CHENOT
posthume; ikuie, 1799, in-8®. On avait déjà publié en 1798 les écrits que Chenot avait laissés Sur les établissements de police médicale dans la peste.
Biographie néarlandttise.
l GHBHOT ( Claude-Bernard'Adrien ) , ingénieur français, né en septembre 1 803, à Bar-sur- Aube. Il fit ses premières études au Lycée de Nancy, et vint leâ terminer à Paris, au collège de Saint-Louis. £n 1820 il entra à l'École des mines de Paris , et au sortir de cette école il fut attaché an secr^ariat général de la direction des ponts et chaussées, dont son parent, M. Becquey, était directeur général, il quitta plus tard ce poste pour aller en Auvergne exploiter des mines, dont il devint concessionnaire avec M. de Forget; presque toutes les nunes actuellement exploitées dans ce pays ont été ouvertes par lui ou avec son concours. En 1826 il fut demandé par le duc de Raguse pour des études métallurgiques à CliAtillon, et on le voit dès cette époque prendre un brevet pour la fabrication directe du fer en traitant le minerai en poudre, mêlé de charbon, sur une solede four à réverbère. Dès cetteépoque aussi M. Chenot aborda la question de transformation des combustibles en gaz, et particulièrement du bois pour chauffer les fourneaux à réverbère. En 1832 il établit chez lui, dans la Haate-Sadne, un appareil de son invention pour la fiibrication des éponges métalliques de fer, qui produisit déjà alors une grande sensation parmi les maîtres de forges, et M. Thiriat, ingénieur en chef des mines de la Haute-SaOne, en fit mention dans la statistique de ce département. Après avoir terminé en Auvergne quelques affaires dlntérèt, il vint se fixer à Clicliy-la-Garenne , près de Paris , où il s'engagea dans la voie d'applications et de découvertes dont voici le résumé succinct A partir de 1842, après dilTérentstravauxsurles gaz, sur les huiles de schiste, sur les sulfates de plomb, sur la navigation par réaction, dont il posa les principes dans un brevet d'invention, il entra dans une série de recherches des plus importantes, relatives à un système général de métallurgie nouvelle, et dont les premiers résultats parurent à l'exposition industrielle de 1849. « La matière à l'état d'eponge, disait alors Fanteur, est la plus grande puissance à laquelle puissent avoir recours le chimiste, le physicien et le mécanicien pour des actions d'une rapidité, d'une précision et d'une étendue comparâmes à celles de la nature, pour oxyder et réduire, deux mots qui renferment toutes les actions naturelles et humaines, par conséquent toutes les sciences et tous les arts. En effet, ejoute-c-il, dégager la chaleur par oxidation et l'absorber par réduction en donnantllieu à des courants é/ec^ro-cy^imlgiies et é/^tro'dynamiques , qui répartissent rapidement les effets locaux dans Tunivers , tel est le grand mécanisme qui fonctionne dans la nature par les actions des corps à l'état naissant ou d^épon-
GHENOT — GHËOPS
ces. La sdaiee de la &bricatkm des éponges métalliques doit donc désormais servir de base non-seulement à Tart métallurgique, mais à tous les autres. »
Ce fut dans ce sens que M. Chenot poursuivit des recherches, et qu'il se créa d*abord de nouveaux moyens pour ses applications. Ainsi , il imagina un système de normalisation des combustibles, qui repose sur l'emploi des alcalis pour faire passer à l'état soluble les sels insolubles de soufre et de phosphore que contiennent ces combustibles. H imagina aussi un système complet de génération de gaz par l'emploi des éponges ; puis un système de transformation des combustibles en gaz, système qui sertde base à un nouveau mode de production des métaux, dans lequd l'économie decombustible ne sera peut-être pas moins des neuf dixi^es. Enfin , il a inventé une machine , qu'il appelle éledro- /ri0U5e, et qui a pour effet de ramener les minerais bruts au maximum de richesse et de pureté ; il a Imaginé enfin un système de génération et d'application nouvdle de l'électricité. Indépendamment des éponges des métaux usuds, il obtient celles des métaux dits terreux, tels qu'aluminium , calcium , silicium , barium , etc. , et il les fait entrer dans différentes combinaisons, particulièrement dans l'acier, auquel il donne par là des propriétés remarquables. — Tel est l'aperçu très-rapide des importants travaux que M. Chenot, malgré sa santé délabrée (1), poursuit encore avec un zèle digne des plus grands encouragements.
Comptn-rendui dé l'académie dei tciencet " Doevk' Ments particulicrt.
^chbuteel {Jacques), sculpteur français, vivait au milieu dn seizième siècle. Il fut au nombre des artistes qui travaillèrent au magnifique mausolée de François I**^. E. B— n.
CBBSiu (Jean), jurisconsulte français, né à Bourges, le 29 décembre 1559, mort le 16 décembre 1627. Reçu avocat au parlement de Paris, il exerça toute sa vie cette profession à Bourges, se partageant entre le travail du barreau et la composition de difTérents ouvrages; les plus importants sont : Privilèges octroyés à la ville de Bourges, avec Us annotations de Jean Chenu; Paris, 1603, in-8*; — Stylus ecclesiasticx jurisdictionis archiepiscopi Biturieensis, reformatus in condlio anni 1584, cum notis J. Chenu; Paris, 1603, in-S"; — Archiepiseoporum et episcoporum Gallix chra nologica historia; Paris, 1621, in-4°; — Chronologia historica patriarcharum, archiepiseoporum Bituricensiumet Aquitaniarum primatum; Paris, 1621, in-4^ : c'est la réimpression d'un ouvrage déjà inséré dans le Stylus ecclesiasticx jurisdictionis.
NicéroD. Mémoires des komwtês illvstres. - LeIoDg, Bibliothiiue historique de la France.
(I) M.Cbenot s'ect empoisonné d«n« plusieurs eipérien- CCS, notamment avec l'oxyde de carbone, dont il a l'un des premiers signalé les dangers.
«GHBNU (Pierre), graveur h la pointe et an
burin, né à Paris, en 1718, mort vers 1780. Élève de Le Bais, il a laissé un grand nombre de planches, d'après divers maîtres, assez estimées en général. Nous citerons parmi les portraits ceux de Diderot et de Mf^ Favart; et parmi les sujets, le Forgeron, les Amusements des matelots, d'après D. Teniers ; — le Boulanger, le Buveur, d'après Van Ostade, etc.
P. Cb.
Hetnecken, Dictionnaire <f m artistes.— Hnber et Rost» Maïutel des amateurs de l'art, t. VIII.
I^CHBHU (Jean-Charles), naturaliste français, né à Metz, en 1808. H étudia la médecine â^ Paris, entra en 1829 dans la chirurgie militaire, et fht attaché en 1834 à un régiment de cavalerie. Ayant été appelé, pendant un séjour à Carcas* sonne à donner des soins à M. Gal^riel Delesscrt, alors préfet de l'Aude, il dut à la reconnaissance de son client la direction de la plus riche collection de coquilles qui soit connue dans le monde , et qui appartient à M. Benjamin Delessert, frère aîné du premier. Plus tard , grâce à la même protection, M. Chenu a été nommé inspecteur des sources minérales ferrugineuses de Passy, qui sont la propriété de MM. Delessert On a de lai : Rapport sur le choléra-morbus ; Perpignan, 1835, in-8*'; — Essai sur V action thérapeu»
tique des eaux ferrugineuses de Passy, avec des notes par M. Isid. Bourdon; Paris, 1841, 2* éd., in-12; — Essai pratique sur Paction thérapeutique des eaux minérales, suivi d'un précis analytique des sources minéro^hermaies connues; Paris, 1841, 3 vol. in-8® ; — II' lustrations conchyliologiques, ou, etc.; Paris, 1842-1845, ûi-fol.; — Souvenirs d*un voyage dans Vïnde, exécuté de 1834 à 1839, rédigé sur les notes de M. A. Delessert; 1 vol. in-8*.
Sachaille, le* Médecins de Paris. — Qnérard, ia France littéraire» supplément
GHÉOPS OU GHEMBÈS, et GHBPBRBlf , rois
d'Egypte. Nous ne possédons sur ces princes que les r^iseignements peu authentiques d'Hérodote. Suivant cet historien, Chéops fut un prince impie et tyrannique; il ferma les temples, et força tous les Égyptiens à travailler pour lui. U fit construire la grande pyramide de Ghi2é. L'argent venant à lui manquer, il s'en procura en prostituant sa fille. Celle-d, non contente de recueillir une somme qu'Hérodote ne précise pas, se fit apporter une pierre par chacun de ses amants, et rassembla ainsi des matériaux suffisants pour la constniction d^ine des pyramides. Chéops régna cinquante ans.
Ghbphrem, son frère et son successeur, ne fut pas moins cruel que lui. Il bâtit la seconde pyrandde de Ghizé, et régna cinquante-six ans. n serait inutile de discuter de pareilles légoides. Les dates sont encore plus incertaines que les faits. Selon Lardier, ChÀ>ps et Chcphren vivaient vers 1 178 avant J.-G., et les pyramides, d'après M. Champollion-Figeac, furent construites sous les trois