‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 9 sur 133 · COELIUS — COELLO · texte numérisé non relu

COELIUS — COELLO

Soranus. Cœîius y a joint de nombreuses observations qui lai sont propres, et des extraits d'autres auteurs. Il donne d'ailleurs des preuves d'une singulière ignorance de la langue grecque; ainsi, pour n'en citer que quelques exemples, il confond itépoç avec icœpoç , ôvcipéYovoç avec Ôvetpco- Ypé; et traduit Oji^v toeÇwxwç par hypozygos membrana. Malgré d'aussi graves erreurs , les livres de Cœlius Aurelianus n'en sont pas moins une des sources les plus précieuses pour l'histoire de la médecins ancienne, particulièrement pour tout ce qui regarde les méthodiques. C'est surtout dans ses écrits que l'on peut trouver des notions exactes sur la pratique de cette secte médicale. Galien en a exposé et combattu les principes ; mais sa prédilection par le dogmatisme le rend évidemment injuste envers le mé thodisme. Sans entrer à ce sujet dans dos détails qui trouveront mieux leur place à l'article Thémison, nous indiquerons dans les ouvrages de Cœlius Aurelianus les opinions qui semblent lui ap partenir en propre.

II divise toutes les maladies en deux grandes classes : affections aiguës, et affections chroniques, correspondant à des états de resserrement ou de relâchement. C'est sur cette division générale qu'il fonde son système thérapeutique. 11 constate et décrit ces deux états maladifs , et en indique les remèdes sans en chercher les causes premières et cachées. Ses écrits sont moins théoriques et plus pratiques que ceux d'aucun auteur de l'antiquité. Il traite non-seulement des maladies ordinaires , mais même de quelques affections très-rares, telles que le satyrkuis, Vincubus, laphthiriasis, à peine mentionnées par les médecins précédents. Ses descriptions sont précises et minutieuses. Non content de faire connaître les symptômes caractéristiques de la maladie dont il traite, il note souvent les particularités qui la distinguent d'autres maladies presque semblables. Ce qu'A dit de rhydropbobie mérite surtout d'être signalé. Selon lui, cette maladie se présente quelquefois spontanément, et sans aucune cause apparente; elle est intermittente, et peut se guérir. — M. Daremberg a établi que l'influence de Cœlius Aurelianus, et par conséquent du méthodisme, avait été beaucoup plus considérable dans la première période du moyen Age qu'on ne le pense généralement ; il a reconnu que les ouvrages de Cœtius Aurelianus sont la source commune de ceux de Garcopuntus, d'Aurelius et d'Esculapius, auteurs célèbres dans cette période; enfin, il a démontré que la perte des manuscrits d'Aurelianus pouvait être, jusqu'à un certain point , compensée par la collation de ceux de ces trois auteurs (voy. Oribase, t. I, p. xli, et Aurelius, de Août, passionibus ; Brealau, 1847, in-8*).

Le traité Sur les maladies chroniques aiguës fut publié pour la première fois par J. Sichard, Bâle, 1529,in-fol.; celui des maladies aiguës parut d'abord à Paris, 1533, m-8°, par

les soinsde J. Gumteftl'Aj>deraach(>tn4OTiacitt). La première édition complète de ces deux ouvrages fut publiée par J. Dalechamp; Lyon, 1566 , in-8. La meilleure édition est celle qui fut préparée par J.-C. Amman, et publiée après sa mort, Amsterdam, 1709, in-4°; elle a été souvent réimprimée; elle contient des notes estimables et un Lexicon Cœlianum , par Almeloveen. La dernière édition complète des deux traites de Cœtins Aurelianus forme une partie de la Collection des médecins latins de Haller ; Lausanne, 1774, 2 vol. in-8°; avec des corrections extraites des Varia lectiones de Reinesius. M. Delattreen entreprit une nouvelle édition, qui devait former la seconde partie de la Bibliothèque classique médicale ; mais il ne fit paraître que le premier volume, contenant le Traité sur les maladies aiguës, Paris, 1826, in-8°.

Fabridos, Bibliotheea Ivcina , u IV, «. - Haller, BibUoiKeca wtedica practica, t. I, p. M7. — Spreogel. Histoire de la médecine, t. Il, 37 - C.-G. KMm, Oput cula academica, medica et philoloçica ; Leipzig, inrr, 1M8 , lD-8<>. — Choalant, Handbueh der Bûeàerkutute fêr die Aettere Medeein ,• Leipzig, 1841, in-8*.

C4BLIDS RHODieiNUS. VoyCX RHODICtNUS.

CŒL1US 8ABINU8. Voyez SaBINUS.

coELLif ( DanieLGeorge-Conrad dr), théologien protestant allemand, né à Arlinghausen , principauté de Lippe-Detmold, le 21 décembre 1788, mort le 17 février 1833. Il quitta en 1809 l'université de Marbourg pour aller étudier la théologie à Tubingen. Reçu docteur en 1819, il occupa l'année suivante une chaire de théologie à Breslau. Coelln était de l'école des protestants rationalistes, mais modérés. Il fut aussi un des plus chauds partisans de la réunion des Églises évangélique8. Ses principaux ouvrages sont : de Joelis prophétie xtate; Marburg, 1811 ; — Con/essionum Melanchthonis et Zwinglii Au~ gustanarum capita gravwra inter se conferuntur; Breslau, 1830; —delà Liberté de renseignement théologique dans les universités allemandes, et des restrictions que doivent mettre à cette liberté les livres symboliques, en société avecSchulz; ibid., 1830 ; — Ce qu'il faut entendre par piétisme , mysticisme et fanatisme; Halberstadt, 1838; — Beaucoup de mémoires insérés dans diverses collections.

Zlmaiermann, Gazette ecclésiastique.

cobllo (Alonso-Sanchez),pemtre portugais, né en 1525, mort en 1590. Il eut pour maîtres Raphaël à Rome, et Antoine Moro en Espagne. Nommé premier peintre de Philippe U, il fut logé au palais comme un grand seigneur. Son appartement était souvent le rendez-vous de la famille royale, qui se plaisait à le voir travailler. Philippe II l'appelle dans ses lettres le Titien portugais. Coello eut aussi les faveurs de Grégoire XlHetde Sixte V, des ducs de Florence et de Savoie, et de plusieurs autres grands personnages. U a enrichi TEscurial de belles composa* lions, parmi lesquelles on remarque un Saint Ignace. L'église de Saint-Jeromc à Madrid pos-

COELLO — CŒRATADAS

sède de cet artiste le Martyre de saint Sébastien, où l'on voit le Christ, la Vierge, saint Bernard et saint François, et le Père éternel dans sa gloire.

Nagfcr, 19mm AUg. JTJHuti. Lexic cobllo (Claude), peintre espagnol, né en 1621, mort à Madrid, en 1693. Cet artiste apparoeol à l'époque de la décadence de l'école espagnole; mais fl estundecenxqui firent leprasd'etforts pour la retarder. Élève de Ried, ami de Carrera et de José Donsso, il étudia tons ces maîtres, et composa une manière particulière, où se retrouve une partie des défauts et des qualités de ses modèles; en général ses ouvrages ont de reflet, et sont d'an coloris habile. Il fut chargé dépeindre lesdéooranons de Madrid pour rentrée de Marie-Louise d'Orléans, femme de Charles H, puis il devint peintre du roi en 1680 et peintre du chapitre de Tolède en 1691. An milieu de ks succès, arriva à Madrid Louis Gordau, appelé par le roi pour peindre le grand escalier et la voôtede l'église de l'Escortai. CoeUo, qui s'était flatté de faire ces travaux, tomba dans un profond chagrin, qui le conduisit an tombeau. On regarde comme son chef-d'œuvre le tableau de la sacristie de rEscurial, qui représente le roi Chartes II à genoux et entouré des principaux personnages de sa cour. A. db Santbul. QtfBHl Diction***-* dm poUUrts espagnol». ceuxo (Gaspar), missionnaire portugais, de l'ordre des Jésuites, né à Porto, en 1631, mort à Consnça, dans le Japon, le 7 mai 1590. Il prêcha l'Évangile sur la côte de Malabar pendant dix-huit ans, et se rendit, en 1571, au Japon, où il se lit remarquer par le zèle ardent qu'A déploya dans la conversion des idolâtres. Eo 1581 il devint vice-provincial de la mission. On a de rai des lettres insérées dans les Aelatwns du Japon; elles sont datées de 1575, 1582 et 1588.

ASCfMl*. BibUotk. êcripior. Socutat. Jêtu.' coelalaji s ( Jacques ), graveur flamand, né a Anvers, vers 1670, mort à Aix, en 1735. 11 fut élève de Corneille Vermeulen, et travailla dans la manière de son maître. Sa gravure était nette et bien fondue. Appelé à Aix en Provence par M. Boyer d'Aiguilles , conseiller au parlement d'Ah, il grava les tableaux des grands maîtres qui formaient la riche collection que possédait ce magistrat.

Nagter, JVaims AUgemetou KûnUler-Lexicon* *gobuua (Jean), médecin allemand, né en 1604, à Colberg, mort à Greifswald, le 30 juillet 1630. n fut professeur de médecine dans cette dernière ville. On a de lui : de Vescemu Christi ad inferas ;Dantzick, 1621, in-4* ; — de Quinque sensibus ex ternis; Greifswald, 1626, in-4° ; — de Scorbuto; Leyde, 1627, m-4°; — Tract, ex themaiis cœli ad horam decubitus erectione, morbi alicujus naturam, mvtationem, etc., per conjecturas astrologicas pronuntians; Greifswald, 1628, in-8°.

ScMIel, r\tm pro/w, moUc. CrypAfcw,

+COBLSOH ou cOLâow (Iancellot), médecin anglais, vivait dans la seconde moitié du dixseptième siècle. On a de lui ; the Physician and surgeon ofthepoors ; Londres, 1656, in-80; — - Philosopha maturata, or the practic and operattve part of the philosophers stone; ibid., 1668, in-12.

Granger. Btog. Mit.

courus (Ktfvoç), officier macédonien, fils do Polémocrate et gendre de Parménion, vivait an quatrième siècle avant J.-C. Il fut un des plus habiles généraux d'Alexandre le Grand , un de ceux qui méritèrent la confiance du héros macédonien. En 334 il rat chargé par Alexandre, qui était alors dans la province de Carie, de ramener en Macédoine les soldats mariés récemment, auxquels on permettait de passer l'hiver en Europe avec leurs femmes. An printemps de l'année suivante, il revint avec les mêmes Macédoniens, et rejoignit Alexandre à Gordrâm. Il commanda une partie de l'armée de ce prince, et se distingua en maintes rencontres. Lorsque le grand conquérant, arrivé aux bords de l'Hyphase, voulut passer outre et pousser plus loin ses entreprises, Cornus osa le premier insister sur la nécessité de retourner en Macédoine, et Alexandre rat forcé par les drconstances de suivre ce conseil. Cœnus mourut de maladie, au moment où l'armée d'Alexandre se mit en marche pour revenir en Europe. Il fut pleuré par ce roi, qui lui fit faire de splendides funérailles.

Arrien. Anab. — Cortfos. Il, 10; III. ».;IV, II, 16; V, ♦; VI. 8. •; VIII, IX. - Dtodore, XVII.

eouraoM. Voy. Catoh d'Unous.

coupola (Barthélémy). Foy. cepoixa.

*ooeb (Pierre Alman), médecin vétérinaire hollandais , vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. On a de rai : Remedien voor Siektens en accidenten die den Paarden overkommen; La Haye, 1705, in-8°.

Adetuog, rappléJD. à Jocher, AUotm. G*lëkrt.-Lêxicon. 'CŒBATADAS OU CŒAATADES (Koiparl-

8oO, général thébaû, vivait en 400 avant J.-C. H commandait un corps de Béotiens sous Cléarque lors du siège de Byzanthira par les Athéniens, en 408. Lorsque Cléarque se rendit en Asie pour obtenir de Pharnabaze des secours d'argent et pour y lever de nouvelles troupes, il laissa le commandement de l'armée assiégeante au Mégarien Hetixus et à Cœratadas, qui furent obligés de se rendre lorsqu'ils virent que l'on ouvrait les portes de la place à Akibiade. Ils furent envoyés prisonniers à Athènes ; mais lors du débarquement au Pirée, Cœratadas réussit à s'échapper : il se rendit alors à Deceleia. En 400, lors de l'arrivée des Grecs de l'armée de Cyrus à Byzantium, il se fit accepter par eux comme général, et leur promit de les mener à une excellente expédition en Thrace; mais on s'aperçut bientôt qu'il promettait plus qu'il ne pouvait réaliser, et il dut abandonner le comman*» dément

COERATADAS — COETIVY

. Xéoophon, jénabtue, VII, 1, s »*i.- #«#., i, as, 1 15. M. - Dlodorc, XIII, 6t. - Plutarquc, Alcibiade, 31.

*coKftVBR (Alexis), gavant hongrois, né à Torna,en 1719, mortàNitra, en 1747. Après être entré dans les ordres, il s'adonna à la philosophie, qu'il fit aimer dans son pays. On a de lui : de Recta philosophandi ratione; — Brèves sed luculentœ geometriœ practicx institutiones; Bude, 1744, in-8°; — Primum volumen orationum Paulinianarum ; 1746, ù>8°.

Adelung, soppl. à Jôcher, Jllçemeine$ Gelkerten Lexicoru — Hortoyl, Memor. Hung.

* coessin ( F. -G. ), illuminé français, né à Listeux, en 1782. H s'est fait un nom dans les premières années de notre siècle, par son mysticisme excentrique. Élève enthousiaste du conventionnel Homme, puis de Clouet, à l'époque où celui-ci fut envoyé à Cayenne pour y fonder une république modèle, il imagina, vers 1810, do créer un établissement qui n'avait rien de commun avec nue république, et qui, malgré le mystère dont il s'environnait, fut généralement connu à Paris sous le nom de la Maison grise; c'est à Chaillot qu'il avait posé les bases de ce mystique asile. Il était devenu un fougueux ultramontain, et il serait difficile de donner une idée des singularités de son institut, où la sévérité du régime alimentaire qui était prescrit aux néophytes pouvait remplacer les austérités de tout autre genre. « En effet, disait M. Coessin, le besoin d'aliments est le cachet de notre imperfection terrestre, et les résultats honteux de la digestion sont la flétrissure permanente découlée du péché originel. » De malins observateurs prétendaient cependant que la table particulière de M. Coéssin était aussi somptueusement servie que celle de ses adeptes était pauvre et frugale. En môme temps M. Coéssin s'amusait à faire des expérimentations diverses sur certains animaux, et particulièrement sur des lapins, prétendant pouvoir à volonté modifier l'organisation et changer même entièrement les espèces. Bientôt la maison de Chaillot ne pouvant plus suffire au nombre toujours grossissant de ses disciples, il la quitta pour se fixer dans la rue de l'Arcade, dans un hôtel environné de fort beaux jardins. M: Coéssin , maître de serrer ou d'élargir une doctrine dont il avait seul tout le secret, recommanda alors à ses disciples touB les plaisirs permis, et surtout la société des femmes, comme des voies plus commodes ouvertes à la perfection. De jeunes daines charmantes vinrent dono s'enrôler sous sa bannière; mais chacun des membres Tenait un contingent dans la caisse de la société, dont M. Coéssin était, comme de raison, le dispensateur et le gardien, en sa qualité de grand-pontife. De là des discussions , des embarras, auxquels l'invasion de 1814 et l'occupation de Parte vinrent fort à propos fournir à M. Coéssin l'occasion de mettre un terme. la Restauration devait ouvrir une nouvelle carrière à son activité d'esprit; mais un certain

voile environna ses nouvelles opérations. Tout ce que l'on sut, c'est qu'il fit depuis ce temps de fréquentes excursious et d'assez longs séjours à Rome, où l'on dit qu'il fonda une nouvelle succursale de la première Maison grise. On apprit aussi qu'il venait souvent à Paris, chargé de missions mystérieuses. A cette courte notice nous ajouterons le passage suivant, extrait des Mémoires de Madame de Genlis : « Je a reçois aussi quelquefois, dit cette dame, un « homme fort extraordinaire; c'est M. Coessin. « Après avoir été philosophe dans le mauvais « sens, il est devenu, par la force do son esprit, « très-croyant et très-dévot ; mais il est infini- « ment trop ultramontain. Ses ennemis disent « qu'il est hypocrite; pour moi, je suis certaine « qu'il est très-persuadé de la vérité de la reli- « gk>n; il a la foi que donnent de grandes « lumières; il n'a peut-être pas celle qu'inspire « le cœur, et qui vient du ciel; il est arabi- « tieux, mais du moins son ambition est noble « et généreuse. Je n'ai point connu d'homme « qui ait dans la conversation sur tes grands « sujets do la religion et de la politique une « éloquence aussi forte , aussi entraînante que « celle de M. Coéssin... La nature l'a fait pour « être prédicateur, et surtout missionnaire ; et « néanmoins cet homme n'est plus tout à fait « le même lorsqu'il écrit, il a publié un ou- « vrage intitulé les Neuf Livres, dans lequel on « trouve des étincelles d'un grand talent, et qui « d'ailleurs a de l'obscurité et manque souvent « de résultat. Il est l'inventeur d'une espèce de « bateau à vapeur, qui, dit-on, doit produire « de grandes etioses pour le commerce et une « fortune immense et prompte pour l'inventeur. « 11 médit qu'il comptait gagner incessamment « des millions, et que son projet était de porter * ces trésors à Rome , pour y exécuter un grand « plan en faveur de la religion. Nous imaginait mes qu'il avait l'intention et l'espérance de se « faire élire pape, à la mort de Pie VII. II est « curieux devoir ce que deviendra cet homme « extraordinaire. » — On ignore s'il vit encore. MM de GcnlU , Mem. — Le Bas , DM. encj/e. de ta France. — DicU de V économie politique. — Quérard, la France littéraire.

coétivy, ancienne famille de Bretagne, qui tire son nom de la terre de Coétivy, située dans le diocèse de Léon. On n'en connaît la descendance que depuis Prégent, seigneur de Coétivy, premier du nom , chevalier banneret, qui vivait en 1212. La famille de Coétivy, qui dans la guerre civile de Bretagne avait embrassé le parti de Charles de Blois , a produit, comme personnages remarquables :

COETIVY (Prégent ou Prigent de), amiral de France, etc., né vers 1400, mort en août 1450. Il fut d'abord, en 1421, lieutenant pour le roi et le dauphin régent, qui porta depuis la couronne sous le nom de Charles VU. Il servit ensuite sous les ordres du connétable de Richement, et

COËf IVY — COËTLOGON

oH&attft arec tn» grande distinction contre les Anglais. En 1433 il fat un de ceux qui enlevèrent de vive fine à Chinon le ministre La Tremouille. Depuis ce moment il devint un des favoris du roi, qui remploya dans les circonstances les plus délicat» et les plus périlleuses. C'est ainsi que Prenait fut envoyé pour combattre le dauphin en 1*40, et en 1446 pour s'emparer du princv Gilles, frère du duc de Bretagne. Le roi, pour récompenser son iule, le fit successivement^ gravernenr de La Rochelle , amiral de France (1439), seigneur comte de Taillebourg (1442), capitaine de Lesparre, de Granville (1450) , etc. 11 prit part aux plus grandes actions militaires de ce règne» et rut tué d'un coup de canon au siège de Cherbourg. Prenant de Coètivy s'acquit âne grande renommée de crédit et de bravoure. H figure, à cause de sa fin tragique, dans le Livre if aucuns noble* malheureux de Georges Chastefain, et dans d'antres compositions littéraires deTépoque.

coiTlYT (Olivier nt ) , frère du précédent, lieutenant et sénéchal de Guyenne, né yen 1415, mort yen 1479. Il surfit l'amiral, dont fl était lieutenant, dans toutes ses campagnes centre les Anglais , et recueillit la plus grande part de son héritage. Nommé gouverneur de Bordeaux eo 1451 , il fut tait prisonnier lorsque, l'année suivante, les Anglais se rendirent de nouveau mat* très de la province. Olivier se racheta, et rentra dans Bordeaux en 1453 , à la tête des troupes . qui replacèrent définitivement la Guyenne sous l'aotorHé des rois de France. Ce rut hii qui fit construire dans cette ville le château Trompette. Olivier de Coètivy épouse, en 1458, Marte de Valois, fille naturelle de Charles VII et d'Agnes Sord. Vallw db Vmiyillb.

Tltrtt généalogiques de la Bibliothèque impériale. - Attdme, Histoire généalogique de la maison dm Prune*, VII, au et 848. — Bibliothèque de l'École du chartes, 1* série, tome I, page 480 et sulv. — Godefroy, HUtoiredt Charles rit; Paris, 1861, In-folio. - Barante, Histoire des duci de Bourgogne; 1818, tn-t*, tomes VI, vil et VIII.

cobtiyy (Alain de), prélat français, frère do précédent, né en Bretagne, le 8 novembre 1407, mort à Rome» le 22 juillet 1474. II fut successivement évéque de Dol , de Cornouailles , et «l'Avignon, et passa pour un des plus vertueux prélats de son temps. Créé cardinal en 1444, il eut à remplir plusieurs missions de la part de !i cour de Rome.

cobtitt ( Guillaume es ) , guerrier français, frère du précédent, vivait dans le milieu du quinzième siècle. H ravitailla , en 1443, la ville de Dieppe, assiégée par Talbot, et donna ainsi an dauphin le temps de venir mire lever le siège.

SHote-Marihe, Gall. Christ - Nougnier, Histoire i'Aiignon.

* coËTLOttOJf (François de) , coadjuteur de l'éveque de Qurmper en 1666, puis évéque titulaire en 1668, naquit en Bretagne, le 3 juin 1631, et mourut à Quhnper, le 6 novembre 1706. 11

favorisa le P. Maunoir dans son apostolat, fonda dans son dèooèso un grand séminaire ainsi qu'une maison de retraite, et participa aux travaux de rassemblée des évoques réunis, en juillet 1699, à Tours, assemblée qui condamna le livre des Maximes des saints de Fénelon. On doit à F. de Coëtlogon un livre intitulé : Réflexions, sentences et maximes sur divers sujets de piété, et principalement sur rameur de Dieu, tirées des œuvres de saint François de Sales ; Paris, Barbin, 1698, in-12. Dans l'avertissement qui précède ces réflexions, et qui est bien écrit, on trouve un éloge abrégé du saint évéque de Genève. L'auteur nous apprend qu'il avait tait ce recueil pieux pour son usage personnel, et que les prières des dames de la Visitation le décidèrent à le publier.

M. Levot, Biographie bretonne.

gobtumon ( Alain- Emmanuel , marquis un), amiral et maréchal de France, né en 1646, mort à Paris, le 7 juin 1730, était le septième fils de Louis de Coétiogon, vicomte de Méjusseaume, et conseiller au parlement de Bretagne. 11 nous semble avoir été confondu par la Biographie universelle (t. IX, p. 181) avec l'un de se* frères, qui aurait été procureur général syndic des états de Bretagne. Quant à lui , il entra à l'âge de vingUdeux ans, comme enseigne, dans le régiment Dauphin, et le quitta en 1670 pour passer enseigne de vaisseau dans la marine. Promu capitaine de vaisseau le 26 janvier 167 a, il commanda, le 3 juin de l'année suivante, au combat de Païenne, le vaisseau l 'Éclatant , faisant partie des vaisseaux détachés qui mirent en déroute l'avant-garde ennemie; il fut ensuite chargé de plusieurs entreprises, à l'attaque de la ville et du château d'Agoeta. S'étant embarqué dans une chaloupe, avecTourville, dont il étaitlieutenant, ils coopèrent tous deux les palissades et forcèrent la citadelle à capituler , non sans avoir eu beaucoup de blessés ou de tués autour d'eux. 11 obligea aussi à capituler lu ville de Barlettc, dans la Pouille, après avoir brûlé, sous le canon de la place , un vaisseau de guerre et plusieurs navires marchands. Commandant, en 1686, un vaisseau de quarante-quatre canons, il rencontra, entre Gibraltar et Malaga, deux vaisseaux de guerre espagnols, l'un de cinquante-six canons, l'autre de quarante-quatre. Sur leur refus de faire le salut qu'il leur demandait , il les combattit vigoureusement, et les força de se retirer pendant la nuit dans Malaga. .L'année suivante , il se rendit maître, à l'abordage, d'un vaisseau algérien, et, au mois de juillet 1688, il concourut , sous les ordres du maréchal d'Estrées, au bombardement d'Alger. Nommé,' au mois de mai 1689, commandant du vaisseau de cinquantequatre le Diamant, il se trouva, le 11 du même mois, au combat livré dans la baie de Bantry, et, quoique blessé , il y déploya une grande intrépidité et un rare sang-froid. Nommé chef d'escadre, le 1er novembre suivant, il commanda le Saint-

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