‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 98 sur 133 · CORANCEZ · texte numérisé non relu

CORANCEZ

Paris, au mois de janvier 1808. D'abord professeur à l'université de Caen, puis conservateur à la Bibliothèque mazarine, il eut quelque part à la rédaction du deuxième volume àeïoDescriptkm des pierres gravées du duc d'Orléans ; Paris , 1780-84, in-fol. Il a laissé en manuscrit un travail Sur les hommes illustres de la Normandie. On doit regretter que ce travail, resté inédit, n'ait pas été déposé par sa famille dans quelque établissement public, où on aurait pu le consulter avec fruit Coquille des Longchamps était neveu du général Dugommier.

annuaire du Calsados. - MllUn, Magasin enegetopédique. — Barbier, Examen critique des dictionnaires historiques.

* coral (Pierre), chroniqueur français do treizième siècle. Abbé de Saint-Martin de Toulouse, il écrivit une chronique de ce monastère. Bahize en a publié quelques extraits, qui occupent les pages 389 et 370 du tome VI de ses Miscellanea, et les bénédictins ont fait usage du livre entier pour rédiger, dans la Gallia christianat l'article qui concerne l'abbaye de Saint- Martin. Coral quitta en 1276 cette abbaye, pour entrer dans une autre, et sa chronique ne dépasse pas ce terme.

Histoire littéraire de la France, t XIX, p. 4M.

coeal (Etienne), imprimeur français, né à Lyon , vivait dans le quinzième siècle. Il s'établit à Parme, en 1472, et y publia les ouvrages suivants : Catulle et Stace, en 1473 ; Pline l'ancien en 1476, et Ovide, en 1477.

Breghot du Lot Lettres lyonnaises; Nouveaux métoiupt.-Ireneo-Affo, Memorie degli scrittori s Utterati parmegksni. — F. DMot, Essai sur la typographie.

«OOUALDO (Jf. XivttM ), littérateur italien, vivait dans la seconde moitié do seizième siècle. On a de lui : Orlandofurioso diAriosto, rêveduto, con annotoïioni; Venise, 1570, in-4°.

Adelonf , nppl. à J<fcber, Mlgem. GetohrU-Lexic<m. coftAM (Thomas), philanthrope anglais, né vers 1668, mort en 1751. Capitaine dans la marine marchande, il fonda à Londres l'hôpital des enfants trouvés. Il établit aussi dans l'Amérique du Nord une institution pour l'éducation des Jeunes filles indiennes. Après avoir consacré sa fortune à des établissements de charité, Coram dans sa vieillesse eut besoin pour vivre des secours de quelques personnes bienfaisantes, parmi lesquelles on compte Frédéric, prince de Galles. Coram fut enterré dans la chapelle de l'hôpital qu'a avait fondé.

Chaudon et DeJaadlM, Dictionnaire universel. — Rose, New biographieal dictUmaru.

cokahcbs ( Olivier de), homme de lettres français, mort en octobre 1810, était employé dans les fermes. Ayant épousé la fille de Romiliy, savant horloger de Genève, et parent de J.-J. Rousseau, il vécut assez intimement avec Tau* teur d'Emile, et publia sur lui après sa mort, en 1778, une relation pleine d'intérêt, qu'il ne fit tirer qu'à 50 exemplaires, pour ses amis. Au commencement de la révolution, Corancez rot un des

CORÀNCEZ - CORÂS

fondateur* et -des rédacteurs du Journal de Paris. En 1 790 ii publia un petit volume de poésie, à la suite duquel est une notice sur Gluck et une autre sur J.-J. Rousseau. Celle-ci, qui eut beaucoup de succès , a été réimprimée en tête de quelques éditions des œuvres de J.-J.

GffYOT DB FfiftB.

Qoérard , ta Frawo$ littérair*

couahgbz (Louis- Alexandre-Olivier m), archéologue et mathématicien français, fils du précédent, né à Paris, en 1770, mort en 1832. Il s'adonna de bonne heure aux sciences abstraites, surtout aux mathématiques. Il rat attaché à l'Institut d'Egypte, auquel il communiqua quelques mémoires de mathématiques. A son retour en France, on le nomma consul général à Alger, où il acquit une telle considération, qu'il fat choisi pour arbitre de différends qui s'étaient élevés entre le pacha et les Janissaires. Dans une autre occasion, il déploya une fermeté qui n'était pas sans danger, et obtint la destitution du cadi d'Alger, qui avait fait saisir on Français dans la maison consulaire. Ses services lui méritèrent la décoration de la Légion d'honneur. En 1810 H fut nommé consul & Bagdad j mais le mauvais état de sa santé ne lui permit pas de se rendre à ce port. II revint à Pans en 181 2. Deux ans après, le roi le nomma consul général à Smyrne ; mais Corancez se décida à prendre sa retraite. La troisième classe de l'Institut, devenue Académie des inscriptions et belles -lettres , l'avait nommé en 1 81 1 membre correspondant. Elle a inséré dans son recueil quelques mémoires de Gorances, qui aen outre publié les ouvrages suivants ; Histoire des Wahabis; Paris, 1810, in-8° : une partie des documents curieux que contient ce livre avait paru dans le Moniteur 9 octobre et novembre 1804; — Mémoire sur Us moyens de distinguer le nombre des racines réelles et des racines imaginaires dans les équations algébriques (Moniteur de juillet 1811);- Itinéraire d'une partie peu connue de l'Asie Mineure, contenant la description des régions septentrionales de la Syrie, etc. ; 1816, in-8°; — Recherches sur la nature et la destination des idées ; 1618, in-8° ( tiré à 60 exemplaires) ; — Mémoire sur la solution générale des équations (17 cahiers du Journal de V École polytechnique); — Théorie du mouvement de l'eau dans les vases ; 1630, in-8°.

Gutot m Fias.

Rabbe, Béoçr. —Mém. dtVAcod. dès intcr. et bellulettres. - Quérard, ta Frmce littéraire.

* ooraphas ( George, comte), militaire et homme d'État, née Céphalonie, vers la fin du dixseptième siècle, mort à Nantes. Il forma le corps de troupes grecques connu sous le nom de régiment royal macédonien. £n 1741 il fut envoyé comme ambassadeur à Constantinopie par le roi Charles de Nantes, pour y conclure un traité de paix. Il se distingua ensuite en Italie, dans la guerre que l'Espagne, alliée de Naples, soutint i

contre l'Autriche. En 1745 il monta le premiers l'assaut de Plaisance, et obtint le commandement des troupes napolitaines unies a celles de l'Espagne. A Guastalia, où il était en gamiion avec 3,600 hommes, sans artillerie, il fot cerné par 80,000 Autrichiens, et dut rendre cette pUce, mais à la condition que la garnison aérait édnenae contre un égal nombre d'Autrichien*. Les officiers conservant leur liberté, Gorapbaa seul, en violation du traité, fut retenu prisonnier jusqu'en 1747. tto 1772 il fut noma* tierteuant général et plus tard commandant général en Sicile, pour y rétablir la tranquillité. Il gouverna cette lie quatre années, avec le titre de vice-rot. A quatre-vingts ans, il quitta ces fonctions honorables, pour revenir à Naples, où il mourut.

MaaankJa, BioçrOfkUu

goeamo. Voy. Coajuao, gobas (Jacques du), poète français, né a Toulouse, en 1630, mort en 1677. Parent du célèbre jurisconsulte protestant Jean Coras, il fot élevé dans la religion réformée. Après avoir été cadet au régiment des gardes, il entreprit l'étude de la théologie, et exerça les (onctions de ministre protestant dans la Guyenne. Il fut pendant quelque temps attaché a la personne d^ Turenne, rentra dans le giron de l'Église, et rendit compte des motifs qui l'avalent porté à cet acte dans un écrit intitulé : la Conversion de Jacques de Coras, dédiée à nosseigneurs du clergé de France; Paris, 1665, in-12. Coras avait mêlé de bonne heure les études poétiques aux travaux relig?eu\. Cependant, son poème de Jonas, ou Mnive pénitente, 1663, in-12, n'est connu aujourd'hui que par le vers satirique de Bofleau :

Le J&ntu Inconnu sèche dans la pondère. Les trois autres poèmes de Coras : Josué, Samson et David, sont tout à fait inconnus. Us parurent sous le titre à' Œuvres poétiques; Paris, 1665, in-12. On a encore de Coras Vita Joannis CorasUsenatoris.

Morérl, Grand dict. ki$U

coras (Jean de ), jurisconsulte français, né à Réalmont, en 1513, mort à Toulouse, en 1572. Après avoir rapidement achevé ses études, il professa le droit dès l'âge de dix-huit ans , d'abord à Toulouse, puis à Angers et à Orléans, enfin à Paris, où il mérita l'estime de Michel de L'Hôpital. De Paris il passa en Italie, et se fit admirer à Padoue, puis à Ferrare. Nommé professeur de droit à l'université de Toulouse, il eut jusqu'à quatre mille écoliers à ses leçons. La reine de Navarre l'âeva à la dignité de son chancelier, et le roi lui donna une charge de conseiller au parlement de Toulouse. Coras rot un des premiers à embrasser le protestantisme, et le zèle qu'il montra pour la réforme religieuse lui coûta la vie. Accusé d'avoir voulu livrer Toulouse aux protestants en 1562, Il échappa avec peine à une condamnation capitale, et fut momentanément expulsé du parlement. Lorsque la guerre de religion se ralluma en 1568, Coras

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