‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 23 sur 118 · CHATTERTON — CHAUCER · texte numérisé non relu

CHATTERTON — CHAUCER

n étudie» fl examine tout, astronomie, plryaqoe, musiqae, chinir^, et surtout les anttqoités saxonnes. U s*an-6te là, et 8*y attache, n inrente Rowley ; il se fait une langue du fÉBièine siècle. Et quelle langue! une langue inéfiqne, forte, pleine, exacte, concise, riche, hamoiiîease, colorée, enflammée, nuancée à niâDi, retentissante comme un clairon, fraîche ct'éaei^ue comme un hautbois, avec quelque chose d'agreste et de sauvage qui rappelle la iDontagne et la eomemnse du pAtre saxon. Or, tree cette langi» saTante, Toici ce qu'il a fait en trais ans et demi : la BataUh (FHastings, poâne Clique en deux chants; — Œ<to, tragédie 4«|ae; — Gotftoyit, tragédie ; — le Tournoi^ poème; — fa Mort de sir Charles Bawdiny poône ; — tes Métamorphoses tmglaises ; — ta Ballade de Charité; trois poèmes intitulés :

Fers à Lfdgate ; — trois Églogues ; — Élinowre ît Jnga, poème; — deux poëmessur Véglisede iVofre- Dame ; — i'épitaphe de Robeit Caning, et f>nn\tt^h»re : ^ c'est-à-dire un ensemble de plus de 4,000 TCfs. Et ce qall a falhi joindre de savoir à nnqiration donnera à quiconque Tétudiera sérieûement un étonnement qui tient de réponvante. Pfc de la Mhvidole, ce savant presque fUmIeax» tai moins précoce et moins gmd. Chatterton, s*U ne fui mort do son dé- «poir, Rkt mort de ses travaux. » — Les poésies attribuées à Rowley ont été publiées à part, pv Tyrwhitty qui croyait assez à leur autolkilé; Londres, 1777, in-8^, et par un nouvdéditeiir,Mnies, sous ce titre: Poernssuppoud to hâve been written at Bristol in the lâtt toitury by Thomas Rowley^ priest, with, s eommeniary in which the antiguity of iktm is considered and defended; Londres, i;k, m-4*. Les Œuvres choisies de Chatterton «il paru sous le titre : Chatterton's miscelkauous Poems; Londres, 1778, in-S*"; otlcsŒunes complètes, intitulées, Works, with the mtkar^s l\fe\ by G. Gregory; Londres, 1802, 1 fol. fB-S". EUes ont été trailuites en français pir M. Pagnon, et publiées en 1839, avec une no* foedeM. Gallet V. R.

tti, £4^ of CàatUrUm, - Gregory, Li/e vtf Ckaiter- C«. - M0f . briL -; CamM>eU. Speeitneru, VI. - AfontUf rwHew, avril et mal ITTI. - VUlemaln, au TabU * ta Htt. m jeiaMsM «Melc — De Vif oy, Stello,

CHArcsa ( God^firoy ) , célèbre poète an- ^, né en 1328, mort le 25 octobre 1400. On I oomplétonent de détails au siiù^t de sa les ans ont cru qu*il était le fils d'un ta- , d'autres le regardent comme issu de nobles. Il dit lui-même qu'il était nd à Londres, n reçut une bcnmc éducation; et Ton a oi pouvoir conclure de quelques passages de «écrits qu'après avoir étudié dans une univcr- ■K, il avait entrepris d'assez longs voyages. Ce qui est sûr, c'est qu'il parvint à pénétrer i b eoor d'Edouard UI, et qu'il obtint la faveur

ter ( notre écuyer ) dans l'acte qui l'accrédite auprès de la république de Gènes. Cette mission fournit à Chaucer l'occasion de voir Pétrarque; plus tard , il fut envoyé auprès du roi de France, Charles Y , pour traiter du renouvellement de la paix et du mariage du prince de Galles, Richard, avec Marie, fille du roi de France; cette négociation échoua complètement. Edouard , satisfait toutefois de son chargé d'afTaires, lui alloua diverses pensions, s'élevant à 50 ou CO livres sterling par an, somme alors considérable; il lui accorda de plus un pot de vin ( pitcher ), qui devait hii être remis ciiaque jour par l'échanson royal, et il le nomma contréleur des laines et des vins dans le port de Londres. La patente de nomination stipule que ledit Godefroy est tenu de résider toujoursà Londres, d'exercer en personne, et nonpar délégué, toutes les fondionsdesa charge, et d'écrire de sa propre inam tous les états ( rolls ) K rdatifsàcot emploi. » Ces fonctions laissèrent toutefois au poëte le temps d 'écrire autre chose que des documents de oomptabilitédouanière ; il se trouva riche, et vécut quelque temps d'une façon splendide. Bfiais les choses changèrent d'une manière fort triste, puisqu'on le trouve plus tard adressant une requête à Richard. II, pour que ce monarque le protège contre ses créanciers. Les causes de l'infortune de Chaucer sont peu connues; on pense qu'ayant pris parti dans les troubles qui agitèrent alors la cité de Lontlres , il se trouva, ainsi que les adhérents du duc de Lancastrc, dans les rangs des vaincus. SVtant enfui dans les Pays-Bas, il y devint la proie de la misère, revint à Txmdres, et y fut jeté en prison ; mais Richard n le fit mettre en liberté, et lui ac corda des places et une pension de 20 livres ster- Img; toutefois l'emploi lucratif de contrôleur des douanes ne parait pas avoir été rendu à Cliauc-^r. Il iouissait de toute la faveur du duc de Lancastre, et de Jean de Gand , fils d'ÉdouanI III. Confident de l'amour de ce prince pour sa cousine, Blanche de Lancastre, il célébra dans ses vers les charmes et les vertus de la duchesse. Malgré son attachement pour Blanche , et bien qu'après sa mort il épousât Constance, fille de Pierre le Cruel, roi de Castille, Jean de Gand eut toujours une vive passion pour une jeune peisonnf, Catherine Ronet, qui devint lady Swinfurd , fut séparée de son mari , et finit par se marier à Jean lui-même , lorsque celui-ci fat devenu veuf pour la seconde fois. Chaucer, qui avaitépousé Philippa, sœur de Catherine', se trouva ainsi allié à la famille royale ; et le fils dcson beau-frère s'assit sur le trône de la Grande-Bretagne.^us le nom de Henri IV, grâce à une révolution en favejir de la maison de Lancastre. Chaucer, arrivé à la vieillesse, ne profita pas des événements pour repai allie à^la cour; il sMtait retiré dans son château de Dunington, où il termina paisiblement sa vie. C'est dans cette retraite qu'il com-

de ce monarque: d'importantes missions lui posa plusieurs de ses ouvrages, et notamment les 6iratoonfiées;le n^le qnalifiede scuiifer noS' i Contes de Canterbury^ regardés avec raison

CHAUCER — CBAUCHEMER

ISO

comme flon Ghef-d'osayre. Ce poëme célèbre ne compte pas moins de dix-hnit mille tcts; il a pom- sujet la réunion de TÎngt-neof personnes ( non compris Chancer lui-même ) , que le hasard rassemble un soir dans une auberge d'un laubourg de Londres, et qui formentle projetde se rendre en pèlerinage au tombeau de saint Thomas Becket, à Cantorbery. Elles appartiennent à toutes les classes de la société; il y a parmi elles un chevalier, « too^ours bon et loyal », qui s'est battu pour la cause de la Croix en É£^pte, en Lithuanie, et partout ; son fils, « jeune écuyer, toujours envieux et cherchant partout le plaisir ; » une prieure, « gaie et pleine de grftce » ; un firèra quêteur, «gars folâtre et gaillard » ; unniarchand, un meunier, un marin, un cuisinier, etc.. Les portraits de tous ces individus sont tracés avec finesse et avec une intention satirique. Pour passer le temps durant la soirée qui précède le jour du départ, chacun raconte une histoire : plusieurs de ces histoires sont des siqets empruntés à Boccace ou aux fabliaux, d*autres sont pris dans l'histoire romaine, d^autresdans la légende; il en est qui paraissent de l'invention de Chaucer. Les sujets graves et plaisants sont entremêlés avec art; des rédts un peu lestes, et qui maltraitent le mariage ( selon Tusage des écrivains de l'époque), sont à côté de narrations sérieuses et morales. Le style naïf du moyen âge prête à ces contes un charme particulier; ils font les délices des Anglais, qui y trouvent une foule de détails curieux sur les mœurs de leurs ancêtres. Us ont moins d'intérêt pour les étrangers, qui seraient souvent rebutés de leur longueur; aucune traduction ne saurait d'ailleurs en donner une idée exacte. Un peintre habile, Stothurd , a retracé la cavalcade des pèlerins de Cantorbery dans un tableau qui a été accueilli avec enthousiiisme, et qui aété-reproduitdans une gravure très-répandue dans* la Grande-Bretagne. Les autres ouvrages de Chaucer sont bien moins célèbres et bien moins goûtés que ses Contes; il suffira de signaler rapidement les principaux :

'Froilus et CresséidCt espèce de poëme épique, en cinq livres, imité du Filostraie de Boccace, rempli d'épisodes, de combats et d'amours dans le genre chevaleresque; — le Roman de la RosCf traduction libre d'un fameox ouvrage français: Chaucer n'a point scrupuleusement suivi Toriginal ; il l'amplifie quand il lui plaît, il y met du feu et de la vie ; ~ la Légende des bonnes femmes , panégyrique des dames les plus célèbres : le livre de Boccace de MulierUnu Claris en a fourni le sujet; — le Testament d'amour, en prose : on y remarque que le poëte fait de l'Amour une déesse, et non un petit dieu ;

— r Assemblée des sots, imitation tHzarre du Songe de Scipion par Cicéron ; — le Palais de la Renommée, composition empruntée à l'un des Triomphes de Pétrarque, et que Pope a rendue populaire, en l'imitant et en le paraphrasant;

— la Coter d'amimr, production médiocre; ^

la complainte du Chevalier Noit ae rapporte aux amours de Jean de Gand avant sod mariage avec Blanche de Lancastre , dont 11 fin prématurée est l'objet des regrets expriroéi dans le Livre de la duchesse. Quelques antres ouvrages, de peu d'étendue, quelques écriti dont l'authenticité est contestée, n'ont pas besod d'être mentionnés ici. — Observateur judideux, Chaucer n'a en vue que des réalités ; poëte essentiellement pittoresque et dramatique, il déoit d'une façon aussi vive que natureUe; ses personnages sont pehits d'après nature, et caractérisés de manière à ne pouvoir être oubliés. 11 ne ménage pas le cleigé; il l'attaque maintes fois avec une hardiesse qui s'explique dès que roa sait qu'il était ami du fameux ^cklef, qui voulut, cent cinquante ans environ avant Luther, mais sans le même succès, entreprendre en Aogjleterre l'œuire de réforme qu'accomplit le moine allemand. Du reste, l'animosité de notre poète ne se borna pas toiyours à des coups de plume; car dans sa jeunesse il fol condamné à deux sheDings d'amende pour s'èln permis de battre un cordelier. Les éditions originales des ouvrages de Chaucer, imprimées par Caxton et autres anciens typographes anglais, à la fin du quinzième ou au commencement du seizième siècle , sont des volumes excessivement rares et d'un prix exorbitant. L'édition donnée par John Ury, 1721, in-folio, n'est pas sans mérite; mais eOe a été eCEacée par celle mise an jour par le savant Th. Tyrwhitt; Londres , 1775, 5 vol. petit in-8°; réimprimée à Oxford , 1798, 2 vol. iib4°, et,avec quelques améliorationii en 1822 et en 1830, 5 vol. in-S''. — Une édition correcte et soignée, avec une vie de Chaneor écrite par un savant judicieux ( sir Harris Nicholas), en 6 vol. in-S^', a para en 1845, et fait' partie deVAldine collection ofbristishclasskSp publiée par le libraire Pickering.

G. Brunet.

GodwlD. U/e <if Chaucer. with memoln on the îif^ cf hU friend John ef GawU , duke of J/mcantm, mnS an euay on the englith mannert, optniom and tUera^ ture durinç the lAth centurjf; London, 1808, 1 vol. ta-4* 1804, 4 TOI. ID-S». — WartoD, Uistory of engiith poetrf, t. II, p. If7-S84. - Lardner, LUerarif and seienti/te mem of Bngland, 1836, 1 1, p. 188-178. — villemaiD, Caar» éi littérature (moffen âge)» L II, p. 806-^8. — Harrift NIete- Ut, lAfe of G, Chaucer, - Todd, lllustr. of the tivet and writingt of Cower and Chaucer f l4>ndret, itM^ ln-8*. — D'Iiraell, jimenitiei of literature, 1848, f, I4l. — Retrospeetive^review , t. IX, p. 178. — Edinàwgk review. Juta 1818. — Deléclaze, Revue françaUe, avfll 1888. - Chaucer and his Urnes, artlde Inséra danaéle BrUith qttarterlif review, n* 8, février 1848, in-is. — QHteaubriaod. Estai sur la lUL ançL — XSomool, JVoCfcf sur Chaucer (MonU, univ., 1847, p. 8188).

GHAVGHEMBEOU CIAUCBMBII, et nou GA0- ,

GHBMBR ( François ), théologien français, né à Blois, mort le 6 janvier 17137tl entra dès l'âge de quinze ans dans l'ordre de Saint-Domim'que, '< et fut envoyé à Paris, dans le couvent de Saint- Jacques , pour j faire ses études. 11 s'y distingua par la subtilité de son esprit et sa facilité d'élocution. 11 fut reçu docteur en théologie en 1673.

GHAUGHEMEH — GHAUDET

nt'étiit «oqnis mie telle renommée par ses ser- MOBS, qaH fut nommé prédicateur daroî, ayee ■ne peiMkHi de 300 Ihrres. Eo 1678 fl fut éla pnrriDdal pour Paris , et en 1687 prieur du pad eonreot de Paris. 11 employa ses dernières anéet à composer des ouvrages, dont la plupart BOil demeorés manuscrits.

Setpcineipanx onvrages imprimés sont : Traité 4ê piéié sur les avantages de la mort ehré" tktMê, avec des exhortations, des actes et des frtères propres à aider les Jidèles à bien m osar ir ; Paris» 1707, 2 toI. in-12 ; — Sermons «r les mystères de la religion chrétienne ; JMs, 1709, iii-12.

Aciwd. ^i Wto O. ter^ ordkUt PrmdUatonm, U, - Oonriienx, Nat* tur lu lettres de Bayle, II. - D. Ll- M. JMMMfiM tkartrmlm ( luniaae.). - Lelong, MïfÊÉMfmM hSitorUm de la France, Mit Fontette.

• CHAUCBOir (...), théologien français, vi* nitdaBft laseconde moitié du dix-huitième siècle. On a de loi : la Journée sainte; Paris, 1742, îi-11;— . Bé/lexions sur la nécessité, les ^ets et les asaniages de la discrétion; LeBlans, 1702, «-11.

tUmtiree de Trévowx, octobre 17a. — B. Haaréan* MMrv «a. A» Maine, t iv. -. Richard et Glrand,

LVDBS^iQUSS (Jacques-Germain) ^ français, né Santhia, près Turin, le 1814, mort en 1846. 11 M élevé à Gre loUe, et vint, en 1832^ à Paris, pour suivre h eanièrie des lettres. Dès 1836 il écrivit dans la Chronique de Paris, et prit part à la réteioB de r Artiste, de la Revue de Paris, de U fresse et du Siècle, Chaudes-Aiguës, comme oifii|De, avait pris pour modèle M. Gustave PfaBche. n a laissé : Élisa de Kialto; Paris, 1134, ni-8*; — les Écrivains modernes de la France; Paris, 1841, in-18. C'est un recueil ^articles publiés dans difTérents journaux.

i^Êtnr*^ la France UUéraire (rappl.). - Beachot, Menai de la Ukraine.

: GBAIJDB8AI6IJBS (ChorHs Burthélemi\ I dntenr et poète français , né à Paris, le 14 anjl 1799. D'abord en&nt de cfaceur à Saint- Merry, il entra an Conservatoire en 1812. Malgré ca vocation pour la musique, ses parents lui fir«it apprendre l'état d'horloger, qu'il continua jus- 9i'cn 1831. A cette époque, il débuta brillam ■cat dans les concerts; le premier, il y introdiM le genre comique et la chansonnette. Omdesaignes excelle dans ce genre, essentielle ■Mitfran^; on distingue parmi ses nombraises créations : Jean- Jean romantique; — la Noce de madame Gibout ; — la Lettre deJhtmaut;~^la Valse dupetit François ; — la Femme à Jean Beauvais ; — l'Éducation à la Jean-Jacques ;—le Langage des cloches ; ~ et Mrlout le Boursier. On a de lui : to Chanson d^autre/ois et la Chanson d^ aujourd'hui, poème publié par divers joumanx ; et différentes poéâes légères.

u Méneitrel, it nan iSST. — Jeamal de roise, U man isis.

GB AVDBT ( Antoine-Denis ) , sculpteur français, né À Paris, le 31 mars 1763, mort le 19 avril 1810. n débuta dans les arts à une époque où les mauvaises doctrines avaient la vogue en France. A vfaig^et-un ans il remporta le grand prix sur un bas-relief h plans multipliés, dont le sujet était Joseph vendu par ses frères, dans lequel il introduisit des bergers, des troupeaux, des arbres, des lointains chargés de détails; mais À Rome son goût s'épura : les ouvrages de Michel-Ange, de Raphaël, les monuments de l'antiquité, ses liaisons intimes avec Drouais, son compatriote et son émule, furent autant de sources où il puisa cette sagesse de composition, ce grand caractère, cette exécution spirituelle et facile qui distmguent ses meilleurs ouvrages. De retour dans sa patne, en 1789, il exécuta pour le Panthéon un groupe de VÉmulation de la Gloire. En opposition de style et de /aire avec les productions de l'époque, cet ouvrage ne fut pas goûté; on ne lui rendit justice que quand récole.de David eut dessillé les yeux des artistes. Son Œdipe enfant secouru par un berger ; son Cyparisse pleurant unjaon chéri ; son Cincinnatus ; son Amourprésentant une rose à un papillon , ou séduisant Fâmepar Vattrait du plaisir, resta impariait et fut achevé sous la direction de Cartellier; son Paul et Virginie, admiré de Bernardin de Saint-Pierre lui-même; sa figure delaSensibilité, ou,sironveut, de laSurprise, sous les traits d'une jeune fiUe qui s'étonne, qui devient «rêveuse en touchant une sensitive; un Bélisahre en bronze; la statue de to Paix, en argent, placée au chAteau des Tuilleries; cdle de Napoléon, si bizarrement costumé, qui surmontait la colonne de la place Vendûme avant 1815; plusieurs bas-rdie& dans l'intérieur de la cour du Louvre, et celui du Musée, où il a représenté la Peinture, la Sculpture et l'Architecture, sont les ouvragas qui perpétueront son souvenir et le maintiendront, non au premier rang des sculpteurs de notre siècle ( car il ftil plus spiritiiel que profond ; plus tendre, plus gracieux que sévère et correct), mais parmi les artistes dont les productions aimables doivent plaire dans tous les temps. Comme peintre, Chaudet n'a pas manqué d'un certain mérite ; son tableau d'innée et Anchise, bien que faible de coloris et de pinceau, comme sont ordinairement ceux des artistes qui ont plus volontiers exprimé leurs pensées sur le marbre que sur la toile , est un ouvrage digne d'éloges sous le rapport de la composition et de l'étude des formes; ses compositions pour le Britannicus, VEsther^eX VAthalie, gravées dans la belle édition in-folio de Racine donnée par P. Didot; enfin ses articles sur le vocabulaire des arts du Dic^ tionnaiie de l'Académie, sont des témoignages de l'étendue et de la variété de son savoir , comme do la sagacité de son esprit. C'est eo

in

CHÀUDET ^ CHAUDON

1805 qoe Chandet fot nommé memim de la classe des beaax-arts de Tlnstitiit. [Bnc. des g, du. m. ]

Bioçrap/Uê da» ConUmporaiM, — Nagler, iir«iiff Al^ gem. Âûnst Lexieon.

CHAUOET {Jeanne-EUsabeth^ née Gabiou) .

C^mnepeintrefraiiçaiseyépoqseda précédent, née en 1767, morte vers 1830. Elle s'est lait un nom parmi les femmes qui se sontadonnées à la peinture des si^ets familiers. On a gardé le souTenirde cette/eune Fille montroHt à lire à un chien, du salon de 1798, chef-d'ceuyre de naïveté enfantine; à'une jeune JFille mangeant du l4iit en présence d*un chien qui lait la révérence pour en otytenir, exposé en 1812, année où M""*" Chaudet obtint un prix d'encouragement Croyant corriger le début de son mari, qui fut son maître, et dont les ouvrages étaient ternes, gris, monotones, elle affecta le clair, le brillant, le lumineux, et franchit bientôt la ligne qui sépare la fraîcheur du factice. Ses derniers tableaux sont roses et blancs, et faibles de contours. M"^ Chaudet a laissé de beaux portraits, parmi lesquels il faut citer celui de U™"^ Gérard.

Magter, iVeMi AUgemitina KûnsUtr-Lexicmu — livrets des Salons.

CBAVW>JS(LouiS'Mayeul), littérateur etbioiexicographe français, naquit à Yalensoles, près de Riez, dans les Basses-Alpes, le 20 mai 1737, et mourut à Mezin (département de Lot-et-Garonne), le 28 mai 1817. A la suite d'excellentes études, qu'il termina dans les collèges de Marseille et d'Avignon , il embrassa l'état religieux, et donna la préférence à la congrégation de Clany, de l'ordre de Saint-Benott. Les facilités qu'il devait y trouver pour se livrer à son goût pour les redierches d'éruifition , autant qu'une vocation spéciale , déterminèrent son choix. Il s'était d'abord essayé dans la poésie, en publiant une Ode sur la Calomnie, 1756, hi-8*, et une autre aux Éehevins de Marseille, 1757, in-8*> ; mais il eut le bon esprit de sentir que la nature ne l'avait pas créé poète, et qu'il ferait un emploi plus utile des connaissances étendues qu'il avait acquises, en les appliquant à des travaux historiques , philosophiques et littéraires. Le public ne tarda pas à recueillir le fruit de cette nouvelle disposition du jeune bénédictin. Un Dictionnaire historique portatif avait été publié, dès Tannée 1752, par l'abbé Ladvocat, bibliothécaire de la Sorbonne. Cet ouvrage, qui n'était qu'un abrégé du grand dictionnaire de Moréri, avait obtenu un succès qui tenait moins au talent de l'abréviateur qu'à la forme analytique sous laquelle il avait réduit à des proportions phis modestes les énormes in-folio de Moréri et de ses contmuateurs.

Pom Chaudon, qui avait reconnu l'insuffisance et les imperfections de ce travail , conçut le projet de composer un autre dictionnaire portatif, qui s'éloignerait également de la prolixité de Moréri et de la sécheresse de Ladvocat. Ce Donvoau Lexique f^it imprimé à Avignon , en

1766, soQs la rvlurique d* Amstafdam , efaei Marc-Michel Bey, 4 vol. ln-8*. L^ntmir ^miMt éluder l'obUgatioB où U se serait troofédo •oumettre le livre À l'approbatioa de la ooBgrégation dont il disait partie, anaonça sur le ÊPMittspioe que c'était l'ouvrage d^me toeiété de gens de lettres. Cette piéteidiie iociété rendit dans la préfMse on compte vrai et satisfiiisant des vues qu'eDe s'était pfopoaéea il de la marche qu'eOe avait suivie. Le Boéfile principal de l'œuvre consistait dans la modér»* tîon et l'impartialité des jugements qne Pqb y portait sur les actions des hommes el sor las productions de l'esprit, non que ces jugemeats fussent toujours avoués par le goût, ou conformes à une saine appréciation des choses; mab alors qu'ils n'entraînaient pas l'adhésion, ib semblaient plutût provoquer, par leur forme convenable, l'examen que la ccmtn^ction. Un assez grand nombre d'erreurs de détail, qui échappent inévitabUanent dans des ouvrages dé ce genre, s'y fusaient' aussi remarquer; mais ces défauts ne purent attiédir l'intérêt que l'easemble de la composition excita généralement, ni balancer le succès qu'elle obtint, telleroent que neuf éditions consécutives ( sans compter les eontrefiiçons, tant en France qu'à l'étrangîeiO, ftirent mises au jour de 1766 à 1804. fia deuxième fut publiée à Rouen, par les soins de l'abbé Saas, qui lui-même avait fait parattn une critique du Dictionnaire de Ladvoeat (1). Les autres furent fanprimées successivement, avec des corrections et des additions chez Leroy, À Caen, 1773, 6 vol. in-8«; 1783, 8 voL; 1789, 9 vol., et chez Bruyset; à Lyon, 1804, 13 vol. M. Deiandfaie eut part à celle-ci, surtout pour les articles qui concernent les hommes de la révolution. La neuvième et dernière édition, publiée par Prud'homme , avec le consentement de Chaodon(Paris, 1810-1812, 20 vol. in-8*>), n'a pas joui de l'estime qu'avaient méritée les précédentes, à raison des nombreuses fautes qui la défigurent. L'éditeur avait en à sa disposition des matériaux importants, et notamment plus ■ de quatre mille notes des abbés Brotieret MerderSaint-Léger; d'autres savants philologues, tels qne Haillet de Couronne, Grégoire, Marron, etc., lui avalent fourni d'amples documents. On doit sans doute attribuer à la précipitation avec laqudle cette publication Ait bite les erreurs et bévues dont elle fourmille, à tel point que l'habile critique Ghignené la considérait comme le recueil le plus complet de quiproquos bibliographiques que ton connût. Au surphis, le travail propre de Chaudon Ibt souvent mis à contribution par d'autres écrivains. Les éditeurs de l'Encyclopëdie de Genève s'accommodèrent sans foçon des articles Annibal, An^ toine le triumvir, Auguste, et dom Chaudon

(I) I têk nt ë'vm pr^êsteur dé D9mm\t à un wrqfêtteur dé Lauvain sur le DictUmnain kéttorique de Ladvocat; Douay, t76t, tii-S».

CUAUDON

Il plaigni sartoot de Tahbé FeUer, ex-jéftuit«, fi tTiit pabliéy en 1781, un autre Dictionnaire liiknqiie « qai n'est tout uniment qu'une « ràmpression du sien, à Texeeption de quel- • ques additions, de quelques changements qui « tienaent à une partialité ré? oltante , et de quel- « qoes kgures dont Fauteur a cru devoir grac tifier celui qu'îldépouillait (1). » Les recherches anqwUea dam Chaudou avait dû se livrer ramenèicot à reconnaître que plusieurs philo- •ephes du dix-hnitièflie siècle , et surtout Vul- Inre, n'araient pas apprécié comme ils devaient Tétre on certain nombre d'hommes célèbres de tons lea temps. Ses observations donnèrent iea à la pnbHaition d'un livre Jntitulé : Les enmdâ Hommes vengés t ou examen des jugemeMiMporiésparM, de Vaxa, eipar quelques Mires philosophes sur plusieurs fiommes eélèbres^ par ordre alphabélique ; Amsterdam d Lifon, 1769, 2 vol. in-S*". Malgré les efforts di l^utenr pour ne pas sortir des bornes de k n»iération , il se sent entraîner par la natma te «n sijjet, et laisse échapper contre ses «htfirim plus d'une épithète injurieuse.

Bin W «a prit de se cacher sous le nom de iks suions ; car il eût peut-être partagé le sert de Nonotte et de Patouillet, que le patriarchs de Fcrney avait immolés à son ressentiiMil, eomme il aurait infailliblement encouru te veto laquisitorial de sa congrégation s'il eût ■k son nom au Dictionnaire hisloriquc. Il l'élilt déjà engagé dans la carrière de la polé- ■iqae, en publiant le Dictionnaire anti-phikêophique^ 1767-1769, 2 vol. in-8'', réimprimé «1763, aoos le titre d'ilnli-Dic^tonnairapAi- JoiopÂi^iie. Il revint ensuite à des occupations pHcment littéraires, et mit suocessivonent au joar r Éloge historique du R, P, Michel- ÀM^ Marin f minime, avec le catalogue de ui ouvrages; Avignon, 1769, in-12; — le Cknnologiste Manuel ,1766 et 1770 , in-12 ; - r Homme du monde éclairé; Paris, Mouhnt 1774 et 1779, in-12; — Leçima Whisioire H de chronologie; Gaen, 1781, 2 vol. iA-12; -Nouveau Manuel épisioloire; Caen, 1785, ihl2; Paria, 1786, 2 vol. in-12; — Éléments kthisUAre ecclésiastique; Caen, 178à, in-12, et 1787 y 2 Tol. in-12. On lui doit comme éditeur k lÂcHonnaire historique des auteurs eccl&tiQsaques, avec le catalogue de leurs ouwoges; Lyon (Avignon), 1767, 4 vol. in-12 :

I attribuait cet ouvrage à un prêtre gascon , qri i*avait pas voulu se iUre connaître; — les MésÊoires pour servir à l'histoire de Voltaire; AoKlerdam et Paris, 1785, 2 vol. in-12, paraissait vnèr été publiés par lui. Il avait préparé les matériaux d'une Bibliothèque de Vliomme

(1) PdfBOt, RipertiÂrt IfiblioQrapMque universel, pi (n. L'aotew ëii dlMoiin préUmlnaire de la Bioçrame «UMrM/te, M. Anger, Uop PkUinU en cette dr- ***-«iitf, a'a pu vobIo se prononcer entre l'effronté pbolalre et le aavant déponlll^. Qnc no saivatt'il Vex^mp(e ta bon rtlojal Peignol !

de goût, qu'il remit à son frère (vog, l'article suivant). La congrégation de Cluny ayant été supprimée en 1787, dom Chaudou alla fixer son séjour dans la petite ville de Mczin, et se fit tellement estimer de ses nouveaux concitoyens, qu'ils firent exécuter son portrait par un habile artiste et l'inaugurèrent dans la salle principale de la mairie, il avait atteint sa soixante- tieizième année quand il |)crdit l'usage de l'œil droit, ce qui lui fit prendre le titre de Demi-Quinze- Vingt, Il fut frappé ensuite d'une cécité complète, infirmité cruelle pour celui qui avait toujours vécu entouré de ses livres et contracté l'habitude du travail. Des accès de goutte aggravèrent son état; et cependant il prolongea ses jours au delà de la quatre-vingtième année.

J. Lamoureux.

Chaudrac de Crazaonet, Notice tur dom ihuMdon ( Annales encuclop^diques, 1817 }. — Qoérard, la France Htteraire. — Préface* des dlTerset éditions du Diction" nakre historique.

CHAUDOU (Esprit- Joseph), littérateur français, frère du précédent, naquit à Valensoles, en 1738, et mourut en 1800. U fitiprofession dans la congrégation de l'Oratoire; et aprè^ avoir enseigné les humanités dans plusieurs collèges de cet institut, il renonça à la vie cénobitique, bour se livrer exclusivement à la culture des lettres. U publia plusieurs ouvrages utiles , dont le plus connu est la Bibliothèque d'un homme de goût, ou avis sur le choix des meilleurs H vres en notre langue, en tous les genres de sciences et de littérature, par L. M. D. V. ; Avignon, 1772, et Amsterdam, 1773, 2 vol. iu-12. Dom Chaudou, son frère, avait réuni sur ce sujet des matériaux quil lui avait remis, ne pouvant les employer lui-même, occupé qu'il était 'de recherches historiques et dironologiques. Il se chargea seulement de revoir le travail de celuici, auquel il «jouta plusievirs chapitres, « qu'il « est facile de reconnaître, dit M. Bai hier, au " style plus serré et plus concis que celui des a autres ». Dom Chaudou contribua aussi aux frais de l'impression. Le même livre subit ensuite plusieurs transformations, entre les mains de l'abbé de la Porte, de Dcscssarts, et en dernier lieu de M. Barbier, qui publia, conjointement avec Descssarts, une nouvelle édition, 1808, 5 vol. ln-8*, considérablement augincntéfi et améliorée. On regrette seulement de ne pas trouver dans le discours préliminaire la moindre mention des deux estimables Chaudou , qui eurent la première pensée de l'ouvra^^e et le mérite de son exécution. Ou doit à Esprit Chaudou un autre livre, non moins utile; c'est le /dictionnaire interprète-manuel des noms latins de la géographie ancienne et moderne; Paris, Lacombe, 1778, in-8*. On ne peut en dire autant des Flèche.^ d* Apollon, ou nouveau recueil d'épigrammes ; Londres et Paris, 1787, 2 vol. in- 18. Ce n'est, en grande partie, qu'un assemblage de pièces choisies, prises dans les Annales poétiques , les Almanachs des Muses , etc.

CHAUDON — CHAUDRUC

Cela n'a pas empêché les éditeurs du PetU dictionnttire des grands hommes ^ peu scrupuleux sur l'exactitude des faits , de regarder Cbaudon comme l'auteur de ce recueU, et d'une Chanson de table qvlon ne saurait assez chanter. On lui attribue les Imposteurs démasqués et les usurpateurs punis , ou histoire de plusieurs aventuriers qui, ayant pris la qualité d'empereur, de roi, de prince, etc., ont fini leur vie dans VobseuriU ou par une mort violente ; Paris, 1776, in-12. Les Imposteurs insignes de l'historiographe Rocoles , publiés en 1683, et plusieurs fois réimprimés, paraissent avoir fourni les matériaux de cette compilation.

Les deux Chaudon eurent un troisième frère, qui embrassa aussi la profession monacale et se fit capucin , sous le nom de père M aïeul. Il mit an jour la Vie du bienheureux Laurent de Brindes; Avignon , 1784, et Paris, 1787 , in-12. Si cette biographie4>èche par le défaut de critique, on a vanté l'élégance de son style. Aussi l'auteur fut-il admis à l'Académie des Arcades de Rome. On n'a pu recueillir sur lui d'autres renseignements. Il n'a d'article dans la France littéraire de M. Quérard qu'au nom de Maïeul. J. Lamoureux.

Barbier, DittUmnaire tf«f ononirmev. — Quérard, la France imeraire.

CHAUORON-EoiJSSBÂU (Georgc) , homme politique et administrateur français, mort après 1810. Procureur -syndic du district de Bourbonne-les-Bains en 1791 , il Ait élu, au mois de septembre de cette année, membre de l'Assemblée législative par le département de la Ilaut^ Marne. En 1792 il vint siéger à h Convention, et vota , sans appel et sans sursis, la mort de Louis XVI. Envoyé en mission dans les départements après le 31 mai 1793, il y déploya une grande ardeur révolutionnaire. A son retour ti Paris, il devint secrétaire de. la Convention, «et fit décréter que les membres de la commission populaire de Bordeaux seraient traduits devant le tribunal révolutionnaire Quelques mois après le 9 thermidor ( 1794 ) il s'opposa à ce qu on réintégrât dans leurs fonctions législatives les conventionnels exclus au 31 mars 1793, et s'appuya sur ce qu'il aurait saisi à Bordeaux une correspondance prouvant que ces députés avaient voulu rétablir la royauté dans la personne du fils de Louis XVI. Arrêté le 9 août 1795, pour abus de pouvoir durant ses missions, il fut amnistié par la loi du 26 octobre suivant, puis employé en qualité de commissaire du pouvoir exécutif. Après le 18 brumaire an 8 ( 9 novembre 1799 ), il fut nommé inspecteur des forêts. La loi dite A^amnistie, du 12 janvier 1816, l'exila de France; et il mourut quelques années plus tard.

MoniUur uniwrtêl. — PeiUê bUtgrapkU eonv. — Amaolt, Jooy, etc., Moçrapkiê nomoetle det eonttm^

* CHAUDEOir - AOVSSBAU ( Pierre - Guil-

laume), général français, fils du précédent, né à Bourbonne-Ies-Bains,le lô novembre 1776, tué à la bataille de Chiclana, le 5 mars 1811. Elève commissaire des guerres le 10 mars 1793, il passa à l'armée des Pyrénées-Occidentales ca qualité de lieutenant au i^' bataillon de la légion des Montagnes , et fut nommé par les représentants du peuple près de cette armée adjoint aux adjudants généraux. Comme adjudant général chef de brigade , il se distingua « i « l'armée des Pyrénées-Occidentales ( 22 juillet « 1795), au passage de l'Èbre à Miranda, où « par sa présence d'esprit et son intrépidité d « conserva à l'armée une brigade que la pré- « sence de Vennemi, infiniment suiveur m « nombre et soutenu par un corps ooiisidé> « rable de cavalerie, avait ébranlée et mise en « déroute. 11 la rallia, et chargea à sa tète TeD- « nemi, qui fut repoussé une seconde fois au « ddà de l'Èbre, culbuté, mis en ftiite, et qui ne « reparut plus. » Envoyé par Hoche à l'armée des eûtes de l'Océan, Cbaudion-Ronssean, à la télé de quatre mille hommes, étouffa la nouvdie insurrection de Stofllet, et contribua k la sounûask» des principaux chefs vendéens. Réformé lors de la suppression de cette armée ( 1*'' septembre 1796), il reprit du service le 5 juin 1799. Réintégré dans son grade de chef de brigade ac^udant gteéral ( 14 mars 1800), il fit les campigoes dltalie, de la république Cisalpine, de Batavia et de Hanovre. Général de brigade ( 22 novembre 1808 ), il passa au 1*'' corps de l'armée d'Espagne , et se distingua À la bataille de Talaveira de la Reina ainsi qu'à Casala de Salines, oh, À la tête du 16* régiment d'infanterie légère, il culbuta à la baïonnette quatre mille ennonis, auxquels il prit quatre pièces de canon. Le nom de ce généra] est mscrit sur les tables de bronie dupalais de Versailles. A. Sauzat.

jtrckioêi de la gmrre. — MoniUnr «néMncl. ~ Amaott, Jony, etc., Biographie wmvellê des eomUwtforaUu,

J^GHAUDBUG de Crazannes (Jean^César- Marie-Alexandre), antiquaire et littérateur firançals, né au ch&teau de Crazannes, près de Saintes, le 21 juillet 1782. D'aboid avocat, ilde- Yiut jBOttS-préfet à Figeac, membre delà société des antiquaires de France et d'autres corps savants. Ses principaux ouvrages sont : Antiquités de la ville de Saintes et du département de la Seine^If^férieure inédites ou nouvelletnent expliquées; Paris, 1820, in-4^, ouvrage couronné par llnstitut; -— le Bonheur ^ épttre à Eugénie; Paris, 1810, in-8**; — Notices sur les antiquités de la ville d^Agen et du pags de Nitiobriges; Paris, 1820; — Notices sur les antiquités de la ville de Saintes, décou^ vertes en 1815 et 1816; Paris, 1817, in-8*; — Lettre à M. le chevalier Millin, sur une mé* daille gauloise inédite et quelques tiumti* ments trouvés à Saintes en 1816 et 1817, fid* sant suite À la notice précédente; Paris, 1817,

ftt

CHAUDRUC — CHAULIAC

ISO

k-y; — Meehenhês historiques, liUéraires tt critéques sur la Novempopulanie au troisième Âçuitttine; 181 1, et dans le Magasin enq/eUpédique; — Voyage de Sorèze à Auch; — Lettre sur Bagnères-de-Luchon, en prose et m «en; Paris, 1802, iii-12; — de nombran IHscours et Mémoires, parmi lesquels :

Dissertation sur Silius Itaiicus, et traduction m Yen de qœlqaea passages de son poème de hSecemde guerre Punique; dans les Mémoires et r Athénée du Gers; — Notice sur la pisnedeboutoupierreéeritede Chdtellerauli d sur les antiquités d'Aiguillon (le pays des mhbrtges ) ; dans les Mémoires, de V Académie en sciences de Toulouse.

UUérmire.

csAiJPPBnÉ (Jacques 'Georges de), biofgnfhe et prédicateur protestant boUandais, fur#st IhuBçaise, né à Leuwaiden, le 9 nonuit 1702, mort à Amsterdam, le 3 juillet 17K. U exerça successîTement les fonctions àtpMtSmr dans les églises de Flessingue, de Mtt fi dr-AmsIcrdam , et se fit remarquer par «■rtiepqvla prédication. Outre quelques tradstiaos de l'anglais, notamment d'une partie àtfBistokre du monde par Sam. Sbuckford, et de V Histoire universelle, in-4<>, du t. XV au t. XXIV, OD a de lui : Nouveau Dictionsaké historique et critique; Amsterdam, 17S0-1756, 4 Tol. in-fol. : ce dictionnaire, anloaoé eomme un supplément ou une continuattoade eelni de Bayle, se compose d'environ i 9>torae cents articles : plus de six cents sont Moits de l'anglais; les autres sont entièrement ^GhanfTepié ou retouchés par lui : c'est un oumige ntOe à consulter, et qui renferme de bons RHâpements; -^ Vie de Pope, à la tète de ^Œuvres diverses ; Amsterdam, 1754, 7 vol.

iHî; ibîd., 1787, 8yoL in-12;— Semions des- «»éf à prouver la vérité de la religion chrétiesnepar Fêtât du peuple juif; Amsterdam, 1"58, tn-8*; — Sermons sur divers textes; »ii, 17W, 3 Td. in-8*.

Ulnr. mthoiMigMê Mitorique de la France, «dit Noiette. — Qaérard, ta France littéraire. - Dt%eê- *¥U, les SUcUi ttttèrairei. -Sax, Onoviostie. literar.,

CSAUFOIIBBIB» (Jean), peintre français, ûéei 1872, mort à Paris, le 29 novembre 1757. Cet artiste entendait assez bien la perspective, «pH professa aTec succès. Ses meilleurs tableaux i«t : la Cascade de Saint-CUmd; - une Jfcr cabme au clair de la lune; — une Barpie de pêcheurs surprise par la tempête.

Afkr.ifMMf jiUgemêlnet Kûnstler-Lexieon.

•œauoy ( Françoise- Madeleine db ), Uogrqihe française, religieuse de Tordre de Il VisitatioD, morte en 1882. On a d'elle : Vies iet quatre premières mères de V ordre de la Tuitation ; Annecy, 1869, in-4« ; — V<m de huit vénérables mères religieuses de Vordre de la fifitatUm; ibid., 1859, in-4*; — Vies de huit THigifuses de Vordre de la Visitation; îMd.,

«OOf. nOCft. ONITSRS. — T. X.

1859, in-4** ; — Vies de neuf religieuses de Vor^ dre de la Visitation ; ibid., 1859, in-8*; — ilnnée sainte des religieuses de la Visitation; ibid., 1888, 3 vol. in-4^

Ulong, BiblUAMque historique de la France, «dit de Footette.

(»AI7LUG,CAI7LUG0UGHAI7L1BII {Gui DS),

chirurgien français, natif de Chauliac, vivait dans la seconde moitié du quatorzième siècle. Son nom était emprunté au lieu de sa naissance, village du Gévaudan, sur les frontières d'Auvergne. Il étudia la médecine à Montpellier, où il suivit principalement les leçons de Raynlond de Molières ; puis il se rendit à Bologne, où il s'attacha surtout au professeur Bertruodo, que, dans son ouvrage , il appelle souvent son maître. II revint ensuite exercer la médecine À Lyon, puis, après avoir fait dans cette ville un assez long séjour, il se rendit à Avignon, où il fut successivement médecin des trois papes Clément VI en 1348, Innocent VI (i) et Urbain V en 1383. C'est dans cette ville et dans la même année qu'il composa son traité de chirurgie, sous le titre de Inventarium, sive collectorium partis chirurgicalis medicinœ, imprimé pour la première fois, suivant Haller, à Bergame, en 1498, ou, suivant Merkiein, à Vem'se, en 1490, dans le recueil de CMrurgix Tractatus septem, in-fol. ; on en a publié plusieurs abrégés en latin et en français pendant les seizième et dix-septième siècles. Cet ouvrage a été commenté par S. Champier, par Foulon , et traduit en français par Laurent Joubert sous le titre de Grande chirurgie, avec des annotations et un vocabulaire d1«iac Jeobert, fils du traducteur; Lyon, 1592, in78^ Cet ouvrage, plus qu'aucun autre, a contribué À faire de la chirurgie un art méthodique et régulier, n II n'y a pas encore cent ans , dit Lorry (dans les Mémoires d'Astruc), que les livres de Gui de Chauliac étaient les livres classiques des chirurgiens ; ces livres étaient leur guide, et, par analogie à son nom , ils rappelaient leur Guidon. En efTet, sa pratique industrieuse édaircit les procédés obscurs des anciens, en ajoute de nouveaux, et les confirme par des observations et par des principes sûrs. Ses écrits chirurgicaux ne sont pas surchargés des fatras obscurs de méchante théorie dont tant d'écrits postérieurs ont été gfttés ; ils tendent droit au but, et le grand art des précaotions y est exposé avec une circonspection également éloignée de la timidité et de l'imprudence. »

C'est Gui de Chauliac qui nous a laissé la description de la peste qui ravagea en 1348 une grande partie de l'Europe. Cette épidémie, qui se montra d'abord dans l'Inde, désola les provinces de l'Orient pendant trois ans. Ses ravages durèrent pendant sept mois à Avignon, où elle parut

(t) Il parla de ce pape dana la deicripUoa qoll fait de la peste qal se renootela ea iteo; U i^ote mèiûe qa'U était alors à ATtirnoo. qooIqo'U ne dise rien de Remploi qull occupait à la eoor do pape.

CHAULIAC - CHAULIEU

$ous des symptômes différents. Pendant les deux premiers mois, e*était une flèrre violente afec crachement de sang; elle fit périr en trois jours tous ceux qui en furent atteints. Le reste du temps, la fièvre fut continuée avec des charbons et des abcès , principalement aux aines et sous les aisselles. La malignité de cette seconde fièvre ne fut différente de la première qu'en ce qu'elle n'emportait les malades qu'au bout de cinq jours ; mais vers la fin de son règne cUe devint plus traitable. Chauliac en fut attaqué à Avignon quand elle était sur son déclin; il languit pendant six semaines entre la vie et la mort, mais il échappa, à la faveur d'un bubon qui prit une tournure favorable et suppura.

Avant Gui de Chauliac les cataplasmes, le vin, les emplâtres et les onguents étaient presque les seuls remèdes employés contre les maux qui demandaient l'opération chirurgicale. On ne pratiquait alors aucune de ces métliodes que les Grecs et les Arabes avaient détaillées avec plus ou moins de précision; Chauliac les remit en usage, et mérita particulièrement le titre de restaurateur de la chirurgie. « Cette réforme, £goute Éloy, lui fit beaucoup d'honneur ; elle Ait même d'autant plus utile au public, que, médecin et chirurgien>tout ensemble, il ne l'avait entreprise qu'à la faveur de la mûre expérience dans laquelle il avait vieilli. C'est cette expérience qui lui apprit à se servir à propos du trépan , pendant que d'autres n'osaient l'employer. 11 fit encore fort heureusement la suture du tendon, il enleva une partie du cerveau, et guérit son malade; il inventa plusieurs instruments; dans le cas d'amas de pus dans la poitrine, il n'hésita pas à faire l'opération de l'empyème ; il fit celle de la fistule à l'anus; et dans la cataracte, il tenta de rétablir la vue par l'abaissement du crystallin. Il ne faut cependant point croire que sa pratique fut toujours sans défaut : il passa témérairement à la castration dans la cure de la hernie , et à la suture après l'opération de la taille. On lui reproche encore d'avoir donné tête baissée dans les erreurs de l'astrologie judiciaire; mais on pourrait l'excuser par cette confiance aux influences des astres qui était le vice de son siècle plutôt que celui de son esprit. » — L'époque précise de la mort de ce médecin n'est pas plus connue que celle de sa naissance.

Astruc, Mémoireg. — Bioçraph, médicale. — Éloy, Dictionnaire de la médecine.

€HAVLiBC ( Guillaume Amfrye de ) , poète français, né en 1639, à Fontenay, dans le Vexin normand, mort le 27 juin 1720. Il vint de bonne heure habiter Paris. Ses parents en avaient fait un ecclésiastique ; le grand-prieur de Vendôme , trouvant chez lui des goûts analogues aux siens pour le plaisir, la bonne chère et la poésie, en fit an opulent abbé. Il eut pour phjs de 30,000 livres (le rentes en bénéfices, et jamais bénéficiaire ne satisfit moins à la loi canonique de la résidence. Il avnit fixé la sienne à Paris -. là, dans une jolie

maison qui faisait partie de l'endos du Temple, il mangeait gaiement le bien de l'Église avec une société choisie de g^ns de lettres et d'à épicttriois. On y voyait réunis les deux de Vendôme, ses bienfaiteurs; le marquis de La Fare , son ami et son émule dana la poésie légère; le jeune Voltaire, qui rêvait la gMre en donnant quelques-uns de ses instants è ta volupté. La gaieté insouciante, la phileaophie horacienne de l'abbé de Chaolien ijoutaient att charme de ces réunions. Paresseux avec délîoe, suivant l'expression d'un homme d'esprit dei plus actifs, il trouva néanmoins le tempe de composer un assez grand nombre de petites |lièces de vers, souvent remplies de néf^Hgeaœii mais dont plusieurs ont aussi de la grâce et de la facilité. Ces bagatelles lui firent alors une grande réputation parmi des lecteurs qui n'étaient point encore blasés sur la poésie fugitive, et auxquels les chefs-d'œuvre de Voltaire dans ce genre n'en avaient point jusque alors (hit connaître la perfection. Toutefois, ces sucscès poétiques ne lui valurent pomt les honneurs du finteuil académique» qu'il avait brigués : Cbaulieu s'en consola avec une gaieté plus frandie qa» celle de Plron. Il ne fit point d'éptgrammes ountre l'Académie; mais il continua de composer, entre deux plaisirs, parfois entre deux accès de goutte^ quelques-unes de ces bluettes qui l'aviient fait surnommer VAnacréon du Temple.

Parvenu à un âge avancé, Pabhé de ChauBeii eonser\-ait encore les goûts et la vivacité de la Jeunesse, et à quatre-vingts ans il eut une véritable passion pour la femme spirituelle comme tour à tour sous les noms de M^'" de Launai et de M""* de Staal. Quelquefois cependant des idées mélancoliques venaient l'assaillir, surtout quand à ses infirmités habituelles se joignit la cédté. Mais, modifiées par son épicuréisme, elles semblèrent prêter plus de charme à ses derniers vers. C'était vraiment le chant du cygne que cette petite pièce semi-élégiaque sur sa retraite champêtre de Fontenay, où l'on remarqttijt, comme un pressentiment, les vers qui suivent :

Fontenay, llea deilcieuXt

Où Je vis d'Abord la lumière;

Bientôt, au bout de ma carrière.

Chez toi je Joindrai mes «Teui.

Et le poète ajoutait :

Beanx arbres qui m'avez m naître, Bientôt vous me verrez mourir!

Cependant, ce ne fut pas sous leur ombrage qu'il termina sa longue carrière : il mourut à PariS) dans sa maison du Temple, à l'âge de qoitrevingt-un ans; mais d'après ses dernières volontés, ses restes furent transportés à Fontenay, pour y être inhumés.

Les vers suivants du Temple dn rfûiit donnent de Cliaulieu une idée assez juste :

Sa vive Imagination

Prodiguait, dans m doaee Ivresse,

Des beautés sans correction

Qui choquaient un peu la Justesse

Et rt splrairnt la pnsnîon.

CHAULIKU — CHAULNES

Un critiqae ëniment de nos jonrs, M. VillevoSd , a assigné à Chaolieu sa véritable place dans lliistoire littéraire, par les lignes suivantes : «iLorsqne, dans la graTité du siècle de Louis le Grand, à côté de cette poésie correcte et majestueuse , le brillant abbé de Chauien laissait échapper dans des rers pleins de négligence et de feu ces réfes d*one Tie libre et douce, et opposait presque seul à la philosophie lefigieusc de son temps sa philosophie sensuelle, il étijt poète aussi. Un élève le suivit, et le devança dans la Toie hardie qu*il avait ouverte : ee merveOlenxâève fht Voltaire. » La meilleure édition de ses œuvres est celle de Lefèvre de 8iint-Marc; Paris, 1750, !î vol. in-12. Précédentmat oo avait publié : Poésies de ChauHeu et de ùa Fore; Lyon, 1724, in-S*"; — Œuvres di- 9ene$ de Chauiieu et de La Fare, édition De- Inuy; Paris , Amsterdam, 1733, 1740, 2 vol.

k^. On a pablié récemment ( 1850), Lettres Mrftf et de Vahbé de ChauHeu,précédées d'une aottee pat M. le marquis de Béranger, [Enc.

da 9. d« fli.« avec add. ]

hemeStf, JroN« mr Ckamiieu; dans la Galerie fmn fÊke H ësH U Mtvm enepciopëdifme» — VolUlre; Cor* mfL, i le TempU dm goût, et pauim. — Deaeasarto, tes MOu au, - Quérard, la France Ultteraire. - Saintetare. Cammrîet tf« hmdi, I. — Le Bas, DM. ene^el. ëfta /rmc«.

CBAUUiBft, et non gbacmbr ouCHoaiKR

(CJbrfes), littérateur firançais, né en Normandie, Mrt en 1680. n ftit lié avec les gens de lettres de M temps y et 8*exerça dans presque tous les |BKs de Uttërature, sans réussir dans aucun.

Sh principaux ouvrages sont : Abrégé de Vhis- Mrs de France; Rouen, 1636, in-8*>; Paris, 16S&, 2 vol. in-12; — la Mort de Pompée, tra- |Uie; Paris, 1638, in-4^ ; — le I^'ouveau-Monde, w FÀmérique chrétienne^ avec le Supplément ■ Fabrégé des Annales ecclésiastiques ( de Eumnns); Und., 1663, in-12; — Tableau de f Europe^ Asie^ Afrique et Amérique ; ibid., iGSt, 4 vol. in.l2; — les ÉpUres familières de Ctaéroa, traduites en français ; ibid., 1664, 2 vol. b-t2; — V Abrégé des Annales ecclésiastiques et Banmius, par le P. Aurèle, traduit en franfâl;ibid., 1664, 6 vol. in 12; ibid., 1673, 9 vol. b-12;— Magnus apparatus poeticus; ibid., lfi66,in-4*; — Nouveau dictionnaire des Ion* fufs française et latine; ibid., 1671, in-4''.

BarMf^r. £z»Mfi critique de» dieL — Les frères Par- Iakt. Hùteire du Thédtrt-Prançoii.

CIAFL3IBS (ducs DB ), uom d'uue illustre fav «îDe française, qui se rattache aux maisons i'ÀiUg et d^ Albert. Le premier duc de Chaulnes fat le maréchal Honoré d'Albert (voy, Tarticle ri-dessous), fils d'Honoré d'Albert, seigneur de Uimes, Cadenet et Branles, et frère de Cliarics '.Ubert de Luynes ( voy. Lutiœs ).

tMkVhmma{ Honoré d*albebt, duc de), marchai de France, mort le 30 octobre 1C49. Il Art 11 tige et le membre le plus célèbre de la faniiUe de Chaulnes. Frère de Charles-Albert *■ Lnynes, favori de Louis Xlllet connétable de

France, il parut à la cour sou3 le nom de Cadenet, et dut h la puissante protection de son ft^re les bonnes grâces du roi et un avancement rapide. Nommé successivement, et h de courts intervalles, mestre de camp, puis lieutenant général du gouvomement de Picardie, il devint enfin maréchal de France en 1 619, et fht créé duc de Chaulnes et pair de France en 1621. Il commanda avec le maréchal de la Force, en 1625, Tarmée de Picardie, et repoussa, en 1635, les Espagnols, qui avaient fait invasion dans cette province, dont il avait été nommé gouverneur en 1633. Il se distingua au siège d'Arras, se démit en 1643 du gouvernement de Picardie , et Ibt nommé à celui de l'Auvergne, qu'il garda jusqu'à sa mort. Anselme. Hitt, Qénealoçiquet etc. • Le Bat, tHettoHnotre encfclofëdigm de te France,

GHAVLiiBS ( Charles d'Albert n'AiLLv), gé néral (ïançais, fils du précédent, né en 1635, mort le 4 septembre 1698 ; il prit le titre de duc de Chaulnes après la mort de son firère aîné. Il fht nommé lieutenant général en 1663, puis envoyé trois fois en ambassade à Rome, et exerça en 1673 les fonctions de ministre plénipotentiaire à Cologne. Il était gouverneur de Gnienne lorsqu'il mourut, sans laisser de post^ité.

Slsnondl, HUteire de» Fr., XXV, XXVI.

GHArLNRS {Lonis- Auguste n'AiBCar-n'AiL- LT, duc ne), maréchal de France, né le 22 décembre 1676, mort le 9 novembre 1744. Connu d'abord sous le nom de Vidame d'Amiens, il entra aux mousquetaires an mois de novembre 1693.

Successivement lieutenant au régiment dinfuiterie du roi (1^^ avril 1694), capitaine (18 mai 1695), il servit à l'armée de Flandre, et se trx)uva à la prise de la ville d'Ath, le 5 juin 1697, et flit aide de camp du duc de Bourgogne à Parmée d'Allemagne, en 1701. Le chevalier d'Albert, son frèrr, étant mort, il obtint (17 juillet 1701) un régiment de dragons', avec lequel il alla njoindre Tarmée dltalic, et combattit à Chiari. Étant passé sous-lieutenant de la compagnie des chevau-légers de la garde du roi (9 mars 1702) il se démit de son régiment de dragons, et se trouva à la journée de Nimègue et au siège de Tongres, qui se rendit le 10 nol 1703. Bri^kdier (2 novembre 1704), il assista au siège d*Hu7, et combattit à Ramillies, le 23 mai 1706. Maréchal de camp ( 19 juin 1708), il se signala à Oudenarde, en forçant les passages occupés par les ennemis, qui tenaient toute la cavalerie de l'aile droite enveloppée, ot il fut blessé à la bataille de Malplaquet Le comté de Chaulnes ayant été érigé en duché-pairie par lettres données à Marly, en octobre 1711 , il prit dès lors le titre de duc, sous lequel il combattit à l'amdre de Denain ainsi qu'aux prises de Marchiennes, de Douay, du Quesnoy et de Rouchain. Nommé par le régent lieutenant général des armées du roi ( 8 mars 1718), il reçut de Louis XY le collier de l'ordre du Saint-Esprit, le 3 juin 1724. S'étant démis (S janvier 1729). en faveur d«* son fils, delà

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