COMTE -CONAN
sur onuplanches à V aidé défigures découpées et superposées; ibid., 183%, in-4°, arec 10 pi. ; VéàH.^m, — Cahiers d'histoire naturelle, àFusage des collèges, etc.; ibid., 1*36-1845, avec planches, ouvrage publié en collaboration avec M. MOne-Edwards; — Atlas méthodique des cartes d'histoire naturelle , ou introduction à toutes les zoologie*; ibid., 1838, m-4°, de 40 p. et 5 tableaux synoptiques; — Buffon, Histoire naturelle des oiseaux, suivie d'un exposé de l'art de les préparer et de les conserver; précédée d'une Introduction de M. Achille Comte; ibid., 1839, io-8*; 6e édit., 1845, in-8°; — Œuvres complètes de Buffon, avec les suites par M. A. Comte, 6 vol. m-8», arec pi.; Paris, 1849; — Traité complet d'histoire naturelle; Paris (F. Didot), 1844-1848, 3 roi. in-18; les principes de la zoologie, les questions de races, etc., y sont exposées arec inw lucidité admirable ;—2>cf«r« choisies sur les sciences ; 1853, in-8# ; — Musée d'histoire naturelle; 1854, in-4°, arec 50 planches.
M** Achille Comte ( veuve Laya) occupe on rang distingué dans les lettres. On a d'elle : Éloge de Madame de Sévigné (ouvrage couronné par l'Académie française); Paris, 1840, in-8° ; — Julien, suivi de V Histoire a" un boudoir racontée par lui-même; ibid., 1841, 2 vol. in-8° ; — le Veuvage, comédie en deux actes, en prose; ibid., 1842, in-8°; — Histoire naturelle à Vusage des femmes et des jeunes personnes; ibid., 3* édit, 1843, in-12, avec 150 fig. intercalées dans le texte: — Jf adame de Lucenne, ou une idée de belle-mère, comédie en trois actes et en prose; ibid., 1845, in-8#; — l'Amant de sa femme, comédie en un acte et en vers; 1850, in-8°. X.
Qoérard, la France lUtérakr*. - Journal <U la Hbratrie.
conan (Mériadec), prince breton, mort en 421. Fils d'un prince d'Albanie, il aurait, d'après l'abbé Gallet, dom Morice, et leurs abréviateurs , tels que Daro, Roujoux, l'abbé Manet, etc., accompagné le tyran Maxime lorsqu'il passa de la Bretagne insulaire dans les Gaules, en 383. Proclamé César après sa victoire sur l'empereur Gratien, Maxime, pour reconnaître les services que lui avaient rendus les insulaires, nomma Conan, leur chef, duc du Tractus armoricanus, c'est-à-dire des 2e et 3e Lyonnaises, de la Sénonaise et des deux Aquitaines, et lui conféra une autorité toute spéciale sur les soldats bretons qu'il établit en qualité de colonie IAtique dans la péninsule Armoricaine. Après la chute de son protecteur, Conan parvint, on ne sait comment, à se niaintenir dans l'Armorique ; mais il resta soumis aux Romains. Enfin, en 409, cette partie de la Gaule s'étant révoltée contre les empereurs et ayant chassé ses magistrats, Conan se rendit indépendant, et gouverna désormais ses compa-
gnons comme souverain particulier jusqu'à sa mort.
L'existence et le règne de ce prince, contestés par Vignes et le judicieux Lobineau, ont de nouveau et avecforce été attaqués par M. Varin, dans la savante dissertation qu'il a placée en tète de la nouvelle édition du Dictionnaire d'Ogée. Les travaux approfondis dont l'histoire de la Bretagne, celle surtout de sa colonisation, ont été l'objet dans ces derniers temps, semblent donner gain de cause à l'opinion de dom Lobineau et au système de M. Varin, c'est-à-dire démontrer que la péninsule n'a pas été colonisée par les compagnons victorieux de Maxime, mais bien par les bandes d'émigrés qui, refoulés quatre-vingts ans plus tard de lUede Bretagne dans l'Armorique, s'y réfugièrent, sous la conduite de Riwal Ier, Fracan, Riwalfl (voy. ces noms) et des autres chefs qui gouvernèrent la Domnonée continentale du cinquième au septième siècle. Sans doute l'Armorique dut devenir, en 383, l'asile de beaucoup de Bretons fugitifs ou appartenant à l'armée de Maxime ; mais Us n'y formèrent b^vraisemblablement qu'un établissement trèsprécaire et de peu de durée, pnisquela Notice des dignités de ? empire, rédigée en 401, ne les mentionne dans le dénombrement des troupes fixées en Armorique ni comme faisant partie des milices impériales, ni comme troupes indépendantes, ce qui aurait pourtant eu lieu s'ils se fussent maintenus avec ou sans l'agrément des empereurs Théodose, Valentinien et Honorius. La tradition de l'établissement de 383 n'a d'ailleurs d'autre base que les histoires de Nennius et de Geoffroy, aujourd'hui mises par une saine critique historique au rang des légendes les plus fabuleuses, et écrites, la première au neuvième siècle, la seconde vers le milieu du douzième siècle, c'est-àdire l'une plus de quatre cents ans, l'autre près de huit cent* ans après l'expédition de Maxime ; tandis que Gildas, qui vivait vers le milieu du sixième siècle, n'en dit pas un mot. Inutile de mentionner le Brut y Brenhund, ni les récits deL. Baud, d'Albert le Grand, du P. Toussaint du Luc, etc., puisque tous se bornent à reproduire, en les amplifiant, il est vrai, et souvent de la manière la plus étrange, les légendes primitives. Or, le fait de l'établissement permanent de 383 ne s'appuyant que sur des traditions très-contestables, et Conan Mériadec n'ayant existé qu'à titre de premier chef de cet établissement, il nous semble permis de révoquer en doute sa propre existence. Ceux qui admettent, sans la discuter, la tradition de l'établissement de 383 et du règne de Conan donnent comme preuve de l'existence de ce chef la construction dans la paroisse de Ploecolm (aujourd'hui Plougoulm) d'un château appelé de son non Castel-Mériadec, près de la ville de Saint-Pol-de-Léon , lien de sa mort, et dans la cathédrale de laquelle on voit un grand sarcophage en pierre servant de bénitier et ayant les formes des tombeaux des premiers siècles, aar-
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cophage qui Mirait terri de sépulture à Oonan, ainsi que l'attestait l'épitaphe : Hicjacet Co»e> mu, rex JMtonutn, qui se Usait autrefois sur une table de cuivre placée verticalement an-dessus de ce tombeau. Le P. Toussaint de Saint- Luc, dans son Histoire de Conan Mériadec, parie, de son coté, d'une médaille frappée à Nantes en l'honneur de ee prince , et portant pour exergue : Conamts, rex Britomm. Oe tombeau, cette médaille surtout, pourraient bien s'appliquer à Oonan le Tors, dont il sera parié ci-après, lequel résida à liantes et prenait le titre de roi de Bretagne. Nous ne rapporteront ici aucun des détails, évidemment imaginaires, dans lesquels Ogée s'est complu à entrer, sans les étayer du reste d'aucune preuve, sur le règne de Oonan , et nous nous abstiendrons aussi de l'imiter en créant à ce chef nne postérité donterhistotre n'offre aucune trace. P. Lstot.
GJMti, 4e EstcidUt. - Henott HUtort* BrUomm; Londrt: sus, ta*». -Àcta ss.ord,S. Awarf.,a*w«te ri, ru. Gildm, - Geoffroy se Moamontli, HUtoria rtgvm Britannim, et surtout l'excellent article consacre è Conan Mértadpc, par M. Arthur Lemoyne se La Borderte, éleva de l'Bcola des chartes, *am ai MiMgrafhta br+ lowi«,tI«r,p.«(NVMt,
coHâH Ier, dit lé Tort , mort le 37 juin m Il était fils de Juhel Bérengsr, comte de Rennes, que les infusions des Normands avaient réduit à se mettre sons le patronage de Wieohen, arebe- Téqne de. Del. La restauration d'Alain Barbe- Torte ( 937 ) ayant délivré le pays de Bennes du joug des Normands, Oonan put affranchir son père du vasselags qu'il subissait. A la mort d'Alain Barbe-Torte (953), son beau-frère Thibaud, comte de Blois, qu'il avait nommé tuteur de son (ils légitime, Drogon, encore au berceau, maria la veuve du feu duc à Foulques Nerra, comte d'Anjou , à qui il abandonna la jouissance de la moitié des biens de son pupille , composés du comté de Nantes et probablement de celui de Vannes. Retiré dans son comté de Blois, d'oh il était impuissant à (aire respecter son autorité dans les autres domaines de son pupille, embrassant le reste de la Bretagne, moins les comtés de Léon et de Gornouailles, Thibaud céda ses droits à Wicoben et à Bérenger, qui eut pour sa partie comté de Rennes.
Très-peu de temps après la mort de son père, Drogon périt, assassiné par sa nourrice, à l'instigation , dit-on, de Foulques, que les Nantais ex* puisèrent , moins, il est vrai, à cause de ce crime qu'à cause de la lâcheté dont il avait fait preuve en ne les défendant pas contre une nouvelle attaque des Normands. L'héritage de Drogon rat alors transféré à Hoel , «s naturel d'Alain. Vers la même époque mourut Bérenger, et Oonan resta seul martre du comté de Rennes. Tous deux jeunes, belliqueux et ambitieux, Hoel et Oonan ne tardèrent pas à se prendre de querelle. Hoel , comme héritier de Barbe-Torte, réclamait l'hommage et la soumission du comte de Rennes, qui de son côté non-seulement se disait indépendant , mais alléguait la bâtardise de Hoel , et re-
vendiquait, comme seul descendant légitime de la race de Nomenoé, la royauté universelle de la Bretagne, fondée par ce prince et restaurée par Alain Barbe-Torte. La guerre était inévitable. Les débuts en lurent favorables à Hoel. Il pénétra dans le pays de Rennes, le mit à feu et à sang, et s'avança jusque sous les murs de In capitale de Conan, qui, à bout de ressources, chercha dans la trahison des armes contre son vainqueur, en le misant assassiner dans une partie de chasse. Telle est la tradition accréditée par la Chronique de Nantes, dent la partialité en ce qui concerne ee fait peut à bon droit être suspectée. Quoi qu'il en toit, la mort opportune de Hoel inspira à Oonan une confiance d'autant plus grande qu'il croyait n'avoir rien de bien sérieux à redouter de son nouvel adversaire, Gnérech, autre fils naturel de Barbe-Torte et évêque de Nantes, que les habitants de celte ville avaient donné pour meecescur à son frère. D'un autre noté , H pensait qu'il aurait facilement raison des comtes d'Anjou, auxquels il était du reste uni par son mariage (970) avec Hermeav garde, soeur de Foulques Nerra, (et fille de Geoffrol Grisegonelie. n s'abusa doublement. Durant la période de l'invasion normande, les comtes d'Anjou avaient profité du désordre général pour s'emparer de la partie orientale du territoire armoricain , en sorte que depuis Alain Barbe-Torte la domination bretonne se trouvait resserrée dans les limites qui ont été jusqu'en 1769 celles de la province de Bretagne. Conan, persuadé que les Nantais, atterrés de la mort de Hoel, ne mettraient aucun obstacle à ses projets, envoya dans l'Anjou une petite armée qui ravagea le pays jusqu'aux portes même d'Angers ; mais, complètement mise en déroute par Grisegonelie, elle dut regagner honteusement son pays. Aussitôt Guéreeh , qui , contre l'attente de Conan, n'avait point hésité à endosser la cuirasse, et qui était un guerrier aussi brave et aussi habile que savant clerc, ae mit en mesure de profiter de l'échec que venait d'essuyer son rival. H entra sur les terres de Oonan, et let pilla. Le comte de Rennes le poursuivit; mais il avait à peine franchi la frontière du pays nantais, que Guéreeh, rejoint par les troupes du comte d'Anjou , fit volte-face, et engagea dans la lande de CemcruM ou Oonquereiu (aujourd'hui Conquereuil, dans la Loire-Inférieure) une sanglante bataille, dans laquelle Conan fut blessé à la main droite, mais dont l'avantage semble lui êtro resté. Les hostilités, après avoir été suspendues pendant quelques années, furent reprises par Guéreeh , et Conan était réduit à n'avoir d'asile as» sure que la vHIe de Rennes, quand le poison le délivra de son ennemi. Guéreeh, toujours d'après la très-cuspeote Chronique de Nantes, aurait péri à la suite d'une saignée pratiquée, sur l'ordre de Conan, et â l'aide d'une lancette empoisonnée par Héroïc, abbé ou moine de Redon et médecin du comte de Nantes. Oonan, qu'il fut ou non
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l'instigateur 4e ce meurtre, en tirait du moins parti. Pendant que Foulque* donnait asile à deux jeunes princes, Judicael et Hoel9 bâtards du Hoel dont nous avons déjà parié , il mettait la main sur la Tille de liantes , la fortifiait, y construisait une seconde citadelle ( le château de Bouffa* ), et la garnissait de troupes ainsi que la forteresse référée par Alain Barne-Torte, U avait ainsi atteint, ou à peu près, le but de ses longs eflbrt*. Maître dn comté de Rennes, de celui de Nantes , et probablement de la portion de lapénmsnle raieodée à Wicoben, mort avant 990, il étendit sa suseraineté sur toute la Bretagne , dont on peut croire qu'il prit le titre de roi, puisque, d'après les propres paroles de Raoul Glabert, « il porta le diadème à la manière des rois'».
Le comte d'Anjou ne semblait nullement disposé à troubler le triomphe de l'ancien comte de Rennes. Aussi Conan en aurait il joui paisiblement s'il n'avait imprudemment cherché à réaliser le rêve constant de son ambition , la restitution des limites de la Bretagne au temps de Nommée. U résolut toutefois de joindre la ruse à la force. Ayant appris que Foulques s'était rendu à Orléans pour y voir le roi de France, Oman y alla lui-même, mais après avoir ordonné à ses quatre fils de s'abattre sur l'Anjou et de l'occuper. Ce projet ne put s'accomplir, parce qu'un singulier hasard permit à Foulques de surprendre une conversation de Conan qui l'expliquait à ses chevaliers. U comte d'Anjou quitte aussitôt Orléans, court è toute bride jusqu'à Angers, rassemble ses guerriers, et tend aux Bretons une embuscade d'où résulte leur complète déroute. Deux des fils de Conan restèrent parmi les morts, et avec eux bon nombre de barons, de chevaliers et de soldats.
L'accommodement que le roi Robert et le due de Normandie ménagèrent, à la suite de cette rencontre, entre Conan et Foulques , dura peu. Le comte d'Anjou , sous prétexte de soutenir les droits des deux orphelins ses botes, se mit à ravager tes frontières de Conan, et alors commença entre eux une nouvelle guerre de dévastation et de pillage , à laquelle ils décidèrent de mettre un terme par une bataille décisive. On prit à cet effet jour et lieu ; le lieu choisi fut cette lande de Cancrvt, théâtre du combat de 981, et le jour le 5 des kaleudes de juillet ( 27 juin de l'an 992). Bien qu'avant Je jour fixé les Bretons eussent ucusé dans la lande un fossé large et profond , et qu'en le couvrant de branches d'arbres, ils y eussent adroitement fait tomber les cavaliers angevins, bien que Foulques luimême eût été renversé de cheval, Conan fut vaincu et tué. On a attribué le succès de Foulques à l'apparition du jeune Judicael, qu'il auraitélevé dans ses bras avant le combat et montré à ses soldats en leur disant : « Voilà Vhérxtier légitime du comté de Nantes; vous n'aurez aujourd'hui à combattre que contre un usurpateur et un tyran, » Ce fait, adopté par la
plupart des historiens bretons, n'est certainement pas impossible \ mais il peut sembler douteux quand on songe et à l'Age de Judicael , et aux mœurs de ce temps, où l'on recourait plus à l'éloquence du glaive qu'à celle de la parole. Conan rat teansporté et inhumé à l'abbaye du mont Saint-Michel, à laquelle il avait fait de grandes donations. Ce n'était point un homme ordinaire. Honteux de rabaissement de sa maison, devenue vassale d'un évéque , H conçut et réalisa le projet d'en faire la seconde dynastie de chefs universels qui régna sur la Bretagne. Que l'ambition personnelle ait été son principal mobile, c'est incontestable; mais ce qui n'est pas moins incontestable, c'est qu'il travailla encore plus dans l'intérêt de sa nation que dans celui de sa famille, en s'efforcent de relever la frontière de la Meduana ( la Mafenn* et la Atayne), et d'en faire une barrière, qui cent cinquante ans plus tard aurait empêché les Anglais de pénétrer en Bretagne, Quant aux deux accusations d'assassinat qui pèsent sur sa mémoire , elles doivent être accueillies arec réserve, puisqu'elles émanent d'historiens qui étaient ses ennemis. P. Levot.
Chremie, Brie*, et Cftroofc. JT*** ap. D. Morte*. — Ckronie. H. MichasUs m periculo maris, ap. Labbe. Nov. bib(, Mt. manuscr., t. fl, p. Mu. - Recueil des histoire» de France, L IX et X, p. » et SSl — Dam, Histoire de Bretagne, I. III.. - Histoire de Bretagne, de M. ArUrar Lemoyoc de la Borderie. — Biographie bretonne, 1. 1", p. m-us.
conan il, né en 1040, mort le 1 1 sept. locc. Fils d'Alain in, duc de Bretagne, et de Berthe, sœur d'Odon, comte de Chartres, il n'avait que trois mois lorsque la mort de son père l'appela au trône ducal. Eudes ou Eudon, son oncle, comte de Penthièvre, croyant que la minorité du Jeune prince lui permettrait de s'emparer dn trône, l'enleva a sa mère, et le tint étroitement renfermé, afin de régner sous son nom. Mais les seigneurs bretons, à la tète desquels se mit Geoffroy le Bâtard, obligèrent Eudes, en 1047, à rendre la liberté à son neveu, qui fut couronné à Rennes l'année suivante. Toutefois, Eudes continua de gouverner la Bretagne comme tuteur de Conan , prenant tantôt le titre de comte , tantôt celui de duc. A la majorité de son pupille ( 1057 ) , il prit les armes pour se maintenir; mais Conan le battit et le fit prisonnier. Cinq ans plus tard, Geoffroy, fils d'Eudes , qui avait embrassé la cause de son père, fut aussi contraint à demander la paix. Elle ne dura pas longtemps. Quelques seigneurs , à l'instigation d'Eudes, qui avait recouvré la liberté , allèrent trouver Guillaume le Bâtard, dut de Normandie, et l'invitèrent à venir les délivrer de la prétendue tyrannie de Conan. Guillaume , qui se préparait à la conquête de l'Angleterre, se souciait peu de s'engager dans une guerre qui eût ajourné, peut-être même lait avorter la réalisation de son projet. Aussi ne franchit-il pas d'abord les marches de Bretagne et de Normandie , et se borna-t-i! à faire bâtir
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le forfcde Saint- James de Beuvron ; mais , pressé par les rebelles, provoqué d'ailleurs par Conan, qui , de son coté , s'était mis en marche et l'avait envoyé défier, il entra en Bretagne, et obligea Conan à lever le siège de Dol, dont il s'empara lui-même; après quoi il retourna en Normandie. Conan, qui s'était replié sur Rennes, vint alors assiéger le château de Combourg, dont il s'empara. Vainqueur de ses ennemis , et fortifié par l'alliance de Thibaut, comte de Chartres, Conan pénétra, au printemps suivant, dans le Bas- Anjou, et, après avoir pris Pounancé et Segré, il mit le siège devant Chateau-Gontier. Enorgueilli de ses succès , il dépêcha à Guillaume des messagers qui réclamèrent de lui la restitution de la Normandie, qu'il revendiquait comme arrièrepetit-fils de Richard Ier, par suite du mariage de son grand-père Geoffroy avec Havoise, fille de ce prince. A cette réclamation étaient jointes l'accusation fomentée contre Guillaume d'avoir participé à l'empoisonnement du père de Conan et la menace faite par ce dernier de ravager la Normandie si elle ne lui était pas rendue. Quelque contestables que rossent les prétentions de Conan, puisque Guillaume, fils du dernier duc Robert, avait été mis en possession de son duché de l'aveu même d'Alain in , le duc de Normandie était dans une grande perplexité, quand un chambellan de Conan, vassal en même temps de Guillaume, le délivra de son importon rival, en empoisonnant ses gants et la bride de son cheval. Ce fait est attesté par Guillaume, abbé de Juroiéges , chroniqueur contemporain et sujet de Guillaume le Conquérant; sa position personnelle lui permettait d'être bien informé, et la subtilité avec laquelle il élude de s'expliquer sur la nature des rapports de Guillaume et de l'auteur de l'empoisonnement est par elle-même une sorte d'accusation. Conan mourut à l'âge de vingt-six ans. Son corps , rapporté à Rennes, rat inhumé dans l'abbaye de Saint-Melaine. « H es- « toit, dit d'Argentré, jeune prince d'espoir, k vaillant, bardy, libéral, accort, adroit à toutes « armes et exercices de vertu , aimoK justice et « escoutoit , se laissant conduire par raison ; et « y avoit grande espérance que s'il eust longtemps « vescu , il se fust fait renommer entre les plus i vaillants princes de son temps, et eust aug- « mente en honneur et estendue son pais deBre- « taigne. » P. Levot.
Guillaume de Jomiégec, n>. Vil, chap. xxin de- -son Histoire des' Normande, dans le X. XXIX de la Collection des Mémoires relatifs à r histoire de France, publiée par M. GutzoL — D'Argeotré, don» Lobioeau et dom Morlce, Histoire de Bretagne. — Dara, Histoire de Bretagne, Ut. 111.
conan m , dit le Gros , né en 1089, mort le 17 sept. 1148. Fils d'Alain Fergent, il lui succéda en 1112, par suite d'une abdication volontaire. Quelque temps avant son abdication , Alain avait fait épouser à Conan Mahaultou Mathilde, fille naturelle de Henri Ier, roi d'Angleterre. Ce prince, alors en guerre avec Louis le Gros, envoya de-
mander des secours à son gendre, qui le seconda dans ses expéditions en Normandie jusqu'en 1 1 19. Quatre ans plus tard, Conan quitta le parti de son beau-père pour celui du roi de France, qu'il suivit dans deux campagnes contre le dauphin d'Auvergne. A son avènement, il avait trouvé la Bretagne en proie à toutes sortes de dissensions et de désordres; a son retour de ses expéditions, il s'appliqua à les réprimer. Quelques-uns des seigneurs bretons, appauvris par les guerres domestiques et par les voyages en Palestine, imbus d'ailleurs desmœursdu temps, étaient devenus de véritables brigands, qui pénétraient à main armée sur les terres de leurs voisins, pillaient les paysans, levaient des contributions et commettaient toutes sortes d'exactions. Résolu à faire cesser cet état de choses, Conan fit saisir les sires de Pont-Chasteau et de Donges, qui s'étaient montrés les plus cruels. 11 fit enfermer le premier dans la tour de Nantes, et raser le château du second. Ces châtiments mérités produisirent quelque temps l'effet que Conan s'en était promis, et il put alors s'occuper des affaires intérieures de la Bretagne et accorder an peuple quelques franchises ou restitutions. Ce fut dans ce but qu'en 1 127 il provoqua la réunion à Nantes d'un concile où Ton travailla à la réforme des abus et des excès qui s'étaient introduits dans l'administration du pays. Il est à remarquer que ce concile réglementa plus de points de droit civil que de droit canonique. H y fut décidé que les enfants nés d'un commerce incestueux n'hériteraient pas de leurs parents; que les enfants des prêtres ne pourraient être ordonnés , à moins quTls ne fussent moines ou chanoines réguliers , et qu'ils ne succéderaient point aux bénéfices de leur père. Conan renonça spontanément , dans ce concile , au droit de succession que ses prédécesseurs s'étaient arrogé sur les biens de celui des deux mariés qui mourait le premier, et à celui de bris, en cas de naufrage. Mais, bien qu'A eût prié le concile de prononcer anathème contre quiconque userait dans la suite de ce droit inhumain, il ne put empêcher qu'il ne rot exercé"par ses successeurs et par plusieurs seigneurs, qui ne cessèrent de le considérer comme un apanage de leur souveraineté , particulièrement les vicomtes de Léon , dont l'un disait encore longtemps après en montrant un rocher : « Voilà une pierre noire que je ne changerais pas contre les diamants de toutes les couronnes du monde. » Ce qui prouve combien Conan fut impuissant à extirper cette coutume sauvage, c'est l'espèce de transaction à laquelle l'obligea la ténacité des seigneurs bretons , transaction qui amena la conclusion, avec les marchands étrangers, d'un traité dont les principales conditions furent que, moyennant une somme calculée d'après la grandeur de chaque navire, le duc leur délivrerait un passeport appelé bref ou brevet de satweté de conduit*, et de victuaille. Ce passeportetipulait 1° qu'on ne confisquerait point les bris des navires nau-
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fragés ; 2° qu'on fournirait des locmans ou pilotes entiers à ceux qui fréquenteraient les cotes de Bretagne; 3° qu'à leur serait permis de s'approvisionner dans le pays de tous les vivres dont ils auraient besoin. On commença dès 1127 à délivrer ces passeports, dont l'usage s'étendit bientôt à La Rochelle, Bordeaux, etc., et Ait le prélude de cette espèce de droit international, qui fut bientôt rédige sous le nom de Jugements d'Oléron , et servit de règle aux navigateurs de tous les pays. La généreuse initiative de Conan témoigne qu'il avait des idées bien supérieures à celles d'un temps où la force brutale était la seule loi; et s'il ne put réussir entièrement à empêcher une odieuse spoliation, que la cupidité avait convertie en droit, l'histoire n'en doit pas moins loi être reconnaissante des efforts qu'il fit dans ce but, comme aussi du commencement d'organisation municipale qu'il octroya aux villes de la province, en leur accordant le droit d'élire des magistrats nommés échevins (les scabini de Charlemagne), chargés d'administrer les affaires de la cité et de la protéger contre la violence féodale. Mais ces efforts et l'appui que Conan prêtait au peuple ne pouvaient qu'ajouter au ressentiment qu'avait inspiré aux seigneurs bretons le châtiment des sires de Pont-Chasteau et de Donges. Aussi eut-il souvent à guerroyer avec eux. Pendant les dernières années de sa vie , il fit de nombreuses donations aux couvents de la province, cequi lui valut une réputation de grande piété. Il mourut à l'âge de cinquante-neuf ans, laissant de son mariage avec Mathilde deux enfants, nue fille nommée Berthe, et un fils du nom de Hoel, qu'il désavoua à son Ht de mort, déclarant qu'il ne reconnaissait que Berthe comme issue de son mariage. L'infidélité de Mathilde, vraie ou fausse, fut une cause de calamité pour la Bretagne, où l'incertitude de la légitimité de Hoel alluma une guerre civile qui dura cinquante ans. P. Levot.
D'Arpentré , àom Lobloean et don Morlee, Hittoire de Bretagne. — Cartutaire tnantuerit de Landévenee, à la bibliothèque publique de Qulmper. — Daro, Hitt. de Bretagne, Hv. III.
conan iv, surnommé le Petit, soit à cause de sa conformation physique, soit à cause de sa honteuse pusillanimité, naquit vers 1137, du maiiage d'Alain le Noir, comte de Richement et fils cadet du comte de Penthièvre, avec Berthe, fille de Conan TU, et mourut le 20 février 1171. Sa mère, veuve d'Alain depuis 1146, s'était remariée l'année suivante à Eudes If, comte de Penthièvre, qui grâce à ce mariage était monté sur le trône à la mort de Conan III. Le jeune prince, quand il fut en âge de faire valoir ses droits, arma contre Eudes, et lui livra, en 1154, une bataille dont l'issue désavantageuse l'obligea à se réfugier à la cour de Henri II, roi d'Angleterre, son oncle du coté maternel. En ayant obtenu du secours, Conan repassa la mer au mois de septembre 1 155, et, secondé par les seigneurs qui
MOOV. BIOCR. CÉNÉR. — T. XI.
l'avaient soutenu l'année précédente, il prit les châteaux de Hédé et de Montmuran, puis il vint mettre le siège devant Rennes, dont U s'empara à la suite d'un combat où Eudes fut battu et mis en fuite. Reconnu duc de Bretagne , il se fit alors couronner en cette qualité. Le jeune Geoffroi, frère du roi d'Angleterre, et depuis un an comte de Nantes, étant mort, le 27 juillet 1158, Conan, qui, par crainte d'Henri H, n'avait osé le troubler dans sa possession, s'empara aussitôt de la ville. Mais Henri ayant débarqué en Normandie, an mois d'août 1159, dans le but de recueillir la succession de son frère, Conan, au lieu de chercher à lui résister, se hâta d'aller au-devant de lui jusqu'à Avranches , et de lui céder la ville de Nantes avec le pays de la Mxé ou de la Mie, c'est-à-dire le territoire situé entre la Loire et la Vilaine. Ce fut vers ce temps (1 160) que Conan s'unit à Marguerite, sœur de Malcolm, roi d'Ecosse, et que sa sœur Constance , après avoir vainement tenté de se faire épouser par Louis VU, roi de France, se maria à Alain, fils d'Alain II, vicomte de Rouan. Ce mariage semblait assurer à Conan un appui qui lui permettrait de rentrer en possession de ceux des biens de son père dont son oncle Henri de Penthièvre s'était emparé. En effet, soutenu par son beau-frère, il chassa Henri des villes de Guingamp et de Trégnier, dont il jouit quelques années. Cinq ans plus tard, Eudes, devenu veuf de Berthe, épousa Aliénor, de la maison de Léon; et bien que Conan eût rendu à cette maison de récents et importants services , elle entra dans une ligue formée contre lui. Hors d'état de résister à ses adversaires, il employa de nouveau le secours du roi d'Angleterre. Soumis une première fois, les confédérés revinrent à la charge, en 1166. Conan recourut encore à son protecteur, qui pénétra en Bretagne, prit et rasa Fougères, et songea à réaliser le projet, qu'il méditait depuis longtemps, de joindre le duché à l'Anjou, à la Touraine, à l'Aquitaine et au comté nantais, qu'il possédait déjà. Quoique ôeoffroi, son troisième fils, fût à peine âgé debuit ans, et que Constance, fille unique de Conan, n'en eût que cinq, Henri proposa de la marier à son fils. Conan n'eut garde de s'y opposer; il souscrivit un traité portant qu'attendu l'enfanee des deux fiancés , ils n'entreraient eu possession de tout le duché qu'après la mort de Conan et d'Eudes, et que jusque là ils jouiraient seulement des revenus du comté de Nantes. Quelques avantages que Henri retirât de ce traité , son ambition n'en fut pas satisfaite. La timidité et la faiblesse de' Conan le rendirent plus entreprenant H demanda tout le duché , et le faible Conan n'osa le lui refuser; il ne se réserva que le comté de Guingair.;), qui , disait-il , lui appartenait en propre, du chef de son aïeul , le comte Etienne, donnant ainsi à entendre qu'il doutait lui-même de la légitimité de ses droits sur le reste de la Bretagne. Henri étant repassé en An-
gleterre , les seigneurs bretons reprirent {les armes, et ravagèrent tout le duché. Conan, qu'ils n'avaient pas ménagé, rappela son auxiliaire, et grâce aux démêlés qui occupèrent Henri et Eudes jusqu'en 1170, il put végéter, oublié dans son comté de Guingamp. Une circonstance vint rappeler à ses anciens sujets qu'il existait encore. Hamon, évoque de Léon , chassé de son siège par son frère Guisomarch, qu'il avait délivré des mains du vicomte du Faou, avec l'aide de Conan, six ans auparavant, invoqua l'assistance de ce dernier, qui leva des troupes et rétablit Pévèque dépossédé. Conan mourut peu de temps après, et fut enterré à l'abbaye de Bégan. Il ne fut regretté que des moines, auxquels il avait fait du bien. P. Lkvot.
U'Argentlé, dom Morlcc et dom Loblneau, Histoire de tlretagne.
conant {Jean), .théologien anglais, né a Yeaterton, dans le comté de De von, en 1008, mort Je 12 mars 1693. 11 fut élevé a Oxford, au collège d'Exeter, dont II devint boursier (Jëltow) et répétiteur (tutor). Pendant les guerres civiles, Il quitta l'université; mais en 1649 il Alt élu à l'unanimité recteur de son collège. Nommé en 1654 professeur de théologie à Oxford, Il devint en 1657 vice-chancelier de cette université. À la restauration , il parut à Londres à la tête de l'université pour féliciter le roi. Bien qu'il eut été un des commissaires chargés de revoir le livre de3 prières ( Book ef comnon praifêr), il refusa d'accepter immédiatement Pacte d'uni* formité, et renonça ainsi à toutes ses places, en 1062. Après huit ans de réflexion, il crut devoir se soumettre, et fut réordonné prêtre en 1670, par l'évèque deNorwich, Reynolds, dont H avait épousé la fille. Nommé, cette année même, ministre de Saint Mary Aldermanbury, il échangea cette paroisse contre celle de Toufl-)es*9afnts, devint archi-diacre de Norwich en 1676, et en 1681 prébendier de l'église de Worœster. Il eut le malheur de perdre la vue en 1686. Conant joignait une singulière modestie à une grande piété et à un savoir étendu. Ses sermons furent publiés en six volumes, de 1693 à 172*.
Rose, New biographlcal dietinnarf.
conarus, roi d'Ecosse, mort au commencement du second siècle de l'ère chrétienne. Il fit la guerre aux Bretons et aux Romains. Vaincu par Lullius Urbir.ua et repoussé au delà du mur d'Adrien, il fut forcé d'accepter la paix. Déposé par ses sujets, que révoltaient ses cruautés, Conarus mourut en prison.
Robertion, Histoire de PÉceste.
conca (Sebastiano) „peintre de l'école napolitaine, né à Gaète, en 1676, mort en 1754. Ses parents renvoyèrent à Naples très-jeune encore pour étudier la' peinture sous le Solimène, et dès Tage de dix-huit ans U rat en état de peindre à l'huile et à fresque d'une manière remarquable. Doué d'une imagination brillante et de la plupart des qualités qui font un grand
CONAN — CONCEIÇAM 3S8
peintre , Il n'eut été cependant qu'un dessinateur médiocre, s'il ne fut allé à Rome à l'âge de prêt de quarante ans. Frappé d'admiration à la vue des chefs-d'œuvre des martres, il résolut de se fixer au milieu d'eux; pendant cinq années il eut le courage de renoncer à la peinture , et de dessiner les meilleurs ouvrages antiques et modernes . afin d'améliorer son style. Il y réussit en partie, mais, malgré tous ses efforts, H no put se défaire entièrement de l'incorrection et du maniéré de son école. Il se distingua surtout dans ta fresque, procédé qui convenait particulièrement à la rapidité de son pinceau , et à son caractère, ennemi de ta. lenteur et du travail. Son coloris est à la première vue séduisant et d'un merveilleux éclat ; mais si on le soumet à un examen sérieux , on volt combien R s'éloigne de la nature, par les tons verdàtres employés daim les ombres. II est peu de peintres qui aient entant produit que le Conca; on trouve à peine dans tout l'État ecclésiastique une galerie où il ne figure pas. De tons ses ouvrages, le ptoi étudié, le plus fini, et le plus beau sans contredit est la Piscine probatique de l'église de l'hôpital de la Scala à Sienne. Son Astomplkm k Sainte-Martine de Rome est aussi un tableau d'nn grand mérite, ainsi que le Jérémte de Saint-Jean de Latran et V Assomption de Met Luc. Citons encore le Martyre du saint, à Saint- Matthieu de Pfee; David jouant de la harpe devant ? Arche, à Sainte-Claire de Naples; enfin, la Vision de saint Jean évangétme, dans l'église de ce saint à Pistoje.
Conca eut un frère nommé Womnni, qui Ail également peintre , mais qui a exécuté peu d'en* vrages originaux; Il ne fit guère qu'aider son frère , et peindre d'après les maîtres de bonnes copies, comme celles qui ornent l'église des dominicains dtJrbm. R. B— n.
Lanzl, Storla pittorica. - Ttcozct, tHstonario. — Do* mlnlct, rite é* pittort napoletani.
concanbji (Matthieu), littérateur irlandais, mort à Londres, le il janvier 1749. Il étudia d'abord le droit dans cette dernière ville; mais il préféra bientôt la culture des lettres, et concourut à la rédaction de plusieurs Journaux anglais, particulièrement d'une feuille appelée thê Speculatist. 11 prit part à la polémique du jour, et se posa en défenseur du ministère, pendant qu'un de ses amis, avec qui cet arrangement avait été fait à l'avance, se livrait à de violentes attaques contre le pouvoir. Cette conduite double ne lui fut pas Inutile : en 1730 il rat nommé procureur général à la Jamaïque, où il séjourna pendant dix-sept ans. Tt figure dans la Dtinciade de Pope, qu'il avait attaqué, et qui a transmis ainsi à la postérité un nom que peut-être elle eût oublié sans cette circonstance. On a de lui : Poems; Londres, 1725, in-8°.
Clbber, JAvet, V. - Rose, New bioçrapkical dicliïnary. — Baker, Mtog. drawutt.
* CONCEIÇAM OU BARBOSADA COSTA (Alt-
389 CONCEÎÇAM —
tothe), théologien portugais, de Tordre deB Franciscain*, né à Porto, le 7 juin 1057, mort le 20 avril 1713. Il entra dans les ordres en 1073, se fit remarquer par son talent de prédicateur, et publia Ciamorestvangelici ; Lisbonne, 1698, in-4".
*gohgbiç4)i (Fra Appolinario da), écrivain ecclésiastique portugais, né à Lisbonne, leï5 juillet 1092, mort probablement à Rio de Janeiro, au dlK«huitième siècle. Il avait traite ans seulement lorsqu'il partit pour le Brésil, et ce Ait dans os pays qu'il prit l'habit de Saint-François, comme frère-lai , le 3 septembre 1711 ; il n'en parvint pas moins, au bout de peu d'années , à l'emploi de procureur général de l'ordre. H vivait encore en 1741, et, par humilité, ne voulut jamais consentir è recevoir les ordres, en dépit dea instances de ses supérieurs; Il réserva tout son Bêle peur réunir les documents propres à écUircir l'histoire de l'ordre. Ses travaux étaient cependant fréquemment inteirompuspar ses immenses excursions en Amérique et ses voyages à Rome et à Madrid. Le général de l'ordre, D. Juan Bermejoi le nomma chroniqueur d'office des Franciscains en 1740. Il a publié un grand nombre d'ouvrages, ayant tous pour objet l'exaltation de l'ordre séraphique. Nous citerons seulement les suivants : Ptqmnps na terra grondée no ceo memorias histertcas dos reliçio* so$ da ordem serafiùa, eut do huméide es* tado de Leggo suHrao aomais alto Grao dé />*r/fic40;tisbonne,de 1732-1733, 3 vol. in-fol. ; — Claustro Franciscano ereeto no domtnio da coroa Portuguena , e estabeleeido sobre dese sais coftmât, esepoemse sua oriçem, e estado présente, e de seus convenu» e mosteiros, annos de suafundaçùo numéro de hospicios, prefecturas, recolnumetos parrochku e Misoens doqual se da individual noticia, edo numéro de seus religiosos, religiosas tereeiros e terceiras , que vivem collegiada mente , tanto em Portugal como em suas conquistas ; Lisbonne, 1740, ln-4°. Ferdinand Denis.
D. Antonio, BWUÂhecaFrancimana, 1. 1 , p. isi. - Joao Baotfata, Paralso serm/too na terra sancta, Itr. s. c. a, n« AS, — Barbon Machado, BibUotkeca iusUmna, t. 1.
*goncbiçam (Augustin ne), théologien portugais , de l'ordre des Franciscains , natif de Larnego, mort en 1693. Enrôlé comme matelot, il se rendit au Brésil, fit naufrage durant la traversée; puis, arrivé à sa destination, il entra en religion , et fonda un couvent de son ordre dans la ville de Cabo-Frio, où il mourut. On a de lui » divers Sermons.
Barbota Maohado, Biblitfh** lusitam.
*concbiçam (Z>warfe), théologien portugais, né à Vfllaviçosa, le 13 octobre 1595, mort le 26 septembre 1662. Il entra dans les ordres en 1614, dirigea plusieurs maisons ecclésiastiques et remplit diverses fonctions. On a de lui : Collecçao . de estatutos estabeliciâos em diversos capitulos antécédentes, e decretos no tempo de seu
CONCEPTIONE
39Ô i indication d'endroit, 1646,
provineUUado; i in-fol.
Barbota Machado, BibUotkeca huUana.
♦ coif cbiçam ( Pedro da), poète et compositeur portugais, né à Lisbonne, en 1691, mort le
4 janvier 1712. 11 était clerc régulier. Le mérite de ses compositions fait regretter que sa vie ait été si courte. On a de lui ; hfusica a 4 coros, pour une comédie ; — Loa corn musica a 4 voies j — Vilhancicos a 3, 4 et 8 votes ; — a Cetera, et sotfa de hum vilhancico; — In exitu Israël de Egypto, a 4 vozes , Jundadas sobre o Canto-Chao do mesmo psalmo ( In exitu Israël, à 4 voix sur le plain-chant de ce psaume);
Machado, Blbllotheca lutitana, III, |t». — Félta, Mo* graphie universetie des musiciens.
*congmçio {Antonio na), ecclésiastique et théologien portugais, né à Pombal, le 12 mal 1522, mort le même jour de l'an 1601. 11 était chanoine séculier de SainWean-l'tvangéliste, et s'acquit la réputation d'un saint. On a de lui :
5 quatorze carias espirituaes, imprimées dans sa Fie, publiée par Luiz de Mertola.
Smmmrto dû BtoHoikee* tuttUauu
«GoncBimofr {Antonio db La1), dit de Sienne, biographe et théologien portugais, né à Qnimaraens (Portugal), mort en 1586. Le nom de sa famille était La Conception; en entrant dans l'ordre de Samt-Dominique, fl prit le surnom de Sienne, Il fit ses études à Lisbonne et à Octobre, passa dans les Pays-Bas, et (Ut reçu docteur à Louvafn. Il vint ensuite en Bretagne, oO il resta quelque temps auprès de don Antoine (vog. ce mot), qui prenait le titre de roi de Portugal. Antonio de Sienne aHa ensuite à Rome. Il a publié des notes sur la Somme de saint Thomas et quelques autres ouvrages, tels que les Annales et la Bibliothèque des auteurs de son ordre qui ont écrit snr la morale et la spiritualité; Paris, t«47, m-4°.
Alloue Fernande*. Bibl. Dtmtat Hmom, UiuH. Oomin. - lllrolas An
pana nova» — Poitevin. Jppar. sacr^ page aa, — Morért, Grand dictionnaire universel.
* cokceptioïir (Maria-Cruciftxa), religieuse italienne, née en Sicile, en 1645, morte en 1699. Fille de Jules-Marie Tommasi, duc de Palma et prince de Lampadusa, elle reçut une éducation pieuse, cause sans doute de sa détermination à prendre le voile. Elle entra dans le couvent des bénédictines du Saint-Rosaire h Palma, et fit ses vœux en 1662, sous le nom de Maria- Crucifixa a Conceptions Dans cet état elle eut bien des tentations à surmonter, des combats à livrer. Elle mourut da reste en odeur de sainteté, et laissa des ouvrages de piété. On a d'elle : délia Orribile brutezza delV anima d'un Sacerdote chi célébra il divino sacrtycio in peccato mortale; Rome, 1672; Palerme, 1675, sans nom d'auteur, et 1695, avec le nom de l'auteur; — Scielta di lettera spirituali roc cotte fra le molti che scrisse per saggio del di lei sptrito e per edifleazione delV anime di-
CONCEPTIONE - CONCINI
vote; Girgenti, 1704, in-4°; — divers autres écrits, que l'on trouve dans sa Vie, par Jérôme Turanus.
Mongltor, Bibl. sieula. - Zeigelbaoer, Hi$t. lilêrar. qçd. S.-Bened., III, p. ftt.
'couches (Guillaume de). Voy. Guillaume