CHASTELAIN
Ivd, Tfaita la France et l'AneleteiTe; fl suIt» In grandi éfénemcnU de cette époque, rar les fieux mêfnes qui lear servirent de thé&tre, et fat personnenement lié ayec des prindpaax acteurs. Cest ainsi qu'il oonnut Charles vn , les seigneors de son sang ou de sa cour, la Pucelle et la plupart des personnages considérables de son temps. Le duc de Bourgogne , Philippe le Bon, son suxerain, se rattacha particulière* ment Yers 1443, Georges quitta le service militûre, et vécut désormais dans Tintimité de ce prince, arec le titre de pannetier, puis d*orateitr oa fittérateor, puis enfin de chroniqueur olidel de la maiscm de Bourgogne. La cour de Philippe le Bon était alors sans rivale, en France, pour la pompe , le luxe, la I extérieure; pour le nombre et le talent des officiers, littérateurs et artistes qui en relel'édat. La triple qualité dont Georges y fut revêtu indique assez déjà Testine cl la renommée dont il jouissait. Person- BflMnint attadié au grand duc de Voccident^ il ie aerfâtde sa parole et de sa plume en plus TantAt il dirigeait les repré- I dramatiques destinées à l'amusement da prince (1) et des courtisans, qu'il charmait lui- Béne par des compositions nombreuses et trèsgoOtéet. Tantôt fl s'employait en négociations politiqaes et diplomatiques, auprès du roi de France (2) et d'autres souverains. Tantôt il se livrait, dans sa demeure, à la rédaction de la Cbroniqœ officielle (3). Vers 1455 , Georges Chantrialn publia un opuscule en vers, dont le titre n*e8t pas connu , mais dont le texte nous a été conservé (4). Bien que conçu dans des tonnes fort graves et surtout très-obscurs , cet écrit , cmprefait de la morgue et de ht hauteur bfmr^uignonneSf fut regardé en France comme attentatoire à la dignité du souverain et de la ashlesae. L'faidignation , toute politique du reste, 9111 suscita billit mettre en péril la sûreté penonneUe de l'auteur, et le contraignit à se jntifter par une sorte de réplique en prose (5).
•(!)«▲ Georges CluittelaUi pour coiiTertlr et employer a eertalH InMJleaeoU ponr aocoiM Jeu par persoo- Mges qoe Icetal Mlgneor ( PhlUppe le Bon ) a fait Joner par-4eTaAt loi en la TlIle de Nevert, is livres. » (CBaptcadeidépenaeedo docpoor ran 14M; dans les Dma éê Bo mr tog nê , par M. Léon de Laborde, 1849, IMP ; yremm, toMe 1*', page 417, n» isoo.)
<i) « A Gcorgea Cbastelala, escoler, pannetier de mon-
ir lg Hn (le doc), pour rette d'an Toyage par loi bit en
Frawe, pow lei beiognea et aflatrea de mon dit sel-
tMv.. ex ttnea viu sois. • (Comptes de l*an 14S9,
i INA.B* ISM.)
(K « A Oeorgea ChaatelaUi , dit de Maminea » cAroi itfÊêmr de moa dit adgnear, la somme de vingt livres, <• esMtdémtioa de certaine maladie qui lui est na- •B4re sarvcaoe, et ainsi aldier A se défraler de U dite vHe de Broiellea et s'en rctoamer avec mon dit selpear «i la ville de Gand. » ( Comptes do i*' octobre iwi an » septembre 1461, /ftM., n'' ISH. )
i^} 11 se trovve reproduit dans le morcean InUtnlé £spog|fioii dt GMTÇêt CMastêiaIn iur vérité mal prise, i^vjtt les Œuvres de Chattelain, dans le PatUhé<m ttt,pag. iuctsiihriBtes.)
C'est à la même époqoe également > et wr la requête de Philippe le Bon, qu'il commença de rédiger son grand monument historique (i).
Charles le Téméraire, qui succéda à son père en 1467, continua au chroniqueur en titre sa confiance et ses bonnes grâces; fl se plut même à augmenter en sa faveur les effets de cette libéralité. En 1473 , le duc tenant à Valenciennes un chapitre de la Toison-d'or, conféra la chevalerie à Georges Chastelain, avec le titre d'inc/tciatre , « comme à celui qui déroonstroit par escripture authentique les admirables gestes des chevaliers et confrères de l'ordre (2) ». Dès le commencement du nouveau règne de ce duc, Chastelain s*était retiré à Valenciennes. Là, dans cette même vflle qu'avait illustrée la plume de Froissart, en compagnie de Jean Molinet, son disdple ik son continuateur, Georges Chastelahi poursuivit son œuvre commencée (3). Il y joignit de nouvelles productions, telles que le Panégyriqtie de Philippe le Bon (4); le Temple de Boccace, ou consolation adressée à une reine d^Angleterre ir\fortunée (Bfarguerite d'Anjou); la Récollection des merveilles advenues en nostre temps (5), et d'autres ouvrages restés interrompus. Il mourut dans cette même ville, et (ht hihumé en l'église coUéglale de Notre- Dame de la SaUe-le-Comte, 0(1 U avait fondé, au prix de quatre Uvres tournois de rente, la solemnité de Saint-Georges, à Vhonneur de tous chevaliers (6).
Nous allons donner ci-après un relevé, aussi exact que possible , des oeuvres littéraires et histoAques de Gliastelam, en commençant par les premières.
Œuvres littéraires : — les Épitaphes de Hector et d'Achillès , avec le jugement cTAlexandre le Grand (7) ; — Louanges de la
(1) Cbronlqne de Cbsstelaln , volume dté, Introdue tiout page 4.
(f) Histoire de Valeneiennes, par Simon Le Roucq, manuscrit delà bU>ltotbèqiM de cette vlUe; dans Bu cbon. Œuvres de Chastelain {PanHkéon liU. ), page