‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 79 sur 133 · CONTAMINE — CONTANT · texte numérisé non relu

CONTAMINE — CONTANT

excursion en Chine et en Coefainchîne. En 1795 il fat fait prisonnier par les Anglais, qui s'emparèrent de Ceylan. Après trois ans do captivité à Madras, on l'embarqua pour l'Europe. La flotte relâcha à Sainte-Hélène, et y fut retenue trois mois : Contamine mit à profit ce temps, et leva en secret la carte de l'Ile. Arrivé en Angleterre, il ne tarda pas à être élargi, et passa en Hollande, où il fut nommé adjudant général. Rentré en France en 1804, il proposa au gouvernement français de tenter un coup de main sur Sainte- Hélène. Ce projet fut agréé,, et une escadrille partit de Toulon en janvier 1805; mais elle fut dispersée à sa sortie par une tempête. On recomposa une seconde expédition, sur on plan plus vaste. Elle fut placée sous les ordres de l'amiral Villeneuve, et prit à bord un corps expéditionnaire commandé par le général Lauriston. Contamine y remplissait les fonctions de chef d'étatmajor ; on revint en Europe sans avoir rien tenté. Une escadre anglaise, rencontrée sur les côtes d'Espagne, au cap Finistère , fat maltraitée, et l'on arriva à Cadix, où le général Lauriston reçut son rappel, avec ordre de laisser son autorité à son chef d'état-major. Contamine prit aussitôt le commandement des troupes, et c'est à ce titre qu'au bout de quelques jours il prit une part active au combat de Trafalgar ( 21 octobre 1805 ). Il montait avec l'amiral Villeneuve le Bucentaure, qui, foudroyé par cinq vaisseaux anglais durant trois heures et demie, oc se rendit qu'après avoir vu tomber les deux tiers de son équipage. Une frégate anglaise vint recevoir les deux chefs français épargnés par la victoire. Le Bucentaure et les débris de son équipage furent engloutis peu après.]

Après son échange , Contamine fut employé à l'armée d'Italie , où il parvint , en passant le Danube près de Comorn , à attirer l'archiduc Jean «vers la basse Hongrie et à empêcher la jonction de ce prince avec l'archiduc Charles. Cette diversion contribua certainement au gain de la bataille de Wagrara. Contamine, fait prisonnier dans cette affaire, dite des Moulins , fat échangé une seconde (ois peu de jours après, et reçut de l'empereur Napoléon une dotation. En 1813 Contamine fut chargé d'organiser à May ence l'avant-garde de la grande armée;; il assista comme chef d'état-major du 3* corps aux batailles de Lu tien, de Bautzen, de Katzbach, de Leipzig, ainsi qu'à toutes les affaires de la retraite sur la France. Au delà du Rhin, il fut adjoint au corps de grosse cavalerie du général Milhaud, et fit la campagne de France. Louis XVIII le nomma maréchal de camp, et lui conféra le titre de vicomte. Il fut nommé inspecteur d'infanterie de 1816 à 1818, puis mis à la demi-solde. Retiré à Neuilly près Paris , il y consacra tous ses loisirs à la rédaction d'un ouvrage destiné, suivant lui, à faire une révolution dans l'art militaire. Cet ouvrage est intitulé : Esquisse de la science et de la guerre démontrée, pour ser-

vir à déterminer la formation et Vorgasti**tion des troupes en général , et plus partk*lièrement pour prouver remportante superfr rite que devrait avoir l'infanterie franewst sur celle des autres peuples, si elle était organisée <Tune manière analogue au génie national. Alfred de Lacan.

Archive* de la marine et de taipuerre. — VamTeaae Histoire', générale de la marine, III, HO. — BoottfeC, Biographie ardennaUet 11, W4.

'coittammb (Gédéon, baron de), général français, né à Givet, le 12 juillet 1764, mort vers 1832. D'abord destiné à l'état eecJésiastique, et tonsuré à Liège en septembre 1 777, il se décida ensuite, à seize ans, pour la carrière des armes, et entra' en 1780 dans les gardes do corps. En 1791 il émigra, et trouva en Angleterre un emploi honorable, qui développa dans son esprit ks notions de llndustrieet de la fabrication en grand. A son retour, il établit à Givet la première fonderie de laiton ou cuivre jaune qui ait existé en France. Il éleva aussi en 1819 la belle manufacture de Fromelennes, d'où sont sortis les premiers essais en grand sur le zinc, métal jusque alors déclaré réfractaire et inutile aux arts et à la construction. A dcL.

de la guerre. - BoulUIot, IHoaraptUe or-

contahcin (Cyrique), jésuite missionnaire français, né à Bourges, en 1670, mort en mer, le 21 novembre 1733. En 1700 il fut envoyé dans les missions chinoises, et ne revint en France qu'en 1731, ramené par quelques affaires de sa compagnie. Nommé supérieur général en Chine, il se rendit au Port-Louis, d'où il mit à la voile le 10 novembre 1733; mais il fut attaqué presque aussitôt d'une violente fièvre, à laquelle il succomba rapidement. Le long séjour du père Contant» dans l'Asie centrale lui a permis de recueillir des documents curieux et exacts ; ils ont été publiés dans les Lettres édifiantes.

Lettre» édifiant*, t XVIII.

comrAHT (Paul), poète et botaniste françois, né vers 1570, mort en 1632. O était fils d'un pharmacien de Poitiers, et il embrassa la même profession. Son (amour pour la botanique, science alors dans l'enfance, le porta à entreprendre de longs voyages ; et à une époque où il n'existait pas encore en France une seule collection d'histoire naturelle, il forma, à force de frais et de peines, on cabinet précieux. H en publia une description en vers, qu'il dédia à Sully. Elle parut à Poitiers, en 1609, sous la forme d'un volume Jin-4°, lintitulé : le Jardin et cabinet poétique de Paul Contant; ce livre renferme onze gravures représentant un grand nombre de plantes; il est rare, et les bibliophiles le recherchent avec empressement. La science trouverait sans doute à redire dans cet écrit; mais il présente du moins l'état des connaissances à cette époque ; le style ne manque pas d'harmonie, et convient asses an genre descriptif. Un antre

CONTANT

poërae de Contant, intitulé YÉden, n'est qu'une longue nomenclature rimée de plantes, de fleurs et d'arbustes; l'auteur suppose qu'Adam et Eve, expulsés du paradis terrestre, avaient voulu réunir dans un jardin toutes les espèces de végétaux. Jacques Contant, père de Paul, avait entrepris un commentaire sur Dioscoride; son fils le continua, y joignit d'autres écrits relatifs à la botanique, y réunit ses vers, et le tout parut à Poitiers, en 1628, sous le titre à'Œuvres de Jacques et Paul Contant, en un volume in-folio, fort oublié, ainsi que le sont à peu près tous les in-folio du dix-septième siècle. G. Brunet.

GonJet. Bibliothèque poétique, t. XV, p. 60. - Vlollct- Leduc, Bibliothèque poétique, t. I, p. Ml.

contant d'ivuy (Pierre), architecte français, né à Ivry- sur-Seine, en 1698, mort à Paris, en 1777. H était élève de Watteau pour le dessin, et de Dublin pour l'architecture. H devint membre de l'Académie en 1726 et plus tard architecte du duc d'Orléans. Les principaux monuments élevés sous sa direction sont : les Écuries de Bissy, où l'on remarquait des voûtes en briques d'une hardiesse et d'une solidité extraordinaires;— le couvent de Panthemont, rue de Grenelle-Saint-Germain à Paris; — l'Église de Condé en Flandre; — celle de Saint- Waast à Arras» et le Belveder de Saint-Cloud ; — F Hôtel du gouvernement, à Lille ; — et la plus grande partie du Palais-Royal à Paris. Contant avait été choisi pour la reconstruction de l'église de la Madeleine : ses plans et ses dessins étaient acceptés, la première pierre posée, le 13 avril 1764, les fondements de l'édifice jetés, et l'édifice lui-même élevé à quinze pieds, lorsqu'il mourut. Couture, qui avait travaillé sous ses ordres , fut chargé de la continuation des travaux; il crut devoir les modifier {voyez Couture). Contant a laissé un volume de gravures in-fol., contenant des procédés d'architecture.

Chindon et Delandlne, Dictionnaire historique. — Najfier, Neuet Mlgemeines Kùnstler-Lexicon.

CONTANT OU CONSTANT DB LA MOL- LETTE ( Philippe nu ), théologien français , né à la Côte Saint-André (Dauphiné), le 29 août 1 737, guillotiné en 1793. Il fit ses études en Sorbonne, fut reçu docteur en 1765, et soutint une thèse en six langues, sur V Écriture Sainte, imprimée à Paris, 1765, in-4°. H fut ensuite vicaire général du diocèse de Vienne. On a de lui : la Genèse expliquée d'après les textes primitifs, avec des réponses aux difficultés des incrédules; Paris, 1773, 3 vol. in-12; — Essai sur l'Écriture Sainte, ou tableau historique des avantages que Von peut tirer des langues orientales pour la parfaite intelligence des livres suants; Paris, 1775» in-12 : cet ouvrage esi précédé d'une planche contenant plusieurs alphabets orientaux ; — Nouvelle méthode pour entrer dans le vrai sens de V Écriture Sainte; Paris, 1777, 2 vol. in-12; — VÉxode nouv. biogr. céintn. — t. xi.

expliqué; Paris, 1780, 3 vol. in-12; — les Psaumes expliqués; Paris, 1781, 3 vol. in-12 ;

— Traité sur la poésie et la musique dès Hébreux ; Paris, 1781, in-12 ; — le Lévitique expliqué ; Paris, 1785, in-12 ; — Nouvelle Bible polyglotte, in-4° ( très-rare).

Richard et Glraad, Bibliothèque tacrée. - Feller, Biogr aphie universelle, édtt. de M. Web». - Qoérard, ta France littéraire. — DesessarU, les Siècles littéraires.

contant d'orvillb (André-Guillaume), littérateur français, né à Paris, vers 1730, mort en 1800. 11 se fit remarquer par rabondance de ses productions, dont quelques-unes ne manquent pas d'intérêt. Voici les principales : Lettre critique sur la comédie intitulée L'Enfant prodigue (de Voltaire); Paris, 1747, in-12; — ï Essai des talents, ou les réjouissances de la paix, comédie-ballet en vers libres , en un acte; Rouen, 1749, ùvl2 ; — Je ne sais quoi, comédie ( arrangée d'après Boissy ) ; La Haye, 1758, in-8* ;

— V Enfant trouvé, ou mémoires de Menneville; Paris, 1763, 2 parties in-8°; — Mémoires d'Azéma, contenant diverses anecdotes des règnes de Pierre le Grand et de l'impératrice Catherine, son épouse ; Amsterdam, 1764, in-12;— V Humanité, ou histoire des Infortunes du chevalier de Dampierre; La Haye et Paris, 1765, 2 vol. in-12 ; — la Destinée, ou mémoires de lord Kilmarnoft; trad. de l'anglais de miss Woodvrill; Amsterdam et Paris, 1766, 2 vol. h>12;— le Mariage du siècle, ou lettres de M™ la comtesse de Castelli à M™* la baronne de Fréville; ibid. ; — Pensées philosophiques de Voltaire; Paris, 1766, 2 vol. in-8°; —Histoire de V Opéra-Bouffon, contenant les jugements de toutes les pièces qui ont paru depuis sa naissance jusqu'à ce jour; Paris et Amsterdam» 1768, in-8* -, — Romans moraux , pour servir de supplément à la Bibliothèque de campagne; Amsterdam (Paris), 1768, 2 vol. in-12; — Métamorphoses de VAmour; 1768, in-12; — Fastes de la Grande- Bretagne, contenant tout ce qui s'est passé d'intéressant dans les trois royaumes d Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, depuis la fondation de la monarchie , jusqu'à la paix de 1763; Paris, 1769, 2 vol. in-8°; — Anecdotes germaniques depuis l'an de la fondation de Rome jusqu'à nos jours; 1769,in-8°;

— les Nuits anglaises, ou recueil des traits singuliers propres à faire connaître le génie et le caractère anglais; Paris, 1770, 4 parties, in-8°; — Fastes de la Pologne et de la Russie, contenant l'histoire de ces deux empires, depuis leur établissement; Paris, 1770, 2 vol. in-8°; — Histoire des différents peuples du monde, contenant les cérémonies religieuses et civiles, V origine des religions, les mœurs et les usages de chaque nation; Paris, 1770, 6 vol. in-8°; — Étrennes d'un père à ses enfants; Paris, 1770 et 1773,3 parties, in-12 ; — Pensées philosophiques, morales et

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