COMTE
4 0(1* *rm)ènMémo*rm de V Académie des seiencm morales. Guvot es Fàus.
Jfrttv et TJmâé ét$ sêimum sure*», HMlct é* Sttm§trt L 1», S» aéflc. — O. Sarral» *i*t • 4m JkoMKi dujoar.
fcjimrs) , fcwtatour du rAdrfJre (toi /eunes Élèves à Porta* naquit à Genève, es 1739. A làa»d«srta»», pemetiedeUtaeture deBerejata, il •'était, à son collège, osnstitué le tireetaur d'an spectacle d'ombre» cbineétee, qu'il frisait wrfir à l'eiésution des plu» jolies pièces de i'Asfti des en/o*<j. L'argent était i son pfiafiMwmrt i aussi était-on t à eee repréeentetiem ineyennant Je besstelte d'une épingle, et peur demi il y joignait dea seèi» (ta ventriloquie, comme il tacompre- ■ait alors. Ce goût inné du apeotacta le tourmeo- Urtiilortqu'àiadoiuièmeanDécils'échappaae la maison paternelle et ae mit à eonrir lee fêtas et les châteaux environnants, exerçant partout l'adresse ai le» petite talents qu'il avait reçus de la nature* Ce Ait en 1809 qu'il vit pour la prenéèrefotala cepitata de ta France, ou la fortune l'attendait. Le» journaux de l'empire retantissaint du bruit de se» brillante débuta à la aatte de» Jeune» stfcvet de ta rue de TbionviUe. Après avoir ébloui te» habitante de la rive gauche de la Seine, il vint s'essayer parmi eaux de la rive droite, et établit son camp dan» la rue de GreiieUc*atat-HoMré, à l'hôtel de» Ferme». La vogue ne tarda pas à l'y suivre j il devint bientôt Fhonune à la mode, et il n'y eut pas de bonnes i le» aalone le» plu» distingué» de la i ta présence de M. Comte. A de si unanimes applaudissements il joignit ceux du roi Louis XVm et des rota et empereurs qui en 1814 séjournèrent à taris : aussi prit-il cette année-là le titre pompeux de physicien du roi. Enhardi par le succès, il avait déjà, en 181), jeté, d'après ses souvenirs de collège, qui ne Pavaient jamais abandonné , les rondement» de son ThMtre de Jeunes Comédiens, théâtre spécialement consacré à l'enfance , et dont les scènes dramatiques étaient remplies de ta morale ta plus pore. Un privilège qull obtint de 1814 à 1815 loi permit de taire jouer, à travers un rideau de gaze, de» pièces complètes. Mais cette espèce de restriction apportée par l'autorité à son privilège devait nuire essentiellement à l'intérêt de ses petits drames: M. Comte le comprit bientôt, et, abandonnant ta salle de la rue do Mônt- Thabor, dans laquelle il avait risqué cet essai infructueux, Il revint à la cour des Fermes. Puis, confiant le soin de ses scènes enfantines à on subdélégué, il commença la série de ses voyages à Pétranger, parcourant successivement la Hollande, l'Autriche, tes bords du Rhin, i'Angeterre ; et partout les succès et la fortune raccompagnèrent. Tout en voyageant, l'idée de devenir le créateur d'un théâtre destiné à corriger les défauts de Tentance et de la jeunesse ne l'avait pas
quitta. De retour à Paris, Il obtint enfin une autorisation qui loi permit de réaliser son projet favori; et quelque temps après, le Passage des Psnorsnas vit s'élever, sous se» auspices, une nouvelle scène et une salle, véritable bonbonnière, où une série de joues pièce», empruntées à Berquln ou confiées à l'esprit créateur de M. Emile Vanderburch, forma bientôt nn répertoire enfantin et moral. Des contrariétés locales l'ayant forcé de quitter le Passage des Panoramas, Il choisit un nouveau terrain sur remplacement du pessage Choiseol, qui se construisait alors ; et là, le 2S décembre 18)6, il Inaugura une selle deux fois plus vaste que la précédente. De ce jour date la ccnseildatfon do Théâtre des Jeunes Artistes, qui quelques années plus tard s'appela Théâtre dés Jeunes Élèves de M. Comte. Fondé sur une plus grande échelle, ce spectacle prit rang parmi ceux des autres théâtres de Pari»; des auteurs connus , parmi lesquels ou comptait MM. de Beauvoir, Théaulon, MsJHan, Domanoir, Ménlsstar, Ulmonnin, Théodore Ifétel , Adrien Lehoux , Bouché , etc., ne dédaignèrent pas detrmvatter pour M. Comte, et enrichirent de leurs (productions son théâtre, qui avait pris pour devise t
Par ks moura, le bon goût, modestemtst il brille. Et uns danger la mèn y eaudutra ta Sue.
[Bnc.desg. du m.]
;gumtb (Auguste), mathématiden et philosophe français, fondateur de la doctrine du positivisme, est né à Montpellier, le 1) janvier 1798. U vint Jeuneà Paris, et entra en 1814 à l'École polytechnique, où 11 puisa son goût pour les mathématiques. En 18» il collabora à l'Organisateur, ou il produisit le germe de ses doctrines. Après la révolution de Juillet il se mit en rapport avec les disciples du saint-simonisme, et depuis 1*33 il a rempli successrvcmeatles fonctions de répétiteur à l'École polytechnique et d'examinateur pour l'admission à cette école. On a de lui: Sgstème de politique positive; Paris, 1821, in-S* ; — Considérations sur les sciences, les sapants et le pouvoir spirituel ; dans le Producteur, journal saint-simonien; 1825; — 'JraUé élémentaire de géométrie analytique; Paris, 1843, in-8°; — Discours sur l'esprit positif jibid., 1844, brocb. de 112 p. in-8° ; — Traité philosophique Gastronomie populaire; mid., 1844, in-8° ; — Discours sur f ensemble du positivisme; 184S, m- 8°; — Système de politique positive, ou traitéde sociologie, instituant lareiiçiondel'husnanité;i8ol'&9m-*«i — Calendrier positiviste, 4e édit.; 1852; - Catéchisme positiviste; 1852, ln-12. Mais l'ouvrage le plus important, encore inachevé, de M» Auguste Comte a pour titre : Cours de philosophie positive, dont le premier volume a paru en 1839. C'est dans cet ouvrage que l'auteur développe sou système philosophique, mais d'une manière embarrassée et obscure :