut essayée près de ses deux rédacteurs; cette fois on les engagea à choisir les places qui pouvaient leur convenir. Comte et Dunoyer restèrent inflexibles. Des poursuites furent alors commencées contre les aoteurs du Censeur; mais le baron Legoox , procureur général, les fit suspendre, et les deux publicistes continuèrent leur opposition. Au re« tour des Bourbons , cette opposition fut dirigée contre les réactions et les mesures arbitraires. Dans une quatrième édition de leur écrit sur Vimpossibilité d'établir un gouvernement monarchique sous un chef militaire, ils défendaient les restes de l'armée, et réclamaient l'indulgence en faveur des hommes que Napoléon avait entraînés. La brochure fut saisie. Marchand avait

publié le manuscrit de Sainte-Hélène sans avoir été inquiété : le Censeur le publia avec une réfutation ; on traduisit les auteurs en pouce correctionnelle. Ils critiquèrent la partialité qu'aurait montrée le procureur du roi de Vitré en faveur d'ancienschefs vendéens : nouvelles poursuites. Cependant, malgré les saisies, les poursuites domiciliaires, les procès , les amendes, les emprisonnements , loin d'abandonner la lutte, les deux associés, pour donner plus de force à leur Censeur, en firent un journal quotidien, à compter du 13 juin 1819. L'année suivante ce journal fut réuni au Courrier français, ce qui n'empêcha point Comte d'être condamné à deux ans de prison et 2,000 fr. d'amende , comme coupable d'attaques contre l'autorité du roi et des chambres. Pour se soustraire à l'exécution de l'arrêt, il se réfugia d'abord à Genève, puis à Lausanne. En 1821 , le conseil du canton de Vaud l'appelait à occuper la chaire de droit naturel ; le succès de ses leçons fut interrompu par une nouvelle persécution s le ministre de France demanda son expulsion de la Suisse; Comte ne voulut pas être un sujet d'embarras pour le pays qui lui donnait asile : il se rendit en Angleterre, ou il resta dix-huit mois. Après cinq ans d'absence, il put revenir en France; mais vainement il demanda à être réintégré sur le tableau des avocats de Paris i le conseil de Tordre le repoussa. Pendant sou exil, Comte avait préparé les matériaux de quelques ouvrage* importants; il s'occupe de rédiger celui qui parut sous le titre de Traité de législation, ou exposé des lois générales suivant lesquelles les peu- , pies prospèrent, périssent, ou restent stationnoires ( 1820, 4 vol. in-8° ; une 2* édit en 1832 ). Cet ouvrage mérita à son auteur un des prix Montyon , que l'Académie des sciences inorales et politiques lui décerna en 1828. Cette Académie l'admit au nombre de ses membres en 1831, et le nomma son secrétaire perpétuel. Après la révolution de Juillet, il fut nommé procurcurelu roi; niais ses opinions ne lui penûrent pas de conserver longtemps cet emploi. En 1831 lo collège de Marnera l'élut membre de la chambre des députés, dont il fit partie jusqu'à sa mort. Il siégea sur les bancs de l'opposition, et signa, en 1832 , le fameux compte-rendu. Comte, en mourant, laissa des enfants et une veuve, fille du célèbre économiste J.-B. Say. Outre son Traité de législation et quelques écrits de circonstance , il a publié les ouvrages suivants : Traité des pouvoirs et des obligations du jury, trad. de Richard Philippe; 1819, hv8°; — Histoire de la garde nationale de Paris; 1827, in-8°; — Traité de la propriété: 1834, 2 vol. in-8° (fait suite au Traité de législation ) ; — Catéchisme d'économie politique ôe J.-B. Say, 4e édit., avec des notes et une préface; 1836, in-8° ; — Mélanges et correspondances ^économie politique de J.-B. Say; 1836, in-«°. On trouve de lui quelques notices dans les tomes 1

Page 1